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L'exhibitionnisme, caractéristiques et prise en charge Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychopathologie

Proposé par Stephane Desbrosses, le 30-11-2009

l'exhibitionnisme est santionné par la loiCaricaturé par la bande dessinée, la littérature ou encore le cinéma, l’exhibitionniste est régulièrement décrit comme "l’homme à l’imperméable et au chapeau" qui se glisse au devant de jeunes adolescentes pour susciter effroi et dégoût. Le terme est toutefois réutilisé dans les conversations les plus diverses pour évoquer torses nus, minijupes ou attitudes particulièrement provocantes. L’entité clinique portant le nom d’exhibitionnisme, en psychologie, revêt pourtant une signification précise emprunte de souffrance et de symbolisme.
 
Loin des extensions qu’on lui attribue classiquement, l’exhibitionnisme se définit comme une tendance persistante et récurrente à exposer ses organes génitaux à des personnes étrangères ciblées ou à la vue de tous dans des lieux publics non prévus à cet effet. Car il existe des lieux plus ou moins prévus à l’usage, c’est le cas des bars à strip tease, des lieux de nudisme ou plus généralement, de lieux occupés par des adultes consentants. Une telle définition exclue d’emblée ces catégories, il n’est pas nécessaire d’être exhibitionniste ou voyeur pour aimer, fréquenter ou travailler dans de tels endroits.

La Classification internationale des maladies (CIM 10) et le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux  (DSM-IV) avancent une définition fondée sur la persistance et la récurrence à montrer ses organes génitaux à des personnes étrangères, cela ne s’applique donc pas forcément dans le cas du port de minijupes ou d’habits relativement peu "protecteurs" qui découvrent d’autres parties de l’anatomie : l’exhibitionnisme a davantage à voir avec la sexualité qu’avec la seule volonté d’afficher ses cuisses ou ses pectoraux.

Résumé des principaux critères du DSM-IV

L'exhibitionnisme est l'une des 8 paraphilies majeures considérée par le DSM-IV. Comme pour toute paraphilie, le diagnostic d’exhibitionnisme nécessite l’observation d’une souffrance cliniquement observable de la part du patient, une tendance durable sur plus de six mois, ou l’implication non consentante de victimes.
Exhibitionnisme : F65.2 [302.4]
A.    Présence de fantaisies imaginatives sexuellement excitantes, d’impulsions sexuelles, de comportements, survenant de façon répétée et intense, pendant une période d’au moins 6 mois, consistant à exposer ses organes génitaux devant une personne étrangère prise au dépourvu par ce comportement.
B.    La personne a cédé à ses impulsions sexuelles, ou les impulsions sexuelles ou les fantaisies imaginatives sont à l’origine d’un désarroi prononcé ou de difficultés interpersonnelles
Certains auteurs ajoutent un critère d’importance du fantasme ou du passage à l’acte dans la vie sexuelle, soulignant qu’évoquer une paraphilie sous-entend que l’excitation sexuelle soit obtenue presque exclusivement avec le fantasme d’exhibition ou le comportement effectif, ou au moins qu'ils en constituent une part prépondérante.

Données épidémiologiques (ratio/prévalence)

Bien que des cas d’exhibitionnisme féminin aient pu être décrits, l’exhibitionnisme est presque exclusivement masculin. La prévalence dans la population est difficile à déterminer, mais l’exhibitionnisme représente environ un tiers des infractions sexuelles (Rooth, 1970, Freeman, 1996, Kahr, 2001)(1)(2)(3), qui elles, représentent de 3 à 6% de la population, ce qui amène un chiffre de 1 à 2%, relativement élevé, et dont on ne peut affirmer la pertinence avec certitude. De nombreuses études la classent parmi les plus fréquentes des paraphilies, avec les obscénités dites au téléphone et la pédophilie, mais les données se contredisent quant à la place exacte de ces pathologies. Le consensus actuel estime que l’exhibitionnisme représente un tiers des paraphilies et des infractions sexuelles. Un sondage réalisé par Längström et Seto (2006)(4), portant sur 2450 individus entre 18 et 60 ans, avance la proportion de 3.1%.

Si l’image classique de l’exhibitionniste est forgée sur le modèle de l’homme d’âge moyen en imperméable beige, la majorité des exhibitionnistes sont cependant des adultes relativement jeunes (en dessous de 40 ans), voire, tout juste sortis de la puberté. L’âge moyen se situe vers 25 ans, néanmoins, les cas de personnes exhibitionnistes d’âge mûr ne sont pas extrêmement rares.

Caractéristiques psychopathologiques de l’exhibitionnisme

Symptômes

Comme indiqué ci-dessus, l’exhibitionniste est presque exclusivement masculin, bien que des cas d'exhibitionnisme féminin puissent être rencontrés. Dans la majorité des cas, l'homme se montre en érection à des adolescentes ou des femmes adultes.

L’exhibitionniste cherche souvent avant tout à choquer ses victimes. Dans le fantasme ou dans l’acte, l’idée d’impressionner ou d’effrayer augmente l’excitation, voire, y est nécessaire. L’excitation sexuelle est régulièrement visible pendant l’exposition, et un acte masturbatoire a généralement lieu pendant ou après.

Cependant, l’exhibitionniste se tient généralement à distance, de façon à être vu mais sans rechercher de contact plus étroit. Néanmoins, les exhibitionnistes les plus agressifs peuvent succomber au désir d’approcher leur victime ou de forcer une relation avec elles.

Les exhibitionnistes ne cherchent pas vraiment à cacher leur identité ni leur crime. Ils répètent leurs comportements dans de mêmes lieux, qui, bien que publiques, sont choisis de manière à n’atteindre que la victime (lieux publiques calmes, voitures, couloirs ou ruelles) et à des horaires similaires. Certains sont soulagés lorsqu’ils sont arrêtés.

Relations interpersonnelles

L’exhibitionnisme peut se limiter à des périodes de stress émotionnel ou en parallèle à une vie sexuelle normale et active. Certains exhibitionnistes (type pervers, voir ci-dessous) vont éprouver énormément de mal à nouer une relation conjugale et concentreront leur activité sexuelle presque exclusivement dans l’exhibition. De nombreux exhibitionnistes finissent par avoir affaire à la justice, ce qui complique leur vie professionnelle et sociale…

Expressions émotionnelles, affectives, style cognitif

On distingue habituellement 2 à 4 sortes d’exhibitionnistes.

Les exhibitionnistes de type impulsif-obsessionnel, décrit par Lasègue (1877)(5) dont la pathologie tient du registre névrotique vivent leurs pulsions de manière relativement similaires aux obsessions et compulsions : ils luttent contre elles, en reconnaissent le caractère délictueux ou absurde, mais finissent par ne plus résister à cette force considérée comme étrangère ou difficile à contrôler. Quand il y’a passage à l’acte, il est suivie de honte et de remords. Les récidives sont fréquentes et l’association à la pédophilie n’est également pas rare. Les traitements ont assez peu d’effet.

Les exhibitionnistes réactionnels présentent des épisodes en réponses à des frustrations, des troubles de l’humeur ou des problèmes relationnels.

Les exhibitionnistes névrotiques recherchent vraisemblablement l’autopunition par l’humiliation dans leur acte d’exposition. L’anxiété est très présente et diminue avec le soulagement de la pulsion. Ces exhibitionnistes ne sont généralement pas dangereux et peuvent se satisfaire de leur imagination, ou tourner vers un exhibitionnisme zoophile.

Les exhibitionnistes de type pervers sont également multirécidivistes et associent généralement d’autres types de délinquance. Contrairement au mode névrotique, ils éprouvent peu de remords et tirent une grande satisfaction des vives réactions suscitées par leurs victimes, ce qui laisse à craindre une escalade vers des passages à l’acte plus agressifs.
 
Cette classification regroupe les différentes formes d'exhibitionnisme sur un axe névrotique/psychotique propice à l'estimation des caractéristiques psychiques fondamentales qui sous-tendent le syndrome, il ne s'agit pas cependant de la seule classification que l'on puisse rencontrer. Lorsque l'on aborde l'exhibitionnisme du point de vue médicolégal, par exemple, on aura recours à une distinction fondée sur des critères de dangerosité. Dans une perspective comportementale, on peut également distinguer l'exhibitonnisme selon le comportement associé (masturbation, nudité...).

Diagnostic différentiel

A différencier de l'exhibition sexuelle, qui consiste en l'exposition dans des endroits publics ou facilement accessibles à la vue, d'actes sexuels sur soi ou sur autrui. L'exhibition sexuelle constitue une entité pénale et clinique à part entière. A distinguer également de l’exposition indécente, consistant à montrer tout ou partie (relativement intime) de son anatomie. L’exposition indécente n’est pas, au contraire de l’exhibitionnisme, considérée comme une pathologie, elle peut par exemple concerner, selon les mœurs et la culture en cours, une mère qui nourrit son enfant au sein, une strip teaseuse dans son travail, un homme qui prend un bain, nu, dans un lac, etc…

Retard mental, confusion et démences, accès maniaques, schizophrénie, affections modifiant la personnalité ou les inhibitions sociales, peuvent entraîner des comportements exhibitionnistes, mais ne relèvent pas de cette paraphilie.

