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La Paranoïa Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychopathologie

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007


Le monde est contre vous?La paranoïa

1. Définition

Il s'agit d'une disposition anormale et durable de l'esprit conditionnant une organisation de l'existence et un style de vie, autour d'un vécu persécutif, dans une apparence de clarté et de logique, et sans qu'il y'ait réelle atteinte intellectuelle.

Il en existe des formes mineures et d'autres réellement gravissimes (avec délires et hallucinations) pour lesquelles on parle alors de psychoses paranoïaques.

2. Traits de personnalité

- Hypertrophie du "Moi" : l'orgueil des paranoïaques est démesuré, ils se surestiment grandement et montrent un égoïsme net, également, une grande susceptibilité. Le Paranoïaque est despotique avec son entourage et dans ses relations sociales, obséquieux envers ses supérieurs, et se comporte en tyran dans le milieu familial.
- Permanence du doute : Méfiance excessive se traduisant par la susceptibilité, l'agressivité, une utilisation régulière de sarcasmes ou de l'ironie. Le paranoïaque doute de tout et de tout le monde, sauf de lui-même... ce qui le différencie notamment des obsessionnels.
- Fausseté de jugement : des interprêtations de chaque parole, de chaque geste... avec une perte totale d'autocritique sur ce point. Le paranoïaque suit des raisonnements d'apparence logique, mais à partir d'un fait réel, il aboutit régulièrement à une conclusion totalement erronée, victime de ses interprêtations excessives selon lesquelles "tout le monde lui veut du mal". On parle de raisonnements paralogiques.
- Sentiment de persécution : grande rigidité et entêtement : ils sont associaux et font notamment des procès à tout va.

3. Le délire

Ce type de délire est insidieux et on le trouve généralement, couvant depuis de nombreuses années, chez les sujets de 35 à 40 ans. Le délire s'appuie sur un ou plusieurs des traits suivants :

- Délire de persécution : issu de la permanence du doute et du sentiment de persécution, il s'exprime parfois par des délires d'empoisonnement, d'agression... Cela peut débuter à partir d'un dommage réel (accident, par exemple). Un véritable délire va se mettre en place à partir de là.

- Délire passionnel : il en existe trois types :

Le délire érotomaniaque est la certitude d'être aimé par une personne, souvent de haut rang social, ou célèbre. Il débute par une "révélation" fondée généralement sur un détail anodin (un patron qui gratifie sa secrétaire d'un sourire, un cadeau d'anniversaire, etc...), détail qui va entraîner une certitude. Se met alors en place une longue phase d'espoir, lors de laquelle le paranoïaque va envoyer lettres, cadeaux, messages codés, allusions... Comme il n y a pas souvent de réponse (parfois, la cible ne s'en rend pas compte), cette phase est suivie d'une phase de dépit avec une totale indifférence, très courte, puis une phase de rancune tenace, avec menace et parfois (souvent) passage à l'acte.

Le délire de jalousie peut prendre forme à partir d'une idée fixe sans motif précis, de manière discrète au départ, mais le paranoïaque va ruminer puis avoir des soupçons (pas forcément justifiés) pendant plusieurs mois. Les doutes vont de plus en plus ressembler à des certitudes, ce qui va se traduire par une recherche effrénée et systématique de preuves, une surveillance intensive, ... Les amis et parents du conjoint vont devenir des complices de celui-ci, au yeux du paranoïaque. Les simples gestes ou mimiques vont, pour lui, constituer des preuves de tromperie. Ce délire se ponctue régulièrement de phases dépressives, avec des passages à l'acte, contre soi ou contre le conjoint.

Le délire de revendication naît suite à un préjudice dont le paranoïaque se croit victime. Il exige d'obtenir réparation, ces révendications peuvent être en rapport avec la loi ou la santé (hypochondrie)... Le paranoïaque peut finir par se fanatiser en politique ou en religion.

4. Traitement

La chimiothérapie est rarement effective. Les psychothérapies de soutien peuvent essayer de jouer sur les conflits sous-jacents à la personnalité, avec pour objectif principal de réaménager des relations de confiance, et de raisonnement plus juste. L'internement peut se produire si le comportement est jugé dangereux. Ce trouble mental est extrèmement dur à soigner par la parole, puisque le paranoïaque ne fait confiance qu'à lui même et en ses propres jugements erronés. Il se méfie régulièrement des psychothérapeutes et à la rigueur, fait parfois semblant d'accepter l'aide, tout en la rejetant mentalement avec force. Les paranoïaques sont souvent manipulateurs..
   

Mots-clés : paranoïa, délire, syndrôme, érotomanie


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34 commentaire(s)

Ecrit par: ipso le 21-11-2008

comment faut-il se comporter avec une personne à personalité paranoïaque ? peut-on lui dire qu'elle l'est ? peut-elle le comprendre ? Si on est logique, peut-on espèrer qu'elle se remette (un peu) en cause ? utiliser gentillesse ? fermeté ? sublimation ? doit-on se défendre de ses accusations (non formulées, donc lesquelles exactement ?) mais exprimées par un comportement de mépris ? ou s'éloigner, se tenir à distance et espèrer que la confiance reviendra ? ne pas culpabiliser surtout, j'imagine... (ce que j'ai fait, et j'en sors meurtrie, je suis d'ailleurs une psychanalyse).  
Merci de votre réponse.

 

Ecrit par: Stephane le 21-11-2008

Ce sont des questions sensées que vous posez là : effectivement, le discours du paranoïaque étant d'apparence logique, on pourrait croire que la logique soit la meilleure arme dont on puisse disposer, malheureusement, le discours et certainement la pensée du paranoïaque, n'ont comme indiqué, que l'apparence de la logique, se portant sur des postulats parfois insensés et des raccourcis stricts que le paranoïaque considère comme indubitables (ce qu'ils ne sont que rarement, quand on essaie de savoir ce qui se passe dans la tête de quelqu'un...) 
 
Cela explique pourquoi on conseille régulièrement à l'entourage de conserver sa distance face aux délires, ne pas rentrer dedans même pour essayer de prouver l'inverse. Il semble plus approprié de "désamorcer" les raisonnements en donnant d'autres explications possibles, en exposant d'autres façons de raisonner. 
 
Bien entendu, la plupart des réponses ne peuvent être fournie qu'au cas par cas (ce que nous ne faisons pas ici, pour le moment).  
 
Il est difficile et peut être pas justifié de tenter d'aider quelqu'un contre sa volonté. Dans le cas où une personne a effectivement besoin d'aide mais n'en souhaite pas, l'entourage devrait logiquement penser à lui même (sa propre intégrité) en premier lieu. Sur le long terme, un paranoïaque est généralement difficile à supporter, il n'est pas rare qu'une séparation ait lieu, et dans des cas extrêmes, même si c'est regrettable à dire : si une personne ne peut être que malheureuse, autant qu'elle n'en entraine pas d'autres avec. 
 
Le comportement de mépris est assez courant, vous êtes plus à même de considérer la situation et décider si cela vaut la peine de la supporter ou non. Dans tous les cas, vous pouvez tenter des démarches avec cette personne pour demander l'aide de professionnels. Il y'a beaucoup à savoir sur votre situation avant de fournir un élément de réponse viable, ce que nous ne pouvons faire ici. Bon courage à vous!

