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juin 16
2008

Approche Historique de la Maladie d'Alzheimer

Ecrit par Stephane dans vieillissementneuropsychiatriehistoriqueAlzheimer

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Je vous propose dans la section téléchargement, cet article que j'ai trouvé particulièrement intéressant, paru dans le numéro de Juin 2008 de Psychologie et Neuropsychiatrie du vieillissement.

Abstract. L’histoire de la maladie d’Alzheimer s’inscrit dans celle du concept de démence comme dans celle de la vie d’Alzheimer. L’affirmation initiale, en 1907, de l’existence d’un processus pathologique particulier, distinct du processus sénile, a ensuite été tempérée par Perusini, Kraepelin et par Alzheimer lui-même en 1911. De ce fait, la maladie d’Alzheimer a été longtemps considérée comme une forme précoce de démence sénile. Sur des bases neuropathologiques et surtout génétiques, avec la description de formes monogéniques, la réalité d’un processus spécifique concernant le métabolisme de la protéine amyloïde a été démontrée. En conséquence, un renversement de la situation a été opéré, la démence sénile devenant une forme particulière de la maladie d’Alzheimer. Mais bien des points restent obscurs comme, dans les formes communes, les rapports de la pathologie amyloïde avec le processus du vieillissement, la signification des lésions histopathologiques et leurs relations avec les signes cliniques. L’oeuvre d’Alzheimer ne se limite pas à la description de la maladie qui porte son nom. Il a joué un rôle important dans l’isolement de la démence vasculaire, la distinction entre processus vasculaire et dégénératif et a été le premier à décrire les lésions histopathologiques de la maladie de Pick.

La Maladie d'Alzheimer, regards sur le présent à la lumière du passé, une approche historique (pdf) . Christian Desrouenés, Psychologie et Neuropsychiatrie du vieillissement, Juin 2008, p115-128.

juin 14
2008

115 ans mais plus jeune qu'il n'y parait

Ecrit par Aurelie dans vieillesseneuropsychologiedégénérescencecerveau

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Agé mais pas dégénéré, le cerveau plus que centenaire observé par une équipe mixte de l'Université de Groningen en Hollande, se portait encore bien lorsque le corps qui l'habritait en était sur sa fin.

Plusieurs tests effectués avec la patiente peu avant son décès, indiquaient des performances proches de ceux d'individus moins âgés, de l'ordre de 60 à 80 ans. Aucune présence notable de maladie ou de sénescence anormale... Ce qui laisse suggérer que le cerveau peut fonctionner de bonne façon pendant très longtemps. L'étude, publiée dans le journal Neurobiology of Aging, suggère également que les maladies cérébrales ne sont pas inévitables. Autrement dit, les limites habituelles au bon fonctionnement cérébral peuvent encore être repoussées, bien au dela de ce que l'on observe d'ordinaire.

Dunnen W., et al.,  "No disease in the brain of a 115-year-old woman", Neurobiology of Aging, In Press, Corrected Proof, Available online 4 June 2008. via Mixing Memory

 

mai 26
2008

Erudit en veux-tu en voilà

Ecrit par Aurelie dans revues électroniquesrevuespresseCanada

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Erudit, les revues, les documents universitaires, etc... vous connaissez? Signant une nouvelle fois la prégnance de la Psychologie francophone Canadienne sur le web, Erudit a lancé récemment, au mois d'avril, sa nouvelle plateforme destinée en priorité à faciliter les recherches et la diffusion du savoir universitaire. Depuis de nombreuses années, nos cousins Canadiens sont très en avance sur la France en ce qui concerne le web et la psychologie! Voici un communiqué de presse diffusé par le consortium et relayée par l'Université de Montréal.

Des dizaines de milliers de documents issus de la recherche universitaire sont disponibles, pour la plupart gratuitement, grâce au consortium interuniversitaire Érudit qui dévoile aujourd’hui sa nouvelle plateforme web. Grâce à cette plateforme, l’accès à une vaste collection de thèses, de revues savantes et d’ouvrages scientifiques est maintenant facilité pour les chercheurs, les étudiants et le grand public.

Érudit a bénéficié du soutien du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE), qui a accordé 380 000$ pour le développement de cette bibliothèque numérique d’avant-garde. Entièrement revu, le site www.erudit.org offre maintenant les outils les plus avancés dans le domaine de l’édition numérique : interface de navigation trilingue (français, anglais et espagnol), outil de recherche dans divers types de document simultanément, filtres des résultats de recherche selon plusieurs critères, exportation des notices, notamment pour l’utilisation de logiciels de gestion bibliographique et navigation des fonds de plateformes partenaires.

