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Groupe A - Personnalité paranoïaque Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychopathologie

Proposé par Stephane Desbrosses, le 19-12-2007

La personnalité paranoïaque, un trouble éprouvant pour le patient autant que pour l'entourage...Il s'agit d'une personnalité caractérisée par la méfiance excessive, le soupçon constant et une rigidité flagrante de pensée et de raisonnement : le trouble de la personnalité paranoïaque, est aussi dur à vivre pour l'entourage du patient que pour le patient lui-même ; un syndrome pour lequel le traitement est difficile et bien souvent aléatoire...

1. Résumé des principaux critères du DSM-IV

Il s'agit d'un état de méfiance soupçonneuse envahissante envers les autres dont les intentions sont interprétées de manière malveillante. La personnalité paranoïaque implique la présence d'au moins 4 des 7 symptômes suivants :
  • Le sujet s'attend, sans raisons suffisantes, à ce que les autres l'exploitent, lui nuisent ou le trompent
  • Il est préoccupé par des doutes injustifiés concernant la loyauté ou la fidélité de ces amis/associés
  • Il est réticent à se confier à autrui car il craint que l'information ne soit utilisée contre lui
  • Il discerne des significations cachées, humiliantes ou menaçantes dans les événements anodins
  • Il ne pardonne pas d'être blessé, insulté ou dédaigné
  • Il perçoit des attaques contre sa personne ou sa réputation, auxquelles il va réagir par la colère ou la contre-attaque
  • Il met en doute de manière répétée et sans justification la fidélité de son conjoint

2. Données épidémiologiques (ratio/prévalence)

La prévalence est estimée entre 0.4 et 3.3% de la population. Elle est deux fois plus fréquente chez l'homme que chez la femme. Elle est également plus fréquente chez les apparentés des schizophrènes.

3. Caractéristiques psychopathologiques du trouble

3.1. Symptômes

Le comportement majeur de défense est un symptôme-clé : l'attitude du paranoïaque est sous-tendue par un sentiment de méfiance qui se développe généralement dans tous les domaines de la vie du sujet. Le comportement s'exprime alors sous la forme de mépris à l'égard de ceux ressentis comme plus faibles, et de méfiance à l'égard de ceux ressentis comme plus puissants, mépris et méfiance se traduisant aisément dans les actes.
 
L'hypertrophie du moi est flagrante : celui-ci est caractérisé par une importante surestimation de soi, qui s'exprime souvent par un autoritarisme prononcé. Le sujet est orgueilleux, égocentrique, sûr de ses bons droits et de ses opinions, qu'il veut imposer aux autres. Il est décrit comme peu affectif, et il met d'ailleurs lui-même un point d'honneur à se décrire comme objectif, froid et rationnel.
 
La fausseté du jugement est caractéristique ; il s'agit d'une absence d'autocritique, le raisonnement se voulant logique, mais les idées s'appuient en fait sur des a priori subjectifs qui conduisent le sujet à ne pas tenir compte du contexte global de la situation, ni des arguments d'autrui. Tous les arguments, qu'ils soient positifs ou négatifs, sont généralement voire systématiquement rejetés par le paranoïaque. On parle de psychorigidité (pensée psychorigide).
 
La méfiance et la susceptibilité conduisent le sujet à vivre dans l'attente d'être trompé. Cela explique pourquoi il se sent facilement dédaigné, non évalué à sa juste valeur, mais aussi pourquoi il se froisse si facilement.

3.2. Relations interpersonnelles

Les relations sont très dures pour le paranoïaque et pour son entourage, étant donnée l'installation d'une certaine boucle comportementale (le sujet est méfiant,... son entourage va lui dire moins de choses... ce qui va justifier la méfiance du sujet...). Les relations familiales sont caractérisées par l'autoritarisme, le paranoïaque étant perçu par ses proches comme un véritable tyran. La situation n'est guère meilleure concernant le peu d'amis que le sujet peut avoir : ceux-ci, objets d'une méfiance constante, finissent invariablement par se lasser d'être ainsi traités, ce qui justifie à postériori la méfiance du paranoïaque, lequel voit dans l'abandon, non pas la conséquence de son attitude, mais une raison de l'avoir eu... Les relations de travail sont vécues sur le mode de défense classique : tandis que les employés hiérarchiquement "inférieurs" sont dédaignés voire exploités, les supérieurs hiérarchiques suscitent une méfiance excessive en pensée mais un comportement hypocrite ponctué d'éclats.

3.3. Expressions affectives, émotionnelles ; style cognitif

Le sujet cache ses réactions : elles sont pour lui un signe de faiblesse et pourront être utilisées contre lui. Il va des lors éviter au possible toute situation qui l'amènerait à se tourner vers autrui et à faire confiance. Son style cognitif est un état de vigilance permanente (il est à l'affût de toute information venant accréditer sa logique et ses croyances). Le sujet est souvent décrit comme manquant d'introspection (il est incapable de se remettre en cause, de se questionner sur son propre fonctionnement). A titre d'exemple, le schéma cognitif du sujet paranoïaque, qui gouverne son attitude peut être décrit selon trois références : Il faut être sur ses gardes / on ne peut pas faire confiance aux gens / je ne dois pas me laisser faire.

