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Groupe A - Personnalité paranoïaque Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychopathologie

Proposé par Stephane Desbrosses, le 19-12-2007

La personnalité paranoïaque, un trouble éprouvant pour le patient autant que pour l'entourage...Il s'agit d'une personnalité caractérisée par la méfiance excessive, le soupçon constant et une rigidité flagrante de pensée et de raisonnement : le trouble de la personnalité paranoïaque, est aussi dur à vivre pour l'entourage du patient que pour le patient lui-même ; un syndrome pour lequel le traitement est difficile et bien souvent aléatoire...

1. Résumé des principaux critères du DSM-IV

Il s'agit d'un état de méfiance soupçonneuse envahissante envers les autres dont les intentions sont interprétées de manière malveillante. La personnalité paranoïaque implique la présence d'au moins 4 des 7 symptômes suivants :
  • Le sujet s'attend, sans raisons suffisantes, à ce que les autres l'exploitent, lui nuisent ou le trompent
  • Il est préoccupé par des doutes injustifiés concernant la loyauté ou la fidélité de ces amis/associés
  • Il est réticent à se confier à autrui car il craint que l'information ne soit utilisée contre lui
  • Il discerne des significations cachées, humiliantes ou menaçantes dans les événements anodins
  • Il ne pardonne pas d'être blessé, insulté ou dédaigné
  • Il perçoit des attaques contre sa personne ou sa réputation, auxquelles il va réagir par la colère ou la contre-attaque
  • Il met en doute de manière répétée et sans justification la fidélité de son conjoint

2. Données épidémiologiques (ratio/prévalence)

La prévalence est estimée entre 0.4 et 3.3% de la population. Elle est deux fois plus fréquente chez l'homme que chez la femme. Elle est également plus fréquente chez les apparentés des schizophrènes.

3. Caractéristiques psychopathologiques du trouble

3.1. Symptômes

Le comportement majeur de défense est un symptôme-clé : l'attitude du paranoïaque est sous-tendue par un sentiment de méfiance qui se développe généralement dans tous les domaines de la vie du sujet. Le comportement s'exprime alors sous la forme de mépris à l'égard de ceux ressentis comme plus faibles, et de méfiance à l'égard de ceux ressentis comme plus puissants, mépris et méfiance se traduisant aisément dans les actes.
 
L'hypertrophie du moi est flagrante : celui-ci est caractérisé par une importante surestimation de soi, qui s'exprime souvent par un autoritarisme prononcé. Le sujet est orgueilleux, égocentrique, sûr de ses bons droits et de ses opinions, qu'il veut imposer aux autres. Il est décrit comme peu affectif, et il met d'ailleurs lui-même un point d'honneur à se décrire comme objectif, froid et rationnel.
 
La fausseté du jugement est caractéristique ; il s'agit d'une absence d'autocritique, le raisonnement se voulant logique, mais les idées s'appuient en fait sur des a priori subjectifs qui conduisent le sujet à ne pas tenir compte du contexte global de la situation, ni des arguments d'autrui. Tous les arguments, qu'ils soient positifs ou négatifs, sont généralement voire systématiquement rejetés par le paranoïaque. On parle de psychorigidité (pensée psychorigide).
 
La méfiance et la susceptibilité conduisent le sujet à vivre dans l'attente d'être trompé. Cela explique pourquoi il se sent facilement dédaigné, non évalué à sa juste valeur, mais aussi pourquoi il se froisse si facilement.

3.2. Relations interpersonnelles

Les relations sont très dures pour le paranoïaque et pour son entourage, étant donnée l'installation d'une certaine boucle comportementale (le sujet est méfiant,... son entourage va lui dire moins de choses... ce qui va justifier la méfiance du sujet...). Les relations familiales sont caractérisées par l'autoritarisme, le paranoïaque étant perçu par ses proches comme un véritable tyran. La situation n'est guère meilleure concernant le peu d'amis que le sujet peut avoir : ceux-ci, objets d'une méfiance constante, finissent invariablement par se lasser d'être ainsi traités, ce qui justifie à postériori la méfiance du paranoïaque, lequel voit dans l'abandon, non pas la conséquence de son attitude, mais une raison de l'avoir eu... Les relations de travail sont vécues sur le mode de défense classique : tandis que les employés hiérarchiquement "inférieurs" sont dédaignés voire exploités, les supérieurs hiérarchiques suscitent une méfiance excessive en pensée mais un comportement hypocrite ponctué d'éclats.

3.3. Expressions affectives, émotionnelles ; style cognitif

Le sujet cache ses réactions : elles sont pour lui un signe de faiblesse et pourront être utilisées contre lui. Il va des lors éviter au possible toute situation qui l'amènerait à se tourner vers autrui et à faire confiance. Son style cognitif est un état de vigilance permanente (il est à l'affût de toute information venant accréditer sa logique et ses croyances). Le sujet est souvent décrit comme manquant d'introspection (il est incapable de se remettre en cause, de se questionner sur son propre fonctionnement). A titre d'exemple, le schéma cognitif du sujet paranoïaque, qui gouverne son attitude peut être décrit selon trois références : Il faut être sur ses gardes / on ne peut pas faire confiance aux gens / je ne dois pas me laisser faire.

4. Adaptation et évolution des troubles

La vie socioprofessionnelle peut être satisfaisante, mais elle est régulièrement ponctuée de difficultés professionnelles (il y a souvent conflit entre le sujet et ses collègues, surtout ses supérieurs hiérarchiques). L'adaptation familiale souffre de grandes difficultés : un contexte autoritariste, de méfiance et de susceptibilité règne au foyer familial. Il existe deux évolutions fréquentes :
  • Un épisode dépressif majeur avec forte connotation de persécution
  • L'entrée en délire chronique paranoïaque (Certains auteurs pensent que la personnalité paranoïaque est un facteur prédisposant très important au délire paranoïaque)
La majorité des cas n'a pas de suite cependant.

5. Hypothèses explicatives

Selon l'orientation psychodynamique de Freud, le caractère paranoïaque serait un système de défense contre une homosexualité latente : il y aurait une projection sur les autres de désirs inacceptables pour le Moi du sujet.
 
Une autre hypothèse avance qu'un traumatisme infantile aurait engendré pour le sujet une déception profonde quant à la réalité sociale et familiale : ces individus auraient subi des carences affectives humiliantes, d'où un sentiment de forte culpabilité et une tendance à reporter sur l'extérieur ce sentiment, ce qui expliquerait pourquoi les sujets paranoïaques n'attendraient d'autrui que de l'agressivité.
 
Une troisième hypothèse explique que le futur paranoïaque aurait été surinvesti par ses parents, qui l'auraient considéré comme un être exceptionnel. L'enfant aurait alors intégré cette vision, d'où une attitude dominatrice, des difficultés sociales et un rejet des autres.
 
D'autres hypothèses tentent d'expliquer la personnalité paranoïaque en prenant en compte les facteurs socioculturels,... L'hypothèse biologique souffre d'un manque d'arguments : le seul seul réellement important est le ratio plus élevé de paranoïaque apparentés aux schizophrènes.

6. Prise en charge et Objectif thérapeutique

On voit rarement des patients paranoïaques dans le circuit de la psychiatrie, en premier lieu parce qu'ils pensent aller très bien, ce sont les autres qui défaillent... De plus, le syndrome est relativement rare à l'origine (mais certainement sous-estimé)... Il n'existe pas de traitement systématique et avéré... Ce que l'on peut essayer de faire, c'est apprendre au sujet :
  • À lutter contre le sentiment permanent d'insécurité qui l'envahit
  • À se mettre à la place des autres et développer ainsi son empathie
  • À interpréter moins négativement les comportements d'autrui
  • À ne pas percevoir systématiquement des intentions malveillantes chez les autres

Source : Cours de psychopathologie - Licence - Université de Dijon
   

Mots-clés : paranoïa, paranoïaque, personnalité, troubles de la personnalité

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48 commentaire(s)

Ecrit par: Psychonîmes le 23-12-2007

Article agréable à lire, bravo! 
J'aurai une question: est ce que la prise réguliére de cannabis durant l'adolescence est un facteur favorisant l'apparition de la personnalité paranoïaque ?

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

Des cas de psychoses paranoïaques se sont révélés suite à l'absorption de canabis... Principalement, cependant, on note l'apparition de troubles schizophréniques, ainsi que le montre cette étude : 
 
Schizophrénie et Canabis

 

Ecrit par: Psychonîmes le 23-12-2007

Merci d'avoir répondu!