« Érudit est basé sur la mise en commun des ressources des universités canadiennes, explique la directrice du centre d’édition numérique de l’Université de Montréal et directrice générale du consortium Érudit, Guylaine Beaudry. Nous réunissons dans un même système d’information des articles, des chapitres de thèse, des actes de colloque, des conférences et autres documents, ce qui permet une recherche transversale dans toutes ces ressources ou dans l’un ou l’autre de ces genres en particulier. De plus, nous avons réussi à numériser et rendre disponibles certaines revues savantes dont aucune université ne possédait la collection complète. Grâce au numérique, il nous a été possible de réunir les collections tout en en augmentant la diffusion. »

La subvention a effectivement permis la numérisation de centaines de revues savantes québécoises qui étaient jusqu’ici disponibles uniquement dans leur version imprimée. Au total, près de 300 000 pages d’articles et de comptes rendus scientifiques ont été ajoutées.

À propos d’Érudit.org

Depuis 10 ans, Érudit travaille à la promotion et la diffusion des résultats de la recherche universitaire. Chaque mois, plus de 1,3 million de documents sont consultés par près de 450 000 visiteurs du Canada, de France, des États-Unis et d’ailleurs dans le monde. Avec sa nouvelle plateforme, Érudit propose, plus que jamais, une structure professionnelle de diffusion de la connaissance scientifique au service de la communauté universitaire et de la société en général. Les partenaires fondateurs d’Érudit sont le Centre d’édition numérique de l’Université de Montréal, la Bibliothèque de l’Université Laval et le Service de la recherche et de la création de l’Université du Québec à Montréal.

mai 25
2008

Toc ou Tourette? une distinction nécessaire

Ecrit par Aurelie dans TOCsyndromepsychopathologieneuropsychologieGilles de la Tourette

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30 à 50% des personnes atteintes du syndrome de Gilles de la Tourette le sont également par le trouble obsessionnel-compulsif, Cette comorbidité n'est pourtant pas le signe d'une interdépendance : selon une étude publiée dans la revue Progress in Neuro-Psychopharmacology & Biological Psychiatry, ces deux pathologies présentent un profil neurocognitif distinct.

Pour leur étude, des chercheurs de l’Université de Montréal et du Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H.-Lafontaine, ont observés les performances de 4 groupes distincts :

  • 14 patients souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette seul constituaient le 1er groupe
  • 12 patients souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette et du TOC constituaient le 2ème groupe
  • 15 patients souffrant seulement du TOC constituaient le 3ème groupe
  • 14 personnes sans trouble neurologique ou psychatrique formaient un groupe contrôle

Les sujets effectuaient une série de tests visant à évaluer le fonctionnement de plusieurs de leurs processus cognitifs sous-tendus par des zones cérébrales spécifiques, notamment à l'aide d'un électro-encéphalogramme (on mesurait notamment les pics p200 et 300).

Les résultats de cette étude permettent de dissocier clairement les deux syndrômes, ce qui indique la voie vers le soin que l'on doit leur apporter : chaque syndrome doit faire l'objet d'une prise en charge spécifique. Selon le docteur Marc Lavoie, l'un des auteurs de l'étude, "Cette découverte pourrait avoir des répercussions majeures pour le traitement de ces maladies. Pour soigner les symptômes du syndrome de Gilles de la Tourette, il faut d’abord déterminer les syndromes du TOC et s’y attaquer". Pourquoi?

Accessoirement, cette recherche a permis de mettre à jour une importante différence, entre les deux syndromes, de par les processus de mémoire de travail, suractivés dans le cas du syndrome de Gilles de la Tourette (par rapport au groupe contrôle), et inversement diminué en ce qui concerne les Tocs. Ces deux pathologies, dans ce cas précis, ont des effets qui s'annulent plus ou moins... Autrement dit, soigner l'une risque fort d'exacerber l'autre! Il est donc nécessaire de prendre en charge chaque syndrome en parallèle...

Le syndrome de Gilles de la Tourette se caractérise par des tics moteurs et verbaux qui commencent pendant l'enfance. La prévalence de ce trouble est estimée entre 0,05 et 3% des enfants, environ 1% des adultes. Le Trouble obsessionnel-compulsif ou TOC , est un trouble anxieux caractérisé par des obsessions et des compulsions, dont la prévalence se situe aux alentour de 2,5% de la population mais dont l'âge moyen se situe vers 20 ans.

 

mai 16
2008

Le Test Clinique Tetris?