4. Adaptation et évolution des troubles

La vie socioprofessionnelle peut être satisfaisante, mais elle est régulièrement ponctuée de difficultés professionnelles (il y a souvent conflit entre le sujet et ses collègues, surtout ses supérieurs hiérarchiques). L'adaptation familiale souffre de grandes difficultés : un contexte autoritariste, de méfiance et de susceptibilité règne au foyer familial. Il existe deux évolutions fréquentes :
  • Un épisode dépressif majeur avec forte connotation de persécution
  • L'entrée en délire chronique paranoïaque (Certains auteurs pensent que la personnalité paranoïaque est un facteur prédisposant très important au délire paranoïaque)
La majorité des cas n'a pas de suite cependant.

5. Hypothèses explicatives

Selon l'orientation psychodynamique de Freud, le caractère paranoïaque serait un système de défense contre une homosexualité latente : il y aurait une projection sur les autres de désirs inacceptables pour le Moi du sujet.
 
Une autre hypothèse avance qu'un traumatisme infantile aurait engendré pour le sujet une déception profonde quant à la réalité sociale et familiale : ces individus auraient subi des carences affectives humiliantes, d'où un sentiment de forte culpabilité et une tendance à reporter sur l'extérieur ce sentiment, ce qui expliquerait pourquoi les sujets paranoïaques n'attendraient d'autrui que de l'agressivité.
 
Une troisième hypothèse explique que le futur paranoïaque aurait été surinvesti par ses parents, qui l'auraient considéré comme un être exceptionnel. L'enfant aurait alors intégré cette vision, d'où une attitude dominatrice, des difficultés sociales et un rejet des autres.
 
D'autres hypothèses tentent d'expliquer la personnalité paranoïaque en prenant en compte les facteurs socioculturels,... L'hypothèse biologique souffre d'un manque d'arguments : le seul seul réellement important est le ratio plus élevé de paranoïaque apparentés aux schizophrènes.

6. Prise en charge et Objectif thérapeutique

On voit rarement des patients paranoïaques dans le circuit de la psychiatrie, en premier lieu parce qu'ils pensent aller très bien, ce sont les autres qui défaillent... De plus, le syndrome est relativement rare à l'origine (mais certainement sous-estimé)... Il n'existe pas de traitement systématique et avéré... Ce que l'on peut essayer de faire, c'est apprendre au sujet :
  • À lutter contre le sentiment permanent d'insécurité qui l'envahit
  • À se mettre à la place des autres et développer ainsi son empathie
  • À interpréter moins négativement les comportements d'autrui
  • À ne pas percevoir systématiquement des intentions malveillantes chez les autres

Source : Cours de psychopathologie - Licence - Université de Dijon
   

Mots-clés : paranoïa, paranoïaque, personnalité, troubles de la personnalité

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30 commentaire(s)

Ecrit par: Psychonîmes le 23-12-2007

Article agréable à lire, bravo! 
J'aurai une question: est ce que la prise réguliére de cannabis durant l'adolescence est un facteur favorisant l'apparition de la personnalité paranoïaque ?

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

Des cas de psychoses paranoïaques se sont révélés suite à l'absorption de canabis... Principalement, cependant, on note l'apparition de troubles schizophréniques, ainsi que le montre cette étude : 
 
Schizophrénie et Canabis

 

Ecrit par: Psychonîmes le 23-12-2007

Merci d'avoir répondu!

 

Ecrit par: Tania le 24-12-2007

Je cherche a faire le lien entre paranoïa et suicide : pouvez vous m'aider ? 
merci

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Le lien principal semble le suivant : de par les relations sociales difficiles qu'entraine la paranoïa, on assiste régulièrement à des ruptures relationnelles/ professionnelles, des situations qui, même avec un moral d'acier et une grande confiance en soi, sont dures à vivre... 
 
Il n'est pas rare que la réalité rattrape le délire paranoïaque : plus il est profond, plus dure est la chute, et l'on assiste régulièrement en ce cas, des phases hautement dépressives, pendant lesquelles le patient peut émettre des idées de suicide. Bien que le passage à l'acte ne soit pas si courant que pour d'autres affections (comme la psychose maniaco-dépressive, par exemple), chaque phase dépressive est toujours à prendre au sérieux.

 

Ecrit par: Soreya le 24-12-2007

J'aimerais avoir plus de détails sur le phénomene de décompensation (passage de la personnalité paranoïaque à une situation de délire paranoïaque), mais j'ai quelques difficultés à trouver des sources. 
Si tu pouvais m'éclairer...

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Celle-ci survient surtout aux alentours de 40 à 45 ans, le trouble de personnalité paranoïaque étant un facteur prédisposant, mais non nécessaire (on parle par exemple de paranoïa dans l'érotonomanie ou le délire de revendication, qui n'ont pas forcément pour origine un trouble de la personnalité paranoïaque). 
 
On parle de décompensation majoritairement dans le cas d'un trouble qui va entrainer une dépression. 
 
Bien que la paranoïa soit insidieuse, on assiste souvent à un événement déclencheur qui va révéler aux yeux de l'entourage, le trouble. Celui-ci est pourtant présent depuis pas mal de temps, et rétrospectivement, l'entourage évoque souvent des attitudes ou comportements qui "auraient dû mettre la puce à l'oreille". Mais c'est cet événement (par exemple, découverte que le conjoint trompe) qui va entrainer la décompensation, souvent, donc, révélant un état déjà présent, et suivi rapidement de dépression (dans d'autres cas, cela peut aller jusqu'au suicide ou au passage à l'acte hétéro-agressif...) 
 
Pour parler du passage de l'un à l'autre... Cela dépend grandement de l'environnement, en fait... Prenons un exemple : si le conjoint se montre jaloux et possessifs, que la conjointe supporte cet autoritarisme sans broncher et sans donner de raisons à son compagnon de "s'inquiéter", il n'est pas dit qu'un délire de paranoïa ne se mette pas en place... Selon la force des doutes, le tempérament du conjoint, etc... 
 