 

Ecrit par: igor_bxl le 01-02-2009

Comment une personne paranoïaque se soigne t'elle ? 
 
est ce lié à un manque de confiance en soi ?

 

Ecrit par: marlène F le 09-02-2009

De ce que je connais de mon expérience dans la prise en charge des personnalités paranoïaques, ce qui les amène généralement à consulter est l'association de leur délire avec une dépression (à force de faire appel à la justice et de ne pas avoir gain de cause, parce que l'entourage s'éloigne...). 
 
Généralement, dire à un paranoïaque qu'il l'est peut s'avérer très dangereux. N'oublions pas que certains paranoïaques ont tués!! Une personne paranoïaque ne se soigne généralement pas; on peut juste tenter d'amenuiser le délire par traitement. Au cours d'une prise en charge psychothérapeutique, je pense qu'il faut s'attacher à la dépression présente et non au délire; rien a y faire, la conviction est trop forte. Essayer de leur montrer que leur combat est vain sans remettre en cause la véracité de celui-ci est en général quelque chose qui fonctionne assez bien.

 

Ecrit par: Stephane le 11-02-2009

C'est une analyse dramatique mais pas fondamentalement fausse... 
 
Le paranoïaque ne manque pas de confiance en lui, bien au contraire, il est convaincu de ses raisonnements, de ses perceptions, de ses capacités, jusqu'à les surestimer. 
 
Le premier commentaire et sa réponse exposent des voies de réflexions quant aux soins potentiels ou envisageables, ainsi qu'à leur justification. 
 
Il est exact que cette pathologie est très difficile à prendre en charge, pour de nombreuses raisons : le patient n'est souvent pas prêt à accepter l'aide du thérapeute comme telle (pour ce patient, ce n'est qu'un autre parmi "eux", qui lui veulent du mal), il n'est pas souvent conscient du fait que quelque chose ne va pas et qu'il en résulte de la souffrance pour lui à cause de cela. De même la souffrance des autres lui parvient de manière parcellaire et fait face à un manque assez régulier de compassion. il répond à l'agression, qu'elle soit imaginaire ou non, dans une confiance totale en sa propre perception et se sent donc tout à fait légitime.

 

Ecrit par: igor_bxl le 11-02-2009

D'après vos commentaires, un paranoïaque ne peut pas desseller ses symptômes et il ne sait pas se remettre en cause. 
D'après vous, si une personne se déclare paranoïaque et demande de l'aide à son entourage, est ce qu'elle ne risque pas d'entrainer sa paranoïa sur autrui ... 
 
Une sorte d'infection par la pensée, 
On constate leurs tempérament très têtu et leurs pouvoir de conviction. 
 
Stephane : donc la personne qui se sent paranoïa, est trop sur de soi... c'est vrai qu'elle anticipe et tente de résoudre toute une série de comportement de son entourage proche. 
Mais que ce qui fait que cette personne commence a ce sentir traquer, surveiller, et change de comportement à chaque fois ... 
 
Est ce un manque de quelque chose ou bien c'est des personnes fortement solitaire qui vive dans une boule et qui s'en renferme tout doucement sur eux-même ?

 

Ecrit par: Stephane le 12-02-2009

Certains auteurs y voient principalement une distorsion de la perception et du jugement - en fait, je précise que toutes ces questions sont abordées dans l'article même, chapitre "traits de personnalité". S'il y'a un manque, c'est assez régulièrement un manque d'introspection, de remise en cause de soi et de ses jugements. J'ajoute, pour rester prudent, que les informations présentes ici constituent des généralisations, qui comme souvent, supportent des exceptions.

 

Ecrit par: sobeit le 25-01-2011

Merci pour ce site qui vient de m'éclairer sur la personnalité paranoïaque de mon ex-conjoint dont je me suis séparée après des années difficiles. Mais nous avons des enfants en garde alternée et je me fais du souci pour mon fils de 15 ans qui souffre régulièrement des accusations et des colères démesurées de son père et doit se sentir coupable. Dois-je lui parler de mes doutes concernant les troubles de la personnalité de son père ? N'est-ce pas un environnement destructeur pour un enfant ?

 

Ecrit par: Ktapult le 04-05-2011

Certes le "paranoïaque" n'a généralement pas conscience de son trouble, mais cela n'est qu'une généralité. Si un individu reconnaît l'existence de sa pathologie, une thérapie aurait t'elle plus de "chance" d'aboutir à une guérison? Ou les barrières défensives mises en place par le patient interdiraient toute amélioration quand bien même il désirerait ardemment se soigner?

 

Ecrit par: Stephane le 05-05-2011

De fait, la conscience du trouble est un indice de l'intensité de la paranoïa. Un individu en plein délire paranoïaque ne se considère pas malade, puisque ce qu'il juge passe justement à travers le filtre symptomatique (fausseté de jugement, notamment). En période plus lucide, le paranoïaque, peut avoir conscience du trouble plus facilement et entreprendre ou continuer la thérapie. Néanmoins, restent à la fois la méfiance générale inscrite dans sa personnalité (continue) et le risque de rechute en délire paranoïaque (chronique), dont on connait encore mal les origines et les mécanismes - d'où la difficulté à "soigner" le patient. Sans aucun doute, comme la majorité des pathologies à composante psychologique, la prise de conscience d'un problème aide à le résoudre.

 

Ecrit par: Aimé le 11-07-2011

Il me semble que le sujet qui présente une paranoïa, vient très rarement en thérapie. Cela arrive souvent au décours d'une hospitalisation ou lorsqu'il déprime. Face au délire et pas seulement lorsqu'il est de type paranoïaque, il est souhaitable me semble t'il d'adopter un mode de présence qui consiste à écouter ,à accepter d'être l'adresse de cette production, sans la critiquer (ce qui n'aurait aucun effet ou provoquerait de l'agressivité) mais en signifiant au sujet, lorsqu'il le demande, que nous respectons son point de vue, mais que le notre est différent. Nous respectons le sien et il ne peut nous obliger à abandonner le notre. Quelquefois cette remarque peut provoquer un questionnement et modifier "temporellement" le rapport qu'il entretient avec son discours. Autrement dit, il peut sortir de sa conviction délirante et se mettre un bref instant à douter ce qui n'est pas si mal. 
Petite remarque , une construction discursive est dite délirante non en fonction de son contenu, mais en tenant compte du rapport que le sujet entretient avec cette production. Si il peut la mettre en question, si il peut douter, il n'est plus dans une position délirante. 
Bonsoir.

 

Ecrit par: Aimé le 12-07-2011

Petite remarque, je souhaite simplement signaler une erreur dans le commentaire du 11/07/2011. A la septième ligne j'ai écrit "temporellement" à la place de "temporairement". Je vous prie d'accepter mes excuses pour cette erreur. 
Aimé.

 

Ecrit par: Stephane le 19-07-2011

Merci pour ces remarques!