L’exhibitionnisme entre dans le cadre des attentats à la pudeur et est sanctionné par la loi. Dans une grande proportion de cas, le sujet est amené par les services judiciaires. L’expertise médicolégale doit alors établir sa responsabilité en indiquant s’il s’agit d’un symptôme isolé construit sur le mode névrotique ou pervers, ou d’un symptôme d’une affection psychiatrique (démences, retard mental, ivresse alcoolique, accès maniaque).

Adaptation est évolution des troubles

En témoigne le nombre décroissant d’arrestations liées à l’exhibitionnisme au delà de 40 ans, le trouble semble démarrer à un âge peu élevé et s’atténuer avec les années. L’exhibitionnisme reste néanmoins l’une des paraphilies les plus rencontrées par le clinicien. Dans le registre le plus violent, l’exhibitionnisme peut évoluer graduellement vers des actes comme le viol et la pédophilie, il est donc nécessaire de suivre conjointement avec les services sociaux et judiciaires, l’évolution du patient.

Hypothèses explicatives

Théorie du trouble du rituel de cour* (courtship disorder theory) Freund et al. (1984)(6)

Cette théorie avancée par Freund et ses collègues, postule l'existence d'invariances dans le comportement d'approche humain, notamment concernant la sexualité. Des troubles affectant les différentes étapes de ce "rituel de cour" pourraient expliquer spécifiquement l'une ou l'autre des paraphilies régulièrement rencontrées. Deux arguments majeurs viennent appuyer cette hypothèse :
 
L’un est d’origine statistique : voyeurisme, exhibitionnisme, frotteurisme, toucherisme, appel téléphonique obscène ou biastophilie (préférence érotique pour la coercition d’une femme inconnue à commettre un acte sexuel avec soi, sans pour autant vouloir infliger une blessure physique) sont relativement co-morbides, ce qui peut suggérer une même origine ou des mécanismes communs.
 
L’autre est d’origine évolutionniste : les comportements animaliers de cour présentent typiquement 4 phases : la recherche d’un partenaire, l’interaction prétactile, l’interaction tactile puis l’acte proprement dit. Lors de la deuxième phase, l’interaction prétactile, l’animal arbore ses plus belles couleurs et montre ostensiblement ses meilleurs atours, espérant ainsi attirer la femelle en faisant état de ses forces. De tels comportements sont visibles sur de nombreuses classes d’espèces, partant des oiseaux aux singes, en passant par les mammifères marins. Le "rituel de cour" humain, bien que plus en accord avec des valeurs sociales que génétiques, semble se dérouler selon le même pattern.
 
D'après l’hypothèse de Freund et al., chaque mâle accorderait à chacune des étapes, à peu près autant d’énergie et de ressources. Cependant, les paraphilies comme le voyeurisme ou l’exhibitionnisme se caractériseraient par l’investissement préférentiel dans l’une des étapes, en court circuitant, par ailleurs, les autres étapes. Un autre indice étayant cette théorie est la fréquence de co-morbidité de l’exhibitionnisme avec les appels téléphoniques obscènes, symptomatiques également d’une étape d’interaction pré-tactile.

Facteurs biologiques

Les facteurs endogènes ont fait l’objet d’un nombre restreint d’études, ne permettant pas de statuer sur l’origine biologique du trouble. On peut supposer cependant que certaines monoamines (particulièrement la dopamine) jouent un rôle dans l’exhibitionnisme. Quinn et al(7) décrivent par exemple le cas de deux patients parkinsoniens, qui peu de temps après leur traitement à base d’agonistes de la dopamine ou de leurs récepteurs, ont commencé à présenter des idées ou des comportements exhibitionnistes. On note également l’existence de comportements sexuels désinhibés liées à certaines lésions cérébrales (notamment, pôles du lobe temporale). La désinhibition amenant à l’exhibitionnisme, dans ce cas, ne présente cependant pas la même nature proche de la compulsion ou de l’obsession idéique.

Les facteurs hormonaux jouent vraisemblablement un rôle dans les déviances sexuelles telles que l’exhibitionnisme. Le blocage de la testostérone limite par exemple les comportements et les idées fantasmatiques. Cependant le rôle hormonal et les mécanismes en jeu ne sont pas encore bien cernés.

Facteurs cognitifs, conditionnement

MacGuire et ses collègues(8) citent les cas de deux de leurs patients ayant eu l’occasion d’uriner dans un lieu publique, qui se sont involontairement fait remarquer par des femmes. Bien que relativement gênant au début, le souvenir de cet épisode les a conduit à de fréquentes activités masturbatoires, jusqu’au jour où ils sont passés à l’acte délibéré d’exhibition. Les auteurs soulignent ainsi l’origine possible d’un conditionnement dans la survenue de l’acte effectif.

Théories psychanalytiques

Quelques explications psychanalytiques ont pu être avancées pour tenter d’expliquer l’exhibitionnisme : certains auteurs estiment que le trouble est la marque d’une forte angoisse de castration, l’exhibitionniste montrant au monde, pour se rassurer, qu’il porte toujours ses attributs masculins. D’autres auteurs envisagent l’exhibitionnisme comme une manière d’évacuer la honte ressentie lors d’abus sexuels infantiles, ou de reprendre le contrôle de la souffrance en l’infligeant de la même façon à autrui. Une dernière hypothèse, enfin, tient compte des données de co-morbidité fréquente avec une personnalité narcissique ou un homoérotisme prononcé (excitation sexuelle en pensant à son propre corps, ou par le simple fait de se savoir nu). Cette hypothèse formule implicitement une homosexualité refoulée de la part de l’exhibitionniste. Bien entendu, les théories psychanalytiques examinant cette pathologie restent difficiles à tester. Néanmoins, certains corrélats statistiques portent à considérer un lien entre le trouble et la structure de la personnalité, ou la nature des expériences sexuelles précoces.

Traitement et objectif thérapeutique

Certains exhibitionnistes se présentent d’eux même devant le médecin. Néanmoins, dans la majorité des cas, c’est la justice qui va orienter le patient vers une prise en charge, les psychothérapies sont donc plus complexes à recommander dans la mesure où elles représentent une obligation et non un choix du patient. C’est pourquoi le traitement principalement administré en début de prise en charge consiste en un traitement médicamenteux. Jusqu’à présent, antiandrogènes et antidépresseurs sont prescrit majoritairement : les antiandrogènes, pour les cas difficiles, régulent la testostérone que l’on sait liée aux comportements sexuels mâles. Les antidépresseurs, principalement les inhibiteurs sélectif de recapture de sérotonine (ISRS), semblent également réduire les comportements déviants (peut être en lien avec la baisse de libido que peuvent provoquer ces composés), en même temps qu’ils agissent sur les troubles dépressifs associés. Comings et Comings(9) ont également décrit le cas d’un Syndrome de Gilles de la Tourette dont le symptôme principal était un exhibitionnisme exacerbé, que l’on retrouvait par ailleurs chez l’un de ses neveux, répondant correctement à un traitement à l’halopéridol.

Lorsqu’une psychothérapie peut être suivie, plusieurs choix s’offrent au praticien en fonction du style d’exhibitionnisme. L’exhibitionnisme possède de nombreux points communs avec les troubles du contrôle de l’impulsivité, les TOC et certaines addictions. On peut associer à un traitement médicamenteux, pour les cas difficiles, une thérapie comportementale portant sur la réduction des comportements impulsifs voire addictifs (parfois par renforcement négatif), l’aide à la gestion des relations sociales, notamment avec les femmes.

La prise en charge de l’anxiété et de la dépression peut également être l’objet d’une thérapie cognitivo-comportementale, en association ou non, avec antidépresseurs et/ou anxiolytiques.

Certaines thérapies cognitives centrées sur le repérage et la modification de distorsions cognitives peuvent apporter des résultants : typiquement, il s’agira d’amenuiser le besoin sexuel primaire et de reformer des besoins secondaires comme partager le plaisir ou développer des relations affectives. Des thérapies de groupe sur le modèle des alcooliques anonymes peuvent permettre de gérer l’addiction sexuelle de façon plus nuancée qu’avec une thérapie comportementale (par exemple, contrôler les besoins sexuels sans freiner l’activité sexuelle normale).

Références

(1) Rooth, F.G. (1970). Some historical notes on indecent exposure and exhibitionism. Med Leg J. 38(4) :135-9
(2) Kahr, B. (2001). Ideas in psychoanalysis – Exhibitionism. 1ère éd. Icon Books. Cambridge, UK.
(3) Freeman, M., (1996). Sexual devience and the Law. In Sexual deviation. 3ème éd. Oxford University Press.
(4) Längström, M., Seto, M.C., (2006). Exhibitionistic and voyeuristic behaviours in a Swedish national population survey. Archives of Sexual Behaviors. 35(4) : 427-35
(5) Lasègue C. (1877). Les exhibitionnistes. L’union Médicale. Paris, série 3-23 : 709-14
(6) Freund, K., Sher, H., Hucker, S., (1984). The courtship disorders ; a further investigation. Arch Sex Behav. 13(2) : 133-39
(7) Quinn, N.P. Toone, B., Lang, A.E., Marsden, C.D., Parkes, J.D. (1983). Dopa dose-dependant sexual deviation. Br. J. Psychiatry. Mars 1983, 142 : 293-6
(8) MacGuire, R.J., Carlisle, J.M, Young, B.G. (1965). Sexual deviations as conditioned behaviour : a hypothesis. Behav res ther. Janvier 1965. 3 : 185-90
(9) Comings, D.E., Comings, B.G, (1982). A case of familial exhibitionism in Tourrette’s syndrome successfully treated with haloperidol. American journal of Psychiatry, Juillet 1982, 139(7) : 913-5
American Psychiatric Association. Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, 4th ed. Washington: American Psychiatric Association; 1994.
Aggrawal A. (2008). Forensic and Medico-Legal Aspects of Sexual Crimes and Unusual Sexual Practices. CRC Press.