Par contre, il est évident que si le paranoïaque trouve des confirmations à ces doutes, cela renforce son trouble... Et c'est pourtant souvent un cercle vicieux qui se met en place : le conjoint doute et se montre autoritaire, ce qui entraine la conjointe et l'entourage à se montrer plus distant, ce qui finit par confirmer les doutes et croyances du paranoïaque... 
 
Le rôle de l'entourage est donc primordial dans l'évolution de la paranoïa... Et dans le cas où il existe, il est parfois bien difficile de faire oublier un passé qui "justifie" les délires paranoïaques... L'agressivité en retour, la tromperie, la méfiance, etc... tout ceci est susceptible de renforcer le trouble de personnalité. 
 
Mais ta question me semble pouvoir être plus précise. Ces éléments t'aident-ils? Je n'ai pas de sources à donner, de tête, mais j'espère que la réponse te permettra d'en trouver ;)

 

Ecrit par: Mya le 24-12-2007

Ce n'est pas une tâche facile pour l'entourage que d'aider un ou une paranoïaque. Nous sommes complêtement perdus parce que le moindre geste d'aide est ressenti comme une attaque et oui, nous en sommes arrivés à être plus distants afin d'éviter les conflits de plus en plus violents et les vaines explications. Les médecins qui l'approchent changent régulièrement (dès qu'ils conseillent une thérapie, ils deviennent ses ennemis). Toute la famille se sent au plus mal. J'ai aussi peur pour sa petite fille (j'ai lu des témoignages d'enfants ayant vécu avec une personne paranoïaque et les conséquences sont effrayantes). 
Y a t'il une solution ? Peut-on nous nous faire aider afin de l'aider ??

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

J'ai expérimenté moi même le problème de près par le passé, je comprend combien cela peut être dur... Bien que cela ne soit pas encourageant, je peux citer ce témoignage : la vie de famille devenait effectivement plus dure, et malheureusement, cela s'est terminé sur la rupture du couple et une recomposition. La personna paranoïaque aurait été de toute façon malheureuse sans que l'on ne puisse l'aider (puisqu'elle ne le voulait pas...) alors dans les cas extrèmes, même si cela est pesant de le dire, mieux vaut que la personne paranoïaque soit malheureuse seule, plutôt que d'entrainer une famille avec elle... 
 
Les paranoïaques ont donc ses difficultés à se ressentir comme troublés, cette fausseté de jugement et cette absence d'autocritique qui l'amène à toujours penser que le monde autour d'eux "ne va pas" et que eux, n'ont pas besoin d'aide... C'est l'une des pathologie les plus dure à soigner... La prise en charge repose essentiellement sur l'ambition d'adoucir la rigidité de pensée qui caractérise le paranoïaque : l'amener à faire progressivement un peu plus confiance aux autres, se servir de l'admiration que le paranoïaque porte envers certaines personnes pour remettre en cause ces jugements... Si dans la plupart des cas, ceux-ci deviennent effectivement ces "ennemis" de ce fait, certaines personnes ont plus de chance d'orienter le patient vers une souplesse de jugement et de pensée plus grande, comme indiqué dans le paragraphe 6. 
 
En dernier lieu, évitez surtout de rentrer dans le délire paranoïaque avec lui : autant que faire se peut, que cela vous laisse indifférent mais bienveillant, dédramatisez, à la rigueur, discutez d'autres explications possibles, à des comportements jugés offensant par le paranoïaque... gardez surtout à l'esprit qu'il vous faut vous préoccuper également de votre bien être et de celui des proches. 
 
Quitte à faire un break. Ne vous laissez pas malmener : à un moment ou à un autre, sachez poser des limites, en exprimant votre souffrance : "je souffre de ça - je cherche la solution pour y remédier (prendre l'air, aller voir des amis, demander un effort au paranoïaque) - je l'explique, sans trop insister, et je l'applique". 
 
N'hésitez pas, bien entendu, à consulter d'autres professionnels : Selon le point de vue cognitivo-comportemental, le paranoïaque dispose de schémas de pensée inadéquats qu'il faut essayer d'atténuer (logique pseudo-rigoureuse et froideur de jugement --> cehrcher à roposer d'autres explications, méthodes de raisonnement, interprêtations)...

 

Ecrit par: Mya le 24-12-2007

Oui, cela semble faisable pour des adultes ... mais sa petite fille qui à 5 ans ? 
Elle souffre déjà de l'état de sa mère (oui, il s'agit d'une femme, je sais qu'elles sont minoritaires dans les cas de paranoîas ...)...

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Même à 5 ans, les enfants comprennent beaucoup de choses, et savent faire la part de certaines. Pour l'entourage proche, le mieux est de sortir l'enfant de la situation régulièrement (promenades, invitations, etc... de manière à ce que cette fillette voit autre chose, d'autres gens, d'autres méthodes de pensée, et qu'elle ne subissent pas une éducation qui pourrait l'emmener à se méprendre sur la façon de gérer ses relations sociales, ou une ambiance pas tout à fait sereine pour son bon développement psychique. 
 