Ecrit par Aurelie dans ThérapieTestpsychopathologiepsychologie cliniquejeu video

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Chaque année, le score global de la population au QI augmente, laissant ainsi un large fossé entre les générations que nombres de psychologues ont tenté d'expliquer, cherchant les origines de ce phénomène que l'on connait sous le nom de "Flynn Effect".

Lyle Bass-Kruger, de Clinton, New York attribue quant à lui cette augmentation régulière à la complexification de notre environnement... Et selon lui, le simple jeu de Tétris suffit à le montrer.

Des études antérieures avaient déjà montré que le taux de glucose dans le sang s'abbaissait lorsque l'on jouait au tétris, indice que d'aucuns considèrent comme révélateur de l'accroissement de l'activité cérébrale. Avec le temps et l'expérience, ce taux de glucose revient à la normale et se stabilise, signant ainsi l'effet de l'apprentissage : le cerveau travaille de moins en moins à résoudre les problèmes posés par le jeu (et probablement toutes les catégories de jeu type "casse-tête")

Bass-Krueger souhaitait toutefois tester cet effet pour en noter l'ampleur. Pour cela, il entreprit de faire jouer pendant 15 minutes, quelques douzaines de personnes, à la suite de quoi il leur donna un exercice de raisonnemet spatial tel que ceux que l'on trouve dans les batteries de test de QI. Comparé à un groupe contrôle, les personnes ayant joué au Tetris pendant 15 minutes se révélèrent bien plus efficaces! Même avec seulement 15 minutes de jeu, leur performance au test de raisonnement visuo-spatial se chiffrait à 55% supérieure à celle du groupe contrôle...

L'idée selon laquelle les jeux vidéos boostent les capacités cérébrales - objectivée par l'augmentation de score aux tests de QI - rapellent d'intéressantes questions abordées auparavant : les jeux vidéos, de par leur aspect ludique, permettent d'envisager des stratégies compensatoires remplaçant certaines rééducations. On peut par exemple bien volontiers imaginer booster les capacités de malades Alzheimer avec des jeux de mémoire (ce qui se fait déjà!). Cela permet aussi de se pencher une nouvelle fois sur le jeu vidéo dans son aspect "outil de mesure"... Des corrélations entre certains jeux et certains tests permettent d'envisager l'usage des jeux en tant que... Test clinique!

mai 09
2008

Entretien avec François Ansermet et Pierre Magistretti : psychanalyse et biologie

Ecrit par jcdardart dans psychanalyseneurosciences

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 À chacun son cerveau : plasticité neuronale et inconscientFrançois Ansermet et Pierre Magistretti, auteurs de À chacun son cerveau : plasticité neuronale et inconscient, sont reçus par Lisa Ouss et Sylvain Missonnier pour le site web du Service de Pédopsychiatrie de l'Hôpital Necker-Enfants malades . A cette occasion le psychanalyste et le neurobiologiste continuent leurs réflexions entammées dans leur ouvrage.

 

Partant de l'esquisse pour une psychologie scientifique de Freud, ici se recroise à nouveau 2 perspectives que l'on a longtemps opposé : le biologique et le psychique.

>>Voir la vidéo

 

 

 

Présentation :

 

Et si, selon le vœu même de Freud, la psychanalyse pouvait trouver un appui dans les neurosciences ? Et si, réciproquement, celles-ci gagnaient à intégrer leurs découvertes au modèle psychanalytique ?

François Ansermet et Pierre Magistretti nous proposent ici une articulation originale entre deux disciplines souvent présentées comme antagonistes. Le point de rencontre : les mécanismes de plasticité neuronale grâce auxquels le cerveau reste ouvert au changement et modulable par l’expérience.

En tout cas, le moment semble enfin venu d’explorer les bases biologiques de l’inconscient à travers un nouveau paradigme.

Psychanalyste, François Ansermet est professeur de pédopsychiatrie à la faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne et médecin-chef au service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent.

Professeur de neurosciences à l’École polytechnique fédérale et à l’Université de Lausanne, Pierre Magistretti est directeur du centre de neurosciences psychiatriques du Centre hospitalier universitaire vaudois. Il a été président de la Fédération européenne des sociétés de Neurosciences.

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Lire aussi : psychanalyse et neurosciensces sur france culture

mai 04
2008

L'alcool inhibe... à vos risques et péril

Ecrit par Stephane dans psychotropesneurosciencesIRMdroguesalcool

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De nouvelles images Irm publiées cette semaine montre la réalité d'un effet de l'alcool que l'on soupçonnait bien depuis fort longtemps : Les consommateurs réguliers ont une sensibilité diminuée face à des stimuli menaçants, ainsi qu'une activité cérébrale accrue des régions qui contrôlent la sensation de récompense.

