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La Paranoïa Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychopathologie

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007

Le monde est contre vous?La paranoïa

1. Définition

Il s'agit d'une disposition anormale et durable de l'esprit conditionnant une organisation de l'existence et un style de vie, autour d'un vécu persécutif, dans une apparence de clarté et de logique, et sans qu'il y'ait réelle atteinte intellectuelle.

Il en existe des formes mineures et d'autres réellement gravissimes (avec délires et hallucinations) pour lesquelles on parle alors de psychoses paranoïaques.

2. Traits de personnalité

- Hypertrophie du "Moi" : l'orgueil des paranoïaques est démesuré, ils se surestiment grandement et montrent un égoïsme net, également, une grande susceptibilité. Le Paranoïaque est despotique avec son entourage et dans ses relations sociales, obséquieux envers ses supérieurs, et se comporte en tyran dans le milieu familial.
- Permanence du doute : Méfiance excessive se traduisant par la susceptibilité, l'agressivité, une utilisation régulière de sarcasmes ou de l'ironie. Le paranoïaque doute de tout et de tout le monde, sauf de lui-même... ce qui le différencie notamment des obsessionnels.
- Fausseté de jugement : des interprêtations de chaque parole, de chaque geste... avec une perte totale d'autocritique sur ce point. Le paranoïaque suit des raisonnements d'apparence logique, mais à partir d'un fait réel, il aboutit régulièrement à une conclusion totalement erronée, victime de ses interprêtations excessives selon lesquelles "tout le monde lui veut du mal". On parle de raisonnements paralogiques.
- Sentiment de persécution : grande rigidité et entêtement : ils sont associaux et font notamment des procès à tout va.

3. Le délire

Ce type de délire est insidieux et on le trouve généralement, couvant depuis de nombreuses années, chez les sujets de 35 à 40 ans. Le délire s'appuie sur un ou plusieurs des traits suivants :

- Délire de persécution : issu de la permanence du doute et du sentiment de persécution, il s'exprime parfois par des délires d'empoisonnement, d'agression... Cela peut débuter à partir d'un dommage réel (accident, par exemple). Un véritable délire va se mettre en place à partir de là.

- Délire passionnel : il en existe trois types :

Le délire érotomaniaque est la certitude d'être aimé par une personne, souvent de haut rang social, ou célèbre. Il débute par une "révélation" fondée généralement sur un détail anodin (un patron qui gratifie sa secrétaire d'un sourire, un cadeau d'anniversaire, etc...), détail qui va entraîner une certitude. Se met alors en place une longue phase d'espoir, lors de laquelle le paranoïaque va envoyer lettres, cadeaux, messages codés, allusions... Comme il n y a pas souvent de réponse (parfois, la cible ne s'en rend pas compte), cette phase est suivie d'une phase de dépit avec une totale indifférence, très courte, puis une phase de rancune tenace, avec menace et parfois (souvent) passage à l'acte.

Le délire de jalousie peut prendre forme à partir d'une idée fixe sans motif précis, de manière discrète au départ, mais le paranoïaque va ruminer puis avoir des soupçons (pas forcément justifiés) pendant plusieurs mois. Les doutes vont de plus en plus ressembler à des certitudes, ce qui va se traduire par une recherche effrénée et systématique de preuves, une surveillance intensive, ... Les amis et parents du conjoint vont devenir des complices de celui-ci, au yeux du paranoïaque. Les simples gestes ou mimiques vont, pour lui, constituer des preuves de tromperie. Ce délire se ponctue régulièrement de phases dépressives, avec des passages à l'acte, contre soi ou contre le conjoint.

Le délire de revendication naît suite à un préjudice dont le paranoïaque se croit victime. Il exige d'obtenir réparation, ces révendications peuvent être en rapport avec la loi ou la santé (hypochondrie)... Le paranoïaque peut finir par se fanatiser en politique ou en religion.

4. Traitement

La chimiothérapie est rarement effective. Les psychothérapies de soutien peuvent essayer de jouer sur les conflits sous-jacents à la personnalité, avec pour objectif principal de réaménager des relations de confiance, et de raisonnement plus juste. L'internement peut se produire si le comportement est jugé dangereux. Ce trouble mental est extrèmement dur à soigner par la parole, puisque le paranoïaque ne fait confiance qu'à lui même et en ses propres jugements erronés. Il se méfie régulièrement des psychothérapeutes et à la rigueur, fait parfois semblant d'accepter l'aide, tout en la rejetant mentalement avec force. Les paranoïaques sont souvent manipulateurs..
   

Mots-clés : paranoïa, délire, syndrôme, érotomanie

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72 commentaire(s)

Ecrit par: ipso le 21-11-2008

comment faut-il se comporter avec une personne à personalité paranoïaque ? peut-on lui dire qu'elle l'est ? peut-elle le comprendre ? Si on est logique, peut-on espèrer qu'elle se remette (un peu) en cause ? utiliser gentillesse ? fermeté ? sublimation ? doit-on se défendre de ses accusations (non formulées, donc lesquelles exactement ?) mais exprimées par un comportement de mépris ? ou s'éloigner, se tenir à distance et espèrer que la confiance reviendra ? ne pas culpabiliser surtout, j'imagine... (ce que j'ai fait, et j'en sors meurtrie, je suis d'ailleurs une psychanalyse).  
Merci de votre réponse.

 

Ecrit par: Stephane le 21-11-2008

Ce sont des questions sensées que vous posez là : effectivement, le discours du paranoïaque étant d'apparence logique, on pourrait croire que la logique soit la meilleure arme dont on puisse disposer, malheureusement, le discours et certainement la pensée du paranoïaque, n'ont comme indiqué, que l'apparence de la logique, se portant sur des postulats parfois insensés et des raccourcis stricts que le paranoïaque considère comme indubitables (ce qu'ils ne sont que rarement, quand on essaie de savoir ce qui se passe dans la tête de quelqu'un...) 
 
Cela explique pourquoi on conseille régulièrement à l'entourage de conserver sa distance face aux délires, ne pas rentrer dedans même pour essayer de prouver l'inverse. Il semble plus approprié de "désamorcer" les raisonnements en donnant d'autres explications possibles, en exposant d'autres façons de raisonner. 
 
Bien entendu, la plupart des réponses ne peuvent être fournie qu'au cas par cas (ce que nous ne faisons pas ici, pour le moment).  
 
Il est difficile et peut être pas justifié de tenter d'aider quelqu'un contre sa volonté. Dans le cas où une personne a effectivement besoin d'aide mais n'en souhaite pas, l'entourage devrait logiquement penser à lui même (sa propre intégrité) en premier lieu. Sur le long terme, un paranoïaque est généralement difficile à supporter, il n'est pas rare qu'une séparation ait lieu, et dans des cas extrêmes, même si c'est regrettable à dire : si une personne ne peut être que malheureuse, autant qu'elle n'en entraine pas d'autres avec. 
 
Le comportement de mépris est assez courant, vous êtes plus à même de considérer la situation et décider si cela vaut la peine de la supporter ou non. Dans tous les cas, vous pouvez tenter des démarches avec cette personne pour demander l'aide de professionnels. Il y'a beaucoup à savoir sur votre situation avant de fournir un élément de réponse viable, ce que nous ne pouvons faire ici. Bon courage à vous!

 

Ecrit par: igor_bxl le 01-02-2009

Comment une personne paranoïaque se soigne t'elle ? 
 
est ce lié à un manque de confiance en soi ?

 

Ecrit par: marlène F le 09-02-2009

De ce que je connais de mon expérience dans la prise en charge des personnalités paranoïaques, ce qui les amène généralement à consulter est l'association de leur délire avec une dépression (à force de faire appel à la justice et de ne pas avoir gain de cause, parce que l'entourage s'éloigne...). 
 
Généralement, dire à un paranoïaque qu'il l'est peut s'avérer très dangereux. N'oublions pas que certains paranoïaques ont tués!! Une personne paranoïaque ne se soigne généralement pas; on peut juste tenter d'amenuiser le délire par traitement. Au cours d'une prise en charge psychothérapeutique, je pense qu'il faut s'attacher à la dépression présente et non au délire; rien a y faire, la conviction est trop forte. Essayer de leur montrer que leur combat est vain sans remettre en cause la véracité de celui-ci est en général quelque chose qui fonctionne assez bien.

 

Ecrit par: Stephane le 11-02-2009

C'est une analyse dramatique mais pas fondamentalement fausse... 
 
Le paranoïaque ne manque pas de confiance en lui, bien au contraire, il est convaincu de ses raisonnements, de ses perceptions, de ses capacités, jusqu'à les surestimer. 
 
Le premier commentaire et sa réponse exposent des voies de réflexions quant aux soins potentiels ou envisageables, ainsi qu'à leur justification. 
 
Il est exact que cette pathologie est très difficile à prendre en charge, pour de nombreuses raisons : le patient n'est souvent pas prêt à accepter l'aide du thérapeute comme telle (pour ce patient, ce n'est qu'un autre parmi "eux", qui lui veulent du mal), il n'est pas souvent conscient du fait que quelque chose ne va pas et qu'il en résulte de la souffrance pour lui à cause de cela. De même la souffrance des autres lui parvient de manière parcellaire et fait face à un manque assez régulier de compassion. il répond à l'agression, qu'elle soit imaginaire ou non, dans une confiance totale en sa propre perception et se sent donc tout à fait légitime.

 

Ecrit par: igor_bxl le 11-02-2009

D'après vos commentaires, un paranoïaque ne peut pas desseller ses symptômes et il ne sait pas se remettre en cause. 
D'après vous, si une personne se déclare paranoïaque et demande de l'aide à son entourage, est ce qu'elle ne risque pas d'entrainer sa paranoïa sur autrui ... 
 
Une sorte d'infection par la pensée, 
On constate leurs tempérament très têtu et leurs pouvoir de conviction. 
 
Stephane : donc la personne qui se sent paranoïa, est trop sur de soi... c'est vrai qu'elle anticipe et tente de résoudre toute une série de comportement de son entourage proche. 
Mais que ce qui fait que cette personne commence a ce sentir traquer, surveiller, et change de comportement à chaque fois ... 
 
Est ce un manque de quelque chose ou bien c'est des personnes fortement solitaire qui vive dans une boule et qui s'en renferme tout doucement sur eux-même ?

 

Ecrit par: Stephane le 12-02-2009

Certains auteurs y voient principalement une distorsion de la perception et du jugement - en fait, je précise que toutes ces questions sont abordées dans l'article même, chapitre "traits de personnalité". S'il y'a un manque, c'est assez régulièrement un manque d'introspection, de remise en cause de soi et de ses jugements. J'ajoute, pour rester prudent, que les informations présentes ici constituent des généralisations, qui comme souvent, supportent des exceptions.

 

Ecrit par: sobeit le 25-01-2011

Merci pour ce site qui vient de m'éclairer sur la personnalité paranoïaque de mon ex-conjoint dont je me suis séparée après des années difficiles. Mais nous avons des enfants en garde alternée et je me fais du souci pour mon fils de 15 ans qui souffre régulièrement des accusations et des colères démesurées de son père et doit se sentir coupable. Dois-je lui parler de mes doutes concernant les troubles de la personnalité de son père ? N'est-ce pas un environnement destructeur pour un enfant ?

 

Ecrit par: Ktapult le 04-05-2011

Certes le "paranoïaque" n'a généralement pas conscience de son trouble, mais cela n'est qu'une généralité. Si un individu reconnaît l'existence de sa pathologie, une thérapie aurait t'elle plus de "chance" d'aboutir à une guérison? Ou les barrières défensives mises en place par le patient interdiraient toute amélioration quand bien même il désirerait ardemment se soigner?

 

Ecrit par: Stephane le 05-05-2011

De fait, la conscience du trouble est un indice de l'intensité de la paranoïa. Un individu en plein délire paranoïaque ne se considère pas malade, puisque ce qu'il juge passe justement à travers le filtre symptomatique (fausseté de jugement, notamment). En période plus lucide, le paranoïaque, peut avoir conscience du trouble plus facilement et entreprendre ou continuer la thérapie. Néanmoins, restent à la fois la méfiance générale inscrite dans sa personnalité (continue) et le risque de rechute en délire paranoïaque (chronique), dont on connait encore mal les origines et les mécanismes - d'où la difficulté à "soigner" le patient. Sans aucun doute, comme la majorité des pathologies à composante psychologique, la prise de conscience d'un problème aide à le résoudre.

 

Ecrit par: Aimé le 11-07-2011

Il me semble que le sujet qui présente une paranoïa, vient très rarement en thérapie. Cela arrive souvent au décours d'une hospitalisation ou lorsqu'il déprime. Face au délire et pas seulement lorsqu'il est de type paranoïaque, il est souhaitable me semble t'il d'adopter un mode de présence qui consiste à écouter ,à accepter d'être l'adresse de cette production, sans la critiquer (ce qui n'aurait aucun effet ou provoquerait de l'agressivité) mais en signifiant au sujet, lorsqu'il le demande, que nous respectons son point de vue, mais que le notre est différent. Nous respectons le sien et il ne peut nous obliger à abandonner le notre. Quelquefois cette remarque peut provoquer un questionnement et modifier "temporellement" le rapport qu'il entretient avec son discours. Autrement dit, il peut sortir de sa conviction délirante et se mettre un bref instant à douter ce qui n'est pas si mal. 
Petite remarque , une construction discursive est dite délirante non en fonction de son contenu, mais en tenant compte du rapport que le sujet entretient avec cette production. Si il peut la mettre en question, si il peut douter, il n'est plus dans une position délirante. 
Bonsoir.

 

Ecrit par: Aimé le 12-07-2011

Petite remarque, je souhaite simplement signaler une erreur dans le commentaire du 11/07/2011. A la septième ligne j'ai écrit "temporellement" à la place de "temporairement". Je vous prie d'accepter mes excuses pour cette erreur. 
Aimé.

 

Ecrit par: Stephane le 19-07-2011

Merci pour ces remarques!

 

Ecrit par: véritableparano le 21-12-2011

Je suis un authentique paranoïaque malheureusement. 
J'ai eu des délires très poussés, infidélité du conjoint, j'ai pensé pendant quelque temps que mes propres enfants n'étaient pas de moi, complot contre moi,j'étais suicidaire... Puis je me suis réfugié dans la mégalomanie. 
Si je peux aider certains d'entre vous? 
Ce que je peux déjà dire c'est qu'avant que les délires n'évoluent trop il faut conseiller à la personne concernée de voir un médecin psychiatre peut-être l'accompagner et l'aider à parler de ses délires afin qu'une psychothérapie soit mise en place ainsi qu'un traitement à base de risperdal ou autre neuroléptique avant que la maladie n'évolue trop. 
Il y va de la vie du malade et des conséquences désastreuses que les délires peuvent amener à faire en pleine crise psychotique.