Ceci dit, on sort vite, ici, du cadre psychologique seul. Je n'oserais m'aventurer à conseiller avec si peu d'information. Cela touche la sphère familiale, et de nombreuses questions se posent... à partir de quel moment doit-on songer à diminuer ou modifier le contact entre une mère et son enfant, dans quelles circonstances? ça dépasse mes compétences, et je ne me sens pas le droit d'aller plus loin. Il y'a des limites au conseil online qu'il est prudent de ne pas franchir

 

Ecrit par: Mya le 24-12-2007

Merci ... tant pour les conseils que pour la prudence ... ainsi que la rapidité des réponses. 
C'est un début de chemin à suivre pour nous. 
Nous ferons de notre mieux pour prendre soins d'elleS

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Je t'en prie :) si tu souhaites m'en dire davantage, le forum sur la version à venir prochainement, de psychoweb, ouvre ses portes ici : http://www.psychoweb.fr. la version est encore en construction et elle permettra de converser en privé, ou de réserver des commentaires à certains utilisateurs seulement, etc... N'hésite pas alors à t'y inscrire et m'envoyer un message privé, si tu le souhaites. En tous les cas, je te souhaite bien du courage...

 

Ecrit par: lebas le 11-03-2008

Bonjour 
 
j'espère ne pas me tromper d'endroit. 
 
Voilà je vais essayer d'être bref mais ça va pas être facile. 
 
je suis depuis un peu plus de 2 ans avec une nouvelle compagne (institutrice, pas d'enfants mais deux chiens "ces filles"). 
Nous sommes divorcés tout les deux moi j'ai deux filles (7 et 12 ans) j'ai la garde un week end sur deux et la moitié des vacances scolaires. 
Au début de notre relation (là j'ai eut tort) j'ai présenté ma nouvelle compagne a mes deux filles, première rencontre sans soucis, mais mon ex l'apprenant a monté la tête des filles (divorce trop frais je pense, c'est moi qui ai demandé ce divorce) donc les filles silence radio pendant 2 mois. 
après ces 2 mois les filles ont bien voulues revenir chez ma compagne quelques heures ou pour des ballades au bout de quelques temps l'aînée de mes filles m'as demandée si elle et sa soeur aurait une chambre chez ma compagne (je vis chez elle, très grande maison, 3 chambres plus 2 possibles) j'en ai parlé a cette dernière et elle m'as rétorqué qu'elle ne voyait pas l'intérêt de faire une chambre pour des gamines qui ne viendraient qu'un week end sur deux , premier clash !! 
Bon acte pour mes filles, mais elles viennent quand même de temps en temps, et là un jour la petite sort de la piscine et demande une serviette, refus de ma compagne qui lui dis que quand elle viens là c'est comme la piscine municipale il faut prévoir sa serviette, donc qu'elle n'as qu'a rester au soleil est sécher !! deuxième clash. 
Là mes filles ne veulent plus venir, donc je décide de les voir un week end sur deux a l'extérieur en attendant des jours meilleurs. 
Nous parlons des vacances d' été , je dis a ma compagne que si elle veut prendre "ces filles" en vacances il faudrait prendre 2 voitures car la plus petite de mes filles est asthmatique et très allergique aux chiens , mais ma compagne me dis que pour 500 km ça devrait pas poser de soucis d'allergies , je refuses donc de partir . 
Je lui proposes de partir moi seul avec mes filles une semaine et avec elle et les chiens plus tard au mois d'août, elle refuses aussi en disant qu'elle aime mieux pas partir plutôt que je parte avec les gamines !!! 
La vie au quotidien est loin d'être facile , c''est quelqu'un de très irritable, elle se couches très tôt (20.30 ou 21.00) bon là moi ça ne me déranges pas , chacun est libre de dormir quand il le veut , mais pour cette dernière de dois aussi me coucher et même pas le droit de lire, non le bruit des pages la déranges mais je dois dormir et surtout ne pas bouger :/ sympa les soirées. 
Comme je ne paies pas de loyer chez elle, seulement la moitié de toutes les charges prévues pour la maison nous avions convenus que je ferais les travaux (gros travaux) et j'ai même décidé de payer la moitié de ces travaux mais cette dernière quand même me traite de "parasite" je trouve ça un peu gonflé mais bon malgré mon "mauvais" caractère dixit ma compagne je laisse couler. 
Cette personne se fâches très rapidement dernièrement j'ai emmené mes filles dans un musée , en le disant a ma compagne cette dernière me dis qu'elle aurait voir ce musée, je luis dis pas de soucis nous irons , mais elle me dis qu'elle ne vois pas l'intérêt de faire 2 fois les mêmes choses, mais je lui dis que c'est moi qui les faits 2 fois et pas elle, mais non elle refuses. 
enfin voila pleins de petites choses comme ça, comment puis je l'aider a être moins "pénible" ?? 
 
désolé de la longueur du message.

 

Ecrit par: Supercali le 31-03-2008

Je pense que mon ami souffre d'état limite à personnalité paranoiaque et à caractère abandonnique. C'est la seconde fois qu'il rompt tte relation avc moi sans explication aucune après des mois d'attachement presque suffocant. La 1ere fois j'ai rétabli le contact, et il était comme heureux que je l'aie deviné. Mais là, je n'arrive pas à renouer le contact et je ne sais pas si je dois le faire ou pas. Il m'a vidée psychiquement et j'hésite entr le relance rpr l'amener d'une manière diplomate à réaliser son cas et de ce cas rentrer de nouveau ds une relation à problèmes ou le laisser tomber carrément. J'ai besoin de votre avis. Merci

 

Ecrit par: Richard61 le 01-04-2008

Suite a la rubrique Derniers commentaires datée le 31-03-2008 Supercali, je trouve amusant et desolant a la fois des gens qui se plaignent des autres en pretendant jouer les psychologues et rendre service dans leurs rapports avec autrui. Quand tout marche bien leurs amis sont expectionnels, des heros et des anges et quand ca toune a l’aigre et au vinaigre, ils deviennent du jour au lendemain des anges dechus, commence la denigration et la projetion de tout leur bagage de symptomes, complexes et problemes. C’est l’apogee de l’hypocrisie et de l’inconscience de se croire bienfaiteurs d'autrui quand le seul beneficiaire c'est toujours nous meme et que le seul service que l’on rend est a soi meme. Vous cherchez un , coupable regarder ds le miroir, si vous n’aviez pas interet rester enfermé chez vous, personne ne vous oblige a jouer le jeu de la vie.