 

Ecrit par: Tania le 24-12-2007

Je cherche a faire le lien entre paranoïa et suicide : pouvez vous m'aider ? 
merci

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Le lien principal semble le suivant : de par les relations sociales difficiles qu'entraine la paranoïa, on assiste régulièrement à des ruptures relationnelles/ professionnelles, des situations qui, même avec un moral d'acier et une grande confiance en soi, sont dures à vivre... 
 
Il n'est pas rare que la réalité rattrape le délire paranoïaque : plus il est profond, plus dure est la chute, et l'on assiste régulièrement en ce cas, des phases hautement dépressives, pendant lesquelles le patient peut émettre des idées de suicide. Bien que le passage à l'acte ne soit pas si courant que pour d'autres affections (comme la psychose maniaco-dépressive, par exemple), chaque phase dépressive est toujours à prendre au sérieux.

 

Ecrit par: Soreya le 24-12-2007

J'aimerais avoir plus de détails sur le phénomene de décompensation (passage de la personnalité paranoïaque à une situation de délire paranoïaque), mais j'ai quelques difficultés à trouver des sources. 
Si tu pouvais m'éclairer...

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Celle-ci survient surtout aux alentours de 40 à 45 ans, le trouble de personnalité paranoïaque étant un facteur prédisposant, mais non nécessaire (on parle par exemple de paranoïa dans l'érotonomanie ou le délire de revendication, qui n'ont pas forcément pour origine un trouble de la personnalité paranoïaque). 
 
On parle de décompensation majoritairement dans le cas d'un trouble qui va entrainer une dépression. 
 
Bien que la paranoïa soit insidieuse, on assiste souvent à un événement déclencheur qui va révéler aux yeux de l'entourage, le trouble. Celui-ci est pourtant présent depuis pas mal de temps, et rétrospectivement, l'entourage évoque souvent des attitudes ou comportements qui "auraient dû mettre la puce à l'oreille". Mais c'est cet événement (par exemple, découverte que le conjoint trompe) qui va entrainer la décompensation, souvent, donc, révélant un état déjà présent, et suivi rapidement de dépression (dans d'autres cas, cela peut aller jusqu'au suicide ou au passage à l'acte hétéro-agressif...) 
 
Pour parler du passage de l'un à l'autre... Cela dépend grandement de l'environnement, en fait... Prenons un exemple : si le conjoint se montre jaloux et possessifs, que la conjointe supporte cet autoritarisme sans broncher et sans donner de raisons à son compagnon de "s'inquiéter", il n'est pas dit qu'un délire de paranoïa ne se mette pas en place... Selon la force des doutes, le tempérament du conjoint, etc... 
 
Par contre, il est évident que si le paranoïaque trouve des confirmations à ces doutes, cela renforce son trouble... Et c'est pourtant souvent un cercle vicieux qui se met en place : le conjoint doute et se montre autoritaire, ce qui entraine la conjointe et l'entourage à se montrer plus distant, ce qui finit par confirmer les doutes et croyances du paranoïaque... 
 
Le rôle de l'entourage est donc primordial dans l'évolution de la paranoïa... Et dans le cas où il existe, il est parfois bien difficile de faire oublier un passé qui "justifie" les délires paranoïaques... L'agressivité en retour, la tromperie, la méfiance, etc... tout ceci est susceptible de renforcer le trouble de personnalité. 
 
Mais ta question me semble pouvoir être plus précise. Ces éléments t'aident-ils? Je n'ai pas de sources à donner, de tête, mais j'espère que la réponse te permettra d'en trouver ;)

 

Ecrit par: Mya le 24-12-2007

Ce n'est pas une tâche facile pour l'entourage que d'aider un ou une paranoïaque. Nous sommes complêtement perdus parce que le moindre geste d'aide est ressenti comme une attaque et oui, nous en sommes arrivés à être plus distants afin d'éviter les conflits de plus en plus violents et les vaines explications. Les médecins qui l'approchent changent régulièrement (dès qu'ils conseillent une thérapie, ils deviennent ses ennemis). Toute la famille se sent au plus mal. J'ai aussi peur pour sa petite fille (j'ai lu des témoignages d'enfants ayant vécu avec une personne paranoïaque et les conséquences sont effrayantes). 
Y a t'il une solution ? Peut-on nous nous faire aider afin de l'aider ??

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

J'ai expérimenté moi même le problème de près par le passé, je comprend combien cela peut être dur... Bien que cela ne soit pas encourageant, je peux citer ce témoignage : la vie de famille devenait effectivement plus dure, et malheureusement, cela s'est terminé sur la rupture du couple et une recomposition. La personna paranoïaque aurait été de toute façon malheureuse sans que l'on ne puisse l'aider (puisqu'elle ne le voulait pas...) alors dans les cas extrèmes, même si cela est pesant de le dire, mieux vaut que la personne paranoïaque soit malheureuse seule, plutôt que d'entrainer une famille avec elle... 
 
Les paranoïaques ont donc ses difficultés à se ressentir comme troublés, cette fausseté de jugement et cette absence d'autocritique qui l'amène à toujours penser que le monde autour d'eux "ne va pas" et que eux, n'ont pas besoin d'aide... C'est l'une des pathologie les plus dure à soigner... La prise en charge repose essentiellement sur l'ambition d'adoucir la rigidité de pensée qui caractérise le paranoïaque : l'amener à faire progressivement un peu plus confiance aux autres, se servir de l'admiration que le paranoïaque porte envers certaines personnes pour remettre en cause ces jugements... Si dans la plupart des cas, ceux-ci deviennent effectivement ces "ennemis" de ce fait, certaines personnes ont plus de chance d'orienter le patient vers une souplesse de jugement et de pensée plus grande, comme indiqué dans le paragraphe 6. 
 
En dernier lieu, évitez surtout de rentrer dans le délire paranoïaque avec lui : autant que faire se peut, que cela vous laisse indifférent mais bienveillant, dédramatisez, à la rigueur, discutez d'autres explications possibles, à des comportements jugés offensant par le paranoïaque... gardez surtout à l'esprit qu'il vous faut vous préoccuper également de votre bien être et de celui des proches. 
 
Quitte à faire un break. Ne vous laissez pas malmener : à un moment ou à un autre, sachez poser des limites, en exprimant votre souffrance : "je souffre de ça - je cherche la solution pour y remédier (prendre l'air, aller voir des amis, demander un effort au paranoïaque) - je l'explique, sans trop insister, et je l'applique". 
 
N'hésitez pas, bien entendu, à consulter d'autres professionnels : Selon le point de vue cognitivo-comportemental, le paranoïaque dispose de schémas de pensée inadéquats qu'il faut essayer d'atténuer (logique pseudo-rigoureuse et froideur de jugement --> cehrcher à roposer d'autres explications, méthodes de raisonnement, interprêtations)...

 

Ecrit par: Mya le 24-12-2007

Oui, cela semble faisable pour des adultes ... mais sa petite fille qui à 5 ans ? 
Elle souffre déjà de l'état de sa mère (oui, il s'agit d'une femme, je sais qu'elles sont minoritaires dans les cas de paranoîas ...)...

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Même à 5 ans, les enfants comprennent beaucoup de choses, et savent faire la part de certaines. Pour l'entourage proche, le mieux est de sortir l'enfant de la situation régulièrement (promenades, invitations, etc... de manière à ce que cette fillette voit autre chose, d'autres gens, d'autres méthodes de pensée, et qu'elle ne subissent pas une éducation qui pourrait l'emmener à se méprendre sur la façon de gérer ses relations sociales, ou une ambiance pas tout à fait sereine pour son bon développement psychique. 
 
Ceci dit, on sort vite, ici, du cadre psychologique seul. Je n'oserais m'aventurer à conseiller avec si peu d'information. Cela touche la sphère familiale, et de nombreuses questions se posent... à partir de quel moment doit-on songer à diminuer ou modifier le contact entre une mère et son enfant, dans quelles circonstances? ça dépasse mes compétences, et je ne me sens pas le droit d'aller plus loin. Il y'a des limites au conseil online qu'il est prudent de ne pas franchir

 

Ecrit par: Mya le 24-12-2007

Merci ... tant pour les conseils que pour la prudence ... ainsi que la rapidité des réponses. 
C'est un début de chemin à suivre pour nous. 
Nous ferons de notre mieux pour prendre soins d'elleS

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Je t'en prie :) si tu souhaites m'en dire davantage, le forum sur la version à venir prochainement, de psychoweb, ouvre ses portes ici : http://www.psychoweb.fr. la version est encore en construction et elle permettra de converser en privé, ou de réserver des commentaires à certains utilisateurs seulement, etc... N'hésite pas alors à t'y inscrire et m'envoyer un message privé, si tu le souhaites. En tous les cas, je te souhaite bien du courage...