 

Ecrit par: Oragedunsoir le 23-12-2011

Je trouve très intéressante cette discussion, et très courageux le témoignage de Véritableparano; 
Je m'adresse d'ailleurs à vous, Monsieur, pour vous demander comment vous avez réussi à en prendre conscience, ou bien si vous avez toujours eu conscience de cette problématique? 
J'ai moi-même un ami depuis deux ans, à qui les sentiments de jalousie semblaient totalement étrangers; c'est aussi ce qu'il disait et ce qu'il dit encore. Mais petit à petit, son attitude s'est mise à changer et quand il a commencé à exprimer par bribes des propos de cette nature, j'ai d'abord pensé à de l'humour tellement l'idée qu'il avait de ma personne était en opposition avec qui je suis. Et puis ça a empiré et j'ai ressenti une telle violence en lui que j'ai mis une distance souple mais réelle entre nous en attendant de voir la façon dont ça évolue. Ca me fait vraiment souffrir. Il m'accuse de choses ahurissantes. Il suit une psychanalyse, mais s'il est vrai que des progrès sont visibles dans son relationnel avec les autres, cela empire avec moi (ou plutôt, sa jalousie a pris de l'ampleur et une forme de construction totalement erronée)  
Vous proposez votre aide et je vous en remercie. Je trouve cela touchant;  
Pensez-vous être guéri de vos difficultés et de votre souffrance? 
Comment avez-vous fait? 
Merci à l'avance de votre réponse

 

Ecrit par: véritableparano le 27-12-2011

J'ai été par la force des choses obligé de prendre conscience de ma pathologie. 
J'ai eu un premier épisode paranoïaque, cet éclatement psychique est survenu après une longue période de suspicion d'infidélité de mon ex-femme. 
Je fouillais son sac, consultais son téléphone, lisais ses courriers, la questionnais sur ses sorties, qui elle voyait... 
J'ai eu des haluccinations visuelles et sonores en plus de ce sentiment d'être trompé. 
L'hospitalisation n'a duré que 15 jours, j'ai tout fait pour ressortir au plus vite en promettant à mes proches et à ma femmme (on n'était pas divorcé à ce moment-là)de me soigner. 
J'étais sous tercian pendant ma très courte hospitalisation, je n'ai conservé que l'antidépresseur à ma sortie. J'ai refusé toute aide par la suite que ce soit pharmacologique ou psychologique.  
Les sentiments décrits plus haut sont revenus de plus belle. 
Ils se sont renforcés, persécuteur désigné "le pseudo amant de ma femme", je pensais qu'ils avaient essayé de m'empoisonner. Terribles céphalées (maux de tête), j'ai passé scanner, irm, fait des prises de sang. 
Même lorsque j'avais les résultats en mains je pensais qu'ils avaient réussi à les modifier.  
Hallucinations de plus en plus fortes. 
Je me suis mi à penser que mes enfants n'étaient pas les miens, je vous laisse imaginer dans quel état psychique je pouvais être et dans quel état pouvaient être mon entourage. 
Puis les délires se sont étendus à tout ce qui m'entourrais. Ordinateur et téléphone piratés, complot contre moi... 
Je devenais de plus en plus fou. 
Nous avons divorcé. 
Je consultais déjà à ce moment-là, mais étant donné que je disais à mon psy que ma femme me trompait et que mes enfants n'étaient pas de moi il ne s'est pas rendu compte que j'étais paranoïaque. 
Je vivais dans une terreur très forte mais par moment les délires redescendaient. 
Juqu'au jour ou j'ai provoqué un accident de la route, j'ai percuté une autre voiture à contre-sens sur une route et blessé quelqu'un gravement. 
Suite à l'accident j'ai été hospitalisé en HP pendant 4 mois. Mes délires ont continué malgré le traitement et les discussions avec les psychiatres et les psycohologues. 
Mes délires de persécution se sont mués en mégalomanie et en détachement total par rapport à ce que j'avais fait. 
Ce n'est que 15 jours avant ma sortie que je suis redescendu sur terre. 
Depuis j'ai pri les choses en mains, injection de risperdal(produit miracle) et rv tous les mois avec mon psychanaliste et le psychiatre qui me suivait à l'HP et désormais au CMP. 
Avant que n'évolue la maladie, n'hésitez pas à en parler avec un psychiatre qui travaille dans un HP. 
Il faut certaines fois faire une HDT ou une HO avant que la personne concernée ne commette quelque chose d'irréparable. 
Mon ex-femme est irréprochable, mes enfants sont de moi et les autres ne sont pas déjantés, par contre je suis bien fou et je me soigne aditam eternam. 
Un paranoïaque ne guérit jamais mais il peut se soigner tout au long de sa vie. Il lui faut une aide pharmacologique et psychologique aussi longtemps que possible.

 

Ecrit par: Diane02 le 30-12-2011

Comment protéger deux adolescents d'une mère paranoïaque? 
 
Je suis la compagne d'un homme en charge de la garde de ses deux enfants (une fille de 15 ans et un garçon de 13 ans). Celui-ci est en cours de divorce d'avec sa femme, atteinte de paranoïa. Les adolescents m'ont bien accueillie et semblent demandeurs d'une cellule familiale sereine, positive et attentive... Leur père et moi sommes attentifs à maintenir un lien entre les enfants et leur mère et leur laissons une grande liberté en la matière. Notre ligne de conduite envers leur mère est une "neutralité bienveillante": nous restons à distance, évitons de juger et de tenir des propos malveillants à son égard. La seule limite que nous avons imposé à sa pathologie est l'interdiction de pénétrer à l'intérieur de notre domicile (celle-ci en possède un en Auvergne, un à Nice et un autre en Région Parisienne).  
 
Récemment, son état semble s'être aggravé. Nous avons peu d'informations car elle est couverte par le secret médical. De mai à juillet 2011, celle-ci s'est retrouvée internée d'office en HP suite à une visite qu'elle a effectué dans un service généraliste d'un hôpital. Suite à l'avis du psychiâtre la suivant en HP, nous avons permis aux enfants de rendre plusieurs fois visite à leur mère (15h00 de voiture A/R pour 3h00 de visite, éloignement géographique oblige). Trois jours avant les vacances de la Toussaint, celle-ci a été internée de nouveau deux jours en HP, amenée par la gendarmerie, suite à une crise de délire et à une plainte délirante déposée auprès de la gendarmerie locale (intrusion nocture des voisins sans effraction puisque détenteurs des clés de son domicile, piratage de son ordinateur, vols de données et viols nocturnes répétés par ces mêmes voisins). Le médecin psychiâtre l'a laissé sortir au motif qu'elle recevait les enfants pour les vacances scolaires. Le problème est qu'elle a tenu ces discours délirants aux enfants pendant les vacances et que nous les avons retrouvés extrêmement perturbés: croyance en les dires de leur mère, couchage vers 2-3h00 du matin pour le plus jeune, sous-vêtements maculés d'excréments (surface maculée = taille de la paume de la main + longueur des doigts) pour l'adolescent de 13 ans qui m'a rendu son linge sale tel quel, sans chercher à le dissimuler ou à le nettoyer par lui-même... J'y ai lu un signe évident de détresse psychique.  
 
Depuis la mi-novembre 2011, leur mère a quitté sa région d'origine pour tenter de réintégrer le domicile du père. Depuis, elle vit et dort dans sa voiture à quelques rues du domicile paternel (alors que, rappelons-le, elle possède plusieurs biens immobiliers dans lesquels elle pourrait se loger...). Elle prend les enfants tous les midis à la sortie de l'école et les fait déjeûner d'un sandwich ou de vente à emporter chaude dans sa voiture. Ceux-ci, ont normalement l'habitude de rentrer chaque midi déjeûner au chaud chez leur père. Idem, en fin de journée où elle les garde de 16h30 à 19h00 dans sa voiture pour leur faire faire leurs devoirs... Depuis la montée de leur mère dans ces conditions atypiques, le garçon de 13 ans est de nouveau très perturbé: crise d'énurésie diurnes non dissimulées... Son père et moi lui avons parlé avec le plus de tact possible de sa souffrance que nous constations face à une situation difficile et douloureuse qui le dépassait. Nous avons éviter de parler de psychiâtre ou de psycholoque mais avons évoqué la possibilité pour lui de parler et de s'ouvrir à une personne extérieure, habituée aux situations de famille difficile, tenue par le secret professionnel et qui pourrait lui apporter de l'aide... 
 
Son père pense que tant que leur mère sera ainsi présente, les adolescents resteront perturbés. La procédure de divorce est en cours et nous ne souhaitons pas rompre tout lien entre les enfants et leur mère... Les résultats scolaires n'ont pas été impactés par les troubles relevés chez ces enfants (notes entre 14 et 16 de moyenne pour les deux adolescents scolarisés dans un établissement scolaire de très bon niveau). Nous pensons qu'ils se réfugient en partie dans leur travail scolaire... Nous les valorisons et les félicitons face à tels résultats.  
 
Pour autant, nous demeurons extrêmement inquiets et attentifs face aux perturbations engendrées par l'installation atypique de leur mère à proximité de notre domicile...  
 
Que peut-on faire? Comment agir au mieux pour les enfants? 
 
Merci d'avance.

 

Ecrit par: véritableparano le 01-01-2012

Je ne suis pas psychiatre ou psychologue mais avec ma petite expérience de paranoïaque je peux vous dire qu'en pleine crise pour ma part je devenais incontrôlable. 
Lorsque j'étais en pleine décompensation psychique j'étais dangereux pour moi comme pour les autres, j'étais suicidaire. 
Extèrieurement on ne peut pas savoir ce qui se trâme dans l'esprit déjanté d'un paranoïaque en pleine crise. 
Mieux vaut s'en méfier et prendre ses distances et mettre les enfants à l'abri. 
Chez certains malades les délires les poussent même à commettre des suicides étendus (suicide du malade et avant meurtre de certaines personnes). 
Demandez aux juge des affaires familiales un expertise de la mère et un mode de garde pour les enfants différent si elle refuse de se soigner: thérapie+injection d'un neuroleptique avec preuves des injections(gribouille des infirmières lors des piqures). 
Ne laissez pas des enfants seuls avec une personne atteinte de paranoïa surtout si elle est en pleine crise! 
Je suis pour ma part suivi par un psychiatre qui me prescrit mes injections(préférable au médicament oral cela évite tout oubli), je fais une thérapie avec un psychiatre-psychananlyste tous les mois et j'ai des injections de risperdal tous les 15 jours. 
Mais tant que la personne concernée n'aura pas pri conscience de sa maladie il est difficile de mettre en place un traitement et un suivi psychologique. 
Je sais de quoi je parle j'ai refusé mon traitement pendant un temps à l'hôpital, je pensais que l'on voulait m'empoisonner... 
Ce n'est que par la suite en sortant de l'hôpital psychiatrique que j'ai pri les choses en main. 
Laisser des enfants sans surveillance avec un malade peut aussi les exposer à ses délires et à ce que ça peut provoquer même chez des ados.

 

Ecrit par: Diane02 le 02-01-2012

Merci pour votre témoignage qui contribue à nourrir notre réflexion.

 

Ecrit par: help le 19-02-2012

bonjour, 
ma famille me 'traite' de "parano" 
....Définition 
Il s'agit d'une disposition anormale et durable de l'esprit conditionnant une organisation de l'existence et un style de vie, autour d'un vécu persécutif, dans une apparence de clarté et de logique, et sans qu'il y'ait réelle atteinte intellectuelle....c'est moi  
.....Permanence du doute : Méfiance excessive se traduisant par la susceptibilité, l'agressivité, une utilisation régulière de sarcasmes ou de l'ironie. Le paranoïaque doute de tout et de tout le monde, sauf de lui-même... ce qui le différencie notamment des obsessionnels. ...c'est moi 
...Le délire 
Ce type de délire est insidieux et on le trouve généralement, couvant depuis de nombreuses années, chez les sujets de 35 à 40 ans....c'est moi 
Délire de persécution : issu de la permanence du doute et du sentiment de persécution, il s'exprime parfois par des délires d'empoisonnement, d'agression... Cela peut débuter à partir d'un dommage réel (accident, par exemple). Un véritable délire va se mettre en place à partir de là......c'est moi 
....Le délire de jalousie peut prendre forme à partir d'une idée fixe sans motif précis, de manière discrète au départ, mais le paranoïaque va ruminer puis avoir des soupçons (pas forcément justifiés) pendant plusieurs mois. Les doutes vont de plus en plus ressembler à des certitudes, ce qui va se traduire par une recherche effrénée et systématique de preuves, une surveillance intensive, ... Les amis et parents du conjoint vont devenir des complices de celui-ci, au yeux du paranoïaque. Les simples gestes ou mimiques vont, pour lui, constituer des preuves de tromperie. Ce délire se ponctue régulièrement de phases dépressives, avec des passages à l'acte, contre soi ou contre le conjoint....c'est moi 
....Le délire de revendication naît suite à un préjudice dont le paranoïaque se croit victime. Il exige d'obtenir réparation, ces révendications peuvent être en rapport avec la loi ou la santé (hypochondrie)... Le paranoïaque peut finir par se fanatiser en politique ou en religion.....c'est moi 
...Ce trouble mental est extrèmement dur à soigner par la parole, puisque le paranoïaque ne fait confiance qu'à lui même et en ses propres jugements erronés. Il se méfie régulièrement des psychothérapeutes et à la rigueur, fait parfois semblant d'accepter l'aide, tout en la rejetant mentalement avec force. Les paranoïaques sont souvent manipulateurs....c'est moi 
 
je suis très conscient de tout ça , je ne veut pas de chimio, je ne suis pas (encore) dangereux , mais en moi beaucoup de haine de rancœur, envies de vengeance, troubles physiques 'acidités estomac, glands salivaires, crampe dans poitrine, très sensible vite une larme a l’œil , comme une froideur a me faire peur , ne craint plus rien, chaud froid, faim soif, arrive a me protéger avec hypocrisie, le mensonge, .....mais 'rechute'... au secours j'ai peur

 

Ecrit par: Anonyme le 02-03-2012

Bonjour 
Je découvre ce site et je voulais juste apporter un témoignage supplémentaire en ce qui concerne la vie avec un paranoïaque : ma mère est une paranoïaque avec tous les symptômes et troubles que vous décrivez et la vie avec elle a été un enfer pour ma soeur et moi. On est maintenant adulte, on ne vit plus avec elle (mais notre père oui) et je m'aperçois que nous sommes toutes les deux complètement déséquilibrées dans nos vies. Elle nous a pourri la vie, elle continue à le faire, elle pourrit la vie de mes enfants. Il est impossible de dialoguer avec elle, elle a toujours raison. Je m'aperçois que ma vie d'adulte est complètement troublée par mon enfance et mon adolescence auprès de cette femme. Nous avons tout essayé pour trouver des solutions mais évidemment comme elle n'est pas malade, elle ne voit pas de raisons d'aller se soigner. Lorsque ma seour vivait encore avec elle, elle a fait une tentative de suicide. Je ne veux pas décourager les gens qui vivent la même chose, mais il est strictement impossible de vivre avec des gens comme eux. Je crois que la fuite s'impose. C'est sûrement ignoble de dire ça à propos de sa mère, mais elle n'a pas arrêté de me pourrir la vie, et le pire c'est que lorsqu'elle s'aperçoit qu'elle est allée trop loin, elle redevient charmante. alors évidemment c'est moi l'égoïste et la méchante, jusqu'à me faire sentir coupable et alors essayer à nouveau de revenir vers elle. Et le cercle vicieux recommence ! Il est malheureusement impossible de se sortir d'une telle situation, l'hospitalisation d'office n'est pas possible car elle n'est pas considérée comme dangereuse et de toute façon, lorsqu'elle serait de retour, elle ne continuerait pas son traitement et ce serait pire encore pour nous. On est obligé de subir. Quelqu'un a dit sur ce site que les enfants sentent très bien lorsqu'il y a un problème : c'est vrai car je n'ai jamais interdit à mes enfants d'aller voir leur mamie, mais maintenant qu'ils sont plus grands, eux-mêmes l'évitent, ne veulent plus aller la voir et ne veulent plus lui répondre au téléphone. Vous imaginez les remarques de la concernée ! En tout cas j'ai bientôt 50 ans et je considère que ma vie n'est pas celle que j'aurais souhaité avoir et tout ça à cause d'elle. En vivant tous les jours à côté de ce type de personnage, on perd tout sens commun et effectivement, j'ai du mal à vivre en société, je n'aime pas les gens, je ne suis pas aimable et je dois faire d'énormes efforts pour essayer d'être normale avec les autres. Merci maman. Tout ce que j'espère c'est que mes enfants ne subiront pas trop les conséquences de ma mauvaise humeur permanente envers les autres. Maintenant ils savent : ils m'évitent les réunions et les endroits susceptibles de m'énerver. Eux sont géniaux et j'espère que je ne serais jamais comme ma mère, il y a des jours où je me dit que c'est peut-être héréditaire et qu'un jour sans m'en apercevoir, je vais être comme elle.

