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Asch, Wilder, Costanzo (1951) : Le conformisme nous rend aveugle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychologie sociale

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007



La volonté de conformité des opinions rend-t-elle aveugle?Nous aimons clamer haut et fort nous moquer éperdument de ce que les autres disent ou pensent, qu'il n'ont aucune influence sur nous... En êtes vous certains? Toute une série d'expériences montre à quel point nous sommes les jouets des conventions.
La façon dont la pression sociale engendre le conformisme a été mise en évidence pour la première fois, en 1951, avec l'étude classique menée par Asch.

Asch réunit huit sujets dans une salle afin de les soumettre à une expérience sur la perception visuelle. Il s'agissait de comparer la hauteur d'une ligne figurant sur un carton avec trois autres lignes présentées sur un deuxième carton et de déterminer celle des trois qui était semblable à la première. Chacun des sujets donnait sa réponse à tour de rôle en indiquant le numéro de la ligne ayant, selon lui, la même hauteur.

Un seul des sujets, placé en 7e position dans la rangée, était « naïf »; les sept autres membres du groupe étaient des complices de l'expérimentateur chargés de donner tantôt une réponse correcte, tantôt une réponse fausse. L'expérience visait donc finalement à voir comment le sujet, ignorant tout de la procédure, allait réagir alors que six personnes avant, et une autre après lui affirmaient, de façon unanime, un fait qui contredisait sa propre perception de la réalité.

Asch nota que, dans ce cas, 77 % des individus donnèrent leur assentiment, au moins une fois, à l'affirmation des autres, et qu'un individu sur trois émettait systématiquement une réponse conforme à celle émise par le groupe, même lorsqu'elle allait à l'encontre de sa propre perception.

Des études ultérieures (Wilder, 1977) montrèrent que la pression de conformité augmentait avec l'importance du groupe. En effet, si la confrontation du « naïf » avec un seul sujet n'entraînait pas de réponse « conforme » aux réponses de ce dernier, la possibilité de conformité augmentait avec le nombre de membres du groupe pour atteindre un maximum en présence de cinq à huit participants.

Les chercheurs mirent cependant en évidence le fait que cette pression jouait principalement lorsque le sujet était privé de tout appui social.

Il suffisait effectivement de joindre au groupe un seul complice partageant systématiquement l'avis du sujet pour que celui-ci se sente aussitôt encouragé à émettre son opinion personnelle.

Il semble, selon l'étude de Costanzo (1970), que ce soit au cours de l'adolescence que la pression de conformité dans les petits groupes est maximale. Entre 12 et 13 ans, elle touche un individu sur deux pour voir lentement diminuer ses effets, jusqu'à l'âge de 19 à 20 ans auquel la proportion de un sur trois va s'établir et se maintenir au cours de l'âge adulte.

Devant de tels résultats, obtenus en laboratoire dans des situations anodines, on est en droit de s'interroger sérieusement et de s'inquiéter de la manière dont les individus fonctionnent à l'échelle d'un pays.

Source : Connaissances générales
   

Mots-clés : Asch, conformisme, expérimentation, sujet naïf



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