 

Ecrit par: lebas le 11-03-2008

Bonjour 
 
j'espère ne pas me tromper d'endroit. 
 
Voilà je vais essayer d'être bref mais ça va pas être facile. 
 
je suis depuis un peu plus de 2 ans avec une nouvelle compagne (institutrice, pas d'enfants mais deux chiens "ces filles"). 
Nous sommes divorcés tout les deux moi j'ai deux filles (7 et 12 ans) j'ai la garde un week end sur deux et la moitié des vacances scolaires. 
Au début de notre relation (là j'ai eut tort) j'ai présenté ma nouvelle compagne a mes deux filles, première rencontre sans soucis, mais mon ex l'apprenant a monté la tête des filles (divorce trop frais je pense, c'est moi qui ai demandé ce divorce) donc les filles silence radio pendant 2 mois. 
après ces 2 mois les filles ont bien voulues revenir chez ma compagne quelques heures ou pour des ballades au bout de quelques temps l'aînée de mes filles m'as demandée si elle et sa soeur aurait une chambre chez ma compagne (je vis chez elle, très grande maison, 3 chambres plus 2 possibles) j'en ai parlé a cette dernière et elle m'as rétorqué qu'elle ne voyait pas l'intérêt de faire une chambre pour des gamines qui ne viendraient qu'un week end sur deux , premier clash !! 
Bon acte pour mes filles, mais elles viennent quand même de temps en temps, et là un jour la petite sort de la piscine et demande une serviette, refus de ma compagne qui lui dis que quand elle viens là c'est comme la piscine municipale il faut prévoir sa serviette, donc qu'elle n'as qu'a rester au soleil est sécher !! deuxième clash. 
Là mes filles ne veulent plus venir, donc je décide de les voir un week end sur deux a l'extérieur en attendant des jours meilleurs. 
Nous parlons des vacances d' été , je dis a ma compagne que si elle veut prendre "ces filles" en vacances il faudrait prendre 2 voitures car la plus petite de mes filles est asthmatique et très allergique aux chiens , mais ma compagne me dis que pour 500 km ça devrait pas poser de soucis d'allergies , je refuses donc de partir . 
Je lui proposes de partir moi seul avec mes filles une semaine et avec elle et les chiens plus tard au mois d'août, elle refuses aussi en disant qu'elle aime mieux pas partir plutôt que je parte avec les gamines !!! 
La vie au quotidien est loin d'être facile , c''est quelqu'un de très irritable, elle se couches très tôt (20.30 ou 21.00) bon là moi ça ne me déranges pas , chacun est libre de dormir quand il le veut , mais pour cette dernière de dois aussi me coucher et même pas le droit de lire, non le bruit des pages la déranges mais je dois dormir et surtout ne pas bouger :/ sympa les soirées. 
Comme je ne paies pas de loyer chez elle, seulement la moitié de toutes les charges prévues pour la maison nous avions convenus que je ferais les travaux (gros travaux) et j'ai même décidé de payer la moitié de ces travaux mais cette dernière quand même me traite de "parasite" je trouve ça un peu gonflé mais bon malgré mon "mauvais" caractère dixit ma compagne je laisse couler. 
Cette personne se fâches très rapidement dernièrement j'ai emmené mes filles dans un musée , en le disant a ma compagne cette dernière me dis qu'elle aurait voir ce musée, je luis dis pas de soucis nous irons , mais elle me dis qu'elle ne vois pas l'intérêt de faire 2 fois les mêmes choses, mais je lui dis que c'est moi qui les faits 2 fois et pas elle, mais non elle refuses. 
enfin voila pleins de petites choses comme ça, comment puis je l'aider a être moins "pénible" ?? 
 
désolé de la longueur du message.

 

Ecrit par: Supercali le 31-03-2008

Je pense que mon ami souffre d'état limite à personnalité paranoiaque et à caractère abandonnique. C'est la seconde fois qu'il rompt tte relation avc moi sans explication aucune après des mois d'attachement presque suffocant. La 1ere fois j'ai rétabli le contact, et il était comme heureux que je l'aie deviné. Mais là, je n'arrive pas à renouer le contact et je ne sais pas si je dois le faire ou pas. Il m'a vidée psychiquement et j'hésite entr le relance rpr l'amener d'une manière diplomate à réaliser son cas et de ce cas rentrer de nouveau ds une relation à problèmes ou le laisser tomber carrément. J'ai besoin de votre avis. Merci

 

Ecrit par: Richard61 le 01-04-2008

Suite a la rubrique Derniers commentaires datée le 31-03-2008 Supercali, je trouve amusant et desolant a la fois des gens qui se plaignent des autres en pretendant jouer les psychologues et rendre service dans leurs rapports avec autrui. Quand tout marche bien leurs amis sont expectionnels, des heros et des anges et quand ca toune a l’aigre et au vinaigre, ils deviennent du jour au lendemain des anges dechus, commence la denigration et la projetion de tout leur bagage de symptomes, complexes et problemes. C’est l’apogee de l’hypocrisie et de l’inconscience de se croire bienfaiteurs d'autrui quand le seul beneficiaire c'est toujours nous meme et que le seul service que l’on rend est a soi meme. Vous cherchez un , coupable regarder ds le miroir, si vous n’aviez pas interet rester enfermé chez vous, personne ne vous oblige a jouer le jeu de la vie.

 

Ecrit par: Supercali le 01-04-2008

Je demandais un avis simple et professionnel et non pas celui de qq qui émet un jugement subjectif sur une personne sans la connaître.

 

Ecrit par: Carnegie le 01-04-2008

Nous ne pouvons juger d'une situation et conseiller sur la base de si peu d'éléments, et même alors, quand c'est le cas lors par exemple d'une description détaillée dans ces commentaires, nous ne pouvons simplement pas répondre à tout le monde... Ce site n'est pas un site de psychothérapie en ligne. Si vous avez des questions sur votre vie personnelle, mieux vaut les poser sur le forum après vous être présenté, sans vous attendre à ce que quelqu'un n'y réponde, car ce n'est pas toujours possible. 
 
Je crois également que des jugements hâtifs ne sont peut être pas nécessaires. Bref : pour toutes les questions d'ordre personnel, préférez le forum, ou un autre site. 
 
Les questions concernant la méthodologie, des informations complémentaires quant à cet article, sont préférables en commentaires. Merci à vous!

 

Ecrit par: Richard61 le 01-04-2008

Chere madame, je n'avais nulle intention de susciter votre susceptibilite mais moi aussi je formulais un jugement objectif et professionnel a qui aime en profiter, vous voulez faire un gateau il vous faudra toujours casser quelques oeufs, le monde est plein de ce que vous appeller "problemes" 
un conseil, vous voulez jouer seule, rester chez vous.

 

Ecrit par: gili le 09-05-2008

quels liens entre paranoia et relation triangulaire : l'arrivée d'un enfant peut-il exacerber les traits de l'homme souffrant de psychose paranoiaque ? quels liens entre sexualité masculine et paranoia (obsession d'ordre sexuel de la part de mon ex compagnon à mon égard suite à l'arrivée d'un enfant) ? J'espère être claire.....

 

Ecrit par: Stéphane le 11-05-2008

Une relation triangulaire est toujours une épreuve pour la jalousie exclusive dont le paranoïaque est régulièrement imparti. Aussi, l'arrivée d'un enfant peut avoir deux conséquences principales et contradictoires qui généralement, se compensent : l'enfant prend du temps à la mère, temps qu'elle ne peut alors pas passer avec son conjoint. Cependant, le conjoint sait alors que ce temps passé ne l'est pas avec un éventuel rival "sexuel" ou amoureux (du même ordre que lui), puisqu'il s'agit là d'amour maternel. Le vécu de chacun en face de cette relation met en exergue la tendance de possessivité ou d'exclusivité du conjoint, mais je m'empresse de préciser que ces sentiments ne sont pas propres aux paranoïaques, et qu'il n'est donc pas nécessaire de l'être pour ressentir un manque... 
 