 

Ecrit par: RaoulM le 09-03-2012

A Anonyme, 
 
Vous dites que votre pere vit toujours avec votre mere. Comment vit-il cette relation? 
J'ai moi meme une mere que je qualifierais de paranoïaque (on peut cocher toutes les cases de la description medicale). Mon pere n'est pas heureux avec elle, mais n'a pas la force de la quitter. Tant qu'il marche au pas elle est (relativement) calme, mais des qu'il veut quelque chose qui n'est pas a son gout a elle, les discussions qui n'en finissent plus recommence. Je dis discussions mais il s'agit d'engueulades qui peuvent durer des jours en des nuits (une a laquelle j'ai participe s'est "terminee" a 6h du matin le lendemain). 
Ma mere est malade, mais c'est mon pere qui trinque. J'aimerai l'aider a s'en sortir mais je ne sais pas quoi faire. 
Comme pour un des témoignages, elle n'a pas l'air officielement dangereuse pour le moment (si on oublie les menaces de morts sur mon pere et sa personne). Officiellement, nous ne pouvons rien faire. Je ne peux pas appeller la police, et aucun médecin ne l'internera de force. Mon pere qui subit cette pression au jour le jour n'a pas la force de partir. Il refuse mon aide mais est sous prozac... 
Je suis desespere.

 

Ecrit par: Anonyme le 09-03-2012

A RaoulM 
Bonjour 
En effet mon père vit toujours avec ma mère. Je pense qu'il en a pris son parti (cela fait maintenant 50 ans qu'ils sont mariés). Ca a l'air d'être comme chez vous, ils s'eng...., c'est parfois violent, avec également menaces de mort, coups, portes cassées (la gendarmerie voisine a des dizaines de lignes de mains courantes ils connaissent bien la famille) et puis soudainement tout se calme, ils partent en croisière ensemble. Ils ont même fêté un de leurs anniversaires de mariage sur un célèbre bateau de croisières (Cos...) il y a quelques années en compagnie du commandant et à leur retour nous avons eu droit au film et aux photos de l'événement. Toute la famille était réunie pour l'occasion. Des moments rares à savourer. Et après tout recommence. En ce moment elle est en crise et elle a encore disparu on ne sait où. Mon père en profite pendant ce temps pour souffler un peu. Je pense qu'il arrive à mettre une certaine distance quand elle est en crise. En tout cas, je suis réconfortée de savoir que je ne suis pas la seule à connaître ce problème. Bon courage

 

Ecrit par: LAROUSSO le 12-04-2012

Bonjour à tous, c'est la toute première fois que je viens sur un forum et je viens, en complet désespoir, vous confirmer un passage à l'acte. Mon conjoint a commencé son délire un peu avant Noël (2011), pendant 2 mois entiers, je me suis battue pour lui faire comprendre raison, que je l'aime de tout mon coeur et que jamais je n'aurais pû le tromper, en vain (6 ans de vie commune) .... 2 mois seulement après, intervention des gendarmes et pompiers à la maison suite à la demande d'internement de sa mère (qui pour lui était au courant que je le trompais et lui cachait). Incompréhension totale... Suite à l'internement, quelques jours sous risperdal puis autorisation de sortie au bout de 3 semaines.... il a direct arreté son traitement et a replongé aussitôt dans le délire de jalousie, il m'emmenait au boulot et venait me chercher (arrivait souvent en avance et restait à pleurer dans la voiture sur le parking). Réinternement au bout de 10 jours (obligé de faire comprendre au psy que ca n'était pas abusif mais justifié, peur du suicide) 
Au début, me sentant "responsable" de son état, je n'ai pas voulu rencontrer les médecins car je ne voulais absolument rien lui cacher et la meilleure des solutions pour moi, c'était tout simplement de ne pas savoir... grosse erreur. A la 2ème hospitalisation, je n'ai pas voulu faire la même erreur, j'ai décidé de prendre RDV avec la psy en sa compagnie (pour essayer de comprendre ce qui se passait), résultat, devant lui, elle m'a demandé si il avait été violent (en 6 ans il ne m'a jamais tapé mais avait quand même fait le geste et s'était retenu), j'ai hésité devant elle j'ai fait un geste affirmatif de la tête et elle a réinsisté en me demandant si il m'avait déjà frappé, là j'ai répondu non, alors elle lui a dit tout simplement je vous laisse une permission de sortie pour le week-end (sans être sous traitement). Pour le week-end...., vendredi soir, 1ère chose en arrivant à la maison, il change les draps (pensant qu'un autre homme avait pris sa place dans le lit pendant qu'il était hospitalisé). Etant donné cette réaction, je me suis installée pour la nuit dans notre camion aménagé pour y dormir, il est venu me chercher au bout d'1 heure en me disant, allez.. viens dormir avec moi..., et là, une nuit en enfer.... Il s'est jeté sur moi dans le lit, m'a bloqué les épaules pour ne pas que je puisse me défendre et à commencé à me frapper violemment sur le crâne (en ayant la présence d'esprit qu'il ne me frapperait pas où ça se verrait) et en me tirant les cheveux pour que je lui dise TOUTE LA VERITE (sa vérité que je ne connais pas évidemment), puis il m'a obligé à lui faire une fellation, ensuite il m'a laissé pendant 5 à 10 minutes et à recommencer de plus belle, j'ai couru dehors, crier AU SECOURS de toutes mes forces et là il m'a rentré dans la maison en me trainant par terre par les cheveux, à fermé la porte à clé, fracasser les téléphones portables pour ne pas que je puisse appeler de l'aide et à continuer à me gifler de toutes ses forces, puis par prendre mes chaussures de randonnée pour continuer à me frapper en me disant à chaque fois : alors, dis moi la vérité !!! ça à duré 2h, peut-être 3, pendant lesquelles je pensais que c'était ma dernière nuit sur cette terre et que j'allais mourir des mains de la personne que j'aime le plus au monde et pour laquelle j'ai été d'une fidélité irréprochable. Le lendemain matin, j'ai réussi à partir, j'ai erré avec la voiture pendant plus de 2h avant de réussir à envoyer un message à sa mère puis je suis allée à l'hopital leur demander pourquoi ils l'avaient laissé sortir sans traitement connaissant sa pathologie, et là on m'a répondu que nos histoires de couple ne les concerne pas, que si je voulais qu'un traitement soit imposé, il fallait que j'aille porter plainte. Je ne l'ai pas fait, j'ai juste enlevé mon gilet pour leur montrer mes blessures et ils sont allés le chercher illico. Car contre qui aurais-je dû porter plainte ? contre lui ou contre eux ? Cette soirée dont je vous parle, c'était vendredi dernier, le 06 avril 2012, et depuis, je me sens seule face à tout ça, je l'ai abandonné, la séparation me paraît désormais inévitable, je ne pourrais plus jamais être seule avec lui sans avoir peur, pourtant, c'est l'homme de ma vie....

 

Ecrit par: véritableparano le 15-04-2012

Je ne suis pas psychiatre, je ne peux apporter que mon témoignage de paranoïaque. 
Faites en sorte que votre conjoint soit enfermé en HP pendant un laps de temps qui lui permette de redescendre sur terre. Avec de fortes doses de neuroleptiques et un suivi par un psychologue et ou un psychiatre il redeviendra normal. 
Accompagnez le dans cette épreuve, cette crise de folie n'a sans doute rien à voir avec la personne qu'il est réellement. 
Ensuite il faut qu'il accepte un traitement à vie, je prends du Risperdal en intra-musculaire tous les 15 jours(pas d'effets secondaires mis-à part la prise de poids). Je n'ai pas eu de délires depuis que je suis sous traitement. 
Ne le laissez pas tomber, il n'était pas lui même quand il était en pleine crise. 
Par contre s'il refuse tout traitement et qu'il n'a pas un suivi régulier avec un psychiatre de l'HP et un psychanalyste mieux vaut laisser tomber c'est trop dangereux pour vous et votre entourage. 
Bon courage.

 

Ecrit par: LAROUSSO le 15-04-2012

Bonjour véritableparano et merci de votre témoignage. Je suis allée le voir hier et aujourd'hui à l'hopital car je sais que là bas je suis en sécurité. Il est désormais sous zyprexa, il m'affirme (je sais qu'il ment) qu'il sait que je l'ai pas trompé car il veut continuer notre relation, moi je lui ai confirmé notre séparation (je lui avais écrit une lettre en lui disant que par amour pour lui, je ne pouvais pas lui demander de prendre un traitement à vie), seulement, à priori, il ne va pas avoir le choix car il est interné pour violence sur ma personne et sais déjà qu'il en a pour un moment, je dois donc être patiente et attendre qu'"il revienne". Je me considère comme étant sa maladie, et c'est pour cette raison que je ne veux pas qu'il prenne un traitement à vie à cause de moi, je me dis que si je m'éloigne de lui, il ira forcément mieux et pourra reprendre une vie normale mais je ne sais pas. J'ai pris RDV avec un psy dans une semaine pour expliquer tout ça et savoir comment réagir face à tout ça maintenant qu'il est pris en charge "efficacement". Pour votre part, comment avez-vous pris conscience de votre délire ? Lors de sa prise de Risperdal, il me disait ne plus avoir de sensation sous la ceinture (cause pour moi principale de son délire car il pense de pas me satisfaire assez et que j'ai donc besoin d'aller voir ailleurs) mais maintenant il est sous zyprexa et à priori il n'y a des injections retard que pour le risperdal ? Avec ce traitement, arrivez-vous à avoir une vie sociale à peu près normale (je sais que le risperdal le fatiguait beaucoup, surtout le matin), merci beaucoup de vos réponses

 

Ecrit par: véritableparano le 15-04-2012

Bonjour Larousso, 
Le fait que vous lui ayez écrit une lettre de rupture ne fait peut-être que confirmer ses soupçons de votre "infidélité". 
Quand mon ex-femme m'a demandé de partir du domicile conjugal (j'étais en pleine crise) cela ne faisait que confirmer ce que je pensais, elle me trompait et voulait vivre avec quelqu'un d'autre. 
Quand on est paranoïaque on n'a pas d'autre choix que de suivre scrupuleusement un traitement à vie(le mieux c'est une injection de Risperdal tous les 15 jours en ce qui me concerne) et de faire une psychothérapie(je suis suivi par mon psychiatre de l'hôpital dans lequel j'ai été interné à deux reprises, il me fait mes prescriptions de Risperdal et je fais une psychanalyse avec un psychiatre/psychanalyste). 
Lorsque l'on est dans des délires paranoïaques et là je ne parle que de moi,on a des hallucinations, des voix... 
Vous n'êtes pas sa maladie, ce n'est pas parce qu'il a eu des délires en étant avec vous qu'ils n'en aura pas sans vous, il reproduira le même schéma s'il n'est pas soigné biologiquement et mentalement. 
J'ai eu deux épisodes de folie qui se sont terminés par une hospitalisation à chaque fois. 
Ma paranoïa n'a cessé d'évoluer entre la 1ère et la 2ème décompensation, maintenant je suis stabilisé mais j'ai détruit ma famille, j'étais marié à une femme fidèle et aimante(dont je suis toujours amoureux)et j'ai deux enfants que je vois rarement désormais. 
J'étais très dangereux quand j'étais en plein délire paranoïaque, extrêment dangereux même. 
Ne plus avoir de sensation sous la ceinture est courant avec un neuroléptique d'après ce que j'ai pu lire, pour moi c'est rentré dans l'ordre. Je pensais moi aussi ne pas assez satisfaire mon ex-femme... 
Avec mon traitement que je sais avoir à vie j'ai une vie sociale normale, je suis célibatiaire mais j'espère rencontrer une femme... 
S'il est fatigué le matin c'est peut-être parcequ'il n'a pas d'injections, avec le risperdal en intra-musculaire on n'a pas d'effets secondaires contrairement au risperdal oro(par voie orale). 
Bon courage ne le lâchez pas, au moins pendant sa pèriode d'hospitalisation, merci pour lui.

 

Ecrit par: LAROUSSO le 15-04-2012

Re véritableparano, votre témoignage m'apporte beaucoup de réconfort car enfin, je "déculpabilise" et ça me renforce dans ma volonté de l'aider. Je sais simplement qu'il faut que j'attende un peu avant de retourner le voir car il est dans une phase encore délirante mais je serais là pour lui au moment voulu. Ce qui me rassure dans vos dires, c'est que vous affirmiez avoir une femme fidèle et aimante donc vous vous en êtes rendu compte, et je vous apporte tout mon soutien et vous souhaite de tout coeur de pouvoir à nouveau rencontrer l'amour, si complexe et tellement nécessaire à notre équilibre, si tant est que vous ne puissiez récupérer le coeur de votre femme. Merci encore car mis à part l'expérience qu'il est possible de partager sur le net, je trouve que l'entourage des personnes psychotiques est très mal suivi par le corps médical car nous ne savons pas du tout quelle attitude adopter, je me persuade depuis le début qu'il s'agit véritablement d'une maladie, et maintenant j'en suis d'autant plus persuadée, donc il faut que je l'aide. Prenez soin de vous et soyez assuré que par vos témoignages, vous aidez des gens comme moi, mais surtout des gens comme vous... à bientôt

 

Ecrit par: Anonyme le 18-04-2012

A Larousso 
Bonjour 
Votre témoignage m'a émue car effectivement vous avez raison, personne ne comprend véritablement l'entourage de personnes atteintes de paranoïa. Ce sont en général des personnes très intelligentes, qui savent parfaitement tromper leur monde. J'avais mis il y a quelque temps mon propre témoignage concernant ma mère sur ce site, et effectivement dans mon cas, la solution a été la fuite. Je comprends parfaitement que vous hésitiez entre 2 attitudes : rester avec votre mari ou partir. La réponse de véritableparano à ce sujet est éloquente : soit votre mari se soigne, soit il refuse et dans ce cas, vous aurez beau tout essayer, tout tenter, prendre toutes les attitudes possibles et imaginables, croyez-moi c'est sans issue. D'autant plus qu'on ne peut pas obliger une personne à se soigner, mise à part si elle présente un danger pour autrui, ce qui a été le cas de votre mari, puisqu'il s'est attaqué à vous. Par contre, les autorités et le corps médical oublient vite ce type d'incident : ils disent au bout d'un moment que la personne est stable, et ils la laissent sortir. C'est là que le danger revient : si la personne refuse tous soins et qu'elle ne présente pas à nouveau de signes dangereux, le cycle infernal recommence. Je suis de tout coeur avec vous car même si vous pensez quitter votre mari, ce ne sera pas facile : il va essayer de vous garder, il va redevenir tel qu'il était avant et aux yeux de tout le monde, ce sera vous la méchante. La seule chance, c'est qu'il accepte de continuer à se soigner. J'espère qu'il en sera ainsi pour vous. Bon courage.