*traduction personnelle de Courtship disorder theory.
   

Mots-clés : exhibitionnisme, paraphilie, symptôme, sexualité, déviance, DSM

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47 commentaire(s)

Ecrit par: Sortylege le 18-01-2010

Je constate avec effarement que le véritable traitement des troubles sexuels est en réalité la bonne vieille castration .Quelle soit chimique ou physique ,elle s'acompagne d'antidépresseurs ,je crois ? 
Pour ma part, je pense qu'une castation physique est bien plus sécurisante pour les patiens agés ?

 

Ecrit par: Stephane le 18-01-2010

Loin s'en faut, il s'agit de réduire les comportements sexuels déviants tout en essayant de préserver une sexualité normale. Ce "meilleur des cas" se heurte cependant aux contraintes inhérentes à ce type de pathologie : nécessités judiciaires exigeant un traitement rapide et efficace (mieux vaut, pour certains patients, une pseudo-castration chimique qu'un internement ou la prison...), patients récalcitrants, difficultés à traiter la source des comportements déviants sans affecter les comportements liés... Il faut noter que les médicaments sont prescris en début de prise en charge. Malgré des effets secondaires définitifs déjà reportés dans la littérature, de médicaments (notamment ISRS), l'intention reste de juguler les comportements déviants dans un premier temps en permettant à terme le retour d'une sexualité dite "normale".

 

Ecrit par: Sortylege le 18-01-2010

Je vous remèrci @ Stephane de préciser tout cela,mais mon intèrvention d'amateur amèr ,n'avait pas cette porté,puisque je denonce simplement ma castration physique volontaire vieille de 20 ans ,qui met en évidence les méfaits d'une société èsclavagiste qui continue a mon avis a causer des mefaits dans cèrtaiens couches de populations mal adaptées. 
Merci pour vos précisions .

 

Ecrit par: Sortylege le 18-01-2010

J'ai oublié de précisé que je reçoi une petite hormonothérapie pour maitriser les effets génants de la castration physique ,laquelle m'a surtout libérée de mes chaines culpabilisatrices :)

 

Ecrit par: Furet le 17-03-2010

En fait de perversion sexuelle, je note surtout dans ces propos beaucoup de masturbation intellectuelle de votre part. 
Il est vrai que l'on représente encore de façon caricaturale l'exhibitionniste avec un imperméable. C'est ainsi qu'on peut l'observer dans un extrait du film "La Doule Vie de Véronique" : un individu venant de nulle part (et sans aucun rapport avec le film) tel un zizi-garou surgissant de ténèbres. 
Jusque là (et je suis bien placé pour le savoir) les études sur l'exhibitionnisme ont été faites avec le même sérieux scientifique que pour le dahu ou le yéti : on patauge dans l'imaginaire. 
Votre rapport est surtout remarquable par l'important amoncellement de stupidités que j'ai pu lire. 
J'ai été interpellé 4 fois pour exhibition sexuelle sur la voie publique et je ne me reconnais aucunement dans votre texte qui est d'une grande prétention. 
Vous ne suivez que conjectures et vous n'émettez qu'hypothèses. 
Furet.

 

Ecrit par: Sortylege le 18-03-2010

Bonjour @ Furet.Je ne sais si votre com. s'adresse a moi, mais je ne suis pas sur que nous ayons le meme age,et la meme aproche de la loi sur l'exhibitionisme en France et de ses risques legaux(1 ans de prison et 15 000 Euros d'amande + les domages et interets sont pour moi une grande menace,je crois )De plus,il y a les risque sur la récidive (lol). 
Si pour vous c'est un phantasme,pour moi, c'est de la terreure . 
 
Que des hommes confrontés a de tels risques ou s'ajoute l'abstinence forcée,arrivent a se mutiler et préfèrent vivre castré, me semble etre Une maladie mentale je crois :) :) ...................

 

Ecrit par: Furet le 18-03-2010

Merci Sortylège pour votre commentaire mais je ne m'adressais pas à vous mais à Psychoweb.  
Cependant, j'avoue que je trouve vos propos assez confus. Si nous sommes tout deux exhibitionnistes, nous ne souffrons visiblement pas de la même forme. 
Je vous invite à vous exprimer sur Dicopsy où j'interviens de temps à autre sous le même pseudo. 
Le lien est : http://www.dicopsy.com/ psychologies-e.htm 
 
A bientôt peut-être... 
Furet.

 

Ecrit par: Sortylege le 18-03-2010

Merci pour votre adresse :)

 

Ecrit par: Furet le 25-04-2010

EXHZIZIBITION 
 
Dans les rues commerçantes, les badauds en arrêt 
Et l'oeil écarquillé voient l'étrange quidam. 
Il étale au grand jour, au hasard des errances, 
Son modeste attribut de masculinité. 
 
Le passant qui s'émeut de la queue du furet 
S'interroge, incrédule, au pourquoi de ce drame : 
"Comment se peut-il faire telle extravagance 
Par ce gueux débraillé mimant tranquillité ?" 
 
Il agit malqré lui, sans aucune arrogance, 
Et toutes les critiques sont fruit d'ignorance. 
 
Oyez-là populace, calmez votre courroux, 
N'allez point alerter toutes maréchaussées ! 
Il n'est que la victime d'un très mauvais sort 
Qui lui fit hériter d'une âme torturée. 
 
Une vilaine fée le fit zizi-garou. 
Espérant vos regards, vos opinions faussées, 
Qui pourront l'apaiser contre quelques remords, 
Il se retirera aussitôt sans durer. 
 
On ira le haïr mais qui peut le juger ? 
Il subit une peine, incessante à purger. 
 
Furet.

 

Ecrit par: Fabrice le 27-04-2010

Bravo furet !! :grin 8)

 

Ecrit par: Stephane le 05-05-2010

J'apprécie également :) Pour revenir au commentaire que vous aviez laissé précédemment, Furet, je voudrais préciser qu'ici, et particulièrement en ce qui concerne cet article, nos avons vocation d'amener à la réflexion et d'exposer les informations propices à celles-ci. en aucun cas, nous ne défendons une approche ou une autre, ce qui explique qu'évidement, nous ne faisions état que d'hypothèses. Vous avez parfaitement raison sur ce point, ce que nous exposons dans cet article, ce sont des hypothèses (en ce qui concerne l'explication du trouble). Il me semble qu'au contraire de ce que vous annoncez, la plus grande prétention serait de croire avoir la réponse et rejeter de ce fait les autres hypothèses, comme on pourrait être prétentieux de croire qu'un cas personnel puisse démentir ou confirmer à lui seul, des données basées sur des statistiques. 
 
Les études que vous contestez étant notées dans les références, j'invite chacun à se forger sa propre opinion quant à leur rigueur ou leur "scientificité". 
 
Pour terminer, à choisir entre la poésie ou l'agressivité, j'avoue mon penchant tout à fait convaincu pour votre dernier commentaire ;) Nous faisons de notre mieux dans l'élaboration de ces articles, de telle sorte qu'ils regroupent des données partagées et issues d'études cohérentes, et au possible sans parti pris - ce qui explique par ailleurs la place accordée à des théories que personnellement, nous trouvons nous aussi, bien imaginaires...

 

Ecrit par: Furet le 06-05-2010

Merci Stéphane pour vos explications mais un point m'agace : vous parlez de "statistiques", de "données partagées" ou d' "études cohérentes". 
 
Lorsque je fus arrêté et comparus au tribunal en 2001, l'avocate qui prit ma défense et qui avait déjà une longue expérience du barreau m'affirma que j'étais son premier cas d'exhibitionnisme. Quant à la psychothérapeute qui l'assista à ma demande, elle fut incapable de trouver des études sur ce sujet et dut se contenter de broder un texte du genre "parler pour ne rien dire". Ce qui me révoltait déjà. 
Bien avant, je fus suivi par d'autres professionnels (dont j'étais aussi leur premier cas) qui n'ont jamais essayé d'approfondir ce sujet. L'un d'eux me rejeta de sa clientèle sous prétexte que ça faisait "mauvais genre" dans son salon. Cela ne fit que rajouter à ma détresse de l'époque. 
 
Bien que j'ai la chance d'être contemporain de l'internet, les témoignages demeurent extrêment rares, même sur les sites anglohones, et ne m'éclairent pas davantage. 
J'ai pu avoir par ce biais, des échanges avec une officier de police qui n'avait aucune formation pour auditionner ce genre de cas et en était réduite à me demander conseil. 
 
Pour finir, bien que je considère avoir été un cas très profond, je n'ai jamais été contacté par quiconque pour que je leur explique comment ça se passe dans ma tête. 
 
Comment, dans ce cas, peut-on parler de "statistiques", de "données partagées" ou d' "études cohérentes" ?  
Ne devrait-on pas plutôt parler de "mythologie" ?

