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Attitudes : Définitions et caractéristiques Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychologie sociale

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007



De nombreux auteurs se sont penchés sur la définition de l'attitude socialeSelon G.W. Allport, le concept d’attitude dérive de deux sources principales. La première de ces sources est la psychologie expérimentale, qui a montré l’impossibilité d’expliquer les réactions d’un sujet à une stimulation sans tenir compte de ses dispositions mentales ou attitudes.

Mais le concept d’attitude ne se serait sans doute pas imposé dans les milieux de la psychologie expérimentale, fortement imprégnés de behaviorisme, notamment aux États-Unis, sans l’influence de la psychanalyse. Un des points centraux de la psychanalyse est en effet la distinction entre manifeste et latent, conscient et inconscient.

La notion d’attitude est donc apparue sous la forme d’une notion perçue sans doute comme indispensable, mais vague. Restait à la définir. Les psychologues, puis les psychologues sociaux et les sociologues se sont efforcés pendant plusieurs décennies d’aboutir à une définition satisfaisante.

Pour Thomas et Znaniecki, une attitude est toujours orientée vers un objet. Elle permet de prédire les comportements réels et potentiels d’un individu devant une stimulation sociale. Comme les objets sociaux par rapport auxquels les individus sont appelés à se situer sont des valeurs collectives, l’attitude est définie par ces auteurs comme «un état d’esprit de l’individu envers une valeur». Cette idée d’une liaison nécessaire entre attitude et valeur est reprise par Park. Mais ce dernier précise la définition en y ajoutant un certain nombre de propriétés : une attitude varie en intensité ; elle est fondée sur une expérience. La première propriété indique donc qu’une attitude est susceptible de degrés, d'amplitude, de direction et de valence. La seconde est introduite essentiellement pour distinguer la notion d’attitude de celle d’instinct social.

Des multiples définitions que le concept d’attitude a reçu, celle qui est la plus communément acceptée est celle proposée par Allport (1935) qui définit l’attitude comme « un état mental de préparation (a mental and neural state of readiness) à l’action organisé à travers l’expérience, exerçant une influence directive et dynamique sur le comportement », c’est-à-dire un état mental organisé à travers l’expérience du sujet qui détermine le comportement du sujet vis-à-vis d’un objet.

On retrouve dans cette définition l’idée qu’il est impossible d’expliquer un comportement quelconque sans recourir à la notion d’attitude, que les attitudes ne font cependant que guider le comportement et qu’elles ont leur origine dans l’expérience. En outre, en liant objets et situations, Allport souligne que les attitudes sont indispensables pour expliquer aussi bien les comportements du type de ceux qu’envisage la psychologie expérimentale que les comportements sociaux.

On voit apparaître dans ces définitions, d’une part, le désir de définir les attitudes par ce qu’on peut appeler leur contenu ou leur nature (un état mental et nerveux), d’autre part, celui de distinguer les attitudes de notions avec lesquelles elles pourraient être confondues, comme celle d’instinct. L’idée, sur laquelle insistent à la fois Park et Allport, que l’attitude est enracinée dans l’expérience vise surtout à la distinguer de la notion d’instinct.

D’autres auteurs proposeront des définitions plus brèves. Oskamp (l977) la définit ainsi « disposition à réagir de façon favorable ou défavorable à un objet particulier ou à une classe d’objets ».

L’attitude peut s’appliquer à des objets très divers (étrangers, peine de mort, parti politique, etc.).

Elle a une valence (elle peut être positive ou négative)

Elle a une force (une intensité) variable, c’est le degré d’implication du sujet : il y a un continuum, pouvant partir par exemple d’une force absolument défavorable à une force absolument favorable, en passant par « moyen », « légèrement favorable », etc.

Ainsi, pour les enquêtes et les sondages, on essaie dans un premier temps de construire des outils, des échelles d’attitudes tenant compte de ces aspects.

Dossier Attitudes 

Source : Cours de Psychologie Sociale - Dijon
   

Mots-clés : attitudes, concepts sociaux, définition



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