 

Ecrit par: izourt le 20-04-2012

Bonjour à tous ,je viens de lire tout vos commentaires pour malheureusement constater et me confirmer que je suis dans quaziment tous les cas sité . depuis hier soir 18h00 je suis passé dans un état complètement "noir "à deux doigts de craquer et dont je viens de couper les ponts avec ma mère qui souffre de paranoia et qui jusqu'à ce jour me traitait plus bas que terre pour tous ce que je peux faire avec ma petite famille qui se compose de mes 4 enfants ( 8mois ,8 ans , 12 ans et 17 ans )et mon épouse .Dans 1 mois a peu pret ça fera 6 ans que mon père est décédé.il à mis fin à ses jours à l'age de 65 ans suite au soucis de paranoia de ma mère dont il n'a jamais voulu me parler et de ce silence mon père l'a payé de sa vie .elle a toujours rabaissée mon père devant tous le monde ,par contre ce quelle ne sait toujours pas à ce jour ,c'est que mon père avant de se suicider , m'a laisser caché dans un coin de la maison ,son "journal intime" datant depuis 1986 environ ou il décrit tous ses problèmes à l'encontre de ma mère ,et à ma grande surprise ,j'ai découvert petit a petit de ce qu'il avait pu subir durant toutes ces annnées .Aujourd'hui elle est suivi par un psychiatre sur pamiers (09)qui n'est pas "foutu" de s'en occuper réèllement et dont ma mère à réussi à l'endormir en lui disant que depuis quelques temps elle se sentait mieux et quelle pouvait lui diminer son traitement ,quelle ne prend plus aujourd'hui. 
De plus de son entourage ,il ne lui reste plus grand monde étant donné qu'elle à mis dehors beaucoup de ses amies et aujourd'hui c'est moi qui suit devenu son "ennemi". 
heureusement que ma petite famille me soutient et que mon épouse à les reins solide pour confronter ce genre de situation. 
Si toutefois quelqu'un à une solution pour pouvoir sortir de ce chemin apparament sans issue ,faite moi un signe ,aidez moi !!!!

 

Ecrit par: Anonyme le 23-04-2012

A Izourt 
Bonjour 
J'ai lu votre témoignage qui ressemble malheureusement au mien. Mon père vit toujours avec ma mère. J'ai moi-même bien sûr évité le plus possible les relations avec ma mère. Maintenant que mes enfants sont grands, j'ai même complètement coupé tous les ponts (j'ai quand même des nouvelles via les mains courantes de gendarmerie et autres médecins et hôpitaux psy ...). Par contre ce qui m'interpelle et contre lequel je voudrais vous mettre en garde, c'est que vous dites que vous coupez les ponts. Vous dites également que vous avez des enfants en bas âge : méfiez-vous votre mère peut aller jusqu'à porter plainte contre vous si jamais elle décide que vous l'empéchez de voir ses petits-enfants et hélas elle risque d'avoir gain de cause. Surtout maintenant que votre père est décédé, elle va vouloir revenir vers vous (bien sûr pour vous pourrir la vie). Moi-même j'ai laissé mes enfants aller la voir (elle ne s'est jamais révélée dangereuse avec eux). Maintenant qu'ils sont grands (24 et 21 ans), ce sont eux qui se sont rendus compte tous seuls qu'elle a un problème et ils ont décidé d'éviter son contact. J'ai été très prudente lorsqu'ils étaient petits en les laissant avec elle (ça avait l'air même de la calmer) car je sais qu'elle aurait été capable d'aller jusqu'à la plainte (elle est en ce moment même en procès avec l'un de ses frères pour je ne sais quelle obscure raison sans compter les autres plaintes qu'elle a déposé au sujet d'un autre de ses frères, procès qu'elle a gagné). Donc méfiance et prudence, ce sont des gens très intelligents et persuasifs (la preuve votre mère a réussi à convaincre son psy qu'elle allait mieux). Vous avez comme moi la chance d'avoir un conjoint compréhensif et croyez-moi c'est très précieux dans les moments de doute, comme celui que vous traversez actuellement. Et surtout soyez prudents avec vos enfants, ne leur interdisez pas d'aller la voir, elle risque de retourner vos enfants contre vous. Si vous voulez correspondre avec moi, pas de problème, j'ai vécu tout cela et je sais que c'est bien difficile lorsque personne d'autre ne comprend votre situation.

 

Ecrit par: Stephane le 24-04-2012

D'intéressants témoignages, merci à tous de partager vos expériences et vos conseils, de proches à proches. Les récents témoignages rappellent trois points importants avec lesquels les proches sont parfois amenés à composer :  
- les relations familiales souffrent généralement beaucoup de la présence d'un paranoïaque. Si la solution n'est pas d'isoler celui-ci, il arrive qu'il faille envisager cette option pour sauvegarder la santé mentale du reste de la famille. 
- la vie professionnelle et socio-affective, du paranoïaque, est beaucoup plus que d'ordinaire, émaillée de conflits allant jusqu'aux procédures judiciaires difficiles et longues. C'est parfois le seul moyen que la paranoïaque trouve pour rester en contact avec ceux qu'il aime (car il les aiment, oui! C'est ce qui explique son engagement, dans de mauvaises directions, malheureusement) et qui le rejettent. 
- Le paranoïaque est aussi un as de la manipulation lorsqu'il s'agit d'étouffer ses symptômes devant le psychologue ou le psychiatre, et de paraître "normal". Se posant en victime, il se joue parfois des médecins ou psys (ce n'est pas forcément de leur faute, mais chaque psy ne peut pas forcément passer 3 ans à suivre un cas pour repérer les moments ou le paranoïaque exprimera ses pensées délirantes). Tout ceci peut amener la justice à trancher en sa faveur, faute d'avoir pu montrer la vraie nature du paranoïaque. On peut cependant demander l'examen ou le suivi psy, non pas de la personne paranoïaque, mais des personnes sur lesquelles il est susceptible d'avoir une influence négative, par exemple, les enfants, les proches. Des personnes en souffrance sont plus faciles à repérer, pour un psy, qu'une personne qui tente de cacher sa nature devant le psy. Cela peut être une solution pour faire valoir devant la justice, le danger encouru par les petits-enfants, par exemple.

 

Ecrit par: Anonyme le 25-04-2012

Bonjour Stéphane 
Merci d'apporter vos remarques. Vous avez entièrement raison, les personnes paranoïaques aiment leurs proches, je pense d'un amour exclusif qui ne souffre pas d'être contrarié. Comme ma mère n'avait pas de mes nouvelles depuis longtemps, elle m'a écrit une lettre pour mon anniversaire, en me disant qu'elle m'aime mais que ce sont les autres qui la poussent à agir comme elle le fait. 
Par contre ce qui m'interpelle dans votre commentaire, c'est que vous suggérez de faire suivre les proches par un psy. Je sais que ce serait sûrement valable (dans le cadre par exemple d'un potentiel dépôt de plainte) mais je trouve que c'est quand même fort de faire suivre des gens qui n'ont pas d'autre problème que leur proche parano (qui est lui-même le problème) ! Je me suis aperçue depuis très longtemps que ce problème de paranoïa est insoluble et c'est vraiment terrible d'avoir un membre de sa famille dans cette situation. Comme je le disais, la consolation est de savoir (grâce à des sites comme celui-ci) que d'autres personnes sont confrontées au même problème,car on se sent bien seul face à cela et c'est vrai que pour certains, le suicide est la seule issue (ma soeur lorsqu'elle était plus jeune et encore avec ma mère a d'ailleurs fait une tentative). Il faut vraiment être très fort psychologiquement pour résister, mais avec le temps, on se sent usé, sachant qu'il n'y a pas de solution. Il faudrait vraiment que la recherche avance, pour savoir ce qui se passe dans le cerveau de ces gens. Ils sont manifestement malades, ils le savent (ou le soupçonnent) mais ils persistent. Je trouve d'ailleurs en ce sens admirable la façon de se comporter de Véritableparano, qui sait qu'il est malade, et qui accepte de se soigner. Mais combien sont comme lui ? Qu'est-ce qui fait que lui se rend compte de sa situation et pas les autres malades ? Beaucoup de questions et malheureusement peu de réponses.

 

Ecrit par: Stephane le 26-04-2012

Bonjour. Je comprends votre étonnement lors de la suggestion du suivi psy des proches. Il est possible que vous ressentiez le suivi psy comme une sanction ou la preuve d'une pathologie mentale, ou encore, que vous pensiez que seuls les malades ont vocation à être suivi par un psy. Dans cette conception, je comprends que vous vous étonniez de la suggestion de suivi de personnes qui n'ont pas de "problèmes". Cependant... 
 
Certaines approches ou conception de la psychologie considèrent que les psys ne traitent les maladies ou troubles mentaux, mais la souffrance, qui se trouve être un facteur essentiel (par exemple, grâce auquel on distingue un état pathologique d'un état non pathologique). 
 
La thérapie ou le suivi psy n'est pas une sanction, mais une aide : aussi, le suivi des proches d'un paranoïaque a-t-il un sens : ce n'est pas parce qu'il n y a pas de trouble mental sous-jacent qu'il n'y a pas de souffrance, or, s'il y'a effectivement souffrance, c'est là où le psy peut intervenir. 
 
A contrario, tous les troubles mentaux ne nécessitent pas forcément un suivi psy : une personne présentant un trouble mental qui ne l'empêche pas d'être autonome, qui ne le fait pas souffrir, ni ne fait souffrir qui que ce soit, ne justifie pas de prise en charge (sauf si l'on veut faire rentrer cette personne dans le moule de la normalité pour x raisons). 
 
Ce qu'il faut comprendre de la suggestion de suivi, c'est donc que la situation est la suivante : il y'a une personne paranoïaque et des proches. Si les proches souffrent de cette situation, alors, le psy peut les aider. Votre commentaire donne par ailleurs un très bon exemple de l'utilité, voire la nécessité, pour le psy, de se soucier de la santé des proches, certains allant parfois jusqu'à choisir des options définitives pour éviter de souffrir - il est évident qu'en tel cas, le psy peut apporter un soutien appréciable. Bien sûr, le mieux, est toujours de tenter de travailler sr la source de la souffrance (le paranoïaque). Mais cet article et les différents commentaires montrent combien cela peut être difficile. A défaut, il n'est quand même pas question de laisser tomber les proches en souffrance et les laisser se débrouiller seuls! 
 
J'espère avoir expliqué correctement pourquoi l'étonnante suggestion n'est en définitive pas si étonnante!

 

Ecrit par: 136 le 19-10-2012

Tout d’abord un grand merci à la personne qui est à l’origine de ce forum car effectivement les proches de ces malades se sentent bien seuls face à leur souffrance. Les médecins m’ont juste dit de « me protéger et de garder l’éloignement géographique ». Merci aussi aux personnes malades qui ont eu le courage de témoigner. 
 
J’ai une mère paranoïaque depuis très, très longtemps et il a fallu une tentative de suicide de sa part (5 jours de réanimation dont elle est sortie dans le même état de déni qu’avant) pour qu’elle soit enfin prise en mains par des psychiatres et traitée par neuroleptiques. Son médecin généraliste que j’avais alerté 4 mois avant a fait preuve d’un désintéressement et d’un laxisme incroyable alors qu’il connaissait le diagnostic fait par un neurologue. Il était très énervé, m’a dit texto « qu’il était médecin et n’était pas là pour écouter les délires de ma mère, qu’elle ne voulait pas se soigner, que l’hospitalisation sous contrainte était une procédure lourde et nécessitait la présence d’un officier de police, que je cristalliserai sur moi toute sa haine et que de toute façon j’en prenais plein pour mon grade, qu’il allait partir en vacances et n’aurait pas le temps de passer à la maison… ». Je suis sortie abasourdie de son cabinet et tellement désemparée que je n’ai rien fait. Lorsque je l’ai appelé pour le prévenir de sa TS, il m’a répondu « qu’il ne voyait pas les choses ainsi, qu’elle ne lui en avait jamais parlé et qu’il téléphonerait à l’hôpital pour prendre de ses nouvelles » ce qu’il n’a jamais fait ! Quant à mon père, il supportait au quotidien la situation sans rien dire et sans aucun traitement médical. J’ai même appris par une aide ménagère que ma mère l’avait déjà poussé assez violemment en l’accusant. Aujourd’hui ils sont chacun dans une maison de retraite différente, mais j’ai dû dépenser beaucoup d’énergie pour que le personnel se rende compte de la situation tant la version de ma mère et la mienne était différente. La période où ma mère était en psychiatrie a aussi très dure pour moi car j’ai été mise à l’épreuve. Je suis forte, mais parfois je craque et pleure toute seule à la maison. 
 
Ma mère savait tellement être convaincante qu’elle avait entraîné mon père dans sa folie au cours des années jusqu’à ce qu’il s’en rende enfin compte et s’enferme dans un mutisme total. 
Pour ma part, mon mari et moi avons subi des accusations ayant même eu des conséquences très graves. Nous avions même failli divorcer car mon mari ne supportait plus la situation intolérable. Puis il avait fait beaucoup d’efforts pour maintenir le contact avec eux. Quant à moi, j’ai énormément souffert, faisant parfois l’objet de harcèlement au téléphone. C’était toujours moi la méchante… Nous nous rendions bien compte que tout cela était anormal et avions essayé d’en parler à mon père qui nous avait opposé un manque de respect, mais comme je ne connaissais pas ces maladies, ma mère réussissait encore à me faire culpabiliser (elle avait même convaincu un médecin de téléphoner de chez elle pour me dire que ma mère était malade à cause de moi). Puis elle se montrait gentille pendant un certain temps jusqu’à ce que le cycle infernal reparte.  
 
Pour ce qui est de mes enfants, ma mère était jalouse de nos relations très proches et elle a réussi à tout détruire en prenant systématiquement le contrecoup de ce que nous décidions et en se les accaparant en leur promettant de l’argent et en se montrant très gentille avec eux. Ils ont rompu les contacts avec nous et avec d’autres, pratiquement du jour au lendemain ce qui a sidéré tous ceux qui nous connaissaient. J’ai quand même pu parler par hasard au téléphone à l’un deux de l’état de ma mère, et même s’il a semblé ne pas me croire, j’espère que le temps le fera réfléchir car il sait que je ne suis pas une menteuse. Quant à l’autre, il n’est pas du tout stable et je pense que le travail de sape de ma mère a été très mauvais car sournois. De toute façon, chaque fois qu’il y a un paranoïaque dans une famille, les membres en sont impactés plus ou moins gravement. 
 
Une personne habituée à ce genre de situation m’a dit qu’il fallait écouter sa conscience pour ne pas avoir de regrets. Si à un moment, on ne peut plus supporter, il vaut mieux s’éloigner au lieu de tomber aussi malade.

 

Ecrit par: Stephane le 22-10-2012

Ce témoignage porte à l'attention et illustre parfaitement des caractéristiques très intéressantes du quotidien de l'entourage de paranoïaques : 
 
La manipulation et la victimisation du paranoïaque : manipuler les proches, se faire passer pour la victime auprès de ceux-ci ou auprès des médecins, ainsi que du personnel médical et, hélas, judiciaire... 
 
La Grande Différence des Versions : le paranoïaque a une version très différente des évènements, dont il tente de convaincre les autres, parce que lui-même en est convaincu au plus haut degré. Souvent, les proches du paranoïaque vont finir par avoir accès à une version totalement différente, et progressivement remettre en cause la version du paranoïaque. Il faut laisser faire le temps... 
 
Les énormes difficultés de prise en charge : la difficulté des médecins à reconnaître le paranoïaque, à faire face à cet état chez un patient. La difficulté des proches à faire reconnaître au personnel médical la maladie, jusqu'à parfois même, passer pour le "méchant" auprès de ce personnel... La prise en charge est souvent très lourde puisqu'en dehors des phases de délires complets, le paranoïaque est extrêmement convaincant et arrive très bien à se faire passer pour un saint, et une personne saine. 
 