 

Ecrit par: Stephane le 16-05-2010

Bonsoir, Furet. Comme je l'ai noté à mon précédent commentaire et sur l'article lui même, les références vous permettront de trouver quelques exemples d'études et de réflexions à propos de l'exhibitionnisme. Il y'a quelques raisons vraisemblables pouvant expliquer le cas que vous décrivez.  
 
- Le mélange des genres. D'une part, la justice fait appel à des experts qui n'en sont pas forcément : lorsqu'elle fait appel à un professionnel de la psychologie, elle fait peu de distinction entre les différents courants de la psychologie, et présume d'emblée que chaque professionnel maitrise l'ensemble des sujets se rapportant à sa discipline. Or, celle-ci est vraiment très vaste. Des neuropsychologues ne sont pas forcément versés à la psychanalyse, au courant systémiques, à la criminologie... Inversement, des psychanalystes ne seront pas forcément d'un avis éclairé sur des problèmes touchant les rapports entre lésions du cerveau et comportement... La majorité des professionnels de la psychologie obtiennent via leurs études, une formation de base, mais continuent à apprendre et se mettre à jour tout au long de leur vie. Ce point explique d'une part que l'on puisse "tomber" sur un psy qui ne possèdent pas les connaissances précises en rapport avec un domaine précis - néanmoins, sa formation de base lui donne plus aisément accès à l'information qui lui manque et lui donne des moyens efficaces de comprendre et d'utiliser cette information. 
 
- L'approfondissement d'un cas. Le "rythme" judiciaire est également rarement à la mesure du rythme que les psys souhaiteraient... Les cas à traiter sont nombreux et peuvent expliquer qu'un professionnel ne puisse avoir le temps qu'il désire pour approfondir un cas. Le rythme auquel sont soumis les psy en matière de cas à traiter est lui même rarement convenable à leurs yeux.  
 
L'expérience personnelle. D'autre part, ce que vous pourriez avoir à dire sur votre ressenti est important, mais à titre personnel. Du point de vue d'une réflexion concentrée sur l'exhibitionnisme, cela ne saurait cependant représenter qu'un cas personnel. Il est difficile pour quelqu'un qui travaillerait sur un sujet (par exemple l'exhibitionnisme) de tirer d'un cas personnel autre chose que des pistes de réflexion, des idées... toute conclusion sur un seul cas mènerait rarement vers une réflexion pertinente. Il y'a fort à parier qu'un chercheur se lançant dans cet exercice sorte une nouvelle théorie farfelue et subjective qui ne tiendrait pas la route devant d'autres cas rencontrés,et donnerait au final naissance à l'une de ces "mythologies" que vous évoquez. 
 
Voilà en substance pourquoi un cas personnel présente des intérêts restreints du point de vue de l'étude et de la recherche 
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Plus que dans le domaine de la psychologie, la branche pluridisciplinaire de la criminologie semble une source importante d'information concernant les paraphilies. J'avoue que je ne sais pas si beaucoup d'autres sites psy en traitent. Sur celui-ci, nous avons fait le choix de nous intéresser à diverses disciplines souvent seulement évoquées et survolées dans le cursus de la psychologie (Intelligence artificielle, psychologie animale... Criminologie et psychocriminologie font partie des ces disciplines qui ont grand rapport avec la psychologie, mais qui sont, faute de temps, peu abordés dans le cursus psy). Lors de mes recherches, j'ai eu davantage recours à des écrits provenant de traités ou d'études de criminologie que de psychologie (par ailleurs, en psychologie, beaucoup de théories à tendance psychanalytique semblent prévaloir pour le moment - et c'est là un domaine qui me correspond très peu). 
 
Concernant les stats elles mêmes, je ne peux que conseiller d'approfondir en consultant les références notées dans cet article. Les données présentes dans la littérature n'expriment pas toujours un consensus, c'est pourquoi dans cet article, j'ai noté plus de références qu'à l'accoutumée. Elles permettront à chacun de choisir si oui ou non, les chiffres et les propositions présentées dans cet article représentent des données fiables ou imaginaires.

 

Ecrit par: Furet le 19-05-2010

Entre le vieux savant et sa blanche souris 
Ainsi qu'entre le psy et le patient aigri : 
Quel est celui des deux qui veut comprendre l'autre ? 
Est-ce celui qu'on croit qui est le bon apôtre ? 
 
On pourrait ainsi faire la comparaison. 
Lequel des deux possède un semblant de raison ? 
Après vous avoir lu et encore relu, 
Je dois vous l'avouer, en fait...moi...bin...chéplu...

 

Ecrit par: Furet le 08-12-2010

Je profite d'évènements récents pour faire une mise à jour sur le sujet. 
 
J'ai subi une nouvelle garde-à-vue de 24 heures pour "Exhibition sexuelle sur la voie publique". 
J'en suis donc à ma 5eme interpellation pour le même motif dont la 2eme de 24 heures. 
Pour ceux qui l'on déjà vécu, les conditions d'une garde-à-vue sont extrèmement difficiles (cellule insalubre, isolement physique et psychologique, menottes dans le dos à chaque déplacement et très encadré, épreuve nerveuse intense, très mauvais sommeil...) mais à cela, je me suis habitué. 
 
J'en ai profité pour vérifier plusieurs points : 
-D'abord, on a encore régulièrement droit aux récurentes remarques du genre "vous devriez vous faire soigner" ou "si j'étais vous, je serais allé voir un psy ou une prostituée depuis longtemps, non?!" 
-Ensuite, que les femmes sont en général plus ouvertes d'esprit sur le sujet. Quant à savoir pourquoi, je ne sais toujours pas. 
-Aussi, que les arrivées de zizi-garous sont des évènement plutôt rares dans la vie d'un poste de police. 
 
Cependant, certains points ont évolués : 
-Les échanges me sont plus faciles avec le personnel de police car, avec le temps et l'habitude, j'accepte beaucoup mieux ma maladie et j'en parle sans honte. Ce qui améliore les qualités d'écoute de mes interlocuteurs en uniforme. 
-Il s'en suit que j'ai un comportement plus détendu et naturel envers mes gardiens qui me rendent la politesse. 
 
En résumé, j'ai été arrêté vers 18 heures pendant l'un de mes shows puis j'ai subi un alcootest qui afficha 0.00 puis successivement conduit devant un binomes de psychiatres de l'hôpital le plus proche (qui ne tarderont pas à m'envoyer leur notes de frais) qui m'ont posé un ensemble de questions d'une grande complexité : 
-Quel jour sommes-nous ? 
-De quel mois ? 
-De quelle année ? 
-Qui est notre actuel président de la république ? 
-Etc... 
Normalement, j'ai eu tout bon mais à condition que les psy aient lu les bons journaux, ceux qui ont beaucoup d'images à colorier. 
Puis dodo dans la cellule sac-poubelle avec sommeil approximatif. 
Réveil vers...?...heures. 
Petit-déjeuner composé de deux biscuits et 20 cl de jus d'orange. 
Prise d'empreintes digitales et portrait robot face, profil et 3/4 face. 
Audition et correction des fautes d'orthographe du procès verbal et autographe. 
Puis, l'après-midi, deferré au tribunal et retour dans une cellule de type vieille chiotte malodorante pendant 3h30 sans pouvoir parler à quiconque et enfin convocation devant le substitut du procureur. 
Il exposera la sentence libératrice :  
"Pas de sanction mais rappel de l'article 222-32 du code pénal et obligation de consultation dans un centre spécialisé"...spécialisé en quoi ?...Mystère. 
 
Une fois sorti libre du tribunal, je me suis dit que je prendrai rendez-vous avec le centre, au moins une fois, pour honorer la promesse que j'ai faite à monsieur le substitut mais compte tenu du peu de connaissance qu'on possède de ma maladie, je risque fort de rentrer très déçu et toujours sur ma faim. 
Après celà, si j'ai de nouveaux éléments, je ne manquerai pas de vous informer. 
 
P.-S. : j'ai préféré m'exprimer sur ce site plutôt que sur "l'autre" car je suis révolté de constater qu'on y a censuré mes derniers propos.  
La psychothérapie doit bénéficier d'un maximum de liberté d'expression, plus qu'ailleurs. 
A +. 
Furet

 

Ecrit par: kapo le 13-12-2010

salut furet,  
je suis nouveau. 
j'ai été aussi mis en garde à vue une fois pour exhibition sexuelle dans des wc mixtes il y à un an, mais je n'ai pas récidivé, et je n'en ai pas l'intention. 
J'ai une peine "soft" étant donné mon profil et le fait que j'ai été voir un psy avant d'être jugé (2 mois avec sursis), et ma copine m'a "pardonné". 
Pour résumer, je me voit plutôt dans l'exhibitioniste réactionnel, bref. 
J'ai eu un psy un peu "cata" qui cherchait à savoir s'il devait me caser dans les case "pervers" ou "pas pervers"! 
bref, je me suis fait moi meme mon analyse personnelle, ce qui n'est pas évident et prend du temps! 
pour ma part j'ai eu une mère trop affective, et j'ai toujours recherché à avoir un lien plus ou moins proche sur le sexe avec mes amis. ce qui à engendré que je n'ai pas beaucoup d'amis! 
J'ai donc eu dans mon acte d'exhibition sexuelle une recherche de symathie et d'amitié. 
En effet c'est un sujet taboo, et les vrais professionnels ou associations manquent. 
Je remarque en te lisant, un besoin de t'afirmer et une volonté d'imposer tes idées, ce qui, à mon avis, va avec tes actes délictueux.  
As-tu des amis et des activités ou tu peux te réaliser? 
Concernant ton éducation et tes parents, il y à t il eu des particularités? 
En essayant de t'aider...