Concernant les relations sexuelles... Elles font partie des besoins primaires à assouvir dans une relation amoureuse, ce sont celles qui, avec l'attachement affectif, par exemple, donnent le plaisir et la satisfaction de la relation, qui pousse conséquemment à vouloir la conserver ou la préserver, et d'où découlent alors la jalousie, le doute, etc... Il n y a pas lieu de faire un lien direct entre obsession d'ordre sexuelle et arrivée d'un enfant, à moins peut être que l'arrivée de cet enfant ait changé radicalement la fréquence des rapports, par exemple... Un peu de comptage suffira à vous donner une indication : si vos relations sexuelles se sont grandement amoindries avec l'arrivée de l'enfant, on peut comprendre que le conjoint qui ne retrouve plus l'état antérieur, qui le satisfaisait, tente de pousser un peu la conjointe. De la même façon ici, ce n'est pas nécessairement lié à la paranoïa. Les goûts et les couleurs, plutôt : certaines femmes sont satisfaites et déjà amplement fatiguées d'entretenir une relation avec l'enfant, qui s'apparente après tout à de l'amour. L'arrivée d'un enfant constitue un investissement en temps et en énergie, il arrive qu'une mère délaisse un peu trop le conjoint au profit de l'enfant, ou du moins, que le conjoint le ressente comme tel. A vous de voir si vous pouvez modeler votre situation de manière à accorder suffisamment d'investissement à l'une et l'autre relation, sans forcément en privilégier une totalement. Le conjoint est également là pour s'occuper de l'enfant, éventuellement, la famille qui permettra au couple de passer un peu de temps ensemble, une nounou, etc... J'espère de même avoir répondu de manière suffisamment claire!

 

Ecrit par: ginette77 le 11-06-2008

notre vie s'est arrêtée ! 
Depuis plusieurs années, mes enfants et moi ne voyons plus personne. Mon mari se sent agressé tout le temps. Nous n'allons plus nul part : en voiture, il suffit qu'un automobiliste le double et il se sent agressé et de colère, conduit très vite et de manière violente : les enfants ont peur et ne veulent plus monter en voiture avec lui. 
Avec moi, il a instauré un petit rituel : il demande de manière non verbale certaines attentions (que je ne capte pas toujours)ensuite quand il n'a pas ce qu'il voulait, il devient très violent verbalement et me reproche de ne pas être à l'écoute et pense que je ne l'aime pas, que je suis avec lui pour le matériel et il m'en fait baver. Dès que j'ai un travail, tout cela s'accentue et bien souvent je quitte le travail car à la maison c'est l'enfer. 
Dès que l'on va quelque part, il regarde les gens avec méfiance et si une personne le regarde un peu trop, il peut être agressif verbalement et même physiquement : cela me rend extremement mal à l'aise et je fais souvent les choses seule car avec lui ce n'est plus possible. 
Je pense qu'il a une personnalité paranoiaque et cela ne s'arrange pas avec l'age (40 ans). 
que faire?

 

Ecrit par: shishi le 08-07-2008

J'ai des questions concernant ce trouble de personnalité paranoiaque: 
 
- Un paranoiaque peut-il éprouver des sentiments amoureux ou amicales sincères en dépit de sa méfiance ardue? sa jalousie excessive? Son agressivité?  
 
- Peut-il reconnaître ses torts à certains points? 
 
- Quelles est sa cible? ( en matière de choix d'amis, conjoints) 
 
- Un paranoiaque peut-il être manipulateur narcissique? 
 
- Peut-il devenir obsessif à force de ne pas accepter d'avoir été blessé? ( par exemple, s'acharner à ce que sa conjointe revienne dans sa vie?) 
 
- Un paranoiaque peut-il éprouver des désirs sincères ( carrière, maison, engagement en couple, travail, enfants, ...) mais ne pas se sentir capable d'accomplir justement à cause de ses doutes, etc.?  
 
- Une personne peut-elle avoir un ou plusieurs troubles de personnalité en connexe avec ce trouble?  
 
LA DERNIÈRE QUESTION EST TRÈS IMPORTANTE CAR JE N'AI QUASIMENT PAS TROUVÉ DE RESSOURCES OU DE SOUTIEN. ELLE S'APPLIQUE DANS MON CAS ET POUR LES AUTRES QUI SONT EN CONTACT AVEC UNE PERSONNE QUI A CE TROUBLE DE PERSONNALITÉ: 
 
 
- Qu'est-ce que les proches ou la conjointe peut faire? Pour préserver son estime de soi, pour ne pas se détruire ou s'isoler, pour ne pas empirer les symptômes déjà ancrés chez le paranoiaque et peut-être l'aider à l'amener prendre conscience de sa problématique?  
 
Merci d'avance

 

Ecrit par: Stéphane le 08-07-2008

Voici d'excellentes questions, il me faudra un peu de temps pour y répondre correctement, Shirley, et je vais demander l'avis de mes collègues sur le forum - éventuellement réfléchir à en faire un article spécifique. Nous te demandons un peu de patience ;)

 

Ecrit par: shishi le 08-07-2008

J'en doute pas que ça peut prendre du temps à trouver les réponses exactes. De la patience, j'en ai, même si c'est parfois intolérable... Faire un article spécifique pour les proches ou les conjoint(es) qui fréquentent quelqu'un ayant un trouble de personnalité (tous les 10 troubles) serait apprécié car on trouve bien peu de ressources. J'attends donc patiemment :)

 

Ecrit par: Soniaa33 le 28-08-2008

Bonjour, 
 
Tout d'abord merci pour vos articles, clairs nets et très précis. 
 
Je me permets ce mail car je me sens perdue au sujet d'une situations familiale qui me pèse. Je vais essayer d'être la plus claire possible afin que vous puissiez me donner le "diagnostic". 
 
C'est au sujet de ma mère, une personne qui peut aussi bien être adorable qu'effroyable. 
Depuis de nombreuses années, (le décès de son père je pense), je la sens changer lentement, devenant de plus en plus autoritaire et intolérante face aux autres : on ne peut jamais rien lui dire, c'est toujours les autres qui ont tort, jamais elle). A cela s'ajoute le fait que c'est à chaque fois qu'elle boit qu'elle se comporte ainsi. Elle devient violente dans ses propos et ces gestes (j'ai deux petites soeurs, elle a une fois roué de coups de pieds dans le ventre, l'une et a failli étranglé l'autre... mais j'étais là ;) ). Mon père, qui l'aime sincèrement, ne dit rien et semble complètement abattu par la situation. Il faut dire qu'elle lui parle comme à un chien parfois. 
 
En 2006, elle a fait une tentative de suicide (suite à une déconvenue sentimentale de ma soeur qu'elle a visiblement mal vécue) : elle a dit à mon père et ma soeur que si elle se suicidait, c'était à cause d'eux et pour les punir.  
Une fois sortie de l'hôpital, elle a viré de vie du tout au tout se lançant dans l'art et rejetant tout ce qu'elle avait aimé avant : elle nous disait sans arrêt : "j'ai passé ma vie à vivre pour vous, maintenant, je vais penser à moi". 
 
Depuis cette tentative de suicide (elle en avait déjà fait une à 19ans mais je ne connais pas vraiment les raisons), son état de dégrade de plus en plus vite.  
 
- elle continue à s'alcooliser (je ne la pense pas alcoolique car elle peut rester plus plusieurs jours voire semaines sans boire. On dirait plus qu'elle boit pour de désinhiber et se "lâcher" 
 
- elle peut être adorable pendant plusieurs jours voire semaines et tout d'un coup redevenir désagréable, insultante, humiliante, ... 
 
- elle s'est mise en tête à un moment que mon père la faisait boire (elle m'a sorti cet argument récemment car elle savait que nous trouvions qu'elle n'était pas raisonnable sur l'alcool) : en versant des alcools en plus dans ses verres de rosé... Elle a la preuve, c'est une amie qui lui aurait dit ça.... 
 
- mes soeurs et moi lui reprochions d'être peu présentes à la maison (avec sa nouvelle vie, on ne la voyait plus) et de délaisser mon père. Quelques mois après, elle m'a dit qu'en fait, il la trompait et qu'elle était super malheureuse. En décembre dernier, elle a dit vouloir sauter par la fenêtre. Mon père l'a retenue comme il pouvait et elle s'est jeté sur un meuble si bien qu'elle s'est ouvert l'arcade sourcilière. Aujourd'hui, elle dit que c'est mon père qui l'a délibérément jetée dessus et que si elle est partie à l'hôpital derrière, c'était parce qu'il voulait se débarrasser d'elle pour aller voir sa maîtresse. Je connais mon père et ma soeur était présente ce jour-là. 
 