L'asservissement et l'embrigadement de proches ou d'amis : la puissance de manipulation du paranoïaque est incroyable. A force d'insistance, de répétition, de harcèlement, de propagande, le paranoïaque arrive à implanter dans l'esprit d'autres personnes, ses propres interprétations erronées de la réalité (il arrive à faire partager ses délires, sous une apparence de logique...). Plusieurs signes sont toutefois révélateurs : le paranoïaque, comme les gourous des sectes, tentera de couper les ponts entre ses victimes et leurs proches, les montera contre eux, etc... Le paranoïaque a également peu d'amis, fait souvent de nouvelles connaissances qui adhèrent premièrement au délire paranoïaque, jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que quelque chose ne tourne pas très rond... Le paranoïaque s'en éloigne alors et cherche de nouveaux soutiens... Par conséquence, le paranoïaque a très peu d'amis connus depuis longtemps, ce qui est un signe fort. 
 
Le potentiel destructeur du paranoïaque : on le croirait parfois né pour détruire le bonheur d'autrui. Détruire les relations, envenimer les situations... Le paranoïaque profite des moments de détresse et de doute pour aggraver les situations plutôt que de les arranger (sauf si cela les arrange dans le sens qu'ils souhaitent...). Mais il faut se rappeler que le paranoïaque souffre énormément. En fait, le paranoïaque fait partie de ces personnes qui ont très, très, très peu de chances d'être un jour heureux. Pas forcément à cause des évènements ou de leurs relations... mais simplement parce qu'ils sont incapables de ressentir le bonheur, lequel leur parait suspect : même lorsque tout va bien, c'est que cela cache quelque chose. Ils vont donc jusqu'à inventer des conflits et problèmes, tester l'entourage, éprouver les relations... ce qui mène inexorablement à la destruction de cet état heureux... Pire : leur malheur et leur "bonheur" ne supporte pas celui des autres. être heureux, pour un paranoïaque, semble n'avoir de sens que lorsque les autres sont malheureux.

 

Ecrit par: véritableparano le 22-10-2012

Chaque cas de paranoïa est différent d'un autre, mais on retrouve les mêmes travers chez les malades d'après ce que j'ai pu en lire. En tout cas, en ce qui me concerne je me reconnais dans les descriptions de Stéphane. J'avais des hallucinations qui ont forgé des certitudes et mon comportement en découlait. Mes rêves alimentaient mes délires, je ne faisais plus le distinguo entre ce que je vivais, voyais dans mes journées et mes rêves/cauchemars la nuit. 
Je voyais à travers un prisme, une réalité tout-autre, la mienne. 
Je pensais être victime d'un complot et j'ai entrainé une partie de mon entourage dans mes délires de persécussions. 
Par contre je suis en désaccord avec le dernier paragraphe de Stéphane, après une bonne prise en charge en HP, un suivi psychiatrique et psychanalytique ainsi qu'une observance irreprochable des injections de neuroléptique on peut retrouver une vie normale. 
Je vois mes enfants tous les 15 jours dans un point rencontre et ce pendant une période de deux ans, puis si tout se passe bien je pourrai les revoir de manière normale. 
Je suis heureux même si la situation n'est pas facile, il m'a fallu du temps pour digérer ma paranoïa. 
J'en parle librement avec ma famille et mes amis. 
On peut rebondir après avoir eu des délires, des hallucinations et même après avoir tenté de mettre fin à ses jours. 
Je me surveille tous les jours, je sais que je ne dois pas: prendre de drogues, boire 3 ou 4 verres d'alcool. 
Je fais attention aux autres, à moi. 
Je retrouve une joie de vivre, je fais de la méditation et celà m'aide beaucoup. J'ai eu la chance de rencontrer un très bon guide de méditation. Et je conseille cette pratique aux paranoïaques, une fois les crises passées bien-sûr et une fois que l'on prend un neuroléptique et que l'on a une bonne hygiène de vie. 
Et contrairement à ce que dit Stéphane, plus les gens autour de moi sont heureux et plus je suis heureux. 
 
A méditer.

 

Ecrit par: véritableparano le 22-10-2012

:grin

 

Ecrit par: Stephane le 23-10-2012

Effectivement. Plusieurs paramètres rentrent en compte et on ne peut certainement pas remettre en cause l'unicité de chacun. Tomber sur le bonnes personnes, avoir les bons soutiens... Une bonne éducation, une bonne introspection, sont autant de points positifs qui peuvent mener le patient à remettre en cause des croyances inappropriées. On constate pourtant que la paranoïa reste une affection particulièrement difficile à atténuer, par le simple fait que proposer un traitement et considérer le patient comme malade, peut paradoxalement alimenter sa paranoïa.

 

Ecrit par: Anonyme le 23-10-2012

Le nouveau témoignage posté par 136 est encore une illustration du problème que représente la présence au sein d'une famille d'un membre qui souffre de paranoïa. Effectivement on ne peut rien faire en tant que membre ''sain''. J'ai moi-même parlé au médecin traitant de ma mère (elle en a changé plusieurs fois depuis car ils sont tous suspects à ses yeux) et celle-ci m'a dit qu'on ne pouvait pas soigner quelqu'un contre son gré et que l'hsopitalisation d'office était une procédure qui ne se met pas en place facilement, tant que la personne ne représente aucun danger, ni pour elle ni pour son entourage. Et en effet, elles sont tellement ''rouées'', si l'on peut dire, qu'elles savent s'arrêter avant qu'il ne leur arrive quelque chose de ce type. Je suis par contre étonnée que ses enfants soient avec leur grand-mère et contre elle. En effet, généralement, surtout pour des membres de la famille, ceux-ci s'aperçoivent assez vite qu'il y a un problème avec la personne qui souffre de paranoïa. Mes propres enfants, sans que j'ai eu à intervenir, ont conclu tous seuls que ma mère avait un problème. Ils se sont fait leur opinion assez jeunes. Je ne leur ai jamais interdit d'aller voir leur grand-mère. En fait, je laisse faire ma mère, je ne cautionne aucun de ses actes, je ne lui laisse aucune prise sur moi (ce qui la met dans une rage folle) et quand elle va trop loin dans le harcèlement, je la remets à sa place avec des mots très forts et qui ne lui laissent pas de place au doute quand à ce que je peux penser d'elle. Elle se calme pour un moment mais je sais qu'elle cherche quelqu'un d'autre à harceler (mais j'ai toujours été sa préférée pour ce type de comportement). Seulement aujourd'hui elle n'a plus aucune prise sur moi et honnêtement ça me soulage lorsque je lui dis ce que je pense d'elle. Je lui ai aussi dit que je n'hésiterai pas à être très méchante avec elle et elle sait très bien que jen suis capable. Je n'ai aucun état d'âme à dire ceci, même si c'est ma mère, et je ne me sens en aucune façon coupable de quoi que ce soit car elle m'a assez pourri la vie comme ça. C'est pour cela qu'il ne faut pas hésiter effectivement à se protéger soi-même car ces personnes paranoïaques sont inguérissables. Il serait quand même dommage de tomber malade et d'avoir à se soigner à cause de ces personnes. En tout cas, j'admire Véritableparano, car je ne connais personne qui peut parler ainsi de son problème. Il serait intéressant de savoir s'il existe d'autres personnes comme lui, cela pourrait faire avancer les méthodes de soin pour les autres malades.

 

Ecrit par: véritableparano le 23-10-2012

Pour ma part je sais que je serai toujours paranoïaque, c'est pourquoi j'ai fait le choix de passer aux injections IM (intra-musculaire) afin d'éviter tout oubli, d'avoir le moins d'effets secondaires et surtout de ne pas faire de rechutes. 
Il y a peu de chances que je n'aie pas de nouveaux délires si je ne prend pas un neuroléptique, antipsychotique (le Risperdal). 
Je pense que l'on peut prendre le taureau par les cornes et s'en sortir. 
Avec mon psychiatre et mon psychiatre psychanalyste je démine mes délires passés, on en rigole et j'analyse ma psychorigidité et tout le reste. 
Merci pour ce blog.

 

Ecrit par: 136 le 26-10-2012

Plus j’avance et plus je découvre le monde de folie dans lequel s’étaient enfermés mes parents. Moi aussi j’ai du mal à comprendre le comportement de mes enfants, mais je garde espoir. En fait ma mère est intervenue chez de jeunes adultes en crise d’ados tardive qu’elle a achetés avec de l’argent à un moment où il était très facile de les appâter pour assouvir leurs envies. Et comme les garçons sont mûrs tardivement, je laisse le temps agir, persuadée qu’ils réfléchiront un jour. Rien ne sert de bousculer les choses, chacun doit trouver son chemin. Il y a déjà de petits signes positifs depuis qu’ils savent la vérité, mais compte tenu des dégâts, le processus risque d’être long.  
 
Peut-être n’ai-je pas été assez ferme avec ma mère au fil des années. Aujourd’hui, je n’hésite pas à lui dire les choses, parfois devant témoin ce qui la gêne énormément car elle ne peut plus mentir. Néanmoins, elle ne se démonte pas et semble indifférente à mes propos. 
 
Mais j’ai découvert récemment tellement de choses douloureuses pour moi (même si je sais que ces accusations étaient fausses) que je ne veux plus voir mes parents (je me demande ce que j’étais devenue pour eux), du moins en ce moment. J’ai besoin de m’éloigner pour me ressourcer et ne pas tomber moi-même malade. Le corps médical reconnaît en effet que ce que je porte est très lourd. Je suis fille unique, me suis toujours occupée d’eux quand ils ont eu besoin de mon aide et ressens d’autant plus l’injustice face à tout ce qu’ils m’ont fait. 
 
Bravo à la personne qui se soigne pour améliorer son état et ses relations sociales. Je ne sais pas s’il y a beaucoup de cas semblables. En tout cas, je n’ai pas eu la chance d’avoir une mère comme cela. Elle est toujours dans le déni, et comme elle n’a jamais voulu se soigner, son délire a été « invasif » (terme du psychiatre), et à son âge, elle n’a plus aucune chance de voir son état s’améliorer. Les neuroleptiques ne peuvent que lui atténuer sa souffrance, mais elle reste convaincue des accusations qu’elle porte.  
 
Peut-être qu’un tel forum fera avancer les choses et donnera envie aux malades de se soigner pour le bien de tout le monde. Pourquoi les médias ne font-ils pas une émission sur le sujet ? Est-ce encore tabou ?

 

Ecrit par: natali le 29-10-2012

bonjour, 
depuis le 26/10/12 mon conjoint est hospitalisé d'office.... j'ai du tél le samu car ses gestes allaient bcp trop loin,il se menacait avec 2 couteaux... la crise precedente je lui avais dit que j allais tél le samu et cette fois-ci quand il a vu que je prenais le tél c'est mm lui qui me disait de les appeller... le rps que les secours arrivent il est resté là calme sur le canapé... depuis de nbres j'avais des doutes car depuis plus de 6 ans il se sent harceler: ca a commencer par un voisin qui travaillait avec lui et donc apres se fut au travail (en sachant qu il travaille ds une grde entreprise de + 10000 employes) puis ds notre rue avec les commercant donc nous avons déménager... qq tps apres il me disant que mm en voiture y en avait qui lui foncait dessus expres etc... en décembre 2011 je le trouvais depressif j'ai accouché de jumeaux en fevrier 2012 et là horrible car des le lendemain de l accouchement il m a dit qu il doutait etre le pere alors que nous avions fait une f.i.v etc... comme je ne savais plus comment l aider car à son travail ca devenait de pire en pire je lui ai dit d aller chez son medecin qui l a mis en arret maladie... et cet arret n a rien arrangé bien au contraire car ils s en prenais aux voisins ils les entendaient l insulter etc.... et d un coup il a compris qui lui voulait du mal selon ses dires qu il avait compris que c était moi etc..... quand il est en crise il me traite de tous les noms et quand il est "au repos" c est fusionnel entre nous ca fait 15 ans que nous sommes en couple et je l aime encore plus qu au premier jour.... ses crises etaient de plus en plus rapprochés et de plus en plus violente il m attrappait par le cou me donnait des giffles car je ne lui disais pas pourquoi et qui lui voulait du mal... et vendredi le drame il me faisais du chantage au suicide donc j ai appeller.... il a accepté d aller a la clinique mais ce matin j ai donc appris qu il ne voulait pas du traitement et qu il ne comprennais pas pourquoi il etait là... c est une hospitalisation d'office... je pensais que ce qu il s etait passer vendredi etait un appel au secours mais là je suis perdu... je ne pourrais voir un medecin que mercredi..c'est tres dur je ne sais plus quoi penser..

 

Ecrit par: véritableparano le 29-10-2012

Natali, 
Vous avez de la chance votre conjoint n'a ni blessé ni tué quelqu'un. Il est entre de bonnes mains. 
Grâce à l'hospitalisation d'office il a une obligation de soins, du moins pendant sa période à l'HP. 
J'ai eu la chance d'avoir un très bon psychiatre et un très bon psychologue, mais malgré ceci et un séjour assez long (4 mois)je ne suis redescendu de mes délires qu'au bout de 3 mois et 1/2.  
J'avais des doses de Loxapac assez élevées mais rien n'y faisait, je restais dans ma persécution puis je suis passé à des délires mégalos. 
En fait ce n'est pas tellement le passage à l'HP qui pose problème, même si pour moi se fut long et douloureux, ce qui est le plus dur à digérer c'est de se dire que l'on est paranoïaque, que l'on doit se soigner à vie. 
Surtout ne le laissez pas tomber, accompagnez le pendant cette période difficile mais surtout ne rentrez jamais dans ses délires. J'espère pour vous deux qu'il acceptera de parler avec son médecin et son psychologue et les infirmiers et qu'il comprendra l'intérêt d'avoir des injections à effet retard de neuroléptique. 
 
Bon courage.

 

Ecrit par: natali le 29-10-2012

merci de m avoir repondu.... je sais au fond de moi que c est le meilleur choix que j ai fait avant qu un drame n arrive..... pour l instant il me deteste du moins je pense car il me pretend responsable de tout. quand il n est plus en crise c est tres fusionnel entre nous donc j ai espoir.et je vous rassure j irai jusqu au bout pour l aider le soutenir je suis convaincu que c est l homme de ma vie,je ne le laisserai pas tomber sauf si c est lui qui le veut..... 
votre message m a redonné un peu espoir....merci infiniment car ca fait du bien d en parler...

 

Ecrit par: natali le 29-10-2012

veritableparano 
encore une ptite question comment avez vous admis qu'effectivement vous étiez malade,est ce un déclic,est ce les médoc,est ce qu'au fond de vous vous en étiez conscient qd vous n'étiez pas en crise.... je vous demande cela car j'ai la conviction que mon conjoint sent qu'il va mal qd il n'est pas en crise mais depuis vendredi le jour de son hospitalisation il refuse le traitement et comme il est calme il ne le force pas à le prendre.. ils m'ont dit qu'ils essayaient le dialogue... merci

 

Ecrit par: véritableparano le 29-10-2012

En fait j'ai eu 2 hospitalisations, à ma sortie de l'HP la première fois j'avais promi à mon ex-femme de me soigner (j'étais encore marié à ce moment-là). Je ne l'ai fait qu'après ma deuxième hospitalisation malheureusement. 
Pendant 1 an entre la 1ère et la 2ème décompensation les délires se sont atténués puis ont repris de plus belle. 
Par moment j'avais tout mon esprit, j'étais je crois lucide. J'avais décidé au cours de cette année entre les 2 hospitalisations de faire une psychothérapie ou une psychanalyse mais les délires sont revenus au galop et lors des entretiens mes propos n'étaient que délires, mon psychiatre n'a pas réussit à discerner quand je délirais et quand j'étais dans le vrai je crois.... 
En dehors des fortes périodes de stress je redevenais moi-même, j'arrivais à poser les choses. 
Mais même si l'on est conscient que l'on est malade cela ne suffit pas à enrayer la maladie, loin de là. 
Lorsqu'une crise survenait j'étais face à un raz de marée, je ne sais pas si vous me suivez? 
Maintenant je ne veux pas revivre une autre décompensation, j'ai blessé quelqu'un et failli la tuer. 
Je ne peux pas me permettre de reproduire un acte pareil, c'est pourquoi je suis résolu à prendre à vie un antipsychotique. 
J'ai refusé mon traitement pendant un temps à l'hôpital mais au bout de quelques jours j'ai repri mes cachets, heureusement. 
Je me rendais compte que j'étais malade par moment puis je replongeais dans ma paranoïa avec tous mes délires d'empoisonnement... 
Chez moi , désolé de vous le dire mais il y avait toujours le calme avant la tempête. Des périodes de ruminations, de dépressions avant les délires qui se sont étendus à tout et à presque tout le monde. 
Je sais que sans médicamment je revivrais d'autres crises et sans doute encore plus fortes que celles que j''ai connues. 
Le dialogue sans neuroléptique me laisse scéptique, je crois que l'on est obligé de "casser" le patient pour qu'il redescende sur terre. 
 