 

Ecrit par: Supercali le 01-04-2008

Je demandais un avis simple et professionnel et non pas celui de qq qui émet un jugement subjectif sur une personne sans la connaître.

 

Ecrit par: Carnegie le 01-04-2008

Nous ne pouvons juger d'une situation et conseiller sur la base de si peu d'éléments, et même alors, quand c'est le cas lors par exemple d'une description détaillée dans ces commentaires, nous ne pouvons simplement pas répondre à tout le monde... Ce site n'est pas un site de psychothérapie en ligne. Si vous avez des questions sur votre vie personnelle, mieux vaut les poser sur le forum après vous être présenté, sans vous attendre à ce que quelqu'un n'y réponde, car ce n'est pas toujours possible. 
 
Je crois également que des jugements hâtifs ne sont peut être pas nécessaires. Bref : pour toutes les questions d'ordre personnel, préférez le forum, ou un autre site. 
 
Les questions concernant la méthodologie, des informations complémentaires quant à cet article, sont préférables en commentaires. Merci à vous!

 

Ecrit par: Richard61 le 01-04-2008

Chere madame, je n'avais nulle intention de susciter votre susceptibilite mais moi aussi je formulais un jugement objectif et professionnel a qui aime en profiter, vous voulez faire un gateau il vous faudra toujours casser quelques oeufs, le monde est plein de ce que vous appeller "problemes" 
un conseil, vous voulez jouer seule, rester chez vous.

 

Ecrit par: gili le 09-05-2008

quels liens entre paranoia et relation triangulaire : l'arrivée d'un enfant peut-il exacerber les traits de l'homme souffrant de psychose paranoiaque ? quels liens entre sexualité masculine et paranoia (obsession d'ordre sexuel de la part de mon ex compagnon à mon égard suite à l'arrivée d'un enfant) ? J'espère être claire.....

 

Ecrit par: Stéphane le 11-05-2008

Une relation triangulaire est toujours une épreuve pour la jalousie exclusive dont le paranoïaque est régulièrement imparti. Aussi, l'arrivée d'un enfant peut avoir deux conséquences principales et contradictoires qui généralement, se compensent : l'enfant prend du temps à la mère, temps qu'elle ne peut alors pas passer avec son conjoint. Cependant, le conjoint sait alors que ce temps passé ne l'est pas avec un éventuel rival "sexuel" ou amoureux (du même ordre que lui), puisqu'il s'agit là d'amour maternel. Le vécu de chacun en face de cette relation met en exergue la tendance de possessivité ou d'exclusivité du conjoint, mais je m'empresse de préciser que ces sentiments ne sont pas propres aux paranoïaques, et qu'il n'est donc pas nécessaire de l'être pour ressentir un manque... 
 
Concernant les relations sexuelles... Elles font partie des besoins primaires à assouvir dans une relation amoureuse, ce sont celles qui, avec l'attachement affectif, par exemple, donnent le plaisir et la satisfaction de la relation, qui pousse conséquemment à vouloir la conserver ou la préserver, et d'où découlent alors la jalousie, le doute, etc... Il n y a pas lieu de faire un lien direct entre obsession d'ordre sexuelle et arrivée d'un enfant, à moins peut être que l'arrivée de cet enfant ait changé radicalement la fréquence des rapports, par exemple... Un peu de comptage suffira à vous donner une indication : si vos relations sexuelles se sont grandement amoindries avec l'arrivée de l'enfant, on peut comprendre que le conjoint qui ne retrouve plus l'état antérieur, qui le satisfaisait, tente de pousser un peu la conjointe. De la même façon ici, ce n'est pas nécessairement lié à la paranoïa. Les goûts et les couleurs, plutôt : certaines femmes sont satisfaites et déjà amplement fatiguées d'entretenir une relation avec l'enfant, qui s'apparente après tout à de l'amour. L'arrivée d'un enfant constitue un investissement en temps et en énergie, il arrive qu'une mère délaisse un peu trop le conjoint au profit de l'enfant, ou du moins, que le conjoint le ressente comme tel. A vous de voir si vous pouvez modeler votre situation de manière à accorder suffisamment d'investissement à l'une et l'autre relation, sans forcément en privilégier une totalement. Le conjoint est également là pour s'occuper de l'enfant, éventuellement, la famille qui permettra au couple de passer un peu de temps ensemble, une nounou, etc... J'espère de même avoir répondu de manière suffisamment claire!

 

Ecrit par: ginette77 le 11-06-2008

notre vie s'est arrêtée ! 
Depuis plusieurs années, mes enfants et moi ne voyons plus personne. Mon mari se sent agressé tout le temps. Nous n'allons plus nul part : en voiture, il suffit qu'un automobiliste le double et il se sent agressé et de colère, conduit très vite et de manière violente : les enfants ont peur et ne veulent plus monter en voiture avec lui. 
Avec moi, il a instauré un petit rituel : il demande de manière non verbale certaines attentions (que je ne capte pas toujours)ensuite quand il n'a pas ce qu'il voulait, il devient très violent verbalement et me reproche de ne pas être à l'écoute et pense que je ne l'aime pas, que je suis avec lui pour le matériel et il m'en fait baver. Dès que j'ai un travail, tout cela s'accentue et bien souvent je quitte le travail car à la maison c'est l'enfer. 
Dès que l'on va quelque part, il regarde les gens avec méfiance et si une personne le regarde un peu trop, il peut être agressif verbalement et même physiquement : cela me rend extremement mal à l'aise et je fais souvent les choses seule car avec lui ce n'est plus possible. 
Je pense qu'il a une personnalité paranoiaque et cela ne s'arrange pas avec l'age (40 ans). 
que faire?