- Ma mère refuse toute aide rejetant les psys et compagnies, a eu un traitement suite à sa tentaive de suicide qu'elle a arrêté toute seule car elle trouvait cela inutile. 
 
- elle a des moments de tristesse / solitude : elle se sent incomprise, a l'impression que personne ne l'aime et que tout le monde se sert d'elle. 
 
- j'ai un enfant en bas âge. elle n'a quasiment été présente par contre elle disait (alors qu'il avait 5 jours) à toute ma famille que je l'empêchais de le voir et que je l'interdisais de le porter. aujourd'hui, elle me critique sans arrêt sur l'éducation que je lui donne : je vais en faire un enfant roi et quand je lui dis que je suis sa mère et que je sais mieux qu'elle , elle me répond violemment "Et moi j'ai fait comment avec mes 3 enfants". 
 
Ma plus jeune soeur qui n'a pas 19 ans vient d'être mise sous anti-dépresseurs car elle n'osait plus sortir de chez elle (peur d'être attaquée, peur des autres) et qu'elle ne dormait plus depuis 1 an. 
 
Voilà brièvement tracé le portrait de la situation. J'oublie certainement des choses mais c'est dur à résumer :) 
 
Je me sens impuissante car je l'aime et je voudrais l'aider, je veux protéger mes soeurs aussi et ma famille. 
 
En lisant votre article, j'ai l'impression de voir des traits de son caractère à cela prêt que j'ai l'impression qu'elle devient mythomane.... (peut-être que cela fait partie de la paranoïa) Sur wiki, j'ai vu aussi un article sur le délire de relation des sensitifs (ça lui ressemble aussi mais en plus doux...) 
 
Par avance merci de m'avoir lue (si vous êtes arrivé jusque là ...lol) et merci pour vos conseils et votre avis :) 
 
Soniaa33

 

Ecrit par: Claire Langier le 29-08-2008

Triste portrait. Je vous ai lu jusqu'au bout ;) Il y'a de nombreuses ressemblances, effectivement, avec la personnalité décrite dans cet article. 
 
Sachez cependant qu'il n'est pas, à l'heure actuelle, possible et même envisageable d'établir un diagnostic sur la foi d'une personne de l'entourage, et encore moins via Internet... 
 
De nombreux conseils parcourent les commentaires et cet article, dont certains qui s'appliquent visiblement à votre situation. Nous ne souhaitons ni surtout ne pouvons répéter infiniment ceux-ci pour chaque cas personnel.  
 
Prenez vos distances quand cela vous semble nécessaire. Si une personne ne souhaite se faire soigner, peu de choses peuvent l'y obliger. Lorsque des personnes sont en souffrance, le mieux à faire et de chercher et d'accepter l'aide des professionnels, qui sont là pour ça. Persévérez à tenter de convaincre vos proches s'ils sont en souffrance, sans pour autant que cela ne gâche votre vie ;) Jetez tout de même un oeil aux différents commentaires, cela pourra vous donner quelques pistes. Bon courage!

 

Ecrit par: IR. le 29-08-2008

Bonjour à vous. 
 
Je dois avouer que cet article m'a assez... effrayé, car j'y ai malheureusement retrouvé la majorité des traits de mon caractère (alors que je ne suis pas encore majeur...), la seule différence majeure étant que je ne suis pas du genre à tyranniser ceux qui me sont hierarchiquement inférieurs (bien au contraire). 
 
Je n'ai qu'une seule et unique question à vous poser. Qu'en est-il pour une personne qui, comme c'est mon cas, sait depuis le début que le problème vient d'elle-même et qui pourtant ne parvient pas à corriger ce problème (chassez le naturel et il revient au galop comme on le dit)? 
Il est vrai en effet que je sens que mes amis commencent à se lasser de mon comportement, que les gens avec qui je travaille ne vont pas tarder à confirmer ouvertement les soupçons que je peux leur porter (alors qu'ils sont sans fondement). Et je ne souhaite pas passer le reste de ma vie dans un état dépressif et dans une mefiance perpétuelle qui me feront, à termes, couper tout lien avec autrui. 
 
Le meilleur moyen reste bien évidemment de voir un psychologue. Mais je n'ose pas, ou du moins, je n'ose plus retourner voir celui qui m'a suivi durant quelques temps pour les raisons citées plus haut... et je n'ose pas demander à mes parents de me redonner son numéro de téléphone. 
 
En vous remerciant d'avance.

 

Ecrit par: Roby13 le 05-10-2009

Merci pour votre "éclairage" sur cette pathologie que je vie au quotidien en temps que conjoint (et ce depuis une trentaine d'année)auprés d'une personne proche maintenant de la soixantaine et pour laquelle le délire me semble être depuis peu entrée dans une nouvelle phase proche de l'explosivité caracterielle. 
Soignée parallèllement pour une autre pathologie (urticaire)par des prises de corticoïdes je me demandais si la cortisone (habituellement déconseillée)ne serais pas la cause de ce facteur agravant récent. 
Merci d'avance pour votre collaboration.

 

Ecrit par: Johachim le 28-10-2009

Bonjour, 
Mon psychiatre a diagnostiqué le symptome de la parno, schysophrenie. Je ne suis pas d'accord avec lui sur le premier point, peut-etre qu'on ne me croira pas parce que quand je lis cet article, le paranoïaque ne le reconnait pas de son état. Donc si je comprend mon psychiatre je ment pour des choses ou j'ai raison. 
 
J'ai été suivi au centre de jour de l'hopital psychiatrique,rue Jule Empain,7170, Manage. 
 
Un couple depuis juillet venait tout les jours chez mon couple, je souffre de nevrose d'angoisse tres grave et sont venu me dire que beaucoups de patient dise que je fait la comedie, car dans mes crises, je sent le coté droit du cerveau se vider, j'ai plus de reaction, j'ai un language incoherant, j'ai dur de parler,marcher et me concentrer, je sent comme des malaises cardiaque imminente et ça dure des heures voir parfois quelques sans arret avec des pensée de mettre fin à mes jours et je resiste car j'ai une femme et une fille. 
J'ai été souvent en crise au centre de jour et ça commence parce que je suis fatigué d'une fois, ces arrive sans raison mais ont croit que quelqu'un m'aurais dit des choses troublante, mais c'est faux, ça arrive sans raison et donc si je comprend, j'aurais dur à me confier au psychiatre. 
Je cherche les raisons de ces vides, ça me rend en colere et je pleure d'être impotant. 
Et donc ont vient me dire que beaucoups parleque je fait la comedie et je ne l'ai pas supporté car j'aimerais bien que ça leurs arrive ainsi ils verront c'est quoi de sentir comme des malaises cardiaque. 
 
Ce couple, on en avait marre ma femme et moi qu'il viennet tout les jours car nous n'avions plus d'intimité de couple et se melait des affaires de notre couple, meme dire en mon absence a ma femme que j'ai été vu de prendre des surdoses de medicaments. C'est faux. 
J'ai tout rapporté au psychiatre des dires et je voulait regler en réunion communautaire les echos. J'avait besoin soutenu par l'équipe medicale de dire que ce que je vivait etais vrai. 
Ont m'a hospitalisé presque 6 semaines et il a été mis d'accord que je me taise et de laissé pensé les patients ce qu'ils veulent, fermer la bouche et accepter. 
Ce couple s'est mis en dispute avec le mien car j'ai rapporté a la psychologue du centre et cela a été dit a ce couple qui l'ont mal pris. 
J'ai des menaces alors que j'etais encore hospitalisé, je l'ai dit. 
Puis il y a mon retour lundi au centre de jour, je voulait aller en ergotherapie achever un collier et l'egotherapeute ma renvoyé dans lasalle de sejour disant qu'ils etais complet alors qu'il n'y avait que 2 personnes. 
Ce qui et arrivé ensuite, si j'avait été faire mon collier ne serait pas arrivé. 
L'homme du couple m'a narguer disant que je faisait la comedie de mes crises et que je savait rien foutre que d'etre sur mon ordinnateur et donc que je sait aller travailler. Je n'ai pas supporté et je lui est dit tout ce que j'avait sur le coeur et il m'a menacé d'aller dehors pour se battre, il y avait une personne dans la salle de sejour qui n'a soit disant rien vu, ni entendu. 
 