Beaucoup de psychiatres, psychologues et d'infirmiers (encore plus) ne comprènent pas les ressorts de la paranoïa et sont complètement à côté de la palque quant-ils essaient d'entrer en communication avec un paranoïaque (même s'il est en délire atténué). 
 
Ne parlez peut-être pas de maladie avec lui, certaines fois il est préférable de laisser les médecins s'en charger. 
Il prendra conscience de sa pathologie avec le temps, à condition que l'enfermement ne soit pas trop court comme pour moi la première fois. 
Mais bon ce qui s'applique à moi ne s'applique pas forcément à tout les paranos. 
 
Good luck!

 

Ecrit par: natali le 31-10-2012

merci pour votre temoignage...... j ai vu son medecin toute a l heure et depuis lundi il prend son traitement pas avec le sourire mais il le prend.... j attend pour l instant aucune visite et pas de telephone.son medecin trouve que depuis lundi il parle plus.j attend je ne peux faire que ca. encore merci

 

Ecrit par: véritableparano le 31-10-2012

De rien. 
Il m'a fallu du temps pour redescendre de mes délires, je ne sais pas si ce sera pareil pour votre conjoint? J'espère que non. 
Il ne faut pas prendre en compte les atrocités que l'on peut dire quand on est paranoïaque et que l'on est encore en plein délire. 
Je vous souhaite bon courage pour la suite.

 

Ecrit par: natali le 06-11-2012

ca fait une semaine que mon conjoint accepte de prendre son traitement,depuis hier il a le droit de recevoir des coups de tel.Tout à l'heure j'ai pu enfin entendre sa voix mais d'un côté j'aurai presque préféré ne pas l'appeller.Il ne comprend pas pourquoi il est làbas,il se sent chouter,il n'arrive pas à réfléchir etc..... il me dit qu'il m'aime mais il voudrait qu'on s'éloigne qq jours l'un de l'autre pour réfléchir car il dit qu'avec les cachets il n'y arrive pas!!! il est tjs sur la même dynamique,je ne sais plus quoi penser!! je sais que ca ne fait qu une semaine qu'il est là mais ce coup de téléphone m'a un peu démoralisé.... il ne parlait que de lui et moi est ce qu'il se rend compte à quel point je souffre!!!! en plus ca l'enerve car avec sa psy c'est lui qui doit parler et à priori elle ne lui dit pas grand chose... il ne se sent pas bien avec son traitement,vertige etc.... je ne sais plus,j'ai peur...

 

Ecrit par: véritableparano le 06-11-2012

Votre conjoint accepte de prendre son traitement assez rapidement, ça semble très positif. 
Vu les doses de cheval que l'on nous donne à l'HP pas étonnant qu'il se sente shooté, qu'il ai du mal à réfléchir et qu'il ne se sente pas à sa place (je comprends tout à fait). 
Après mes phases de délires carabinés je redescendait sur terre et je ne comprenais ni l'enfermement ni les médicaments. 
Votre conjoint n'a peut-être aucune conscience de votre souffrance tout comme je ne me préoccupais pas de mon ex-femme quand j'étais hospitalisé. Ca ne veut pas dire qu'au fond de lui il ne vous aime pas. 
Il ne faut pas se décourager au bout d'une semaine et il n'y a aucune raison d'avoir peur. 
Il faut laisser passer du temps, qu'il se rende compte de sa pathologie et du traitement à vie que cela impose. 
Si le ou la psy ne convient pas il faut en changer tout simplement. 
Armez vous de courage et de patience, il en vaut sans doute le coup.

 

Ecrit par: natali le 06-11-2012

merci vraiment merci de me répondre... votre expérience m'aide à comprendre,je suis consciente que ça va être long... mais c'est vrai que c'est dur pour lui et pour moi également! je garde espoir,j'espère vraiment que ça aille mieux! de toute façon je vais prendre rdv avec sa psy pour voir ce qu'elle dit enfin si elle me dit qq chose?! c'est vrai qu'il ne parlait que de lui,pas une fois il a pris des nouvelles de nos enfants ni de moi mais je peux comprendre... il m'a quand même dit qu'il avait accroché une photo de nous deux (que je lui avais donné le jour de son hospitalisation) dans sa chambre... ça m'a fait très plaisir! ce n'est qu'un détail mais ça m'a touché!!

 

Ecrit par: véritableparano le 07-11-2012

De rien pour l'aide. 
Lorsque j'ai eu ma première hospitalisation je ressassais énormement, je gardais tous mes délires pour moi et me livrais très peu à mon psychiatre, ce qui fait que par la suite il n'a pas pu donner le bon diagnostique, et je suis sorti sans traitement et sans suivi. 
Je ne pense pas avoir demandé des nouvelles de mes deux enfants pendant ma première hospitalisation moi non plus. 
Il est dit que les paranoïaques sont plutôt égocentriques, pour moi c'était le cas, moi et mes délires voilà ce qui était le plus important. 
Est-ce que son psy lui a parlé de traitement sous forme d'injections, il y a moins d'effets secondaires (pour moi aucun mis-à part la libido en berne). 
Le Risperdal Consta que je prends deux fois par mois en intra-musculaire va bientôt être commercialisé sous une autre forme: ce sera une injection mensuelle uniquement. 
Je verrais moins mes infirmières (snifff). 
Les effets du produit sont beaucoup moins génants, l'effet est lissé, on n'a pas le coup de barre après traitement comme le soir à l'HP. 
Je connais un peu aussi le Loxapac, c'est ce que j'avais quand j'étais enfermé mais il n'existe pas sous forme injectable. Ça m'assomait beaucoup, je n'arrivais plus à lire, je me sentais empoisonné. 
Il faut que le traitement soit le plus "soft" possible afin qu'il n'y ai pas abandon et rechutes. 
On vit très bien avec un neuroléptique-anti psychotique si on conjuge hygiène ce vie et entretiens avec un psychiatre-psychologue- psychothérapeute. 
Patience

 

Ecrit par: LAROUSSO le 08-11-2012

Bonjour Véritable parano, merci d'être toujours aussi présent pour les gens qui s'interrogent sur la paranoia car malgré plusieurs mois qui se sont écoulés depuis la 1ère hospitalisation de mon ami, le corps médical est toujours aussi absent à mon niveau pour me conseiller ou m'expliquer ce qui se passe. Si je viens à nouveau sur ce site aujourd'hui, c'est pour toi Natali, car ton désarroi me fait exactement penser au mien il y a quelques mois, alors je voudrais juste t'apporter mon soutien dans ces moments vraiment difficiles, car je sais que l'on se sent vraiment impuissant face à ça, et même que l'on culpabilise de l'internement forcé. Voilà, je ne veux pas te décourager mais je pense qu'il est important que tu prennes conscience de ce qui peut t'attendre dans les mois à venir. J'avais la même détermination que toi à ce qu'il s'en sorte (même si nous ne sommes pas mariés et que nous n'avons pas d'enfants), tu peux relire mes témoignages sur avril 2012. La situation n'a malheureusement pas évolué favorablement, c'est un combat de tout les jours que je mène. Après la seconde hospitalisation du 06 avril, il est ressorti en juin, un infirmier passe depuis tout les jours pour la prise du Zyprexa, mais toujours aucune prise de conscience sur sa maladie. Dès que j'essaye d'en parler, toujours ce visage qui me terrifie qui apparait devant moi. J'ai menacé de partir plusieurs fois depuis, je l'ai même laissé sans nouvelles pendant 2 jours, et là par contre, il est malheureux, il est même venu à mon travail me supplier de revenir... je suis revenu. Nous ne voyons absolument plus personne, il m'appelait 4 à 5 fois par jour au travail pour s'assurer que j'y suis, je n'ai pas le droit d'arriver 10 minutes en retard.... Ca devient vraiment insupportable, alors j'ai posé mes conditions et pour moi, c'est la seule façon d'avancer. Il ne faut surtout pas t'appitoyer sur ton sort et lui montrer que tu est triste, car pour lui ce serait un signe de culpabilité, en tout cas, c'est ce qui se passe pour moi. Alors, je reste forte et je m'impose, je lui ai dit que s'il ne me fait pas confiance, je m'en vais un point c'est tout car justement, nous n'avons pas d'enfant, je suis et j'ai toujours été indépendant financièrement, donc, je n'ai pas "besoin" de lui. Mais bon, le délire de ton mari est peut-être différent car pour le mien, il a un nom : le délire paranoiaque de jalousie. Je ne peux pas continuer, je suis au travail, à plus tard... et bon courage.

 

Ecrit par: natali le 08-11-2012

bonjour larousso..... ton témoignage me bouleverse car il me fait penser au mien tout en étant différent.aujourd'hui je suis déprimée,je suis triste et tellement impuissante face à tout ça.il est passé au tribunal ce matin "à cause" de la nouvelle loi en vigueur depuis l'année dernière pour lutter contre les hospitalisations abusives,à priori il y a été sans prendre son traitement ce matin sa mère l'a eu au tél tout à l'heure et il n'allait pas bien donc je n'ai pas osé l'appeller peur qu'il soit encore dans ses délires contre moi.je ne sais pas exactement de quel type de paranoia il souffre je verrais surement avec sa psy mercredi enfin j'espère...je ne sais pas exactement combien de tps ton ami est resté à l'hp pour ma part c'est une ho donc sa psy m'a dit qu'il ne sortirait que lorsqu'elle jugera qu'il va mieux...j'espère et je garde encore espoir qu'un jour il accepte sa maladie car je reste convaincue qu'au fond de lui il se sait malade...ce qui me fait c'est que tu dis que ton ami ne prend pas conscience de sa maladie alors qu'il est sous traitement depuis plusieurs mois?! ca m'inquiète affreusement! si véritableparano a un avis là dessus,il est le bienvenue....ma soirée et ma nuit vont être très "mouvementés" mais il faut que je reste forte car nous avons des jumeaux de 8 mois....et c'est eux qui me font tenir le coup! je ne sais pas comment tu fais larousso car je comprend exactement ce que tu ressens!!...peut être à plus tard??!!

 

Ecrit par: véritableparano le 08-11-2012

Je ne suis qu'un paranoïaque pas un psychiatre, pas un psychologue... les quelques lignes que j'écris ne viennent que de ma petite expérience de paranoïaque, de ce que j'ai pu lire sur le sujet et des échanges que j'ai pu avoir avec mes psychiatres... 
D'après ce que j'ai compri il existe de nombreuses formes de paranoïa (autant que de malades à priori). 
C'est extrêmement dur pour le corps médical de parler de cette pathologie et de son évolution. Les poussées de délires dépendent de beaucoup de choses. 
 
Concernant l'internement forcé ou l'HO, c'est plutôt positif, un paranoïaque en liberté ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. Ça peut vous paraître bizarre que je dise cela mais je sais à quel point j'étais dangereux pour les autres et pour moi quand j'étais en pleine crise dans la nature. 
L' HP est à priori un passage obligé lorsque l'on est en crise, ça laisse de sacrées traces mais pour ma part c'est grâce à cette étape que je suis encore en vie, j'étais suicidaire au plus haut point, j'avais des hallucinations très puissantes... 
 
Pour l'entourage du paranoïaque cela doit être extrêmement dur à vivre, je sais que mon ex-femme appréhendait une 2ème hospitalisation. 
Mes enfants (surtout mon ainé) mes parents et mon frère ont soufferts de me voir de nouveau interné. 
 
Mais il ne faut pas du tout culpabiliser, l'HO ou l'hospitalisation à la demande d'un tiers peut sauver la vie du patient et cela passe au dessus de toute considération. 
 
Il faut arriver à convaincre le parano de prendre des injections à effets retards afin qu'il soit moins shooté, que l'effet soit lissé et qu'il n'y ai pas d'oubli de prise de traitement. Si on lui explique qu'en plus on a moins d'effets secondaires cela peut sans doute le décider. 
Faire venir un infirmier tous les jours pour un médicament oro-dispersil??? 
Il faut que le patient d'une manière ou d'une autre accepte ces injections IM et soit autonome avec sa maladie. 
 
Je voulais dire pour terminer que les proches du malade ne doivent pas se focaliser sur la maladie, il faut vivre sa vie, s'occuper de ses enfants, ne pas laisser cette pathologie vous envahir. 
Vous ne pouvez pas contrôler, endiguer la maladie de votre conjoint/mari. 
Il n'y a que le malade, la biologie qu'il prend et ses entretiens avec les psy qui peuvent le faire évoluer. 
Vous n'y pouvez rien malheureusement. 
 
Bon courage.