 

Ecrit par: Furet le 13-12-2010

Merci Kapo pour votre partcipation. 
 
Vous êtes nouveau et ça se voit en vous lisant. Je ne suis pas convaincu que vous ayez vu le reste de mes propos sur "Dicopsy" pour être en mesure de m'analyser. Vos questions me paraissent décalées, un peu éparpillées, par rapport à mon témoignage. Il semble plutôt que vous m'ayez survolé. 
 
Entièrement d'accord sur le fait que les professionnels manquent (en fait, c'est pire car ils sont inexistant) mais il manque surtout les opinions d'autre zizi-garous, de biographies concrètes, pour m'aider à y voir clair en moi et faciliter le dialogue avec le reste de la population. 
A ce titre, votre cas me parait bénin, en tout cas peu significatif. 
 
Pour ce qui est d'imposer mes idées, je cherche plutôt à faire part de mon expérience dans un univers où règne beaucoup de mythologie. Des propos qui me paraissent broder à partir de cas vagues ou confus où les "professionnels" rajoutent leurs propres fantasmes qu'ils nomment plus tard des "études". 
 
En tout cas, encore merci à vous de vous mêler à la discussion.

 

Ecrit par: kapo le 14-12-2010

Réponse à Furet :  
admettons... mais n'oublie pas que dans l'histoire c'est toi le malade, ce n'est pas les psychologues, même si tu trouves leur propos infondés. 
Ma seul question... As-tu réfléchi à la raison qui te pousse à t'exhiber? Autrement dit, pourquoi fais-tu ça?

 

Ecrit par: kapo le 14-12-2010

Furet... ne tiens pas compte de la question précédente, je viens de lire les commentaires que tu as mis sur d'autres sites. 
En effet, on à pas les mêmes "symptomes" si on peux appeler ça comme ça. 
Je suis aujourd'hui impressionné, en lisant des sites, de voir comment mon psy ne connait rien au sujet! 
En faite je lui ai donné tout les éléments pour qu'il m'aide et me diagnostique mais il n'a même pas su les exploiter! 
Pour ma part j'ai eu un manque de confiance en moi, un manque d'amis, une mère trop affectueuse, et une prise de tête avec mon supérieur qui restait "sang froid" à engendré en moi un stress et une frustration. Honnêtement je ne pense pas que je récidiverai. 
Pour toi Furet, le problème est différent, et je pense ne pas avoir assez de maturité sur le sujet pour t'aider. je n'avais pas vu que tu avais 50 ans et une certaines expérience dans le domaine! 
Bon courage

 

Ecrit par: Furet le 21-12-2010

"Et si vous chantiez votre "maladie" pour changer ? Si vous l'écoutiez, que vous dirait-elle ? Si vous la ressentez, vous ressentez quoi ?" 
C'est ce que propose l'autre site. 
Je vais donc tester cette nouvelle thérapie. Au point où j'en suis, je ne risque rien. Je l'ai intitulé "La Complainte du Zizi-garou" : 
 
"Il était une fois, un sieur nommé Furet 
Qui avait la manie, du zizi, faire montre. 
Bien sûr, il va de soi que la foule était contre. 
Tous les passants narraient l'avoir bien vue de près. 
Par temps de pluie, par jour de fête, 
Dodeline la zigounette. 
 
Sieur Furet profitait de la moindre occasion. 
Montrait l'assortiment entrant chez l'épicier ; 
Ses bijoux de famille pour le joallier. 
A chaque citoyen quémandait l'opinion. 
Tandis qu'il faisait ses emplettes, 
Dodeline la zigounette. 
 
En croisant une veuve, il lui fit sensation. 
La madame voilée, pour un temps consolée, 
Amenait son mari jusqu'à son mausolé. 
La foule sur son pas repris la procession. 
Sans tambours ni trompettes, 
Dodeline la zigounette. 
 
Il advint qu'à son nom, le propos fut coriace. 
Aux villages voisins, on eut vent du vilain. 
Il fallait l'arrêter de faire le malin. 
Sur lui, les bien-pensants jetèrent la caillasse. 
Sonnez beffrois, sonnez clochettes, 
Dodeline la zigounette 
 
Furet n'en pouvant plus s'en alla à confesse. 
Ne trouvant pas les mots, il chercha un indice. 
Droit devant le curé, lui montra l'appendice. 
Le père se signa retombant sur ses fesses. 
Saluant Sainte Bernadette, 
Dodeline la zigounette. 
 
Il était fatigué d'être persécuté. 
On dit qu'on le revit courant à travers champs. 
Comme on le supposait dans la tenue d'Adam. 
Il pouvait butiner dans la sécurité. 
Parmis oeillets et paquerettes, 
Dodeline la zigounette." 
 
Voila pour les paroles mais je cherche la musique. J'hésite entre une mélodie paillarde saccadée de tagada-tsoin-tsoin ou un air résolument moderne meublé de yeeeaaahhh sur fond de guitare électrique. 
 
Pour ce qui est de ce que je ressens après...?! Je ressens qu'elle a autant besoin de dodeliner qu'avant.

 

Ecrit par: Furet le 10-01-2011

Je suis balloté d'une institution à l'autre. Je reviens d'une entrevue avec un médecin psychiatre, un de plus. 
 
Comme d'habitude, on ne sais pas quoi faire de moi.  
Comme d'habitude, personne n'est pressé de me revoir.  
Les passants indignés me renvoient à la police qui me renvoie au tribunal qui me renvoie à une institution spécialisée qui me renvoie à une institution mieux spécialisée qui me renvoie un psychiatre qui me renvoie à mes problémes. 
 
Pourtant, il y a un raccourci plus simple qui serait que les passants indignés me demandent simplement de me recouvrir. Cela aiderait Docteur Jeckyll à reprendre, pour un moment, le volant et replacer Mister Hyde sur la banquette arrière. 
Mais, comme chacun sait, ceux qu'on ne comprend pas font peur. 
C'est inutile d'agiter de l'ail ou de brandir un crucifix, ce genre de trucs ne fonctionnent pas sur un zizi-garou, pas plus qu'il n'en a que faire de la pleine lune. 
 
Comme d'habitude, pour la x-ième fois, il a fallu que je m'acharne à expliquer avec documents à l'appui que les institutions, à force de se rejeter le problème entre elles et d'avoir une attitude démissionaire, n'avaient jamais trouvé de solution, pas plus qu'il n'y avait eu de question posée sur le sujet. 
 
Malgré ça, j'apprécie toutes ces confrontations même accouchées dans la douleur car, à visage découvert et sans pudeur, je peux étaler toute la fragilité de mon être : celle d'un profond névrosé. 
Arrêter de mentir, de paraître, de fabriquer une double vie et de donner à mon entourage l'image d'une personne si parfaite. 
Bien qu'il faille affronter le regard des autres, j'apprécie ces moments éphémères où je peux faire une pause, juste être moi. 
 
Depuis quelques temps, je dois faire face à un harcèlement moral dans mon travail. Cela se répercute beaucoup sur ma névrose qui subit des pics de puissance. 
Devoir affronté une hiérarchie d'une grande mauvaise foi et aux reproches infondés me replonge dans le martèlement subit dans mon enfance. 
De là, je suppose que mon cerveau s'est fabriqué son propre mécanisme d'auto-défense. 
En fait, quand l'agression morale devient trop importante le cerveau s'autodéconnecte lui-même pour passer en phase zizi-garou. En pratique, je ressens un état d'ébriété ou d'ivresse sans avoir besoin de consommer de drogue quelconque. J'ai un cerveau qui à la capacité de s'autosaouler. 
Parfois, je me dis que ce que j'appelle Dr Jekyll est en fait mon cortex ; la partie du cerveau qui est tout ce qu'on apprends depuis l'école maternelle ainsi que la façon de se comporter en société ; ce qui est bien et ce qui est mal, etc... 
Tandis que Mr Hyde serait en fait mon cerveau primaire ; celui qui gère le mouvement inconscient des poumons , les battements du coeur, etc... Celui qui gère l'intégrité de mon être. 
Il semble que lorsque le cortex n'est plus en mesure d'affronter la situation et lorsque l'intégrité de mon être est menacée, mon cerveau primaire prends la relève et se manifeste en exposant ce qui symbolise le mieux mon identité, c'est-à-dire mon pénis. 
En dehors des crises extrèmes, telles que celle qui a aboutie à ma 5ème interpellation et où je ne faisais plus preuve d'aucune prudence, je subis plusieurs microdéconnexions par jour. Elles vont des quelques secondes à quelques minutes mais ont peu d'importance car à peine j'essaierais de les mettre en pratique qu'elles se dissiperaient aussitôt. 
 