 

Ecrit par: shishi le 08-07-2008

J'ai des questions concernant ce trouble de personnalité paranoiaque: 
 
- Un paranoiaque peut-il éprouver des sentiments amoureux ou amicales sincères en dépit de sa méfiance ardue? sa jalousie excessive? Son agressivité?  
 
- Peut-il reconnaître ses torts à certains points? 
 
- Quelles est sa cible? ( en matière de choix d'amis, conjoints) 
 
- Un paranoiaque peut-il être manipulateur narcissique? 
 
- Peut-il devenir obsessif à force de ne pas accepter d'avoir été blessé? ( par exemple, s'acharner à ce que sa conjointe revienne dans sa vie?) 
 
- Un paranoiaque peut-il éprouver des désirs sincères ( carrière, maison, engagement en couple, travail, enfants, ...) mais ne pas se sentir capable d'accomplir justement à cause de ses doutes, etc.?  
 
- Une personne peut-elle avoir un ou plusieurs troubles de personnalité en connexe avec ce trouble?  
 
LA DERNIÈRE QUESTION EST TRÈS IMPORTANTE CAR JE N'AI QUASIMENT PAS TROUVÉ DE RESSOURCES OU DE SOUTIEN. ELLE S'APPLIQUE DANS MON CAS ET POUR LES AUTRES QUI SONT EN CONTACT AVEC UNE PERSONNE QUI A CE TROUBLE DE PERSONNALITÉ: 
 
 
- Qu'est-ce que les proches ou la conjointe peut faire? Pour préserver son estime de soi, pour ne pas se détruire ou s'isoler, pour ne pas empirer les symptômes déjà ancrés chez le paranoiaque et peut-être l'aider à l'amener prendre conscience de sa problématique?  
 
Merci d'avance

 

Ecrit par: Stéphane le 08-07-2008

Voici d'excellentes questions, il me faudra un peu de temps pour y répondre correctement, Shirley, et je vais demander l'avis de mes collègues sur le forum - éventuellement réfléchir à en faire un article spécifique. Nous te demandons un peu de patience ;)

 

Ecrit par: shishi le 08-07-2008

J'en doute pas que ça peut prendre du temps à trouver les réponses exactes. De la patience, j'en ai, même si c'est parfois intolérable... Faire un article spécifique pour les proches ou les conjoint(es) qui fréquentent quelqu'un ayant un trouble de personnalité (tous les 10 troubles) serait apprécié car on trouve bien peu de ressources. J'attends donc patiemment :)

 

Ecrit par: Soniaa33 le 28-08-2008

Bonjour, 
 
Tout d'abord merci pour vos articles, clairs nets et très précis. 
 
Je me permets ce mail car je me sens perdue au sujet d'une situations familiale qui me pèse. Je vais essayer d'être la plus claire possible afin que vous puissiez me donner le "diagnostic". 
 
C'est au sujet de ma mère, une personne qui peut aussi bien être adorable qu'effroyable. 
Depuis de nombreuses années, (le décès de son père je pense), je la sens changer lentement, devenant de plus en plus autoritaire et intolérante face aux autres : on ne peut jamais rien lui dire, c'est toujours les autres qui ont tort, jamais elle). A cela s'ajoute le fait que c'est à chaque fois qu'elle boit qu'elle se comporte ainsi. Elle devient violente dans ses propos et ces gestes (j'ai deux petites soeurs, elle a une fois roué de coups de pieds dans le ventre, l'une et a failli étranglé l'autre... mais j'étais là ;) ). Mon père, qui l'aime sincèrement, ne dit rien et semble complètement abattu par la situation. Il faut dire qu'elle lui parle comme à un chien parfois. 
 
En 2006, elle a fait une tentative de suicide (suite à une déconvenue sentimentale de ma soeur qu'elle a visiblement mal vécue) : elle a dit à mon père et ma soeur que si elle se suicidait, c'était à cause d'eux et pour les punir.  
Une fois sortie de l'hôpital, elle a viré de vie du tout au tout se lançant dans l'art et rejetant tout ce qu'elle avait aimé avant : elle nous disait sans arrêt : "j'ai passé ma vie à vivre pour vous, maintenant, je vais penser à moi". 
 
Depuis cette tentative de suicide (elle en avait déjà fait une à 19ans mais je ne connais pas vraiment les raisons), son état de dégrade de plus en plus vite.  
 
- elle continue à s'alcooliser (je ne la pense pas alcoolique car elle peut rester plus plusieurs jours voire semaines sans boire. On dirait plus qu'elle boit pour de désinhiber et se "lâcher" 
 
- elle peut être adorable pendant plusieurs jours voire semaines et tout d'un coup redevenir désagréable, insultante, humiliante, ... 
 
- elle s'est mise en tête à un moment que mon père la faisait boire (elle m'a sorti cet argument récemment car elle savait que nous trouvions qu'elle n'était pas raisonnable sur l'alcool) : en versant des alcools en plus dans ses verres de rosé... Elle a la preuve, c'est une amie qui lui aurait dit ça.... 
 