 

Ecrit par: véritableparano le 21-12-2011

Je suis un authentique paranoïaque malheureusement. 
J'ai eu des délires très poussés, infidélité du conjoint, j'ai pensé pendant quelque temps que mes propres enfants n'étaient pas de moi, complot contre moi,j'étais suicidaire... Puis je me suis réfugié dans la mégalomanie. 
Si je peux aider certains d'entre vous? 
Ce que je peux déjà dire c'est qu'avant que les délires n'évoluent trop il faut conseiller à la personne concernée de voir un médecin psychiatre peut-être l'accompagner et l'aider à parler de ses délires afin qu'une psychothérapie soit mise en place ainsi qu'un traitement à base de risperdal ou autre neuroléptique avant que la maladie n'évolue trop. 
Il y va de la vie du malade et des conséquences désastreuses que les délires peuvent amener à faire en pleine crise psychotique.

 

Ecrit par: Oragedunsoir le 23-12-2011

Je trouve très intéressante cette discussion, et très courageux le témoignage de Véritableparano; 
Je m'adresse d'ailleurs à vous, Monsieur, pour vous demander comment vous avez réussi à en prendre conscience, ou bien si vous avez toujours eu conscience de cette problématique? 
J'ai moi-même un ami depuis deux ans, à qui les sentiments de jalousie semblaient totalement étrangers; c'est aussi ce qu'il disait et ce qu'il dit encore. Mais petit à petit, son attitude s'est mise à changer et quand il a commencé à exprimer par bribes des propos de cette nature, j'ai d'abord pensé à de l'humour tellement l'idée qu'il avait de ma personne était en opposition avec qui je suis. Et puis ça a empiré et j'ai ressenti une telle violence en lui que j'ai mis une distance souple mais réelle entre nous en attendant de voir la façon dont ça évolue. Ca me fait vraiment souffrir. Il m'accuse de choses ahurissantes. Il suit une psychanalyse, mais s'il est vrai que des progrès sont visibles dans son relationnel avec les autres, cela empire avec moi (ou plutôt, sa jalousie a pris de l'ampleur et une forme de construction totalement erronée)  
Vous proposez votre aide et je vous en remercie. Je trouve cela touchant;  
Pensez-vous être guéri de vos difficultés et de votre souffrance? 
Comment avez-vous fait? 
Merci à l'avance de votre réponse

 

Ecrit par: véritableparano le 27-12-2011

J'ai été par la force des choses obligé de prendre conscience de ma pathologie. 
J'ai eu un premier épisode paranoïaque, cet éclatement psychique est survenu après une longue période de suspicion d'infidélité de mon ex-femme. 
Je fouillais son sac, consultais son téléphone, lisais ses courriers, la questionnais sur ses sorties, qui elle voyait... 
J'ai eu des haluccinations visuelles et sonores en plus de ce sentiment d'être trompé. 
L'hospitalisation n'a duré que 15 jours, j'ai tout fait pour ressortir au plus vite en promettant à mes proches et à ma femmme (on n'était pas divorcé à ce moment-là)de me soigner. 
J'étais sous tercian pendant ma très courte hospitalisation, je n'ai conservé que l'antidépresseur à ma sortie. J'ai refusé toute aide par la suite que ce soit pharmacologique ou psychologique.  
Les sentiments décrits plus haut sont revenus de plus belle. 
Ils se sont renforcés, persécuteur désigné "le pseudo amant de ma femme", je pensais qu'ils avaient essayé de m'empoisonner. Terribles céphalées (maux de tête), j'ai passé scanner, irm, fait des prises de sang. 
Même lorsque j'avais les résultats en mains je pensais qu'ils avaient réussi à les modifier.  
Hallucinations de plus en plus fortes. 
Je me suis mi à penser que mes enfants n'étaient pas les miens, je vous laisse imaginer dans quel état psychique je pouvais être et dans quel état pouvaient être mon entourage. 
Puis les délires se sont étendus à tout ce qui m'entourrais. Ordinateur et téléphone piratés, complot contre moi... 
Je devenais de plus en plus fou. 
Nous avons divorcé. 
Je consultais déjà à ce moment-là, mais étant donné que je disais à mon psy que ma femme me trompait et que mes enfants n'étaient pas de moi il ne s'est pas rendu compte que j'étais paranoïaque. 
Je vivais dans une terreur très forte mais par moment les délires redescendaient. 
Juqu'au jour ou j'ai provoqué un accident de la route, j'ai percuté une autre voiture à contre-sens sur une route et blessé quelqu'un gravement. 
Suite à l'accident j'ai été hospitalisé en HP pendant 4 mois. Mes délires ont continué malgré le traitement et les discussions avec les psychiatres et les psycohologues. 
Mes délires de persécution se sont mués en mégalomanie et en détachement total par rapport à ce que j'avais fait. 
Ce n'est que 15 jours avant ma sortie que je suis redescendu sur terre. 
Depuis j'ai pri les choses en mains, injection de risperdal(produit miracle) et rv tous les mois avec mon psychanaliste et le psychiatre qui me suivait à l'HP et désormais au CMP. 
Avant que n'évolue la maladie, n'hésitez pas à en parler avec un psychiatre qui travaille dans un HP. 
Il faut certaines fois faire une HDT ou une HO avant que la personne concernée ne commette quelque chose d'irréparable. 
Mon ex-femme est irréprochable, mes enfants sont de moi et les autres ne sont pas déjantés, par contre je suis bien fou et je me soigne aditam eternam. 
Un paranoïaque ne guérit jamais mais il peut se soigner tout au long de sa vie. Il lui faut une aide pharmacologique et psychologique aussi longtemps que possible.

 

Ecrit par: Diane02 le 30-12-2011

Comment protéger deux adolescents d'une mère paranoïaque? 
 
Je suis la compagne d'un homme en charge de la garde de ses deux enfants (une fille de 15 ans et un garçon de 13 ans). Celui-ci est en cours de divorce d'avec sa femme, atteinte de paranoïa. Les adolescents m'ont bien accueillie et semblent demandeurs d'une cellule familiale sereine, positive et attentive... Leur père et moi sommes attentifs à maintenir un lien entre les enfants et leur mère et leur laissons une grande liberté en la matière. Notre ligne de conduite envers leur mère est une "neutralité bienveillante": nous restons à distance, évitons de juger et de tenir des propos malveillants à son égard. La seule limite que nous avons imposé à sa pathologie est l'interdiction de pénétrer à l'intérieur de notre domicile (celle-ci en possède un en Auvergne, un à Nice et un autre en Région Parisienne).  
 
Récemment, son état semble s'être aggravé. Nous avons peu d'informations car elle est couverte par le secret médical. De mai à juillet 2011, celle-ci s'est retrouvée internée d'office en HP suite à une visite qu'elle a effectué dans un service généraliste d'un hôpital. Suite à l'avis du psychiâtre la suivant en HP, nous avons permis aux enfants de rendre plusieurs fois visite à leur mère (15h00 de voiture A/R pour 3h00 de visite, éloignement géographique oblige). Trois jours avant les vacances de la Toussaint, celle-ci a été internée de nouveau deux jours en HP, amenée par la gendarmerie, suite à une crise de délire et à une plainte délirante déposée auprès de la gendarmerie locale (intrusion nocture des voisins sans effraction puisque détenteurs des clés de son domicile, piratage de son ordinateur, vols de données et viols nocturnes répétés par ces mêmes voisins). Le médecin psychiâtre l'a laissé sortir au motif qu'elle recevait les enfants pour les vacances scolaires. Le problème est qu'elle a tenu ces discours délirants aux enfants pendant les vacances et que nous les avons retrouvés extrêmement perturbés: croyance en les dires de leur mère, couchage vers 2-3h00 du matin pour le plus jeune, sous-vêtements maculés d'excréments (surface maculée = taille de la paume de la main + longueur des doigts) pour l'adolescent de 13 ans qui m'a rendu son linge sale tel quel, sans chercher à le dissimuler ou à le nettoyer par lui-même... J'y ai lu un signe évident de détresse psychique.  
 