Avec le psychiatre, on s'est mis d'accord pour qu'il me prescrive un anti-anxiolitique : "Alprazolam 0.25mg". 
Je n'ai jamais testé ce genre de produit avant. J'attendrai un cas d'absolue necessité car je ne compte pas devenir accro. Cela me fait un peu peur parce que je ne sais pas si il va agir sur Dr Jekyll ou Mr Hyde. Va-t-il neutraliser ma névrose ou la laisser exploser ? 
Pour le moment le médicament est rangé au fond d'un tiroir comme une boîte de Pandore qu'on n'ose pas ouvrir. 
 
Ce qui m'embête un peu avec les médecins psychiatres ou généralistes, c'est qu'ils ont un peu trop la culture des médicaments et insuffisament celles des vitamines. 
Je me souviens de ces produits qui sont d'ordinaire consommés par les étudiants la veille des examens. Ils me furent d'une grande utilité, 20 ans auparavant, pendant une période de ma névrose. Mais de cela, je reparlerai une autre fois si nécessaire. 
 
Pour terminer et puisque je ne possède que l'humour comme seul réel antidote à ma névrose, je m'aperçois que j'erre dans le désert de la psychothérapie depuis bientôt 40 ans.  
Peut-être devrais-je échanger mon pseudo de "Furet" contre celui de "Moïse" ?!

 

Ecrit par: obombre le 19-01-2011

salut a tous. 
Salut furet. as tu pensé à changer de travail?

 

Ecrit par: Furet le 19-01-2011

Bonjour Obombre et merci pour votre participation. 
 
Cependant votre question surprend un peu. Est-il si facile de changer de travail à 51 ans quand il est déjà difficile d'en trouver un premier à 20 ans ?  
Le harcèlement moral existe un peu partout. Il n'est qu'un élément parmis d'autres. Qu'est-ce que cela changera à la névrose ? 
 
À moins que vous ne comptiez m'en proposer un : 
 
[] Manneken-pis sur la place de la mairie. 
[] Guide pour chambre d'hôte de commissariat. 
[] Consultant en garde-à-vue. 
[] Autre. 
 
Merci de cocher la réponse. Vous m'obombrez l'esprit.

 

Ecrit par: Furet le 09-11-2011

Voilà plus de deux ans que les discussions sur le sujet de "l'exhibitionnisme" ont sérieusement commencées sur différents sites. 
J'ai besoin de faire le point. 
 
D'abord, je constate qu'en 2 ans d'échange avec toutes les catégories de population, on en a appris beaucoup plus sur le sujet qu'en 2 millémaires. Merci beaucoup, Cher Internet, recevez l'expression de mes considérations distinguées. 
J'ai appris aussi en lisant mes cousins qu'on peut souffrir d'une même maladie mais avec une personnalité complètement différente. Cependant, je regrette qu'il n'interviennent que de façon épisodique. 
Depuis, je vis mieux ma névrose car j'ai cessé de la ruminer et qu'ainsi elle me ronge moins l'âme. 
 
Par ailleurs, j'ai subit la mort de mon père récemment presque 10 ans après, jour pour jour, celle de ma mère. Ont-ils jamais soupçonné quelque chose de ma vie parallèle? 
Je les aimais mais je comprends mieux maintenant combien leurs existences étaient pesantes. Depuis toujours, ils ne faisaient que me rabaisser aux yeux d'autrui. En croyant me faire réagir, il ne faisaient que m'enfoncer toujours plus.  
Depuis mon enfance, je redoutais de les voir assister au spectacle de fin d'année ou leur montrer mon cahier de note mensuel... : "Nous espérions mieux mais tant pis. Venant de toi, on ne peut rien espérer, etc..."  
J'aurai aimé un sentiment de confiance, juste de temps en temps. 
 
Aprés le deuil vient un sentiment de soulagement. Aujourd'hui, je peux être moi avec mes qualités et mes défauts mais sans épée de Damoclès au dessus de moi ; sans doigt accusateur pointé. 
Etre moi gratuitement, une impression étrange. J'étais une branche, je suis un tronc. 
 
Evidemment, je n'espère pas guérir car la carie mentale est trop profonde mais, depuis deux ans, une forme de sérénité s'installe progressivement. 
 
A plus.,.

 

Ecrit par: Furet le 27-01-2012

Je constate avec regret que mes propos sur Dicopsy ont (encore une fois!) été censuré. Eh oui, même dans ce domaine, la censure existe ! 
Pourtant, ceux-ci sont toujours corrects bien que parfois sévères envers les psychothérapeutes dont beaucoup dédestent qu'on les descendent de leur piedestals ; qui tiennent à conserver leur rôle de grand inquisiteur. 
Je déplore surtout qu'on ait effacé les échanges avec ma consoeur au pseudo de "Bonbon-Métallique" qui révèle beaucoup sur cette maladie qui est loin de ne toucher que les hommes. 
J'ai donc pris l'habitude de trouver régulièrement un "asile rhétorique" sur Psychoweb qui, jusque là, semble me trouver digeste...enfin, pour le moment... 
 
A plus.,.enfin, j'espère.,.

 

Ecrit par: Furet le 27-01-2012

RÉPONSE À L’INFÂME 
 
Ainsi vous crûtes bon mes lignes censurer 
Car mon verbe cinglant ne pouviez endurer. 
Mon texte était poli et mes phrases courtoises 
Mais je fus confronté à votre âme sournoise. 
 
Libre à vous de haïr tout mes termes requis 
Mais point me conspuer ou prendre pour acquis 
Vos idées, vos poncifs, par vengeance confuse 
À votre vexation. Cela, je le refuse. 
 
Il est toujours aisé d'élire un émissaire, 
D'inventer un méchant, un coupable qu'on sert 
A tous ses maux intimes, ressorti d'un carnet. 
 
Ainsi je récidive, par des vers apaisants, 
Des termes délicats, alexandrins plaisants, 
Mon ire contenue. Un modeste sonnet. 
 
Furet.,.
 
 
Désolé mais moi, la poésie, ça me passe les nerfs. 
Vous savez quoi ?!…L’alexandrin, c’est le pied.

 

Ecrit par: Furet le 27-01-2012

Hmmm...Je ne sais plus quoi penser. Ce matin, mes propos étaient effacés mais ce soir, il sont rétablis. Suis-je paranoïaque ou est-ce un hasard ? 
 
Bon, je suis rassuré et je reprends mon calme mais je reste sur mes gardes...

 

Ecrit par: jaguar le 17-03-2012

site interressant mais je ne sais pas vraiment comment repondre et ou ,ou encore faire un article.j'espere que ceci sera lu. si vous me lisez confirmez que vous recevez ceci.bien a vous tous.

 

Ecrit par: Furet le 17-03-2012

Merci Jaguar, 
j'ai bien reçu votre message privé m'invitant à lire "L'Œil et le Sexe" de Julien Picquart. 
Mais...je n'y vois là qu'un simple essai philosopique sur des pocifs qui date d'avant les premiers témoignages concrets. On voit que l'auteur est étranger à cette maladie. 
Cet ouvrage ne m'aurait même pas été utile comme livre de chevet pendant mes gardes-à-vue.

 

Ecrit par: Furet le 17-03-2012

Oups ! J'ai écrit "pocifs" mais je voulais parler de poncifs, c'est-à-dire des banalités.

 

Ecrit par: jaguar le 17-03-2012

bien recu le message mais je doit vous dire que vous ne l'avez pas lu sinon vous ne parleriez pas de banalites.si vous l'avez lu c'est que vous vous sentez seul et que seul pour vous importe une solution a ce(probleme)comportement alors que sa recherche est reflechie et genereuse de son temps.le seul a ma connaissance qui ai ose transformer un tabou en une reflexion tout a l'honneur si je puis dire de l'exibitioniste.honneur n'est peut etre pas exact mais a le respecter tout autant que chacun oui

 

Ecrit par: Furet le 18-03-2012

On ne voit toujours pas où vous voulez en venir. 
Qu'est-ce qui vous a amené sur ce site ? Quelle est votre expérience sur le sujet ?

 

Ecrit par: jaguar le 18-03-2012

bonjour furet.tout dabord vous dites on ne voit toujours pas ou vous voulez en venir c'est qui on?sinon j'ai ete tres clair d'ou l'envie a ma facon d'aporter quelque choses a l'autre la ou l'autre y est confus.rien de mal en somme.et puis ce que j'ai ecrit a part les fautes d'orthographe n'est pas si compliquer a saisir. je ne vous donne pas des conseils si c'est cela qui vous gene je m'etonne juste du fait que cela soit apparement si dur a vivre alors je vous explique et passe aussi par ce livre que vous n'avez probablement pas lu meme si je laisse une place au doute.je suis sur ce site un peu au hazard en observant cette question ou cette problematique qu'est l'exibitionisme et vous demandrai s'il vous plait de ne pas croire un instant que je vienne en ennemi car votre facon de faire semblant de ne point comprendre me laisse a comprendre cela.si je me trompe expliquer vous car on ne fait pas de tout un drame une question qui peut s'etudier dans la paix et la traquilite.rassurer moi que vous n'avez pas dumoins j'espere pour vous une demarche sur la defensive car je ne suis pas ici en juge mais en ami si vous le voulez bien.ou comme un frere.mon experience sur le sujet est immense pour repondre aussi a votre question (bien sur par rapport a un moyenne comportementale).je vous souhaite une bonne fin de journee et espere avoir repondu a votre demande.salutation sincere jaguar.