Cette étude publiée dans le Journal of Neuroscience le 30 avril, est la première étude IRM visant les effets de l'alcool sur la sensibilité aux stimulis menaçants ; l'alcool agit sur deux fronts du point de vue du comportement : bien entendu, lors de soirée, il désinhibe le consommateur de tel sorte qu'il puisse aborder d'autres personnes plus facilement... Cependant, il empêche également d'éviter une dispute ou une bagarre...

En démontrant cet effet via imagerie mentale, sur plusieurs sujets normaux, les auteurs de cette étude rendent plus difficile pour quelqu'un de croire que la prise de décision risquée "ne s'applique pas à lui", argument éculé de nombreux consommateurs...

L'étude fut conduite sur une douzaine de participants consommateurs réguliers mais modérés, par Jodi Gilman et Daniel Hommer, du National Institutes on Alcohol Abuse and Alcoholism. Chaque participant reçu lors de deux mesures séparées de deux jours, soit une solution alcoolisée, soit un placebo, en intraveineuse, peu avant leur observation via Imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (IRMf), durant laquelle on leur montrait des images de visages apeurés ou non (une étude précédente avait montré que la vision de ces visages apeurés entrainait bien, (comme un signal de menace) l'activation de régions concernées dans la fuite et l'évitement.

De fait, lorsque les participants avaient reçu la solution placebo, ils réagissaient normalement face aux visages apeurés, par une suractivation des région de l'amygdale, de l'insula et du gyrus para-hippocampique. Ces régions ne montraient pas cette suractivation lorsque le patient était sous l'effet de l'alcool. De plus, l'alcool suractivait des régions du striatum connues pour leur rôle dans le système de récompense et de plaisir.

Si cette étude a un faible valeur de nouveauté en soi, elle signe cependant l'entrée de l'IRM dans l'étude des phénomènes addictifs, comme une source d'information importante permettant de mieux comprendre les effets de drogues et psychotropes tel que l'alcool.

Source : Journal of Neuroscience
avril 30
2008

Les machines vont-elles devenir humaines ?

Ecrit par Fabrice dans informatiqueHumainFutur

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Selon le Microsoft Research, la frontière entre l’Homme et l’informatique devrait disparaître en 2020. Un rapport sur ce que devraient être ces interfaces en 2020 est accessible ici (.pdf).

Ce rapport nous dit que d’ici à 2020, la parole et les gestes joueront un rôle central dans nos relations aux machines. Les influx nerveux seront utilisés pour contrôler les ordinateurs, notamment au service des personnes handicapés. La connectivité omniprésente permettra aux systèmes d'être des substituts de la mémoire jusqu’à aider le raisonnement humain. La traçabilité de nos déplacements, de nos actions et de nos positions va se généraliser et des dispositifs médicaux implantés permettront à certaines machines de devenir des parts humaines. L’informatique mobile sera remplacée par une informatique ubiquitaire où chacun aura accès à des milliers d’ordinateurs. Nos activités, enregistrées en continu, seront constamment disponibles.

Selon Richard Harper, coresponsable de cette publication et codirecteur du laboratoire des systèmes socio-numériques chez Microsoft, les auteurs, les concepteurs, distributeurs ou fournisseurs de services devront prendre en compte des valeurs humaines, telles que la confidentialité, la sécurité, la morale ou l’éthique.

Source : InternetActu ; Institut de Cognitique.

avril 22
2008

Subliminal boost

Ecrit par Aurelie dans psychologie socialeneurosciencesmanipulation

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On sait dors et déjà que penser à un mouvement peut suffire à le déclencher : certains patients dont les mécanismes d'inhibition motrice sont défaillants, de même que certains somnambules, comme l'indique l'article "Pourquoi certains marchent-ils en dormant?". De même, on sait que la décision "consciente" d'effetcuer un mouvement arrive quelques centaines de millisecondes après la commande elle-même... Est-il possible de l'influencer?

C'est ce qu'à réalisé une équipe de neuroscientifiques menée par Henk Aaarts de l’Université d’Utrecht, Pays-Bas. Pour montrer qu'on peut faciliter les mouvements bien avant que ceux-ci ne soient, non seulement décidés, mais également initiés, ils ont présenté en messages subliminaux des mots dont la signification avait une composante positive ou neutre (du point de vue du mouvement). Des mots positifs comme "vigoureux" puis ont mesuré leur capacité de préhension dans un exercice simple, il s'agissait de prendre un objet le plus rapidement possible. Lorsque les mots présentés subliminalement comportaient une signification en rapport avec le mouvement, les sujets se montraient significativement plus rapides et vigoureux dans l'exercice de préhension.