- mes soeurs et moi lui reprochions d'être peu présentes à la maison (avec sa nouvelle vie, on ne la voyait plus) et de délaisser mon père. Quelques mois après, elle m'a dit qu'en fait, il la trompait et qu'elle était super malheureuse. En décembre dernier, elle a dit vouloir sauter par la fenêtre. Mon père l'a retenue comme il pouvait et elle s'est jeté sur un meuble si bien qu'elle s'est ouvert l'arcade sourcilière. Aujourd'hui, elle dit que c'est mon père qui l'a délibérément jetée dessus et que si elle est partie à l'hôpital derrière, c'était parce qu'il voulait se débarrasser d'elle pour aller voir sa maîtresse. Je connais mon père et ma soeur était présente ce jour-là. 
 
- Ma mère refuse toute aide rejetant les psys et compagnies, a eu un traitement suite à sa tentaive de suicide qu'elle a arrêté toute seule car elle trouvait cela inutile. 
 
- elle a des moments de tristesse / solitude : elle se sent incomprise, a l'impression que personne ne l'aime et que tout le monde se sert d'elle. 
 
- j'ai un enfant en bas âge. elle n'a quasiment été présente par contre elle disait (alors qu'il avait 5 jours) à toute ma famille que je l'empêchais de le voir et que je l'interdisais de le porter. aujourd'hui, elle me critique sans arrêt sur l'éducation que je lui donne : je vais en faire un enfant roi et quand je lui dis que je suis sa mère et que je sais mieux qu'elle , elle me répond violemment "Et moi j'ai fait comment avec mes 3 enfants". 
 
Ma plus jeune soeur qui n'a pas 19 ans vient d'être mise sous anti-dépresseurs car elle n'osait plus sortir de chez elle (peur d'être attaquée, peur des autres) et qu'elle ne dormait plus depuis 1 an. 
 
Voilà brièvement tracé le portrait de la situation. J'oublie certainement des choses mais c'est dur à résumer :) 
 
Je me sens impuissante car je l'aime et je voudrais l'aider, je veux protéger mes soeurs aussi et ma famille. 
 
En lisant votre article, j'ai l'impression de voir des traits de son caractère à cela prêt que j'ai l'impression qu'elle devient mythomane.... (peut-être que cela fait partie de la paranoïa) Sur wiki, j'ai vu aussi un article sur le délire de relation des sensitifs (ça lui ressemble aussi mais en plus doux...) 
 
Par avance merci de m'avoir lue (si vous êtes arrivé jusque là ...lol) et merci pour vos conseils et votre avis :) 
 
Soniaa33

 

Ecrit par: Claire Langier le 29-08-2008

Triste portrait. Je vous ai lu jusqu'au bout ;) Il y'a de nombreuses ressemblances, effectivement, avec la personnalité décrite dans cet article. 
 
Sachez cependant qu'il n'est pas, à l'heure actuelle, possible et même envisageable d'établir un diagnostic sur la foi d'une personne de l'entourage, et encore moins via Internet... 
 
De nombreux conseils parcourent les commentaires et cet article, dont certains qui s'appliquent visiblement à votre situation. Nous ne souhaitons ni surtout ne pouvons répéter infiniment ceux-ci pour chaque cas personnel.  
 
Prenez vos distances quand cela vous semble nécessaire. Si une personne ne souhaite se faire soigner, peu de choses peuvent l'y obliger. Lorsque des personnes sont en souffrance, le mieux à faire et de chercher et d'accepter l'aide des professionnels, qui sont là pour ça. Persévérez à tenter de convaincre vos proches s'ils sont en souffrance, sans pour autant que cela ne gâche votre vie ;) Jetez tout de même un oeil aux différents commentaires, cela pourra vous donner quelques pistes. Bon courage!

 

Ecrit par: IR. le 29-08-2008

Bonjour à vous. 
 
Je dois avouer que cet article m'a assez... effrayé, car j'y ai malheureusement retrouvé la majorité des traits de mon caractère (alors que je ne suis pas encore majeur...), la seule différence majeure étant que je ne suis pas du genre à tyranniser ceux qui me sont hierarchiquement inférieurs (bien au contraire). 
 
Je n'ai qu'une seule et unique question à vous poser. Qu'en est-il pour une personne qui, comme c'est mon cas, sait depuis le début que le problème vient d'elle-même et qui pourtant ne parvient pas à corriger ce problème (chassez le naturel et il revient au galop comme on le dit)? 
Il est vrai en effet que je sens que mes amis commencent à se lasser de mon comportement, que les gens avec qui je travaille ne vont pas tarder à confirmer ouvertement les soupçons que je peux leur porter (alors qu'ils sont sans fondement). Et je ne souhaite pas passer le reste de ma vie dans un état dépressif et dans une mefiance perpétuelle qui me feront, à termes, couper tout lien avec autrui. 
 
Le meilleur moyen reste bien évidemment de voir un psychologue. Mais je n'ose pas, ou du moins, je n'ose plus retourner voir celui qui m'a suivi durant quelques temps pour les raisons citées plus haut... et je n'ose pas demander à mes parents de me redonner son numéro de téléphone. 
 
En vous remerciant d'avance.