Il est parti, puis j'ai vu noir et je suis allé le trouvé et dire que je prefere pas frapper car ce serait pour tuer et il m'a dit essaye. 
ça été direct, pris a la gorge et taper sa tete dans le mur car je croyait qu'il etais plus fort que moi, mais ma force etais decuplé ils ont du etre plus de 10 pour nous séparer et je lui ai cassé 2 dent. otn m'a fait retourner chez moi, et lendemain la décision est prise, renvoyé car je suis dangereux. 
J'ai fait une déposition a la police pour atteinte a mon integrité morale et psychique, c'est la que le psychiatre a dit a l'inspectrice que je souffrait de paranoïa, schysophrene. 
Je suis pas d'accord sur la parano, car ce que j'ai entendu et vrai et les menaces que j'ai eu aussi mais la psychologue du centre ment car elle dit qu'elle etais dans la salle de sejour alors que c'est faux et elle est prete a defendre ce mec si ça va au tribunal. 
 
Je n'ai que m'a femme qui pourrais confirmer ce que ce couple sont venu me rapporté et je sais pas si son temoignage serais pris en compte, donc elle est parano aussi est devrait se faire soigner. Notre fille aussi serais parano alors. 
Je me sens abandonné, sauf par ma femme et ma psychologue. 
Je doit bientot voir mon psychiatre, il va m'entendre, ces medicaments, il peut se les foutre ou je pense, si il fait les ordonances, je les dechirent devant lui. 
 
La paranoïa existe chez certains, mais je ne suis pas d'accord avec ce diagnostique, je suis pas menteur. 
 
De nature, j'aurais bien de 100 a 600 temoins que je suis pas violent. 
Pour en arriver a cet extreme, il a fallu me pousser a bout, en 15 ans de mariage je n'ai jamais levé la main sur ma femme, je suis doux de nature, j'aime faire rire les gens car sa leurs rend du bonheur. 
 
Voila, 
Johachim

 

Ecrit par: MissTigr le 25-06-2010

Bonjour, 
Je suis séparée d'un psychorigide, nous avons un enfant en bas âge en commun. J'ai besoin de conseils pour faire face à cette destruction totale. 
Si vous avez des témoignages ou conseils, vous êtes les bienvenus. 
Cordialement,

 

Ecrit par: Agrippine le 10-10-2010

Bonjour, 
Je crains fort de ne pouvoir apporter de conseils, étant moi-même en train de vivre la même situation. Par contre, si je résume bien le post de Carnégie du 24/12/2007, il est important de se protéger en refusant de rentrer dans le jeu de la fausseté du jugement et l'absence totale d'auto-critique, et, pour moi, de la culpabilisation en me faisant porter la responsabilité d'actes aux conséquences dramatiques avec lesquels je n'ai rien à voir. Bien qu'en étant simplement au stade de psychorigidité pour l'instant, je pense qu'il faut avoir présent à l'esprit le fait qu'une décompensation paranoïaque n'est pas à exclure dans l'avenir, surtout si le conjoint "quitte le navire"; se retrouver seul face à ses responsabilités sans pouvoir rejeter la faute sur un autre, donc ne plus pouvoir se déculpabiliser me semble grave pour ces personnes en détresse ... qui ne veulent pas le reconnaître. 
Cordialement

 

Ecrit par: Shorty le 17-11-2010

Bonjour,  
 
Je suis heureuse de découvrir votre site. J'ai lu tous les commentaires précédents concernant le trouble de la personnalité paranoiaque. Or, un membre a déjà soumis des questions auxquelles je n'ai pas retrouvé les réponses. Il s'avère que les questions sont EXACTEMENT celle que je me pose moi-même. Je les reprends donc et vous remercie infiniement d'avance. 
 
 
- Un paranoiaque peut-il éprouver des sentiments amoureux ou amicales sincères en dépit de sa méfiance ardue? sa jalousie excessive? Son agressivité?  
 
- Peut-il reconnaître ses torts à certains points?  
 
- Quelles est sa cible? ( en matière de choix d'amis, conjoints)  
 
- Un paranoiaque peut-il être manipulateur narcissique?  
 
- Peut-il devenir obsessif à force de ne pas accepter d'avoir été blessé? ( par exemple, s'acharner à ce que sa conjointe revienne dans sa vie?)  
 
- Un paranoiaque peut-il éprouver des désirs sincères ( carrière, maison, engagement en couple, travail, enfants, ...) mais ne pas se sentir capable d'accomplir justement à cause de ses doutes, etc.?  
 
- Une personne peut-elle avoir un ou plusieurs troubles de personnalité en connexe avec ce trouble?  
 
LA DERNIÈRE QUESTION EST TRÈS IMPORTANTE CAR JE N'AI QUASIMENT PAS TROUVÉ DE RESSOURCES OU DE SOUTIEN. ELLE S'APPLIQUE DANS MON CAS ET POUR LES AUTRES QUI SONT EN CONTACT AVEC UNE PERSONNE QUI A CE TROUBLE DE PERSONNALITÉ:  
 
 
- Qu'est-ce que les proches ou la conjointe peut faire? Pour préserver son estime de soi, pour ne pas se détruire ou s'isoler, pour ne pas empirer les symptômes déjà ancrés chez le paranoiaque et peut-être l'aider à l'amener prendre conscience de sa problématique?  
 
Merci d'avance

 

Ecrit par: sobeit le 25-01-2011

Merci pour ce site qui vient de m'éclairer sur la personnalité paranoïaque de mon ex-conjoint dont je me suis séparée après des années difficiles. Mais nous avons des enfants en garde alternée et je me fais du souci pour mon fils de 15 ans qui souffre régulièrement des accusations et des colères démesurées de son père et doit se sentir coupable. Dois-je lui parler de mes doutes concernant les troubles de la personnalité de son père ? N'est-ce pas un environnement destructeur pour un enfant ?

 

Ecrit par: Sissi73 le 27-07-2011

Sobeit, j'espère que tu liras ce message, ou que quelqu'un d'autre pourra me répondre. Je viens de divorcer, après 20 ans car mon mari devenait insupportable. Très négatif, agressif et après il oubliait. Il a toujours été un petit peu "paranoïaque", tirait les rideaux, faisait attention à ce qu'il disait au téléphone, etc. Il a eu un gros accident il y a 10 ans, et ces symptômes ont encore empirés. Comme il fume de la marijuana, j'ai mis ceci sur le compte de la "sécurité" envers ces pratiques illégales. Nous avons une fille de 8 ans. Il veut toujours avoir raison et fait petit à petit le vide autour de lui. Nous avons gardé des bons contacts, mais il a repris toutes les clés de son appartement car il dit que je rentre chez lui pour le voler. Aujourd'hui, devant s'absenter plusieurs jours, il m'a prêté un jeu de clé afin que je puisse récupérer mon ancien chat. En entrant chez lui, je me suis apperçue qu'il avait changé la serrure standard du bureau pour une serrure spéciale ! Il vit seul et est le seul à pouvoir entrer dans son appartement. Je me suis apperçue que sa paranoïa avait décuplé !!! (Il a 42 ans, une soeur schyzophrène, et ferait donc partie des sujets critiques). Dans une semaine il doit prendre notre fille en vacances et cela m'inquiète un peu. Je pensais qu'il faisait une dépression et lui ai déjà proposé de consulter un médecin, mais pour lui tout va bien, les autres ont tort. Que puis-je faire ??? Je vais essayer de parler également à ces amis d'enfance, mais si quelqu'un a vécu ça ou a une idée. Merci d'avance  
:sigh

 

Ecrit par: Stephane le 02-08-2011

Bonjour à Sobeit et Sissi. Concernant les enfants, lorsque vous sentez qu'ils sont prêt à écouter, n'hésitez pas à leur confier vos impressions, sans pour autant "enfoncer le conjoint", et surtout, en prenant bien soin d'expliquer de manière la plus neutre possible et sans dramatiser, la symptomatique de ce diagnostic - attention : à la condition nécessaire qu'il ait été posé par un spécialiste! 
 
