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Troubles de la pensée Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychopathologie

Proposé par Stephane Desbrosses, le 19-12-2007



Les troubles de la pensée caractérisent souvent les obsessionnels et schizophrènesTroubles de la pensée

1. Troubles du cours de la pensée

1.1. Altération dans le rythme de la pensée

On observe trois principaux symptômes :

1.1.1. La Tachypsychie est une accélération des processus de la pensée, qui se caractérise par une fuite des idées, un enchaînement de celles-ci rapide et parfois illogique. Elle s'accompagne parfois de passage du Coq-à-l'âne et de jeux de mots dans le discours. C'est la pensée typique du sujet maniaque.

1.1.2. La bradypsychie, à l'inverse, est un ralentissement de tous les processus de pensée : la pensée est lente, laborieuse. Le patient fait des efforts importants pour répondre à une simple question. Cette altération est typique du syndrome dépressif.

1.1.3. Le mentisme est un état de rumination intellectuelle accompagnée d'un défilé rapide des idées. Le sujet ne veut pas forcément penser, mais ne peut s'en empêcher. Cette altération se rencontre notamment en état normal, au moment de l'endormissement, ou lors de stress et de surmenage. En état pathologique, il se rencontre surtout chez les obsessionnels et les schizophrènes.

1.2. Altération de la continuité de la pensée

On observe ici aussi trois principaux symptômes :

1.2.1. La diffluence de la pensée est une pensée sans but précis ni axes thématiques.

1.2.2. Le barrage est un arrêt brusque et momentané du discours (de quelques secondes à quelques minutes). Le discours reprend ensuite son cours normal sur le thème antérieur ou sur un thème différent. Ces barrages sont considérés comme la marque de l'arrêt de la pensée du sujet.

1.2.3. Le fading est un barrage progressif : c'est une extinction progressive du flux de parole Les deux derniers symptômes sont typiques des sujets schizophrènes, ils reflètent la dissociation mentale. Quand on demande aux sujet pourquoi ils se sont arrêter, il se justifie par un « vide » dans la pensée.

2. Troubles du contenu de la pensée

2.1. Obsessions

Ce sont des idées ou des groupes d'idées s'imposant de manière pénible à a pensée du sujet, qu'il ne peut chasser de son esprit bien qu'ils les reconnaissent comme étant absurdes. Cela s'accompagne souvent de compulsions (comportements répétitifs et rituels) que le sujet ne peut s'empêcher d'accomplir sous peine d'angoisse. On distingue trois types d'obsessions :

2.1.1. Les obsessions idéatives : ce sont des intrusions répétitives de mots, idées ou images mentales.

2.1.2. Les obsessions phobiques : ce sont des craintes obsédantes concernant une maladie (souvent, une maladie précise unique), la contamination ou la saleté. Ces obsessions apparaissent même en dehors des situations redoutées (ce qui est différents des phobies

2.1.3. Les obsessions impulsives ou phobies d'impulsions sont des craintes du sujet d'être amené, alors qu'il ne le souhaite pas, à commettre des actes absurdes (ridicules, immoraux ou agressifs)

2.2. Phobies

Il s'agit d'une peur incontrôlable déclenchée en présence d'un objet particulier (couteau, seringue, aiguille), d'un être vivant (araignée, serpent), ou des situations particulières (traverser un pont, prendre un ascenseur,...). L'anxiété est provoquée par l'objet/situation et disparaît donc avec l'éloignement de l'objet/situation.

2.3. Idées délirantes

Pour pouvoir évoquer le symptôme d'idée délirante, le sujet doit présenter deux critères : 1/ Il émet des idées fausses (en contradiction avec la réalité sociale et culturelle dans laquelle l'individu évolue) et 2/ il est convaincu de ces idées fausses (il n y a pas de doutes dans ces propos).

On différencie deux éléments des idées délirantes : les mécanismes et les thèmes. Chez le sujet paranoïaque, on trouve souvent un thème unique et un mécanisme associé, on qualifie alors le délire de délire « simple ». Il y a un certains aspects de cohérence dans le délire. Plusieurs thèmes et mécanismes qui s'associent sans être organisés de manière logique (délires « polymorphes » ou « non-systématisés ») constituent une caractéristique du délire paranoïde.

2.3.1. Mécanismes délirants

- L'intuition : le sujet est convaincu d'une idée fausse sans qu'aucune démonstration ne soit nécessaire. C'est caractéristique du délire paranoïaque

- L'interprétation : un fait réel va être interprété de manière inadaptée. On trouve souvent ce mécanisme dans le délire de persécution (inclus dans le délire paranoïaque). Il se trouve également dans la majeure partie des troubles psychotiques.

- L'imagination, est un mécanisme moins fréquent que les deux précédents. Il consiste pour le sujet à se construire un monde imaginaire dans lequel il est le personnage principal. Ce mécanisme se rencontre dans les formes imaginatives des délires chroniques et les paraphrénies.

- Les deux mécanismes d'illusion et d'hallucinations sont les mécanismes privilégiés des schizophrènes (cf «VII. troubles de la perception »)

2.3.2. Thématiques délirantes

- Thématique de persécution : le sujet est persuadé qu'on lui en veux et qu'on cherche à lui faire du mal. Cela peut considérer sa personne physique, mentale, ses biens,... Cette thématique est fréquente dans les troubles psychotiques, que ce soit de nature paranoïaque ou schizophréniques, et lors de dépressions délirantes (mélancolie délirante). Ce n'est pas rare : elle se trouve dans 40% des états dépressifs survenant en trouble bipolaire, c'est-à-dire quand ces troubles dépressifs sont des troubles délirants. Lors des dépressions délirantes, ces idées sont souvent articulée autour d'idées de culpabilité (on en veut au sujet car il a commis une faute irréparable)

- Thématique mégalomaniaque : il s'agit d'une idée délirante de grandeur, le sujet se sentant par exemple investit d'une mission divine comme restaurer la paix,... Cet exemple est fréquent, comme celui pour le sujet de se croire le descendant d'une célébrité, ou de se croire l'inventeur non reconnu d'une création. Cette thématique se rencontre dans les états psychotiques (que ce soit aigu ou chronique), donc chez les schizophrènes, mais elle est systématique lors des épisodes maniaques délirants.

- Thématique d'influence : le sujet est persuadé d'être sous l'influence, le contrôle d'une force externe à lui-même : ses pensées et actions ne lui appartiennent plus. Cette thématique est caractéristiques des sujets schizophrènes, pouvant conduire ces patients à un automatisme mental (sensation de dépossession de la pensée), décrit par Clérambault.

- Thématique de référence : L'individu est sûr de faire l'objet de l'attention des autres, qu'il est l'objet par exemple d'une transmission de pensée. Il croît, par un autre exemple, que les journaux, la télévision... contiennent des messages à son attention.

- Thématique de jalousie (idées de jalousie) : le sujet est convaincu de l'infidélité de son conjoint.

- Thématique érotomaniaque : le sujet est persuadé d'être aimé par une personne riche, ou célèbre, ou importante socialement,...

- Thématique hypochondriaque : le sujet est persuadé que son corps, ou une partie, s'est transformé, ou est atteint d'une maladie incurable. On rencontre souvent cette thématique au cours des dépressions délirantes (elles sont le plus souvent ressentie comme la sanction d'une faute passée). Chez les sujets schizophrènes, ces idées prennent souvent la forme de transformations corporelle.

Source : Connaissances générales
   

Mots-clés : troubles, pensée, phobie, délire



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