 

Ecrit par: LAROUSSO le 09-11-2012

Bonjour Natali, je suis d'accord avec véritable parano, chaque cas est sans doute unique. Seulement, après avoir acheté le film "l'enfer" avec Emmanuelle Béart et Francois Cluzet sur les conseils de sa psy, il s'avère que le comportement du personnage interprété par François Cluzet est en quasi tout point identique à l'évolution de la pathologie chez mon ami(période de doutes, puis recherche intempestive de preuves, pour mon cas, jusqu'à cacher un dictaphone sous la table pour enregistrer mes conversations avec sa mère) , nous l'avons regardé ensemble mais il ne se voit pas du tout comme ça, en plus il a à dire " ben oui, mais elle, elle ne l'as pas trompé". Il y a 2 ans, nous avions aussi déménagé car il ne supportait plus de se faire "espionner" par les voisins, à l'époque, je l'ai cru et ne pouvait me douter qu'il était "parano". Mais aujourd'hui, tout est différent, il a été hospitalisé sur demande d'un tiers (sa mère qu'il ne veut plus voir et à qui il manque énormément de respect), un infirmier passe tout les jours pour s'assurer de la prise de son traitement, mais je suis sure qu'il le recrache, j'avais déjà alerté les infirmiers une première fois et 3 personnes se dont déplacés de l'HP pour le "recadrer", mais je pense que rien n'y fait. La psy m'a dit que tant qu'il acceptait la voie orale, elle ne pouvait le contraindre aux injections. Il aurait fallu que je porte plainte la 1ère fois (et la seule) qu'il m'a frappé pour l'y obliger, et vous ne pouvez pas savoir à quel point je regrette de ne pas l'avoir fait, pour lui... En conclusion, je pense qu'il recrache son traitement, mais la vie à deux reste "agréable" car je suis allé en rendez-vous la dernière fois avec sa psy et lui (je crois qu'elle s'inquiète vraiment pour moi), il reste sur ses positions et dit m'avoir "pardonné", moi, j'ai imposé que l'on ne parle de ça que devant elle mais que de toutes façons, si il ne va pas mieux bientôt, nous n'avons pas d'avenir ensemble, et que si jamais il relève une seule fois la main sur moi, je ne voulais plus jamais le revoir . Voilà, je suis dans une impasse, je regrette presque d'avoir continué notre relation car pour moi, j'ai perdu l'homme que j'aimais, celui avec qui je vis n'a plus rien à voir avec l'homme de ma vie, mais je continue de garder espoir, sans doute en vain... Ceci est mon expérience Natali, et si je vous en parle ainsi, c'est vraiment pour que vous preniez conscience que votre ami est entre les meilleures mains qui soient en ce moment, et je souhaite vraiment que les traitements seront efficaces pour lui. Ah oui, encore une chose, à sa 1ère hospitalisation, il était sous risperdal (neuroleptique), et là, au bout de 3 semaines, il commencait tout juste à réagir en se demandant si il était malade, puis il a tout arrêté (rechute), ensuite ils l'ont mis sous Zyprexa (anti psychotique) et malgré 2 mois d'hospitalisation ou là je suis sure qu'il prenait le traitement, aucun signe d'amélioration. Je ne suis pas médecin et ne connaissait aucun de ces traitements avant, mais je le connais lui, et je reste persuadée qu'avec un neuroleptique, il"reviendrait", mais comment le lui faire accepter ? si j'appelle à nouveau pour dire que je pense qu'il recrache son traitement, il m'en voudra "à mort"; Voilà, gardez espoir, et surtout surtout , soyez patiente, car tout ça n'est pas de votre faute, ni de la sienne (mais bien de cette saleté de maladie). Courage, à bientôt

 

Ecrit par: natali le 22-11-2012

bonjour, 
cela fait plusieurs jours que je ne suis pas venu sur le blog!Donc les nouvelles: il est tjs hospitalisé mais il sort lundi après sa deuxieme injection de risperdal.Je le trouve mieux même si c'est encore tôt pour qu'il prenne conscience de sa maladie,il est bcp plus calme,parle bcp mois de choses négatives.... il a pu voir les enfants ce qui lui a fait bcp de bien!Je vais le voir tous les jours et il est très content...Il sait car sa psy son père et moi lui avons bien dit qu'en sortant s'il ne fait pas ses injections ts les 15 jours et s'il n'est pas suivi par un psy,il y retourne...donc il est d'accord car il a trop peur d'y retourner.Ce qui est "bien" c'est qu'il y a avec lui un gars qui a "râté" une fois son injection et qui est de nouveau làbas donc il a "la preuve" que si ne le fait pas c'est retour à la case départ alors on verra...En tout cas je vous remercie sincérement de tous vos témoignages qui m'ont bcp apporté... ce n'est pas encore "gagné" mais j'espère qu'on en prend le chemin. 
merci 
à bientôt

 

Ecrit par: cervoretourné le 13-12-2012

aç fais beaucoup de bien effectivement de trouvé un forum tel que celui, ci et on se sent moins seul. pour ma part il s agit, de mon compagnon avec qui je vie depuis 10 ans, nous avons deux enfants ensembles et ça fais seulement, un an et demi que j ai compris qu il avait un vrai probleme psy. lorsque tout a pris des proportions demesuré, auparavant je trouvais notre relation bizzard ,je l aurai qualifié de conjugopathie . mais en faite il se sert tellement de faits reelle au depart , pour ensuite les deformé , les interpreter et les fair correspondre a sa vision, qu il m a longtemps convaincue que c etais moi qui avait un probleme. et meme encore aujourd hui il arrive a me fair douté, il me connait tres bien, il est tres intelligent et sais me retourné le cerveau . je crois que je vais finir aussi folle ,voir plus dingue qu il ne l ai . sa paranoia est de ce que j arrive a en comprendre d ordre de la jalousie avec une idealisation de l amour, je suis son persecuteur ,et je me dois d apres lui reparé tout le mal que je lui est fais , il est persuadé que je ne l aime pas que je ne l ai jamais aimé , que si j ai faits des enfants avec lui c est parce que je voulais joué a la poupée ,ou parce qu il etais la a se momment la (sur ce sujet la ;il se sert d un fait reele dont je lui avait parlé;que lorsque javais,16 ans,avec une copine on etais prete a se faire fair un enfant par le premier venue mais ça c est des truc d ado)°et quandje lui explique que j aifais des endants avec lui car je l aime ben c est non non et non ;tu ments t es qu une menteuse° ilest persuadé aussi.que si je suis encore avec lui, c est pour mieux le faire souffrir, pour le tué meme, que je suis le diable. et il saura se defendre par la suite de ses phrases de ce genre la , en disant a des amis a un psy ou a moi me mais si je dis ça c est pour te faire reagir..voyéz comment il est doué ., bref y a un an et demi jai reussi a le fair hospitalisé en hdt pour des truc du genre que je lui avait tout volé memes son identité (il avait perdu ses papier) er biensur convaincue que d etais moi et pour des raison encore pire.IL me parle de cette hospitalisation, et d autres faits reele mais qu il interprete encore contre lui quasi tous les jours et pour les plus ancien qui date de 10 ans en arriere.il revient sans cesse dessus ces points precis, pour lui ceci est tout sauf une preuve d amour, car donc son leite motive: s est que je lui prouve que je l aime et j ai fais des tas de choses (demenagement; changement de region, projet professionnels, quitter mon emploi etc ) pour lui prouver mais a chaque fois c est inssufisant,ça ne le satisfait jamaiset moi en revanche je me retrouvedu coup tre souvnet dansdessituations qui sorte de ma realité en faite il arrive a me fair basculé dans ses delires.de plus, il part tous les mois ,avec ses cartons, dans la voiture, fais ses adieu a ses enfant, en disant que lui il tient ses promesse et dans l heure qui suit ou le lendemain il revient(en me convaiquant bien entendu en me manipulant,en me retournant le cerveau ,il fais en sorte que je lui promette que je vais changer, je lui fais ses fameuses promesses qu il veux.(je pense vraiment que je suis aussi folle que lui au final)ce qui me fais mal ce sont.,nos enfants qui sont tres perturbé par ces multiples departs et retour que je caussionne (je les fais suivre psychologiquement) j ai trouve que ça comme solution vu que je n arrive pas a les protégé de tous ça comme je me dis souvent je fais ce que je peux avec ce que j ai . mais la je suis plus qu epuisé, malgres le fait , que je me fais aidéee par une psy, j ai pu voir que j avais une dependance affective enorme envers lui via mes prpres souffrances et douleur se qui fais que je subit depuis si longtemps et puis j ai aussi peur de lui il est completement imprevisible et commence a etre agressif physiquement envers moi. bref, face a cette maladie je me sent bien seul(meme si j ai quelques personne a qui en parler) surtout c qui l est tres doue et passe pour une personne saine etde quasi normal aus yeux de beaucoup de monde ,la preuve pendant 8 ans a mes yeux. et on se sent seul meme lorsq il sont hospitalisé car la psy qi le suivai m a quasi rendu responsable de ce que je vie et endure m a dit que je devrai me reposé en hopital moi aussi mais c est su ret evident a vivre ce que jevie depuis si longtemps et j aimerai d ailleur sauf que j ai quand meme deux enfants a m occuper et pour qui je represente quand meme un equilibre ,elle m a donc gentillement laché un petit; ben oui votre compagnon est u n peu paranoon tedis les choses a demi mo tet debrouille toi avec et elle me la gentillement rendu(avec latrouille que j avais au ventre) avec un traitement de zyprexa, qu il n a evidement pas pris puisque c est moi qu i suit malade et qui lui veux du mal, bref apres un enieme  
depart de sa part la semaine derniere qui sont d ailleur consecutif a mon comportement c est a dire que lorsque je reste chez moi en sa presence (il ne travail pas )que je ne vois plus personne amis famille il est a peu pres calme en tout cas il ne m accuse pas de touts les infamité qu il peut fair (jalousie entre autre et sur ça aussi il sait retourné les choses et se servir du vrai, puis que je suis jalouse seulement moi ça ne prend pas des proportions du genre,comme il m eu dit ta culotte sent le sperme ça c est une preucve ou a me traité de menteuse ,quand je lui maintien que je ll aime et ne le trompe pas; moi lorsque j ai des doutes et qu il me rassure sur ça, je pette pas un cable en lui criant dessus qu il est un menteur, je finis par le croire) et donc parfois comme j en peux plusde resté enfermé je decide d allé voir mes copines etr la a chaque fois ça degenere grave ( en revanche lui a le droit et se l autorise a sortir tous les week end et en me disant que si il sort seul sans moi ,cest de ma faute je l ai cherché ect )bref hier je lui dis que je rentrai a 14h30 apres avoir bu le café j chez une amis, a 14H31 il me telephoné et m insandié car j etais en retard que j etais encore qu une menteuse que je nele respercter pas que je preferé les autre mes amis ect a lui, que de façon il savait que j allais regulierement sur des site de rencontres, qu il en avait les preuvent ect (evidement que quand je lui demande de fournir les preuves ils s arrange pour ne pas le fair puis qu elles sont inexistnates) j ai l impression d etouffé de mourir a petit feu a vivre tous ça des que je sors sans lui ou sans les enfants pour fairs des course je me sens toujours obligé de lui ramené une preuve de l endroit ou j etais de me justifié sans cesse alors que je ne fais rien de mal ,j en peu plus, hier je l ai mis dehors et repris mes clefs c est pas la premiere fois suaf pour les clefs ,mais cette fois ci je me suis juré de ne pas cedé a son retournenemt de cerveau, d etre plus forte et notament pour mes ,enfants je sais pas si je vais vraiment enfin y arriver car j ai toujours finis par cede ,j ai reussi a resté indifferent a son harcellement telephonique et texto il me suppli la a l inverse de d habitude que j accepte qu il revienne il me dis que c est lui quiest en tord qu il va tout fair pour rattraper ce qui me fais comme mal en faite ilse sent desemparé face a se comportement que je n est encore jamais eu celu ide lui resistermaisjem enfou de ses pomesse je lui en demande pas moi je sais qu il m aime amis qu il est malade et la seule chose que je lui est repondu c est qu il accepte de voir qu il est malade (ce qui a mon avis est quasi impossible) et de se fair soigné et hospitalisé il m juré de le fair des ce soir, que lui il avait pas peur de me prouve qu il etait pret a tout par amour pour moi mais que j allai etre deçu car son psy de façon lui maintenai qu il n est pas parano'( mais ça c est logique sinon il aurai pas continué a allez le voir) bref je sais pertinament que cettte histoire est loin d etre reglé mais je cherche justre du recomfort pour pouvoir ne pas recraqué face a lui car j ai peur qu il ny arrive encore . voila j imagine que tout c eque j ai ecris n est peut etre pas toujours tres comprheesible mais quand je dis que mon cerveau est retourné, il l ai et j ai du mal a tout remettre comme il faudrait en place. du soutient svp

 

Ecrit par: LAROUSSO le 14-12-2012

Bonjour cervoretourné, je ne suis pas sûre d'être en mesure de t'apporter du soutien dans ma situation actuelle, mais si celle-ci peut éventuellement te conforter dans ton choix. Pour ma part, son délire a commencé il y a tout juste 1 an, et je viens d'appeler sa mère pour lui confirmer que je vais partir. Après des mois passés sans voir mes amis ou ma famille, j'ai réussi à l'emmener récemment à des 50 ans, résultat, intervention de la gendarmerie car les gens ont eu peur quand il s'est jeté sur moi avec son regard de tueur, tout ça parce que je dansais et que je m'amusais, il m'interdit tout simplement le moindre moment de bonheur. Je suis quand même rentré avec lui, j'ai pris 2/3 affaires et là, pas possible de partir, il s'est installé sur le capot de la voiture, j'ai fait 500m et suis finalement rentré. Depuis, pas de nouvelles crises. Je viens d'apprendre la fermeture de l'entreprise pour laquelle je travaille, donc un licenciement économique pour fin janvier. Je me dis que c'est maintenant que je dois prendre la décision, car malheureusement, je n'ai plus d'espoir (malgré le passage d'un infirmier tous les jours, il recrache son traitement). J'ai la possibilité d'être muté à 700kms avec prime de déménagement, ce qui permettrait qu'il puisse rester 6mois à 1 an dans la maison avant de la mettre en vente (je suis seule propriétaire mais en même temps c'est moi qui paye tout car il ne travaille pas, avant il l'a rénovait mais depuis sa sortie d'hopital, plus rien, il passe ses journées devant la console et à m'appeler au boulot pour être sûr que j'y sois bien). Je me dis que je n'ai plus le droit d'accepter cette situation, car je n'ai pas mérité ça. Je lui ai donné tout mon amour et tout mon respect pendant 7 ans, mais je crois que plus rien ne peux y faire. J'ai 37 ans, je suis dégoutée des relations avec les hommes (5 ans de vie commune avec un homme possessif, puis 7 ans où j'étais très amoureuse mais qui m'a trompée avec tout ce qui passait, bien sur je l'ai appris après, et là encore 7 ans pour finalement qu'il me prenne pour une salope que je ne suis absolument pas). Comment se reconstruire avec toutes ces expériences foireuses ? je ne sais pas, mais ce dont je suis sûre, c'est que je dois essayer, il en va de ma propre santé mentale. Alors, je ne sais pas encore si je vais accepter la mutation ou le licenciement car ce dernier me permettrait aussi de repartir dans une nouvelle activité et une nouvelle vie. Ma seule interrogation, à quel moment le quitter car il va venir me harceler au boulot tant que j'y suis. J'ai peur, et je m'en veux de savoir que je fais lui faire du mal (eh oui, il m'aime autant qu'il me déteste), mais aujourd'hui, je sais que je n'ai pas d'autres choix. Il ne veut pas se soigner, et il ne me fera jamais confiance....