On sous-estime souvent les capacités de compréhension des enfants, leur possibilité à faire face à une situation comme celle-ci, on décide également souvent ce qu'il faut ou non leur taire - ce faisant, on nie leur individualité (dans le sens ou on les considère un peu comme une extension de soi que l'on doit contrôler, protéger, etc...). S'il n y a pas dramatisation et si l'enfant comprend correctement la situation, il peut la gérer comme toute personne raisonnable. Il "fait avec", comme tout un chacun, et est capable de prendre le bon tout en laissant de côté ce qu'il juge mauvais. 
 
et ça n'empêche pas le parent inquiet d'en parler de temps à autres pour vérifier que tout va bien, qu'il n y a pas d'influence négative ou de sentiment négatif qui en découle ;)

 

Ecrit par: McBubble le 14-09-2011

Bonjour Stephane, je me demandais si la personnalite paranoiaque pouvait se presenter sous plusieurs formes. 
 
Par exemples: Etre presente seulement au niveau personelle, ( relations amoureuses ) sans etre presente dans aucune autre facettes de la vie. 
 
Je me demandais egalement, si une personne pourrait avoir une basse estime de soi et tout de meme etre victime de personnalite paranoiaque; 
 
ou meme avoir une tres grande auto-critique et lui-meme et quand meme etre atteint de personnalite paranoiaque. 
 
 
Dans c'est cas bien precis, quelle serait l'alternative ideal pour vaincre ou combattre cette pathologie? ( consulte ou un travail personelle peu etre suffisant? ) 
 
Merci beaucoup et desoler de ne pas avoir mis d'accent ( clavier anglais )

 

Ecrit par: Stephane le 16-09-2011

Bonjour, toutes les descriptions pathologiques sont de nature statistique, et indiquent les symptômes typiques rencontrés dans les troubles concernés.  
 
Cela signifie qu'il existe des cas atypiques, certains symptômes pouvant toucher principalement la sphère personnelle, familiale, sociale, etc... Néanmoins, ces cas, non seulement sont rares dans le cas de troubles de personnalité (son influence est assez globale), mais plus difficiles à classer. Certains d'entre eux suggèrent l'existence de deux troubles distincts aux symptômes parfois contradictoires, tandis que d'autres suggèrent la présence de pathologies régulièrement associées (par exemple, l'état dépressif se rencontre assez régulièrement dans les pathologies pour lesquelles le patient est conscient de son trouble et du handicap qu'il peut apporter). 
 
L'examen cas par cas permet au diagnosticien de préciser la symptomatologie - qui n'aboutit pas toujours, même à la classification en syndrome. Mais certains symptômes peuvent aussi être relativement incohérents avec un syndrome (par exemple, un psychopathe empathique), tandis que d'autres feront davantage penser à des états normaux, même si excessifs, plutôt que pathologiques (par exemple, une bonne dose de jalousie ne veut pas nécessairement dire qu'on est paranoïaque). 
 
Bref, vous touchez avec cette question un domaine particulièrement compliqué et variable selon les cliniciens, à savoir la présence d'une symptomatologie atypique, pour lesquelles il existe peu de descriptions, pour deux raisons :  
 
- il existe en fait autant de cas atypiques que de personnes atteintes de troubles mentaux. Même si nombre d'entre eux "rentrent" généralement dans une catégorie, chacun a également ses spécificités.  
- Classification et descriptions proposées ne servent qu'à orienter le diagnostic et la prise en charge en se basant sur les invariants, mais les cas "purs" qui présenteraient tous les symptômes d'une pathologie donnée et seulement ceux-ci, sont finalement assez rares. 
 
Il existe quand même des descriptions de ce type, tout simplement nommées "études de cas", qui se focalisent sur une seule, ou peu de personnes - mais il n'y a pas souvent d'intérêt à les publier en dehors du cercle des professionnels. 
 
Pour revenir à la description que vous proposez : s'il y'a à la fois autocritique correcte (pas faussée), basse estime de son propre jugement et de soi, et qu'une seule sphère est touchée, cela fait trois indices incohérents avec la personnalité paranoïaque. 
 
Pour "trancher", les professionnels recueillent un faisceaux d'indices. Lorsque les indices cohérents sont nombreux, et qu'il existe peu d'indices incohérents (en pratique clinique, les descriptions guident mais le diagnostic est laissé au jugement du professionnel), le diagnosticien prononce le trouble. 3 indices incohérents, c'est déjà beaucoup pour certains professionnels. Il faudrait que les autres symptômes cohérents soient assez intenses et nombreux pour évoquer la présence d'un trouble de personnalité paranoïaque.

 

Ecrit par: icecreamdea le 01-12-2011

Bonjour j'aie une question ,  
Je voulais savoir si cela ne pourrait pas être curatif ,de filmer ou d'enregistrer un personne prise dans une crise de colère parano et de la confronter à son comportement un jour ou elle se sent calme . Dans plusieurs pathologie j'aie pu constater qu'une prise de conscience avait lieu ,et par la suite un réel effort de guérison. Merci.

 

Ecrit par: icecreamdea le 01-12-2011

PS : j'aimerais relever une question qui n'a pas eu de réponse et qui est importante ... une question de shishi  
"- Qu'est-ce que les proches ou la conjointe peuvent faire? Pour préserver son estime de soi, pour ne pas se détruire ou s'isoler, pour ne pas empirer les symptômes déjà ancrés chez le paranoiaque et peut-être l'aider à l'amener prendre conscience de sa problématique? " 
 
Merci .

 

Ecrit par: Stephane le 01-12-2011

Certaine interrogations de shishi ont déjà été évoquées dans les réponses aux commentaires sur cet article (notamment 9ème ou 10ème commentaire). Concernant l'enregistrement : les personnalités paranoïaque ne sont pas dans la crise paranoïaque 24 heures sur 24 et ont donc leurs moments de lucidité, lors desquelles il peut effectivement être avantageux de les confronter à leurs comportements antérieurs. Reste que certains vont davantage prétendre des erreurs sans y croire réellement. C'est la principale problématique, en ce sens qu'on ne sait pas quel effet cette méthode va avoir. Assez aléatoire.

 

Ecrit par: vidacarnaval le 19-01-2012

Bonjour 
Ma mère était parannoiaque. J'ai grandi dans le soupçon, elle disait que j'étais un monstre et que j'étais manipulatrice. En mourrant, elle a déclaré qu'elle était tombée malade parce que je voulais la tuer. 
Aujourd'hui j'ai peur de moi-même, comme si secrètement mes actes pouvaient lui donner raison. 
Je lis peux de choses sur les enfants de mère parannoiaque. 
j'ai compris son état et lui pardonne, je lui en veux pour certaines choses mais il y a aussi de belles choses qu'elle m'a donnée. 
Par contre, ma réaction est plus difficile à percevoir. 
Dans les relations intimes, j'ai beaucoup de mal à me faire confiance et à demander ou à susciter du désir, de la séduction, du jeu. Tout devient une affaire d'urgence et je me mets à exiger comme je l'ai fait avec ma mère en tentant de lui faire comprendre que j'avais besoin de son amour et qu'elle devait me faire confiance. J'ai l'impression d'agir comme elle, d'être restée une petite fille qui réclame l'amour. par contre je ne me mets pas à hair ceux qui ne me le donne pas, mais ça me fait souffrir.  
Comment réagissent les enfants de parannoiaques? 
Est-ce qu'ils arrivent à prendre de la distance avec la peur d'être finalement pour de vrai des persécuteurs potentiels? 
Comment croire à l'amour dans le respect de l'altérité quand on a absolument pas reçu ses bases? 
j'ai beau avoir compris que la paranno de ma mère venait de sa frustration de petite fille, un besoin d'amour qui fait qu'elle ne pouvait me considérer qu'en tant que comblement de ses manques, et donc dés que je me suis éloignée (petite déjà) je suis devenue une ennemie, finalement je me demande, sans être paranno, si je n'agis pas de la même façon. (je me répète, mais c'est dur d'être claire) 
C'est-à-dire que je reste bloquée au stade enfantin de demande impétueuse d'amour au lieu de devenir femme... (j'ai 30 ans) 
Avez-vous des pistes de réflexion? 
Merci

 

Ecrit par: Stephane le 19-01-2012

Bonjour, Vida. Il est évident que l'éducation reçue des parents a une influence sur le développement psychique de l'enfant (s'ils ont eu beaucoup de temps en commun, encore plus si la relation était assez exclusive). Il n'est par contre pas systématique que le développement psychique de l'enfant aboutisse à une structure de personnalité semblable à celle d'un parent. Il y'a en effet plusieurs sources d'éducation : les amis, les connaissances, les livres, les articles de psychoweb :) C'est à partir de toutes ces sources que se construit la personnalité, et aussi à partir du ressenti personnel : on peut choisir de chercher les bases que l'on nous croit manquantes ou se complaire dans un système cognitif et socio-affectif particulier. En tout les cas, la première étape du changement, si changement il y'a besoin, passe par la reconnaissance d'un problème, d'une souffrance, ou de choses à changer - et se renseigner comme vous l'avez fait en venant lire cet article est le témoin de cette reconnaissance. A vous de voir par la suite si la compréhension de ce qu'est la personnalité paranoïaque vous permet d'en contrecarrer les effets, (si vous vous sentez de cette personnalité, mais attention à l'effet barnum! on a toujours l'impression que n'importe quelle des personnalités nous décrit un peu...) ou bien si l'aide d'un professionnel vous est nécessaire. Dans tous les cas, l'aide d'un professionnel... eh bien, c'est une aide généralement avisée!

