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Théorie de la dissonance cognitive : Présentation Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychologie sociale

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007



La dissonnance cognitive, l'un des fondements de la psychologie sociale théoriqueOn doit cette théorie à Festinger (1957), chercheur américain. Il définit la dissonance cognitive comme "un état de tension désagréable dû à la présence simultanée de deux cognitions (idées, opinions, comportements) psychologiquement inconsistantes".

1. Présentation de la théorie de la dissonance cognitive

Le postulat de base est que les individus aspirent à éliminer les faits de pensée ou les faits comportementaux présents en eux et qui sont contradictoires. En s'appuyant sur la théorie de la constance cognitive et sur la théorie de la rationalisation des conduites, il s'agit d'étudier comment les sujets tentent de réduire cette dissonance, en changeant d'opinion par exemple.

2. Constance/dissonance

Cette théorie repose donc sur la notion de consistance. Elle suppose

1/ qu'il existe des états privilégiés (cohérence) des systèmes cognitifs et que ces états tendent vers la stabilité;

2/ que tout écart par rapport à la stabilité du système entraîne un état de dissonance cognitive et suscite par contrecoup un travail cognitif orienté vers la réduction de cet écart. Ce travail est appelé « réduction de la dissonance » ou encore « rationalisation ». le système cognitif serait instable à chaque fois que le sujet serait confronté à une cognition dissonante (information contradictoire) : la force dissonante dépend du nombre de cognitions affectées par la dissonance ainsi que de l’importance de ces cognitions (centrales, périphériques) ; l’état de dissonance est d’autant plus grand que ces cognitions sont nombreuses et importantes. Il entraîne de la part de l’individu une tentative de réduction de dissonance.

3. La réduction de dissonance pour un retour à un état stable

La réduction de la dissonance peut se faire selon quatre modes différents :

1/ Le déni (scotomisation) de la cognition dissonante ; le sujet nie la véracité des nouvelles cognitions (par exemple, un fumeur entend que fumer provoque le cancer du poumon : il dira : «ce n’est pas prouvé, pas vrai… »

2/ L'Etayage : ajout de nouvelles cognitions (consonantes) pour rétablir le rapport entre cognitions consistantes et inconsistantes en faveur des cognitions consonantes; l’étayage joue sur les proportions des cognitions : le sujet va trouver de bonnes raison pour expliquer ces comportements. Par exemple, s’il possède une seule cognition pour expliquer qu’il fume, et qu’on lui apporte une nouvelle en sa défaveur, il va trouver une seconde cognitions en sa faveur (« fumer me détend… » cela devient plus important que les risques de cancer encourus).

3/ Le rééquilibrage (différenciation cognitive) modification de l'importance de la cognition dissonante; le sujet atténue la portée de la cognition dissonante (« il faut bien mourir de quelque chose », « il y a 1 chance sur 1000000 qu’il y ait une influence du tabac… »)

4/ Le changement radical de la cognition initiale concernée en procédant d'ailleurs par étayage. Dans l’exemple choisis, le sujet intègre la cognition "fumer donne le cancer" à son système cognitif, et s’arrête tout simplement de fumer. '' Source'' : Connaissances générales
   

Mots-clés : changement, cognitif, dissonance cognitive, déni, etayage, Festinger, réduction de dissonance, rééquilibrage, théories



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