 

Ecrit par: freddo le 12-04-2012

Bonjour Furet 
Votre témoignage est à la fois instructif et très émouvant 
Les médias devraient parler plus souvent de ce sujet en insistant sur la souffrance des personnes

 

Ecrit par: Furet le 13-04-2012

Freddo, 
Merci pour votre commentaire. 
 
C'est vrai que j'aurai aimé trouver, 30 ans plus tôt, ce que l'internet nous apporte aujourd'hui. 
L'autre problème est que moi et mes cousin(e)s ne pouvons demander au médias de s'intéresser à nous à cause du risque d'être taxé de faire preuve d'encore plus d'exhibitionnisme.

 

Ecrit par: Furet le 21-07-2012

J'ai dernièrement et à nouveau subi une convocation pour "exhibition sexuelle". 
 
Cette fois, on m'a dit que le voisinage en avait assez de me voir déguisé en adam nostalgique du jardin d'Eden. Il suffisait aux voisins qu'ils me demandent d'arrêter mais ils préfèrent porter plainte car il paraît que je fais peur. Gare au sinistre zizi-garou et sa dodelinante complice qui dessine sur les murs de la ville son ombre inquiétante. 
 
Je fus donc confronté à Madame "Pête-Sec", l'officier de police chargée de mon dossier, qui me sermona pendant environs une demi-heure. Bien qu'essayant de résister à sa cannonade de reproches (en comparaison, la bataille de Verdun n'était qu'un gag), elle fini par me conduire à l'agonie et me porta l'estocade en me faisant signer un papier dans lequel je m'engageais à ne plus me promener tout nu dans la rue. 
Puis, ramassant mes abattis et saluant la walkyrie, je tournais les talons vers la sortie. Le moral dans les chaussettes, c'est un zombie qu'on vit s'extraire du commissariat. 
 
J'essaye toujours d'aborder mon problème avec humour mais je dois avouer que, depuis, je ne me sens pas bien du tout, comme en état de carence, une bouilloire prête à exploser. C'est surtout la nuit, quand je vois toutes ces étendues désertes je...non...je dois me ressaisir sous peine de subir un nouveau panpan-cucul. 
 
Fantôme errant d'un purgatoire; 
L'âme menotée sans espoir, 
Crucifiée entre quatre murs; 
C'est un sort cruel que j'endure. 
 
Je pars faire un pélerinage de quelques jours à Hùsavik pour me remonter le moral. 
 
À plus.,.

 

Ecrit par: itamaug le 20-08-2012

Bonjour, 
Je souhaite répondre particulièrement au propos de furet qui m'ont beaucoup 'parlé'. 
Par quoi commencer?.. 
Si je suis sur ce site, c'est après avoir taper les mots clefs 'association et exhibitionniste' su google.  
J'en ai en effet assez  
1 de me sentir seul avec cette maladie devant la loi, notamment, et le regard d'une société qui réagis mal à cette souffrance. 
2 de ne pas trouver de solution efficace. 
 
Perso, pour corréler un tant soit peu l'article, moi, j'ai du fait ma première crise vers l'age de 8 ans, et sous forme de somnambulisme, forme exclusive sous laquelle j'ai vécu exhibitionnisme pendant des années avant que cela ne se fasse de façon consciente. 
Je souligne pour ma part que j'ai bien vécu un viol à 3 ans, mais aussi qu'une femme de ménage est entrée dans ma salle de bain au moment où j'allais me doucher entre 12 et 14 ans en me demandant de laisser tomber ma serviette parce que c'est ce que je voulais, et que je le savait, disait elle. Sachant que je me réveillais souvent à poil le zizi à la main et même parfois à 500m de chez mes parents, depuis déjà quelques années.. je me suis souvent posé la question de savoir pourquoi en fait, non, de façon consciente, ça ne m'attire pas du tout. En fait. 
D'ailleurs, j'insiste sur ce point que l'article ne fait que survoler. Nous sommes des victimes, bien que ce puisse sans doute devenir un plaisir pour certains, voir pour tous, dans de bonnes conditions, être nu sous le regard d'autrui.. cela peut choquer ! Et moi, je ne trouve pas cela particulièrement stimulant si la personne n'y montre pas d’intérêt. Mais voilà, les chocs émotionnels provoquent cette situation et il faut bien l'assumer. 
Du coup, les gens qui se moquent, ceux qui sont choqués, ceux qui veulent me frapper.. la police.. oui, évidemment, la police, les gardes à vue, les interrogatoires, parfois musclés, j'ai noté, à Angers, par exemple où ils m'ont fait m'assoir sur une chaise ou était écrit PD, à la craie et où ils se sont mis à plusieurs pour me faire ajouter des trucs sur le procès verbal.. Heureusement, maintenant, il y a un avocat ! 
50% des exhibitionnistes, assurent ils, deviennent des violeurs. A Rennes, j'ai vu des femmes policières, et non, elles n'étaient pas compréhensives. Elles me montraient ostensiblement qu'elles souhaitaient une excuse pour me frapper. 
Pour les spécialistes, ce que j'ai observé: pas de solution, de la difficulté à vouloir s'occuper de cette maladie, l'envie de tester n'importe quel produit.. on a voulu me faire prendre la drogue des violeurs. J'ai pu éviter pour l''instant. C'est une castration chimique, l’effet 'secondaire', écrit sur la boite, c'est que les seins poussent et la pilosité faciale disparait. 
 
Ce que je trouve aberrant, c'est que si j’essaie de me lancer dans la mécanique, tout le monde aura son conseil, sa méthode à m'enseigner. Pareil pour presque tout. Quand il est question de sexualité, là, il n'y a plus personnes. A croire que les gens n'ont ni sexualité, ni problèmes avec ça, jamais.  
Pire, si un chien se masturbe sur leur jambe, ou sur leur chaussure, ils rigolent, si un humain est visible en train de se faire, ils s’énervent. 
 
Je me pose beaucoup de questions sur la nature de ma maladie. Le côté 'non contrôlable' ou 'mr hyde', disons, en fait un problème à régler. Le côté 'rejet social', lui donne un caractère qui tiens de la sonnette d'alarme. D'ailleurs, dans le fait de se mettre nu, il y a bien, quelque chose de la rechercher de l'être dans son essence, non? un besoin d'être accepté. 
J'aimerais bien savoir quel rapport entretiennent la plupart des exhibitionnistes avec la compétition, notamment en terme sexuel. La lutte sociale des dominances.. j'ai la réponse pour moi. Mais elle ne fait pas généralité pour autant. 
Pour finir.. existe t'il des associations pour nous aider à nous protéger, voir à chercher des possibles guérisons?

 

Ecrit par: Furet le 29-12-2012

"Flasher" est le terme anglais familier pour désigner ceux (homme et femme) qui pratiquent le "flashing outdoor". 
Ce mot emprunté convient beaucoup mieux que celui d'exhibitionniste car, dans le dictionnaire éthymologique classique, le sens est trop large tandis que dans le dictionnaire de la psychologie, il est trop étroit car il ne désigne que les hommes. 
 
Si on dépose ce mot sur l'autel google, on obtient une floppée de sites pornos ou de simples particuliers peuvent étaler leurs exploits qu'ils filment sans complexes, sans parler des compétitions qu'ils s'imposent parfois entre eux. 
Pourtant et malgré tout ce que j'ai fait ; toutes mes extravagances passées, je me dis qu'ils vont parfois trop loin.  
Passe encore pour la simple nudité dont on pourra toujours dire que c'est naturel. Ce qui m'inquiète est l'encouragement à une obscénité exhacerbée et l'étalage de sperme dans les lieux public. 
Je me surprends parfois à me dire : "Ne ferait-il pas mieux d'aller dire à cette femme qu'il l'a trouve séduisante plutot que de gicler sa semence devant ses yeux ?!" 
Peu à peu, ils s'enferment plus profondément dans leur monde imaginaire et croient glorieuse leur médiocre vie immature. 
J'ai bien essayé d'ouvrir mon propre compte sur l'un de ces sites pour essayer de les raisonner ; de leur faire profiter de mon expérience de repentant mais ces sites ne sont consacrés qu'au porno. 
 
Difficile de tirer une moralité à cette histoire. L'internet produit tout autant du bon que du mauvais. Celà me conforte au moins dans l'idée qu'il n'y a pas de portrait type du flasher. Nous avons beau souffrir d'une même maladie, nous avons chacun une personnalité radicalement différentes les uns des autres. 
 
À plus.,.

 

Ecrit par: Souris Verte le 05-01-2013

Bonjour Furet, je suis assez surpris en te lisant de manque de respect que tu as envers les psychologues ou les psychiatres. Ils sont considérés comme incompétents, élaborant des "mythologies", etc. 
 
La maladie mentale se caractérise par la différenciation entre le "normal" et le "pathologique". Ce qui est "normale", c'est le comportement et les réactions de Monsieur tout le monde. Le "pathologique" concerne les gens ayant des comportements et des réactions extrêmes c'est à dire qui ne correspond pas du tout à ce qui est attendu. Ceci est statistique. 
 
Comme tu le disais dans tes premiers messages, l'exhibitionniste ne court pas les rues et ceci montre que ce n'est pas un comportement normal mais bien une pathologie. Le rôle du psychologue est de t'aider à changer ton comportement. Ce n'est pas lui qui est responsable de l'échec que tu subis pour gérer tes pulsions. Au final, c'est à toi, et toi seul de contenir tes pulsions. 
 