 

Ecrit par: Chenille le 03-02-2012

Bonjour ! Je suis heureuse de trouver cette page qui semble précisément correspondre à l'état de mon mari… ainsi que les réponses de Stéphane que je trouve très précise, très clair et nuancé. C'est appréciable quand on vis aux cotés d'une personnalité difficile ! 
J'ai dabord pensé que mon conjoint était pervers narcissique et après avoir lu pas mal de choses sur la question je pense qu'il serait plus proche d'une personnalité paranoïaque… En effet, comme c'est la cas d'après ce que j'ai lu sur les pervers narcissique il ne prends pas de plaisir à faire souffrir les autres (c'est déjà ça). Par contre il a une méfiance excessive… injustifié. Il ne se confie jamais quand ça va ni quand ça va pas… Il ne pardonne pas, n'accorde jamais de circonstances atténuantes… Incapable de se mettre à la place des autres… Bref très dur à vivre au quotidien. 
 
Les symptômes se sont amplifiés depuis la naissance de notre enfant. Il semble vouloir le protéger de tout et de tout le monde et il se méfie même de mes propres parents (qui n'ont pas aidé non plus à ce que les choses se passe mieux). Résultat je fais en sorte de les voire pas trop souvent (même si je pense qu'ils en souffre et ne comprennent pas exactement pourquoi). J'ai réussie quand même à mettre une partie des angoisses de mon mari au placard pour commencer à mettre notre fils en crèche bien que la aussi il était très méfiant à l'égard de la crèche et du personnel qu'il soupçonnait de pédophilie quand même ! Cela dit je suis en congé parental et j'en peu plus… Les échanges avec mon mari sont très très limité (toute parole pouvant se retourner contre moi). J'attends avec impatience de reprendre mon travail en avril… (Plus que 2 mois). J'ai lu un des messages un peu plus haut d'un(e) certain(e) "shorti" qui posais des questions très intéressante… J'aimerai savoir si vous aviez pu écrire un article en réponse à ses questions. 
Je vous remercie par avances…

 

Ecrit par: ayay le 30-04-2012

je trouve que cette article est bien fait ,, felicitation

 

Ecrit par: ayay le 30-04-2012

je connais quelq'un dans l'entourage qui me semble etre de type de personalité paranoiaque ,, par contre elle a eu quelque halucinations visuelles dans l'enfance et à l'age adulte ,est ce qu'on peut dire qu'elle est paranoiaque ,, par contre elle est integré dans la société ,et semble etre normale comme les autres;;

 

Ecrit par: Stephane le 30-04-2012

Non, on ne peut pas le dire. Les diagnostics sont posés après consultations, pas sur la foi de quelques impressions et informations réduites!

 

Ecrit par: jess73 le 14-06-2012

Boujour :)  
Je viens a votre secours après avoir lu cet article pour avoir plusieurs avis, 
je me présente je m'apelle jessica j'ai 24 ans , j'ai deux petits frère un de 20 ans et l'autre de 9ans, parents divorcés depuis 2007 avec des procédures judiciaire à nan plus finir car aucun dialogue entre eux. 
voilà. 
Maintenant la base de la chose c'est que ma mère en aout 2007 est venue nous arraché de notre domicile(car elle avait déjà déménager à 150km ...) moi et mon frère de 15ans à l'époque, mon autre frère étais déjà avec elle sous décision de la justice car ma mère avait la garde des enfants, en gros elle est venu me kidnappé moi et mon frère a mettre nos affaires dans des sacs poubelles pour aller vite car mon père étais au travaille!!!!! j'avoue il a fallut 4h bonne heure avant de ma déloger!!!! fin au final nous somme repartis moi mes deux frères avec ma progénitrice à 150km de où on habité!!!! moi arrivé la-bas tout retourné tout cassé du coup la gendarmerie ma enmenée pour faire déposition. Ensuite quand je suis rentrer mes grands parents étaient là et ma grand mère a réussi a se que je retourne chez mon père (j'allais sur mes 18 ans), mon frère de 15 ans à pu partir que 1 ans après et en ayant pris une avocate compétente et moi j'allais voir les éducatrice de mes frères pour soutenir mes frères.... beaucoup de mal fait ma progénitrice n'ayant pas supporter qu'il prenne un avocat lui a retirer toute ses affaires personnelles même le livret A (au jour d'aujourd'hui toujours rien rendu mais maintenant il est majeur elle n'a plus de procuration sur lui), depuis se jour là mon frère n'as pas revu sa mère!!!!! 
Pour ma part au début, j'ai essayer de comprendre pourquoi t'en de mal? mais elle me répondais parce que je suis dans mes droits et de toutes façon je n'ai pas a me justifier au-près de mes enfants!!! beaucoup de paroles dure depuis cette date au jour d'aujourd'hui!!! 
Au 31 mars 2010 ( jour de son anniversaire) j'apprend que ma progénitrice hurler dans la rue qu'elle étais suivie qu'elle entendait ma voie ( j'ai à 250 km a cet époque) mais elle a marcher de 13h30 à 22h30 avec mon tout petit frère agé de 6 ans à cette époque, retrouver par la gendarmerie mon frère n'avait pas mangé .... alors m'as mère a été placé en hopital spyckatrique. Elle a fait un séjour d'un mois 1/2 pendant se temps mon petit frère est venu chez mon père , re-scolarisé, et surtout avec son frère et sa soeur!!!! le jour de sa sortie d'hospitalisation, ma progénitrice et son père son venu accompagnés de la gendarmerie car elle avait la garde de mon petit frère!!!! ( à 6 ans super le choc même les gendarmes ne voulait pas mais obliger par la loi). J'avais fait appel au juge des enfants en disant qu'il y avait non assistance à personne en danger, le juge m'as répondu qu'il ne considérer pas mon petit frère en danger! j'ai alors baisser les bras mais toujours en restant en conflit mais en contact... 
Au fil des années beaucoup de paroles sur mon dos (qui revienne toujours à mes oreilles car je suis très complice avec ma grand-mère) 
Rentré chez depuis plus aucun soucis vu qu'elle suivait son traitement!! 
Hier, le choc je reçois un SMS d'elle me disant qu'on son père étais mort, moi forcément je vérifie sauf qu'il n'ai pas mort, j'appelle mon petit frère qui se trouve avec notre progénitrice seul, qui me dit vien me chercher elle ne vas pas bien j'ai peur!!!! moi je fonce bon je passe 6h en tout entre médecin qui n'était une urgence mais qui m'as confirmer qu'il fallait que mon petit frère ne soit pas avec elle pendant quelques jour, persécutée, s'énerve un fois le médecin partis, me dit de partir de chez elle, pendant 2h30 de bonne engueulade je suis repartie avec mon petit frère quand mon grand-père (réssucité) arriver de 500 km! 
Aujourd'hui j'ai fait beaucoup de démarches car je suis dans l'égalité du certificat qui donne la garde à ma mère! Gendarmerie, spyckatre qui m'apprend qu'elle étai venu en catastrophe y'a 15 jour, proposant l'hospitalisation, mais forcément elle n'a pas voulu! 
Demain matin, je me rend sur place pour faire un HDT, je ne veut pas que mon petit frère retourne en danger, même si je risque la garde à vu si elle porte plainte!!!!  
Comment sa se passe? Est-ce une bonne idée l'HDT ? j'ai vraiment peur pour mon petit frère, désemparée, je n'ai pas le choix! 
Merci de lire mon roman et de vos commentaires qui me seront très constructif j'espère . 
Bonne soirée :sigh

 


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