Depuis la mi-novembre 2011, leur mère a quitté sa région d'origine pour tenter de réintégrer le domicile du père. Depuis, elle vit et dort dans sa voiture à quelques rues du domicile paternel (alors que, rappelons-le, elle possède plusieurs biens immobiliers dans lesquels elle pourrait se loger...). Elle prend les enfants tous les midis à la sortie de l'école et les fait déjeûner d'un sandwich ou de vente à emporter chaude dans sa voiture. Ceux-ci, ont normalement l'habitude de rentrer chaque midi déjeûner au chaud chez leur père. Idem, en fin de journée où elle les garde de 16h30 à 19h00 dans sa voiture pour leur faire faire leurs devoirs... Depuis la montée de leur mère dans ces conditions atypiques, le garçon de 13 ans est de nouveau très perturbé: crise d'énurésie diurnes non dissimulées... Son père et moi lui avons parlé avec le plus de tact possible de sa souffrance que nous constations face à une situation difficile et douloureuse qui le dépassait. Nous avons éviter de parler de psychiâtre ou de psycholoque mais avons évoqué la possibilité pour lui de parler et de s'ouvrir à une personne extérieure, habituée aux situations de famille difficile, tenue par le secret professionnel et qui pourrait lui apporter de l'aide... 
 
Son père pense que tant que leur mère sera ainsi présente, les adolescents resteront perturbés. La procédure de divorce est en cours et nous ne souhaitons pas rompre tout lien entre les enfants et leur mère... Les résultats scolaires n'ont pas été impactés par les troubles relevés chez ces enfants (notes entre 14 et 16 de moyenne pour les deux adolescents scolarisés dans un établissement scolaire de très bon niveau). Nous pensons qu'ils se réfugient en partie dans leur travail scolaire... Nous les valorisons et les félicitons face à tels résultats.  
 
Pour autant, nous demeurons extrêmement inquiets et attentifs face aux perturbations engendrées par l'installation atypique de leur mère à proximité de notre domicile...  
 
Que peut-on faire? Comment agir au mieux pour les enfants? 
 
Merci d'avance.

 

Ecrit par: véritableparano le 01-01-2012

Je ne suis pas psychiatre ou psychologue mais avec ma petite expérience de paranoïaque je peux vous dire qu'en pleine crise pour ma part je devenais incontrôlable. 
Lorsque j'étais en pleine décompensation psychique j'étais dangereux pour moi comme pour les autres, j'étais suicidaire. 
Extèrieurement on ne peut pas savoir ce qui se trâme dans l'esprit déjanté d'un paranoïaque en pleine crise. 
Mieux vaut s'en méfier et prendre ses distances et mettre les enfants à l'abri. 
Chez certains malades les délires les poussent même à commettre des suicides étendus (suicide du malade et avant meurtre de certaines personnes). 
Demandez aux juge des affaires familiales un expertise de la mère et un mode de garde pour les enfants différent si elle refuse de se soigner: thérapie+injection d'un neuroleptique avec preuves des injections(gribouille des infirmières lors des piqures). 
Ne laissez pas des enfants seuls avec une personne atteinte de paranoïa surtout si elle est en pleine crise! 
Je suis pour ma part suivi par un psychiatre qui me prescrit mes injections(préférable au médicament oral cela évite tout oubli), je fais une thérapie avec un psychiatre-psychananlyste tous les mois et j'ai des injections de risperdal tous les 15 jours. 
Mais tant que la personne concernée n'aura pas pri conscience de sa maladie il est difficile de mettre en place un traitement et un suivi psychologique. 
Je sais de quoi je parle j'ai refusé mon traitement pendant un temps à l'hôpital, je pensais que l'on voulait m'empoisonner... 
Ce n'est que par la suite en sortant de l'hôpital psychiatrique que j'ai pri les choses en main. 
Laisser des enfants sans surveillance avec un malade peut aussi les exposer à ses délires et à ce que ça peut provoquer même chez des ados.

 

Ecrit par: Diane02 le 02-01-2012

Merci pour votre témoignage qui contribue à nourrir notre réflexion.

 

Ecrit par: help le 19-02-2012

bonjour, 
ma famille me 'traite' de "parano" 
....Définition 
Il s'agit d'une disposition anormale et durable de l'esprit conditionnant une organisation de l'existence et un style de vie, autour d'un vécu persécutif, dans une apparence de clarté et de logique, et sans qu'il y'ait réelle atteinte intellectuelle....c'est moi  
.....Permanence du doute : Méfiance excessive se traduisant par la susceptibilité, l'agressivité, une utilisation régulière de sarcasmes ou de l'ironie. Le paranoïaque doute de tout et de tout le monde, sauf de lui-même... ce qui le différencie notamment des obsessionnels. ...c'est moi 
...Le délire 
Ce type de délire est insidieux et on le trouve généralement, couvant depuis de nombreuses années, chez les sujets de 35 à 40 ans....c'est moi 
Délire de persécution : issu de la permanence du doute et du sentiment de persécution, il s'exprime parfois par des délires d'empoisonnement, d'agression... Cela peut débuter à partir d'un dommage réel (accident, par exemple). Un véritable délire va se mettre en place à partir de là......c'est moi 
....Le délire de jalousie peut prendre forme à partir d'une idée fixe sans motif précis, de manière discrète au départ, mais le paranoïaque va ruminer puis avoir des soupçons (pas forcément justifiés) pendant plusieurs mois. Les doutes vont de plus en plus ressembler à des certitudes, ce qui va se traduire par une recherche effrénée et systématique de preuves, une surveillance intensive, ... Les amis et parents du conjoint vont devenir des complices de celui-ci, au yeux du paranoïaque. Les simples gestes ou mimiques vont, pour lui, constituer des preuves de tromperie. Ce délire se ponctue régulièrement de phases dépressives, avec des passages à l'acte, contre soi ou contre le conjoint....c'est moi 
....Le délire de revendication naît suite à un préjudice dont le paranoïaque se croit victime. Il exige d'obtenir réparation, ces révendications peuvent être en rapport avec la loi ou la santé (hypochondrie)... Le paranoïaque peut finir par se fanatiser en politique ou en religion.....c'est moi 
...Ce trouble mental est extrèmement dur à soigner par la parole, puisque le paranoïaque ne fait confiance qu'à lui même et en ses propres jugements erronés. Il se méfie régulièrement des psychothérapeutes et à la rigueur, fait parfois semblant d'accepter l'aide, tout en la rejetant mentalement avec force. Les paranoïaques sont souvent manipulateurs....c'est moi 
 
je suis très conscient de tout ça , je ne veut pas de chimio, je ne suis pas (encore) dangereux , mais en moi beaucoup de haine de rancœur, envies de vengeance, troubles physiques 'acidités estomac, glands salivaires, crampe dans poitrine, très sensible vite une larme a l’œil , comme une froideur a me faire peur , ne craint plus rien, chaud froid, faim soif, arrive a me protéger avec hypocrisie, le mensonge, .....mais 'rechute'... au secours j'ai peur