Un indice de plus qui suggère le pouvoir de la préactivation cérébrale de représentations ayant trait au comportement qui suit, et éventuellement que l'on voudrait que le consommateur effectue!


Source: « Preparing and Motivating Behavior Outside of Awareness » par H. Aarts, R. Custers, et H. Marien de l’Université d’Utrecht, Pays-Bas. Sciences, 21 Mar 2008.

avril 21
2008

Les jumeaux vrais existent-ils?

Ecrit par Aurelie dans génétiquebiologie

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Les abeilles sont ce qu’elles mangent : de nouveaux travaux pourraient expliquer pourquoi le fait de manger de la gelée royale destine les larves d’abeilles au sort de reine au lieu d’ouvrière. Bien que la composition de cette gelée soit encore largement mystérieuse, Robert Kucharski et ses collègues rapportent que son absorption semble affecter l’expression de divers gènes chez l’abeille en supprimant un processus appelé méthylation. Cette modification chimique de l’ADN des gènes qui réduit leur expression s’effectue en partie via l’enzyme Dnmt3. Lorsque les chercheurs ont interrompu l’activité de Dnmt3 dans les larves d’abeille, ils ont pu mimer l’effet de la gelée royale de sorte que les larves qui se sont développées ressemblaient à des reines au lieu d’ouvrières. Il faudra d’autres recherches pour trouver les gènes impliqués dans ce réseau « épigénétique », mais ces résultats suggèrent déjà que la suppression de Dnmt3 ou une alimentation en gelée royale orientent dans les deux cas vers une plus grande expression de gènes conduisant au développement des reines.

« Nutritional Control of Reproductive Status in Honey Bees via DNA Methylation » par R. Kucharski, J. Maleszka, S. Foret, R. Maleszka de l’Australian National University à Canberra, ACT, Australie ; R. Kucharski, J. Maleszka, S. Foret, R. Maleszka de l’ARC Centre for the Molecular Genetics of Development à Canberra, ACT, Australie.


Anodine, cette info pourrait l'être si elle ne révélait pas une caractéristique de l'ADN, qui depuis quelques années, commence à peine à s'imposer : si l'ADN fut une échelle, on pourrait dire que le décodeur la gravit non échelon par échelon, mais certains échelons seulement...

Qu'il soit d'une disposition différente à un moment ou à un autre et il n'utilisera pas les mêmes échelons : Plus, moins, des échelons similaires ou différents...

C'est une information de première importance, et une théorie qui l'est autant, parce qu'elle remet en cause la toute puissance de l'association gène et détermination : nous possédons un ADN très fourni, et l'expression des gènes qu'il contient se modifie... et en fonction de l'environnement : autrement dit... l'éternelle guerre entre prédétermination génétique ou influence environnementale est bien plus complexe qu'il n y parait! un gène pourra s'exprimer (ie --> donner naissance à des protéines dont l'assemblage ou la fonction, telle quelle, amène à un changement du phénotype) selon les circonstances!

Concrètement, que cela signifie-t-il?

Et bien, par exemple, que les jumeaux vrais ayant un code génétique identique strictement... c'est un peu une pure utopie : techniquement, les codes sont les mêmes. En pratique, l'expression n'est jamais parfaitement la même : et comme c'est l'expression qui détermine ce qu'est l'individu (physiquement - et dans le cas des théories génético-déterministes, mentalement), on ne peut alors pas dire que deux jumeaux vrais sont "identiques génétiquement" : ils le sont au niveau de l'ADN, c'est à dire à un niveau élémentaire. Dès lors que l'on passe aux "conséquences" de cet ADN, les vrais jumeaux se différencient. Il est donc en pratique totalement de fallacieux de croire qu'il peut exister deux personnes génétiquement identiques : la nuance est subtile, car elles possèdent le même code génétique... au niveau élémentaire seulement : dès que l'on considère ne serait-ce que le niveau cellulaire, on voit déjà des différences... Deux codes peuvent être génétiquement identiques, en quelque sorte, tandis que deux personnes ne peuvent l'être.

 

On nomme Epigénèse, en biologie, les processus qui relient le code génétique à leur expression : le simple fait qu'un code reste un code et qu'il reste sujet à modification, aux mécanismes de transcription, etc... qui vont faire de l'information contenu dans ce code, des protéines fonctionnelles d'une sorte ou d'une autre. Les vrais jumeaux n'existent qu'au niveaux de leur codage : tout comme il y'a loin de la coupe au lèvres, il y'a loin de l'ADN à l'individu.


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