 

Ecrit par: Roby13 le 05-10-2009

Merci pour votre "éclairage" sur cette pathologie que je vie au quotidien en temps que conjoint (et ce depuis une trentaine d'année)auprés d'une personne proche maintenant de la soixantaine et pour laquelle le délire me semble être depuis peu entrée dans une nouvelle phase proche de l'explosivité caracterielle. 
Soignée parallèllement pour une autre pathologie (urticaire)par des prises de corticoïdes je me demandais si la cortisone (habituellement déconseillée)ne serais pas la cause de ce facteur agravant récent. 
Merci d'avance pour votre collaboration.

 

Ecrit par: Johachim le 28-10-2009

Bonjour, 
Mon psychiatre a diagnostiqué le symptome de la parno, schysophrenie. Je ne suis pas d'accord avec lui sur le premier point, peut-etre qu'on ne me croira pas parce que quand je lis cet article, le paranoïaque ne le reconnait pas de son état. Donc si je comprend mon psychiatre je ment pour des choses ou j'ai raison. 
 
J'ai été suivi au centre de jour de l'hopital psychiatrique,rue Jule Empain,7170, Manage. 
 
Un couple depuis juillet venait tout les jours chez mon couple, je souffre de nevrose d'angoisse tres grave et sont venu me dire que beaucoups de patient dise que je fait la comedie, car dans mes crises, je sent le coté droit du cerveau se vider, j'ai plus de reaction, j'ai un language incoherant, j'ai dur de parler,marcher et me concentrer, je sent comme des malaises cardiaque imminente et ça dure des heures voir parfois quelques sans arret avec des pensée de mettre fin à mes jours et je resiste car j'ai une femme et une fille. 
J'ai été souvent en crise au centre de jour et ça commence parce que je suis fatigué d'une fois, ces arrive sans raison mais ont croit que quelqu'un m'aurais dit des choses troublante, mais c'est faux, ça arrive sans raison et donc si je comprend, j'aurais dur à me confier au psychiatre. 
Je cherche les raisons de ces vides, ça me rend en colere et je pleure d'être impotant. 
Et donc ont vient me dire que beaucoups parleque je fait la comedie et je ne l'ai pas supporté car j'aimerais bien que ça leurs arrive ainsi ils verront c'est quoi de sentir comme des malaises cardiaque. 
 
Ce couple, on en avait marre ma femme et moi qu'il viennet tout les jours car nous n'avions plus d'intimité de couple et se melait des affaires de notre couple, meme dire en mon absence a ma femme que j'ai été vu de prendre des surdoses de medicaments. C'est faux. 
J'ai tout rapporté au psychiatre des dires et je voulait regler en réunion communautaire les echos. J'avait besoin soutenu par l'équipe medicale de dire que ce que je vivait etais vrai. 
Ont m'a hospitalisé presque 6 semaines et il a été mis d'accord que je me taise et de laissé pensé les patients ce qu'ils veulent, fermer la bouche et accepter. 
Ce couple s'est mis en dispute avec le mien car j'ai rapporté a la psychologue du centre et cela a été dit a ce couple qui l'ont mal pris. 
J'ai des menaces alors que j'etais encore hospitalisé, je l'ai dit. 
Puis il y a mon retour lundi au centre de jour, je voulait aller en ergotherapie achever un collier et l'egotherapeute ma renvoyé dans lasalle de sejour disant qu'ils etais complet alors qu'il n'y avait que 2 personnes. 
Ce qui et arrivé ensuite, si j'avait été faire mon collier ne serait pas arrivé. 
L'homme du couple m'a narguer disant que je faisait la comedie de mes crises et que je savait rien foutre que d'etre sur mon ordinnateur et donc que je sait aller travailler. Je n'ai pas supporté et je lui est dit tout ce que j'avait sur le coeur et il m'a menacé d'aller dehors pour se battre, il y avait une personne dans la salle de sejour qui n'a soit disant rien vu, ni entendu. 
 
Il est parti, puis j'ai vu noir et je suis allé le trouvé et dire que je prefere pas frapper car ce serait pour tuer et il m'a dit essaye. 
ça été direct, pris a la gorge et taper sa tete dans le mur car je croyait qu'il etais plus fort que moi, mais ma force etais decuplé ils ont du etre plus de 10 pour nous séparer et je lui ai cassé 2 dent. otn m'a fait retourner chez moi, et lendemain la décision est prise, renvoyé car je suis dangereux. 
J'ai fait une déposition a la police pour atteinte a mon integrité morale et psychique, c'est la que le psychiatre a dit a l'inspectrice que je souffrait de paranoïa, schysophrene. 
Je suis pas d'accord sur la parano, car ce que j'ai entendu et vrai et les menaces que j'ai eu aussi mais la psychologue du centre ment car elle dit qu'elle etais dans la salle de sejour alors que c'est faux et elle est prete a defendre ce mec si ça va au tribunal. 
 
Je n'ai que m'a femme qui pourrais confirmer ce que ce couple sont venu me rapporté et je sais pas si son temoignage serais pris en compte, donc elle est parano aussi est devrait se faire soigner. Notre fille aussi serais parano alors. 
Je me sens abandonné, sauf par ma femme et ma psychologue. 
Je doit bientot voir mon psychiatre, il va m'entendre, ces medicaments, il peut se les foutre ou je pense, si il fait les ordonances, je les dechirent devant lui. 
 
La paranoïa existe chez certains, mais je ne suis pas d'accord avec ce diagnostique, je suis pas menteur. 
 
De nature, j'aurais bien de 100 a 600 temoins que je suis pas violent. 
Pour en arriver a cet extreme, il a fallu me pousser a bout, en 15 ans de mariage je n'ai jamais levé la main sur ma femme, je suis doux de nature, j'aime faire rire les gens car sa leurs rend du bonheur. 
 
Voila, 
Johachim

 


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