 

Ecrit par: Anonyme le 02-03-2012

Bonjour 
Je découvre ce site et je voulais juste apporter un témoignage supplémentaire en ce qui concerne la vie avec un paranoïaque : ma mère est une paranoïaque avec tous les symptômes et troubles que vous décrivez et la vie avec elle a été un enfer pour ma soeur et moi. On est maintenant adulte, on ne vit plus avec elle (mais notre père oui) et je m'aperçois que nous sommes toutes les deux complètement déséquilibrées dans nos vies. Elle nous a pourri la vie, elle continue à le faire, elle pourrit la vie de mes enfants. Il est impossible de dialoguer avec elle, elle a toujours raison. Je m'aperçois que ma vie d'adulte est complètement troublée par mon enfance et mon adolescence auprès de cette femme. Nous avons tout essayé pour trouver des solutions mais évidemment comme elle n'est pas malade, elle ne voit pas de raisons d'aller se soigner. Lorsque ma seour vivait encore avec elle, elle a fait une tentative de suicide. Je ne veux pas décourager les gens qui vivent la même chose, mais il est strictement impossible de vivre avec des gens comme eux. Je crois que la fuite s'impose. C'est sûrement ignoble de dire ça à propos de sa mère, mais elle n'a pas arrêté de me pourrir la vie, et le pire c'est que lorsqu'elle s'aperçoit qu'elle est allée trop loin, elle redevient charmante. alors évidemment c'est moi l'égoïste et la méchante, jusqu'à me faire sentir coupable et alors essayer à nouveau de revenir vers elle. Et le cercle vicieux recommence ! Il est malheureusement impossible de se sortir d'une telle situation, l'hospitalisation d'office n'est pas possible car elle n'est pas considérée comme dangereuse et de toute façon, lorsqu'elle serait de retour, elle ne continuerait pas son traitement et ce serait pire encore pour nous. On est obligé de subir. Quelqu'un a dit sur ce site que les enfants sentent très bien lorsqu'il y a un problème : c'est vrai car je n'ai jamais interdit à mes enfants d'aller voir leur mamie, mais maintenant qu'ils sont plus grands, eux-mêmes l'évitent, ne veulent plus aller la voir et ne veulent plus lui répondre au téléphone. Vous imaginez les remarques de la concernée ! En tout cas j'ai bientôt 50 ans et je considère que ma vie n'est pas celle que j'aurais souhaité avoir et tout ça à cause d'elle. En vivant tous les jours à côté de ce type de personnage, on perd tout sens commun et effectivement, j'ai du mal à vivre en société, je n'aime pas les gens, je ne suis pas aimable et je dois faire d'énormes efforts pour essayer d'être normale avec les autres. Merci maman. Tout ce que j'espère c'est que mes enfants ne subiront pas trop les conséquences de ma mauvaise humeur permanente envers les autres. Maintenant ils savent : ils m'évitent les réunions et les endroits susceptibles de m'énerver. Eux sont géniaux et j'espère que je ne serais jamais comme ma mère, il y a des jours où je me dit que c'est peut-être héréditaire et qu'un jour sans m'en apercevoir, je vais être comme elle.

 

Ecrit par: RaoulM le 09-03-2012

A Anonyme, 
 
Vous dites que votre pere vit toujours avec votre mere. Comment vit-il cette relation? 
J'ai moi meme une mere que je qualifierais de paranoïaque (on peut cocher toutes les cases de la description medicale). Mon pere n'est pas heureux avec elle, mais n'a pas la force de la quitter. Tant qu'il marche au pas elle est (relativement) calme, mais des qu'il veut quelque chose qui n'est pas a son gout a elle, les discussions qui n'en finissent plus recommence. Je dis discussions mais il s'agit d'engueulades qui peuvent durer des jours en des nuits (une a laquelle j'ai participe s'est "terminee" a 6h du matin le lendemain). 
Ma mere est malade, mais c'est mon pere qui trinque. J'aimerai l'aider a s'en sortir mais je ne sais pas quoi faire. 
Comme pour un des témoignages, elle n'a pas l'air officielement dangereuse pour le moment (si on oublie les menaces de morts sur mon pere et sa personne). Officiellement, nous ne pouvons rien faire. Je ne peux pas appeller la police, et aucun médecin ne l'internera de force. Mon pere qui subit cette pression au jour le jour n'a pas la force de partir. Il refuse mon aide mais est sous prozac... 
Je suis desespere.

 

Ecrit par: Anonyme le 09-03-2012

A RaoulM 
Bonjour 
En effet mon père vit toujours avec ma mère. Je pense qu'il en a pris son parti (cela fait maintenant 50 ans qu'ils sont mariés). Ca a l'air d'être comme chez vous, ils s'eng...., c'est parfois violent, avec également menaces de mort, coups, portes cassées (la gendarmerie voisine a des dizaines de lignes de mains courantes ils connaissent bien la famille) et puis soudainement tout se calme, ils partent en croisière ensemble. Ils ont même fêté un de leurs anniversaires de mariage sur un célèbre bateau de croisières (Cos...) il y a quelques années en compagnie du commandant et à leur retour nous avons eu droit au film et aux photos de l'événement. Toute la famille était réunie pour l'occasion. Des moments rares à savourer. Et après tout recommence. En ce moment elle est en crise et elle a encore disparu on ne sait où. Mon père en profite pendant ce temps pour souffler un peu. Je pense qu'il arrive à mettre une certaine distance quand elle est en crise. En tout cas, je suis réconfortée de savoir que je ne suis pas la seule à connaître ce problème. Bon courage

 