 

Ecrit par: coeurmeurtri le 19-12-2012

quelques précisions a apporté a cervoretrourne et aux autres...tu peux dire tout ca ici mais il manque plein de chose et je ne les étalerai pas ! 
j'ai décidé il y a 2 ans a notre retour dans la drome vu que 6 mois dans le sud ont eté l'enfert a te taper la tete contre les murs dans la chambre de notre grand et aussi la fenetre devant lui ! je ne repondrait a aucune accusation je tiens juste a dire que depuis 2 ans et demi je vois un psychiatre et que je n'en change pas tous les 6 mois qu'il yeu des choses méchantes de faites et queje ne desire encore que de la justesse comme dire en plein restaurant le 14 février 2004 devant tout le monde : "je ne pourrai jamais vivre heureuse sans thierry dans ma vie et après ca tu as voulu aller te jeter dans le rhone je t'ai retenue alors que je venais de me prendre une claque en pleines dents...thierry c'etait son ex ! a plusieurs reprises j'ai ete obligé de faire venir un medecin du smur afin qu'il te voit et te fasse des piqûres pour calmer tes crises de démences ou d'angoisse j'en sais plus rien ! etc...assez étaler sa vie pour finir mon psy a confirmer et est pret a le confirmer a sa psy ou devant qui que ce soit que je ne suis pas parano ni skyso c'est un médecin elle ne lui fait pas confiance ok je sais que j'ai emis noir de supposition afin qu'elle m'explique depuis le jour ou je suis arrivé dans la drome et l'étape resto s'en est suivi de plus belles pourquoi elle ne cessait de me parler mal du matin au soir m'agresser....supposition : quand on aime on fait pas ça ! ds qu'une femme s'approche juste pour me dire bonjour c'est elle veut coucher avec toi ds qu'un mec parle avec moi il est pd et veut me B....! c'est normal ?? elle a laisser presque un mec mepeter la gueule alors qu'il luiparlait a 2 mm de sa bouche et que j'ai demandé est ce que ca va ? elle a repondu oui ! et le mec c'est enervé sa proie était en danger pourrait pas l'avoir a cause de moi... elle a dit qu'il avait raison...on sortait boire un verre ensemble et je passait la soirée 2 heures seul devant mon verre alors qu'elle parlait avec tout le monde...normal....ellecontinue a m'agresser j'etais au café la ou elle veut qu'on se voit pour les enfants a qui je sais que mes départs et retours successifs n'on pas fait du bien mais si je suis revenu c'était par amour qui d'ailleurs n'est pas comprhensible après tout ca § bref oui je l'aime et aime mes enfant je reconnais mes erreurs et je les lui dit ! je suis impulsif c pour ca mes départ quand la coupe est pleine d'agressions sans cesse de chercher a me faire sortir de mes gonds et du mal a voir qu'elle ne dit sans cesse je n'ai rien a me reprocher jen'ai rien fait de mal etc... les coups je les ai reçu des traces de plantage de stulo et de ciseaux pour la protégée de ces delires tout comme le fait qu'elle crois qu'elle es ma persécutrice...n'importe quoi !bref meme mon psy essaye de me faire prendre raison depuis ma sortie de l'hospi forcée alors que je voulais encore partir et aller chez ma soeur et mon frere a montpellier ! je ne travaille pas effectivement car pour son bien etre j'ai mis en peril la société que j'avais mis 9 mois a créer un vrai bébé...et j'ai perdu ca aprs moi ne plus parler aqui que ce soit sauf a dire bonjour au revoir pour ne pas entrendre les reproches sus cités...pkluseu d'ami sauf une une amie homosexuel qui a eu du mal a etre accepter par elle ! je ne chache rien tout ce que je dis est vérifiable car a force de m'entendre dire quasi 1 fois par semaine t un connard les mecs les nans tu es prano skyso j'y ai cru mais mon psy n'a sans cesse de me rassurer et me dit non vous ne l'etes pas !je n'ai eu droit qu'a de la tendresse que aprs 6 ans et demi mais que physique jamais verbale et c'est moi le parano ! faut pas pousser ! je suis intelligent un brin manipulateur mais pour le simple fait que je voulais de la justesse et de la réciprocité par rapport a ce que je lui donnait qui pour moi n'est pas trop mais sur une echelle de 0 a 10 je placerala barre a 5 alors que je peux facilement monté a 8 9 sans probleme ! voila alors ???? parano ou pas parano elle m'en accuse a tous ! je ne savais pas qu'elle es psychiatre quand a l'hospi il m'on dit que ce n'etait pas a moi a etre là mais elle et deux jour ils me laissaient sortir avec oui ce traitement que je n'avais mem pas eu en hospi j'ai demandé avis a mon psy qui m'a donner un antidéperesseur et qui a ete en contact tout le temps avec l'hopital !voili voilou ! j'en ai marre de ces accusations !

 

Ecrit par: yak80 le 02-02-2013

Bonjour, je suis en séparation d'avec ma femme suite à un délire qui ressemble à de la paranoia (délire de jalousie et de persécution)Elle a elle-même vécu seule avec une mère complètement paranoïaque. Pensez-vous que cette 'contagion' soit d'origine génétique ou le simple apprentissage d'un mode pathologique de la perception du réel?

 

Ecrit par: véritableparano le 03-02-2013

Hello, 
Je ne suis pas psychiatre, pas psychothérapeute, pas psychanalyste. 
Mes avis ne sont que les avis d'un paranoïaque. 
D'après le peu que je sais la biologie ne fait pas tout, 
le ou la patiente doit s'explorer elle même, explorer son histoire familiale, sa relation à autrui... 
On peut très bien évoluer et ne pas rester dans les mêmes états mentaux. Rien n'est fixe. 
C'est une aventure passionante, enfin pour moi en tout cas. 
Certaine fois la séparation est inévitable, mais cela permet de vivre autre chose après. 
 
Il y a différentes approches, Freudienne (celle que je suis actuellement), celle de Lacan, l'approche de certains biologistes (hypothèse d'un virus) et enfin l'hypnose. 
Sans doute y en a t'il d'autres? Je ne connais pas tout loin de là. 
 
Vous pouvez aider votre femme, mais seulement si elle accepte votre aide (d'après mon expérience). 
 
Bon courage pour cette épreuve qui chamboule tout.

 

Ecrit par: ange446 le 10-02-2013

Bonjour a tous. 
Je connais mon mari depuis 5 ans et nous vivons en couple depuis presque 3 ans. Depuis que nous vivons ensemble j'ai découvert peu a peu une autre personne. Au début il avouait être jalou ce qui ne me semblait pas grave dans la mesure où c'est minime.  
Aujourd'hui il me devalue, me traite comme une femme de ménage, me traite de tous les noms d'oiseaux possibles, n'a plus aucune marque d'attention, croit que je profite de lui, que je le trompe, que notre fille de 5 mois n'est pas de lui. Dans nos engueulades il est très vulgaire et très provocateur. Il en vient même a tout foutre en l'air. Ce matin il a jeter ma tasse de café contre la porte de la chambre et a pissé sur le balcon. Il a déjà été violent avec moi une fois.  
Mes garçons d'une première union de 11 et 8 ans vivent avec nous et maintenant que j'ouvre les yeux je culpabilise. J'ai sûrement été manipulée par moment et j'ai du punir injustement mes enfants croyant mon mari. 
Je l'aime toujours. Je me dis qu'il doit être en souffrance lui aussi mais refuse catégoriquement de consulter ne serait ce qu'un généraliste alors un psychiatre n'en parlons pas. 
Il a eu une enfance difficile. Lui aussi est séparé (il a toujours accusé son ex de l'avoir trompé mais m'a aussi dit qu'il n'avait jamais su si c'était réel). 
Devant l'entourage il est agréable, gentil.... et avec moi c'est tout l'inverse. 
Il se victimise pour tout. 
A mon niveau je m'efforce de tenir le coups pour mes enfants mais je souffre terriblement de subir tout ça. Lors de nos disputes, on en vient toujours a parler de rupture. 
Mon tort est d'essayer de lui ouvrir les yeux sur sa paranoïa mais a ce que j'ai pu lire c'est ce qu'il ne faut absolument pas faire. Il croit que je passe mes journées a voir mes amants pendant qu'il bosse. 
Je suis perdue. Je me renferme, n'en parle a personne, j'ai peur d'en parler a mon entourage... 
J'ai peur a chaque crise. Il y a 3 semaines il en est venu a prendre une plaquette d'anti-inflammatoires soit disant a cause de mon fils qu'il ne supporte plus. Certes il est difficile en ce moment mais le problème ne vient pas que de mon fils j'en prend conscience aujourd'hui. Les engueulades sont de plus en plus fréquentes du fait qu'il me reproche tout ce que je fais et que je ne me laisse pas faire lui disant que j'ai aussi le droit d'avoir des occupations pour moi. Non je dois entretenir la maison rien d'autre. Je dois faire ce qu'il me demande sur le champs sinon j'ai des reproches. La maison c'est une porcherie, je passe mes journées sur l'ordi, je fais pas aussitôt ses courriers pour son association dont je suis devenue secrétaire sans avoir mon mot a dire.... 
Que dois je faire pour surmonter tout ça :-(

 

Ecrit par: véritableparano le 10-02-2013

Bonjour ange 446, 
Je vais tâcher d'être concis, vous devez protéger vos enfants et vous même. 
Attention au passage à l'acte du paranoïaque. 
 
Normalement c'est à lui de prendre la décision de se soigner, prise de neuroléptique, d'anti-dépresseur et psychothérapie. 
Malheureusement lorsque l'on est en plein délire on pense que les autres sont malades mais pas soi-même. 
Si vous vous éloignez de lui il prendra bien évidemment cela comme une preuve de votre infidélité. 
Cette histoire me rappèle la mienne, sauf que c'était moi le paranoïaque, enfin je le suis à vie mais je me soigne. 
L'enfermement peut lui sauver la vie, il vous le reprochera pendant quelque temps, mon ex-femme n'a pas eu le courage de le faire, je ne le lui reproche plus maintenant. 
Si vous l'aimez ne le laissez pas s'autodétruire et détruire votre famille. 
L'hospitalisation comme je l'ai dit dans mes précédentes petites interventions est salvatrice. 
On peut se reconstruire après, c'est long et difficile, mais ça vaut le coup. 
Peut-être qu'après une hospitalisation, sa propre prise en charge de la maladie vous pourrez former de nouveau un couple, une famille. 
Pensez à vos enfants, à vous même et à lui. 
Soyez forte. 
 
Véritable Parano

 

Ecrit par: yak80 le 16-02-2013

Bonjour à tous, 
 
Merci pour votre réponse véritableparano. En effet, le soin n'est possible qu'avec l'accord de la personne. Ma femme a refusé une simple consultation psychiatrique à l'HP et s'en est échappée, rejetant l'idée même. Retrouvée par la police, elle a été placée dans un endroit qui m'a été tenu secret (elle ne souhaitait pas rentrer au domicile, pensant que je voulais la séquestrer)et en a profité pour rentrer dans son pays d'origine. Du coup, j'assiste impuissant à son délire, à distance, sans aucune possibilité d'action...Au bout de 3 mois, il n'y a pas de changement favorable puisqu'elle maintient sa vision erronée des faits.

 

Ecrit par: véritableparano le 16-02-2013

Quand j'étais dans mes délires, je voulais partir dans un autre continent. 
J'aurais fui avec mes problèmes sans tenter de les résoudre. 
C'est triste pour votre femme et pour vous. 
 
Tenez bon.

 

Ecrit par: yak80 le 25-02-2013

Bonsoir, 
 
Je me demandais si un paranoïaque pouvait sentir venir un délire ou un changement d'état psychologique. Peu avant, ma femme se trouvait dans un état dépressif et pensait devoir voir un psychologue, déclarant se sentir devenir "méchante". Ce qui m'interroge un peu chez un paranoïaque, c'est son incapacité à accepter d'autres raisonnements logiques, même si lui-même raisonne logiquement, quoique para-logiquement. C'est comme s'il refusait de voir et d'admettre autre chose qu'un scénario qui le fait souffrir, en quelque sorte prisonnier de cet habitus psychologique.

 

Ecrit par: véritableparano le 27-02-2013

Bonjour, 
Comme je l'ai dit dans un message posté il y a quelques temps,en plein délire j'étais face à un raz de marrée de pensées délirantes. Cependant je m'aperçevait de ma dangerosité et je suis parti du foyer au moment ou je me sentais devenir dangereux. 
Mes délires alimentaient ma dépression, ils induisaient des changements d'humeur incompréhensibles pour mes proches.Il est souvent dit que les paranos sont de véritables bourreaux d'eux-même. 
L'acceptance d'autres raisonnements que le mien ne s'est fait qu'après la disparition des délires (après l'action de la biologie et des discussions avec différentes personnes). 
J'ai encore de légers délires mais qui ne sont en fait que des épisodes mégalomaniaques sans gravité pour qui que ce soit y compris pour moi-même. 
Ma réalité en tant que parano était effrayante et à la fois passionnante. 
Afin de mieux comprendre la maladie(enfin la mienne en tout cas) il me faut lire certains ouvrages sur la paranoïa, les maladies mentales. Et reregarder des films 
(le personnage de Jason Bourne dans la trilogie qui porte le même nom est intéressant) avec une certaine distance. 
On peut très bien sortir de nos délires de persécution, en travaillant avec les bonnes personnes(j'ai un bon psychiatre et un bon psychanalyste), en discutant avec sa famille et ses amis/amies. Et en se canalysant sur une ou plusieurus activités.

 

Ecrit par: Andrea89 le 05-03-2013

Bonjour, 
J’ai un collègue de travail que je connais depuis très longtemps, on a sympathisé, des liens se sont créés, on est devenus amis. Il me considérait un peu comme son grand frère, on avait l’habitude de prendre le café tous les matins ensemble, de fumer une cigarette, de discuter de nos vies etc… 
Il venait de se marier et du jour au lendemain il a complètement changé de comportement. Il s’est refermé doucement, il avait l’habitude d’avoir des longs moments de « calme », donc je me suis dit que c’était encore un moment où il souhaitait rester tranquille et seul. Je n’ai pas prêté trop attention à son éloignement qui a duré quelques semaines jusqu’à ce qu’un soir sa femme m’appelle et me demande ce qui se passe au travail, que son mari lui avait dit que toute l’entreprise se moquait de lui, qu’il y avait des rumeurs contre lui et bien sûr que j’en étais le principal responsable ! 
Je suis resté bouche bée, interloqué par ces révélations, je lui ai répondu qu’il n’y avait rien de vrai dans ces allégations, qu’il faisait fausse route et qu’il se trompait… On en a discuté (avec mon collègue) quelques jours plus tard, bien sûr il m’a ressorti toutes ces histoires, je lui ai répété qu’il se trompait et que personne ne se moquait de lui et là il m’a sorti « ses » preuves et bien sûr tous ces preuves ne tenait pas la route mais il était sûr de son fait et là j’ai vu qu’il n’allait vraiment pas bien et qu’il m’accusait de tout. Il a arrêté de me parler, de me serrer la main etc… et quelques semaines plus tard sa femme m’a rappelé pour me dire qu’il allait très très mal et que tout était de ma faute et que si elle n’était pas là il pourrait faire des « bêtises ». 
Elle s’était donc rangée de son côté malheureusement.  
Il est parti en déplacement pendant plusieurs mois à l’étranger avec sa femme et là rebelote… la drh m’a convoqué pour savoir ce qui s’était passé car mon collègue demandait son rapatriement d’urgence car tout le monde était contre lui et depuis il est arrêté et malheureusement je crois qu’il n’est pas suivi, sa femme est en pleine dépression et le croit, ils veulent même attaquer en justice la société… 
Il n’a pas de famille et ma question était comment je pourrais faire pour l’aider, j’ai peur qu’il aille de plus en plus mal et que sa femme ne l’aide pas… Mais comme ils me tiennent responsable de son « mal être » et bien je ne peux pas discuter avec eux… 
Puis je l’aider ? 
Merci pour votre aide

 

Ecrit par: véritableparano le 05-03-2013

Votre ami entraine sa femme dans ses délires de persécution et peut entraîner encore d'autres personnes, à celà vous ne pouvez rien faire, c'est triste mais c'est comme ça. Prenez de la distance, ne l'appelez pas pour l'instant(tant qu'il est dans ses délires). Si sa paranoïa prend plus d'ampleur il peut-y avoir un passage à l'acte suicidaire et même suicide étendu. Il n'y a que l'hospitalisation forcée, la prise de médicaments et si possible une psychothérapie qui peuvent être salvateurs. 
Peut-être qu'il faut alerter les autorités sur place et les prévenir qu'il est "peut-être paranoïaque", il ne faut pas que votre nom ou le nom de la société soient mentionnés dans cette demande aux autorités... 
J'imagine que dans d'autres pays que la France il y a des prises en charge de personnes psychotiques. 
Le recours pour lui à la justice pour attaquer votre société semble logique de la part d'un parano (j'en suis un je sais un petit peu ce qu'il en est). 
Il ne faut pas lui en vouloir c'est une maladie grave, vous pouvez l'aider indirectement, il vous en remeciera plus tard. 
Bon courage

 

Ecrit par: Andrea89 le 05-03-2013

Merci pour vos commentaires, en fait mon ami est revenu par ses propres moyens. Il est arrêté depuis 2 mois maintenant, je ne lui en veux pas au contraire je voudrais savoir si je peux l'aider même si lui me déteste (il parle de moi comme si j'étais satan...).

 


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