Beaucoup de gens aimerait bien lorsqu'ils voient une belle fille, l'embrassé et lui faire l'amour. 
Beaucoup de gens aimerait bien lorsqu'ils sont en retard rouler à 180 km/h sur l'autoroute. 
Beaucoup de gens aimerait bien envoyer chier leur patron etc. 
 
Mais ils se contrôlent, et agissent d'une manière conforme aux normes de la société. Pour ton cas, c'est pareil, il faudra un jour ou l'autre que tu changes ton comportement, que tu te contrôles en te conditionnant. Si tu n'y arrives pas, t'as place sera à l'écart de la société.  
 
 
:upset :upset

 

Ecrit par: Mak le 13-02-2013

Bonsoir, 
Un ami se dénude plus devant les hommes que devant les femmes, je le sais d’après des témoignages des gens de son entourage. Lui, il ne veut rien admettre, il ment beaucoup, il hurle qu’il n’est pas un pédé, homosexuel, qu’il aime les femmes… Il a 34 ans, a beaucoup bu d’alcool (a gravement abîmé sa santé), n’a jamais eu une relation durable avec une femme, il cherche toujours. Je n’ai pas trouvé de témoignages concernant les hommes qui se dénudent devant les hommes, merci de bien vouloir m’éclairer sur le sujet.

 

Ecrit par: Furet le 14-02-2013

À Mak, 
 
Les cas d’hommes qui s’exhibent devant d’autres hommes existent. 
 
Avez-vous le sentiment que ses exhibitions sont préméditées ? 
Agit-il plus facilement en état d’ébriété ? 
Y a-t-il l'expression de désir sexuel (masturbation, érection,...) ? 
Exprimerait-il plutot un narcissisme excessif ? 
 
À plus.,.

 

Ecrit par: Furet le 22-02-2013

J’ai pris contact avec Andrew, un zizi-garou américain. 
Nous avons ce point commun d’assumer notre maladie et de la traiter avec humour. 
Je vous invite à découvrir deux de ses vidéos mais je dois mettre en garde que la première est interdite aux mineurs et déconseillée aux âmes sensibles.  
Voici le lien : 
 
http://haveubeenflashed.com/ beautician/ 
 
Quant à la seconde, le suspense y est insoutenable. 
Voici le lien : 
 
http://haveubeenflashed.com/ looook/ 
 
En voyant ces images, je comprends beaucoup mieux pourquoi madame Pete-Sec m’a sévèrement menacée de me priver de dessert en cas de récidive (m’en fiche, j’habite au rez-de-chaussée et je laisse la fenêtre ouverte). 
 
Il a écrit un livre : Beginner’s Guide to Exhibitionism – How to Flash Women, LEGALLY! 
D’un côté, je trouve que de chercher à tirer profil de ce genre d’activité est…comment dire…euh…culotté ?! 
De l’autre, je l’envie d’avoir réussi son coming-out. Ce n’est pas tant la maladie qui est difficile à gérer. C‘est surtout la morale qui nous impose de la garder secrète et à vivre dans un mensonge permanent auprès de notre entourage ; qui laisse des prétendus « spécialistes » véhiculer beaucoup de stupidités sur le sujet. 
 
À plus.,.

 

Ecrit par: Furet le 22-02-2013

P.-S. : 
 
Les liens ne semblent pas fonctionner correctemment. J'essaye un mode plus direct... 
 
http://haveubeenflashed.com/ beautician/ 
 
http://haveubeenflashed.com/ looook/ 
 
En espérant plus d'efficacité...

 

Ecrit par: Furet le 08-04-2013

Le site de Dicopsy a été définitivement effacé !! 
 
J'en ignore la raison réelle mais c'est une grave atteinte à notre possibilité d'expression. 
Je me plaignais déjà d'être régulièrement censuré (autant par les milieux pseudo-thérapeutiques que juridiques ou autres...) mais là, on doit affronter la censure ultime des 201 commentaires exprimés sur cet ex-forum autant par les "gentils" que par les "méchants" qui nous servaient à nous rapprocher les uns des autres et à mieux nous comprendre. 
Jusque là, je n'ai jamais eu a subir de censure de la part de Psychoweb et je remercie leurs administrateurs au passage. 
Je m'efforcerais de trouver à l'avenir d'autres sites qui acceptent de nous accueillir. 
 
Je vous en tiendrais au courant. 
† plus.,.

 

Ecrit par: Neuneune le 28-04-2013

Bonsoir à vous. 
 
Avant de venir ici, j’échangeais avec Furet et un modérateur du site Dicopsy, qui n'existe plus, et Furet ma conseillé de venir ici. 
 
Je me présente rapidement, Neuneune 21 ans, j'ai un travail et qui plus est me plais. Je vis encore chez mes parents, mais je suis avec une jeune femme depuis bientôt 4 ans. 
 
J'était exhibitionniste, du moins je fais tous les efforts pour ne plus recommencer. Je suis suivis par une psychologue que j'ai choisi, et je parle ici avec d'autres personnes concernés par ce mal être pour "s'aider". Et beaucoup de travail sur sois même. 
 
Ce que j'ais fait? M'exhiber une dizaines de fois, devant des jeunes filles (13 à 18 ans...). Je me suis rapidement fais prendre par la gendarmerie (juillet 2012), passage au aveux, garde à vue environ 12h dont la nuit en cellule. Je suis ressortis libre avec une convocation pour le tribunal. 
 
Je suis donc passer au tribunal se mois ci (avril 2013) et je ne souhaite à personne d'avoir à y passer pour de tels actes. La peine maximale retenue est de 850€ d’amende, 1000€ de dommage est itérais, 8 mois de prison avec sursis, et 2 ans d'obligation de soin et de mise à l'épreuve. Ceci étant la peine maximale! J'aurai la réponse définitive début juin.  
 
Je suis la pour échanger avec vous. N'hésiter pas. 
Cordialement, Neuneune.

 

Ecrit par: Furet le 30-04-2013

Bonjour Neuneune, 
 
Je me réjouis de voir que vous avez survécu à Dicopsy. 
J’en viens à me dire qu’il en est des sites de l'internet comme de la vie. Ephémère et presqu'immatériel, telle une simple étincelle, chacun d'entre nous ne fait que passer. C'est pourquoi il est conseillé d'imprimer pour garder une trace. J’avais eu la prudence de le faire, du moins la première moitié des commentaires. 
 
Je vois que vous avez été condamné à une « obligation de soin ». Sachez qu’il s’agit là d’une absurdité juridique que les magistrats ne veulent pas remettre en question car ses soins n‘ont jamais existés. De l’autre côté, le sujet de l’exhibitionnisme est une chose dont les psychothérapeutes n’ont rien à faire. Face à ce problème, ils se contenteront de camoufler leur ignorance ou leur indifférence derrière un nuage de vocabulaire. 
 
Pas très rassurant !! Pourtant j’y ai survécu. L’internet nous a permis de progresser plus vite en quelques années qu’en quelques siècles. Je suis en train de rédiger une nouvelle définition de la maladie basée sur les précédents témoignages plutôt que sur d’imaginaires »études » de prétendus « spécialistes ». Je l’enverrai bientôt. 
On peut aussi signaler l’existence du site anglophone Exhibitionnist Review. C’est un pêle-mêle de témoignages d’exhibitionnistes hommes et femmes. La liberté des propos peut heurter les néophytes mais elle donne une image rafraichie du sujet. 
C’est tout pour le moment. 
 
Il serait appréciable d’avoir des nouvelles des autres anciens de Dicopsy afin de savoir où ils en sont dans leur cheminement personnel. 
En ce qui me concerne, je m'acclimate bien au rez-de-chaussée. 
 
On lèche la vitrine passant devant chez moi. 
On chuchote, on murmure, cela crée de l'émoi. 
"Qu'est-ce donc cette chose, drôle de bibelot, 
Une petite grappe ou un curieux grelot ?!" 
En tout cas peu importe, je laisse le décor. 
Ils reviendront demain, elle y sera encore.
 
 
Pensez à imprimer, si vous pouvez. C'est plus prudent. 
À plus.,. 
 
P.-S. :  
FURET : Créature hybride entre la fouine à poils longs et l'homme à poils tout courts qui manie la plume.

 

Ecrit par: itamaug le 30-04-2013

Bonjour, je ne suis pas un ancien de dico. mais j'avais déjà posté ici. Personnellement, de ma maladie, je n'en fais pas une gloire. lol. Mais elle a cette particularité d'être une maladie interdite. A quand le rhume? Bon, après une grosse biture du 14 juillet, j'ai été condamné en décembre à 4 mois de sursis, 2 ans de mises à l'épreuve et obligation de soin. Avec l'avertissement que mon prochain procès serait publique. Je vais chez un psychiatre criminologue, désormais. Pour l'instant, sa médication fait que je n'ai plus d'érection, même quand je me masturbe, c'est de la demi mesure. Mes pulsions normales sont presque éteintes. Cependant, pour ce qui est des crises elle mêmes.. et bien il semble que cela ne change rien pour les pires. juste les plus petites, celles qui prenaient la forme de somnambulisme, qui se sont stoppées. SOn secret? un mélange de dépamide et de paroxétine. Par contre, moi, j'ai acheté du film sans teint pour mes fenêtres lol, et elles ne sont jamais ouvertes.

 


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