Ecrit par: LAROUSSO le 12-04-2012

Bonjour à tous, c'est la toute première fois que je viens sur un forum et je viens, en complet désespoir, vous confirmer un passage à l'acte. Mon conjoint a commencé son délire un peu avant Noël (2011), pendant 2 mois entiers, je me suis battue pour lui faire comprendre raison, que je l'aime de tout mon coeur et que jamais je n'aurais pû le tromper, en vain (6 ans de vie commune) .... 2 mois seulement après, intervention des gendarmes et pompiers à la maison suite à la demande d'internement de sa mère (qui pour lui était au courant que je le trompais et lui cachait). Incompréhension totale... Suite à l'internement, quelques jours sous risperdal puis autorisation de sortie au bout de 3 semaines.... il a direct arreté son traitement et a replongé aussitôt dans le délire de jalousie, il m'emmenait au boulot et venait me chercher (arrivait souvent en avance et restait à pleurer dans la voiture sur le parking). Réinternement au bout de 10 jours (obligé de faire comprendre au psy que ca n'était pas abusif mais justifié, peur du suicide) 
Au début, me sentant "responsable" de son état, je n'ai pas voulu rencontrer les médecins car je ne voulais absolument rien lui cacher et la meilleure des solutions pour moi, c'était tout simplement de ne pas savoir... grosse erreur. A la 2ème hospitalisation, je n'ai pas voulu faire la même erreur, j'ai décidé de prendre RDV avec la psy en sa compagnie (pour essayer de comprendre ce qui se passait), résultat, devant lui, elle m'a demandé si il avait été violent (en 6 ans il ne m'a jamais tapé mais avait quand même fait le geste et s'était retenu), j'ai hésité devant elle j'ai fait un geste affirmatif de la tête et elle a réinsisté en me demandant si il m'avait déjà frappé, là j'ai répondu non, alors elle lui a dit tout simplement je vous laisse une permission de sortie pour le week-end (sans être sous traitement). Pour le week-end...., vendredi soir, 1ère chose en arrivant à la maison, il change les draps (pensant qu'un autre homme avait pris sa place dans le lit pendant qu'il était hospitalisé). Etant donné cette réaction, je me suis installée pour la nuit dans notre camion aménagé pour y dormir, il est venu me chercher au bout d'1 heure en me disant, allez.. viens dormir avec moi..., et là, une nuit en enfer.... Il s'est jeté sur moi dans le lit, m'a bloqué les épaules pour ne pas que je puisse me défendre et à commencé à me frapper violemment sur le crâne (en ayant la présence d'esprit qu'il ne me frapperait pas où ça se verrait) et en me tirant les cheveux pour que je lui dise TOUTE LA VERITE (sa vérité que je ne connais pas évidemment), puis il m'a obligé à lui faire une fellation, ensuite il m'a laissé pendant 5 à 10 minutes et à recommencer de plus belle, j'ai couru dehors, crier AU SECOURS de toutes mes forces et là il m'a rentré dans la maison en me trainant par terre par les cheveux, à fermé la porte à clé, fracasser les téléphones portables pour ne pas que je puisse appeler de l'aide et à continuer à me gifler de toutes ses forces, puis par prendre mes chaussures de randonnée pour continuer à me frapper en me disant à chaque fois : alors, dis moi la vérité !!! ça à duré 2h, peut-être 3, pendant lesquelles je pensais que c'était ma dernière nuit sur cette terre et que j'allais mourir des mains de la personne que j'aime le plus au monde et pour laquelle j'ai été d'une fidélité irréprochable. Le lendemain matin, j'ai réussi à partir, j'ai erré avec la voiture pendant plus de 2h avant de réussir à envoyer un message à sa mère puis je suis allée à l'hopital leur demander pourquoi ils l'avaient laissé sortir sans traitement connaissant sa pathologie, et là on m'a répondu que nos histoires de couple ne les concerne pas, que si je voulais qu'un traitement soit imposé, il fallait que j'aille porter plainte. Je ne l'ai pas fait, j'ai juste enlevé mon gilet pour leur montrer mes blessures et ils sont allés le chercher illico. Car contre qui aurais-je dû porter plainte ? contre lui ou contre eux ? Cette soirée dont je vous parle, c'était vendredi dernier, le 06 avril 2012, et depuis, je me sens seule face à tout ça, je l'ai abandonné, la séparation me paraît désormais inévitable, je ne pourrais plus jamais être seule avec lui sans avoir peur, pourtant, c'est l'homme de ma vie....

 

Ecrit par: véritableparano le 15-04-2012

Je ne suis pas psychiatre, je ne peux apporter que mon témoignage de paranoïaque. 
Faites en sorte que votre conjoint soit enfermé en HP pendant un laps de temps qui lui permette de redescendre sur terre. Avec de fortes doses de neuroleptiques et un suivi par un psychologue et ou un psychiatre il redeviendra normal. 
Accompagnez le dans cette épreuve, cette crise de folie n'a sans doute rien à voir avec la personne qu'il est réellement. 
Ensuite il faut qu'il accepte un traitement à vie, je prends du Risperdal en intra-musculaire tous les 15 jours(pas d'effets secondaires mis-à part la prise de poids). Je n'ai pas eu de délires depuis que je suis sous traitement. 
Ne le laissez pas tomber, il n'était pas lui même quand il était en pleine crise. 
Par contre s'il refuse tout traitement et qu'il n'a pas un suivi régulier avec un psychiatre de l'HP et un psychanalyste mieux vaut laisser tomber c'est trop dangereux pour vous et votre entourage. 
Bon courage.

 

Ecrit par: LAROUSSO le 15-04-2012

Bonjour véritableparano et merci de votre témoignage. Je suis allée le voir hier et aujourd'hui à l'hopital car je sais que là bas je suis en sécurité. Il est désormais sous zyprexa, il m'affirme (je sais qu'il ment) qu'il sait que je l'ai pas trompé car il veut continuer notre relation, moi je lui ai confirmé notre séparation (je lui avais écrit une lettre en lui disant que par amour pour lui, je ne pouvais pas lui demander de prendre un traitement à vie), seulement, à priori, il ne va pas avoir le choix car il est interné pour violence sur ma personne et sais déjà qu'il en a pour un moment, je dois donc être patiente et attendre qu'"il revienne". Je me considère comme étant sa maladie, et c'est pour cette raison que je ne veux pas qu'il prenne un traitement à vie à cause de moi, je me dis que si je m'éloigne de lui, il ira forcément mieux et pourra reprendre une vie normale mais je ne sais pas. J'ai pris RDV avec un psy dans une semaine pour expliquer tout ça et savoir comment réagir face à tout ça maintenant qu'il est pris en charge "efficacement". Pour votre part, comment avez-vous pris conscience de votre délire ? Lors de sa prise de Risperdal, il me disait ne plus avoir de sensation sous la ceinture (cause pour moi principale de son délire car il pense de pas me satisfaire assez et que j'ai donc besoin d'aller voir ailleurs) mais maintenant il est sous zyprexa et à priori il n'y a des injections retard que pour le risperdal ? Avec ce traitement, arrivez-vous à avoir une vie sociale à peu près normale (je sais que le risperdal le fatiguait beaucoup, surtout le matin), merci beaucoup de vos réponses

 

Ecrit par: véritableparano le 15-04-2012

Bonjour Larousso, 
Le fait que vous lui ayez écrit une lettre de rupture ne fait peut-être que confirmer ses soupçons de votre "infidélité". 
Quand mon ex-femme m'a demandé de partir du domicile conjugal (j'étais en pleine crise) cela ne faisait que confirmer ce que je pensais, elle me trompait et voulait vivre avec quelqu'un d'autre. 
Quand on est paranoïaque on n'a pas d'autre choix que de suivre scrupuleusement un traitement à vie(le mieux c'est une injection de Risperdal tous les 15 jours en ce qui me concerne) et de faire une psychothérapie(je suis suivi par mon psychiatre de l'hôpital dans lequel j'ai été interné à deux reprises, il me fait mes prescriptions de Risperdal et je fais une psychanalyse avec un psychiatre/psychanalyste). 
Lorsque l'on est dans des délires paranoïaques et là je ne parle que de moi,on a des hallucinations, des voix... 
Vous n'êtes pas sa maladie, ce n'est pas parce qu'il a eu des délires en étant avec vous qu'ils n'en aura pas sans vous, il reproduira le même schéma s'il n'est pas soigné biologiquement et mentalement. 
J'ai eu deux épisodes de folie qui se sont terminés par une hospitalisation à chaque fois. 
Ma paranoïa n'a cessé d'évoluer entre la 1ère et la 2ème décompensation, maintenant je suis stabilisé mais j'ai détruit ma famille, j'étais marié à une femme fidèle et aimante(dont je suis toujours amoureux)et j'ai deux enfants que je vois rarement désormais. 
J'étais très dangereux quand j'étais en plein délire paranoïaque, extrêment dangereux même. 
Ne plus avoir de sensation sous la ceinture est courant avec un neuroléptique d'après ce que j'ai pu lire, pour moi c'est rentré dans l'ordre. Je pensais moi aussi ne pas assez satisfaire mon ex-femme... 
Avec mon traitement que je sais avoir à vie j'ai une vie sociale normale, je suis célibatiaire mais j'espère rencontrer une femme... 
S'il est fatigué le matin c'est peut-être parcequ'il n'a pas d'injections, avec le risperdal en intra-musculaire on n'a pas d'effets secondaires contrairement au risperdal oro(par voie orale). 
Bon courage ne le lâchez pas, au moins pendant sa pèriode d'hospitalisation, merci pour lui.

 

Ecrit par: LAROUSSO le 15-04-2012

Re véritableparano, votre témoignage m'apporte beaucoup de réconfort car enfin, je "déculpabilise" et ça me renforce dans ma volonté de l'aider. Je sais simplement qu'il faut que j'attende un peu avant de retourner le voir car il est dans une phase encore délirante mais je serais là pour lui au moment voulu. Ce qui me rassure dans vos dires, c'est que vous affirmiez avoir une femme fidèle et aimante donc vous vous en êtes rendu compte, et je vous apporte tout mon soutien et vous souhaite de tout coeur de pouvoir à nouveau rencontrer l'amour, si complexe et tellement nécessaire à notre équilibre, si tant est que vous ne puissiez récupérer le coeur de votre femme. Merci encore car mis à part l'expérience qu'il est possible de partager sur le net, je trouve que l'entourage des personnes psychotiques est très mal suivi par le corps médical car nous ne savons pas du tout quelle attitude adopter, je me persuade depuis le début qu'il s'agit véritablement d'une maladie, et maintenant j'en suis d'autant plus persuadée, donc il faut que je l'aide. Prenez soin de vous et soyez assuré que par vos témoignages, vous aidez des gens comme moi, mais surtout des gens comme vous... à bientôt

 

Ecrit par: Anonyme le 18-04-2012

A Larousso 
Bonjour 
Votre témoignage m'a émue car effectivement vous avez raison, personne ne comprend véritablement l'entourage de personnes atteintes de paranoïa. Ce sont en général des personnes très intelligentes, qui savent parfaitement tromper leur monde. J'avais mis il y a quelque temps mon propre témoignage concernant ma mère sur ce site, et effectivement dans mon cas, la solution a été la fuite. Je comprends parfaitement que vous hésitiez entre 2 attitudes : rester avec votre mari ou partir. La réponse de véritableparano à ce sujet est éloquente : soit votre mari se soigne, soit il refuse et dans ce cas, vous aurez beau tout essayer, tout tenter, prendre toutes les attitudes possibles et imaginables, croyez-moi c'est sans issue. D'autant plus qu'on ne peut pas obliger une personne à se soigner, mise à part si elle présente un danger pour autrui, ce qui a été le cas de votre mari, puisqu'il s'est attaqué à vous. Par contre, les autorités et le corps médical oublient vite ce type d'incident : ils disent au bout d'un moment que la personne est stable, et ils la laissent sortir. C'est là que le danger revient : si la personne refuse tous soins et qu'elle ne présente pas à nouveau de signes dangereux, le cycle infernal recommence. Je suis de tout coeur avec vous car même si vous pensez quitter votre mari, ce ne sera pas facile : il va essayer de vous garder, il va redevenir tel qu'il était avant et aux yeux de tout le monde, ce sera vous la méchante. La seule chance, c'est qu'il accepte de continuer à se soigner. J'espère qu'il en sera ainsi pour vous. Bon courage.

 

Ecrit par: izourt le 20-04-2012

Bonjour à tous ,je viens de lire tout vos commentaires pour malheureusement constater et me confirmer que je suis dans quaziment tous les cas sité . depuis hier soir 18h00 je suis passé dans un état complètement "noir "à deux doigts de craquer et dont je viens de couper les ponts avec ma mère qui souffre de paranoia et qui jusqu'à ce jour me traitait plus bas que terre pour tous ce que je peux faire avec ma petite famille qui se compose de mes 4 enfants ( 8mois ,8 ans , 12 ans et 17 ans )et mon épouse .Dans 1 mois a peu pret ça fera 6 ans que mon père est décédé.il à mis fin à ses jours à l'age de 65 ans suite au soucis de paranoia de ma mère dont il n'a jamais voulu me parler et de ce silence mon père l'a payé de sa vie .elle a toujours rabaissée mon père devant tous le monde ,par contre ce quelle ne sait toujours pas à ce jour ,c'est que mon père avant de se suicider , m'a laisser caché dans un coin de la maison ,son "journal intime" datant depuis 1986 environ ou il décrit tous ses problèmes à l'encontre de ma mère ,et à ma grande surprise ,j'ai découvert petit a petit de ce qu'il avait pu subir durant toutes ces annnées .Aujourd'hui elle est suivi par un psychiatre sur pamiers (09)qui n'est pas "foutu" de s'en occuper réèllement et dont ma mère à réussi à l'endormir en lui disant que depuis quelques temps elle se sentait mieux et quelle pouvait lui diminer son traitement ,quelle ne prend plus aujourd'hui. 
De plus de son entourage ,il ne lui reste plus grand monde étant donné qu'elle à mis dehors beaucoup de ses amies et aujourd'hui c'est moi qui suit devenu son "ennemi". 
heureusement que ma petite famille me soutient et que mon épouse à les reins solide pour confronter ce genre de situation. 
Si toutefois quelqu'un à une solution pour pouvoir sortir de ce chemin apparament sans issue ,faite moi un signe ,aidez moi !!!!

 

Ecrit par: Anonyme le 23-04-2012

A Izourt 
Bonjour 
J'ai lu votre témoignage qui ressemble malheureusement au mien. Mon père vit toujours avec ma mère. J'ai moi-même bien sûr évité le plus possible les relations avec ma mère. Maintenant que mes enfants sont grands, j'ai même complètement coupé tous les ponts (j'ai quand même des nouvelles via les mains courantes de gendarmerie et autres médecins et hôpitaux psy ...). Par contre ce qui m'interpelle et contre lequel je voudrais vous mettre en garde, c'est que vous dites que vous coupez les ponts. Vous dites également que vous avez des enfants en bas âge : méfiez-vous votre mère peut aller jusqu'à porter plainte contre vous si jamais elle décide que vous l'empéchez de voir ses petits-enfants et hélas elle risque d'avoir gain de cause. Surtout maintenant que votre père est décédé, elle va vouloir revenir vers vous (bien sûr pour vous pourrir la vie). Moi-même j'ai laissé mes enfants aller la voir (elle ne s'est jamais révélée dangereuse avec eux). Maintenant qu'ils sont grands (24 et 21 ans), ce sont eux qui se sont rendus compte tous seuls qu'elle a un problème et ils ont décidé d'éviter son contact. J'ai été très prudente lorsqu'ils étaient petits en les laissant avec elle (ça avait l'air même de la calmer) car je sais qu'elle aurait été capable d'aller jusqu'à la plainte (elle est en ce moment même en procès avec l'un de ses frères pour je ne sais quelle obscure raison sans compter les autres plaintes qu'elle a déposé au sujet d'un autre de ses frères, procès qu'elle a gagné). Donc méfiance et prudence, ce sont des gens très intelligents et persuasifs (la preuve votre mère a réussi à convaincre son psy qu'elle allait mieux). Vous avez comme moi la chance d'avoir un conjoint compréhensif et croyez-moi c'est très précieux dans les moments de doute, comme celui que vous traversez actuellement. Et surtout soyez prudents avec vos enfants, ne leur interdisez pas d'aller la voir, elle risque de retourner vos enfants contre vous. Si vous voulez correspondre avec moi, pas de problème, j'ai vécu tout cela et je sais que c'est bien difficile lorsque personne d'autre ne comprend votre situation.

 

Ecrit par: Stephane le 24-04-2012

D'intéressants témoignages, merci à tous de partager vos expériences et vos conseils, de proches à proches. Les récents témoignages rappellent trois points importants avec lesquels les proches sont parfois amenés à composer :  
- les relations familiales souffrent généralement beaucoup de la présence d'un paranoïaque. Si la solution n'est pas d'isoler celui-ci, il arrive qu'il faille envisager cette option pour sauvegarder la santé mentale du reste de la famille. 
- la vie professionnelle et socio-affective, du paranoïaque, est beaucoup plus que d'ordinaire, émaillée de conflits allant jusqu'aux procédures judiciaires difficiles et longues. C'est parfois le seul moyen que la paranoïaque trouve pour rester en contact avec ceux qu'il aime (car il les aiment, oui! C'est ce qui explique son engagement, dans de mauvaises directions, malheureusement) et qui le rejettent. 
- Le paranoïaque est aussi un as de la manipulation lorsqu'il s'agit d'étouffer ses symptômes devant le psychologue ou le psychiatre, et de paraître "normal". Se posant en victime, il se joue parfois des médecins ou psys (ce n'est pas forcément de leur faute, mais chaque psy ne peut pas forcément passer 3 ans à suivre un cas pour repérer les moments ou le paranoïaque exprimera ses pensées délirantes). Tout ceci peut amener la justice à trancher en sa faveur, faute d'avoir pu montrer la vraie nature du paranoïaque. On peut cependant demander l'examen ou le suivi psy, non pas de la personne paranoïaque, mais des personnes sur lesquelles il est susceptible d'avoir une influence négative, par exemple, les enfants, les proches. Des personnes en souffrance sont plus faciles à repérer, pour un psy, qu'une personne qui tente de cacher sa nature devant le psy. Cela peut être une solution pour faire valoir devant la justice, le danger encouru par les petits-enfants, par exemple.

 

Ecrit par: Anonyme le 25-04-2012

Bonjour Stéphane 
Merci d'apporter vos remarques. Vous avez entièrement raison, les personnes paranoïaques aiment leurs proches, je pense d'un amour exclusif qui ne souffre pas d'être contrarié. Comme ma mère n'avait pas de mes nouvelles depuis longtemps, elle m'a écrit une lettre pour mon anniversaire, en me disant qu'elle m'aime mais que ce sont les autres qui la poussent à agir comme elle le fait. 
Par contre ce qui m'interpelle dans votre commentaire, c'est que vous suggérez de faire suivre les proches par un psy. Je sais que ce serait sûrement valable (dans le cadre par exemple d'un potentiel dépôt de plainte) mais je trouve que c'est quand même fort de faire suivre des gens qui n'ont pas d'autre problème que leur proche parano (qui est lui-même le problème) ! Je me suis aperçue depuis très longtemps que ce problème de paranoïa est insoluble et c'est vraiment terrible d'avoir un membre de sa famille dans cette situation. Comme je le disais, la consolation est de savoir (grâce à des sites comme celui-ci) que d'autres personnes sont confrontées au même problème,car on se sent bien seul face à cela et c'est vrai que pour certains, le suicide est la seule issue (ma soeur lorsqu'elle était plus jeune et encore avec ma mère a d'ailleurs fait une tentative). Il faut vraiment être très fort psychologiquement pour résister, mais avec le temps, on se sent usé, sachant qu'il n'y a pas de solution. Il faudrait vraiment que la recherche avance, pour savoir ce qui se passe dans le cerveau de ces gens. Ils sont manifestement malades, ils le savent (ou le soupçonnent) mais ils persistent. Je trouve d'ailleurs en ce sens admirable la façon de se comporter de Véritableparano, qui sait qu'il est malade, et qui accepte de se soigner. Mais combien sont comme lui ? Qu'est-ce qui fait que lui se rend compte de sa situation et pas les autres malades ? Beaucoup de questions et malheureusement peu de réponses.

 

Ecrit par: Stephane le 26-04-2012

Bonjour. Je comprends votre étonnement lors de la suggestion du suivi psy des proches. Il est possible que vous ressentiez le suivi psy comme une sanction ou la preuve d'une pathologie mentale, ou encore, que vous pensiez que seuls les malades ont vocation à être suivi par un psy. Dans cette conception, je comprends que vous vous étonniez de la suggestion de suivi de personnes qui n'ont pas de "problèmes". Cependant... 
 
Certaines approches ou conception de la psychologie considèrent que les psys ne traitent les maladies ou troubles mentaux, mais la souffrance, qui se trouve être un facteur essentiel (par exemple, grâce auquel on distingue un état pathologique d'un état non pathologique). 
 
La thérapie ou le suivi psy n'est pas une sanction, mais une aide : aussi, le suivi des proches d'un paranoïaque a-t-il un sens : ce n'est pas parce qu'il n y a pas de trouble mental sous-jacent qu'il n'y a pas de souffrance, or, s'il y'a effectivement souffrance, c'est là où le psy peut intervenir. 
 
A contrario, tous les troubles mentaux ne nécessitent pas forcément un suivi psy : une personne présentant un trouble mental qui ne l'empêche pas d'être autonome, qui ne le fait pas souffrir, ni ne fait souffrir qui que ce soit, ne justifie pas de prise en charge (sauf si l'on veut faire rentrer cette personne dans le moule de la normalité pour x raisons). 
 
Ce qu'il faut comprendre de la suggestion de suivi, c'est donc que la situation est la suivante : il y'a une personne paranoïaque et des proches. Si les proches souffrent de cette situation, alors, le psy peut les aider. Votre commentaire donne par ailleurs un très bon exemple de l'utilité, voire la nécessité, pour le psy, de se soucier de la santé des proches, certains allant parfois jusqu'à choisir des options définitives pour éviter de souffrir - il est évident qu'en tel cas, le psy peut apporter un soutien appréciable. Bien sûr, le mieux, est toujours de tenter de travailler sr la source de la souffrance (le paranoïaque). Mais cet article et les différents commentaires montrent combien cela peut être difficile. A défaut, il n'est quand même pas question de laisser tomber les proches en souffrance et les laisser se débrouiller seuls! 
 
J'espère avoir expliqué correctement pourquoi l'étonnante suggestion n'est en définitive pas si étonnante!

 


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