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La mémoire : rappels Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : neuropsychologie

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007

La mémoire, ou plutôt Les mémoires, des fonctions complexes et fragilesLa mémoire est une des fonctions cognitives fondamentalement essentielles : comme le prouvent les cas de perte ou d'altération de celle-ci, l'homme ne saurait s'adapter, anticiper, se créer sa propre identité sans les souvenirs. Le mémoire est indissociable de l'apprentissage, mais aussi de l'oubli. Il existe plusieur façon de la décrire et de l'appréhender.
En résumé : il existe plusieurs sortes de mémoire : la mémoire sensorielle correspond à une période de latence durant lesquels un événement est "mémorisé" par les organes sensoriels et le cerveau avant tout traitement (par exemple, la persistance rétinienne et la rémanence permettant de suivre en continu des images de télévision). la mémoire à court terme est plus ou moins ce qui est prétraité par le cerveau et conservé durant quelques secondes, tandis que la mémoire de travail correspond à ce que l'on a en tête, ce à quoi on pense, à un moment donné. Une information peut rester en mémoire de travail très longtemps, tant que l'on n'arrête d'y penser. La mémoire à long terme constitue un stock de souvenirs dans lequel la mémoire de travail va puiser, et faire revenir à la conscience des souvenirs alors qu'ils sont stockés et non-conscients tant que l'on n'y "pense" pas.

La mémoire à long terme se constitue en trois processus distincts : la perception et l'encodage de l'information vont permettre son stockage. Pouvoir reprendre les informations stockées, par la suite, est le troisième processus de mémoire.

Dans le cadre des théories multi-systèmes (pour lequels la mémoire n'est pas un tout unifié et simple) on peut trouver plusieurs définitions de la mémoire et donc plusieurs mémoires. On adopte généralement une définition fonctionnelle de la mémoire : c’est la capacité à enregistrer une information, à la conserver et à pouvoir la restituer.

Une 1ère subdivision peut être faite sur des critères temporels :

Mémoire sensorielle

C’est un cas particulier intermédiaire entre la perception et la mémoire. Il s'agit d'un maintien temporaire avant traitement (très bref) ; on distingue pour l’instant la mémoire échoïque et la mémoire iconique mais il est probable que chaque sens possède son propre type de mémoire à court terme. Le temps de maintien est de 200 à 300 ms (cela correspond au phénomène de rémanence que l’on peut voir quand on éteint une télé)

Mémoire de Travail et Mémoire à Court Terme (MDT/MCT)

La MdT est un système actif de maintien et de traitement de l’information. Cette capacité est nécessaire par exemple au calcul mental, la composition d’un numéro de téléphone,… Slelon la théorie de Baddeley, la MdT comprend l’Administrateur Central permettant de gérer les processus, et les opération de mémoire de travail ; le stock phonologique, la boucle articulatoire. (pour plus de précision, voir le cours de cognitive sur la mémoire de travail)

Elle est évaluée par l’empan : 5 chunks en moyenne. ces chunk corresponde à des entités mnésiques : évaluer la MdT à 5 chunk, signifie qu'en moyenne, on peut retenir 5 "chose" à la fois : 5 numéros, 5 noms, etc... lorsque le nombre d'information à retenir est trop grand, on utilise des moyens mnémotechniques plus ou moins complexes. Par exemple, pour retenir un numéro de téléphone de 10 chiffres, on va associer en paire les 10 chiffres, pour en faire 5 nombres, plus aisé à retenir.

La MdT sans autorépétition des informations retenues dure 20 secondes environ. Avc autorépétition, elle peut naturellement durer très longtemps... Le format de stockage est phonologique (pas sémantique).

Mémoire à long terme

La mémoire à long terme a 3 fonctions : elle sert : - à se souvenir : revivre consciemment une expérience vécue et lui attribué la valeur passée par rapport au présent (s’il n y a pas ces marqueurs de passé, le patient revit l’événement en hallucination) - savoir et comprendre : attribuer un sens au monde - agir La contenance et la durée de la mémoire sont supposées illimitées (dans le temps d’une vie). Selon les modélisations multi-systèmes, la MLT est constitué de plusieurs sous-systèmes en fonction de ses différents contenus (Tulving en distingue 3) : - la mémoire procédurale est la mémoire de l’action (faire du vélo, du ski, conduire,…) c’est une mémoire perceptivo-motrice - la mémoire sémantique concerne le savoir et la compréhension, c’est une mémoire conceptuelle (également collective donc partagée, notamment par le groupe socioculturel) - la mémoire épisodique contient les souvenir personnel, c’est une mémoire personnelle, datée et contextuelle. Ces 3 systèmes sont en interaction constante

Les étapes des processus mnésiques

L’encodage est l’acquisition (après transformation) des informations sensorielles en entrée. Il faut mettre cette information sous format convenable, c’est-à-dire sémantique (quand on se souvient d’une discussion, on se souvient de son sens mais pas de sa forme phonologique) Le stockage est le maintien en mémoire. Il met en jeu un processus de consolidation essentiel, basée sur des mécanismes volontaires (répétition mentale) et involontaires (mémoire incidente), qui confère aux informations un statut durable. La présence d’un mécanisme de consolidation a été formulée à partir de l’observation du football américain : quelques heures après le match (donc en MLT), les joueurs se souvenaient parfaitement de telle action ou plaquage. Le lendemain, plus aucun souvenir. Dans les traumatisme crâniens, on remarque que la journée avant l’accident est souvent effacée. Il s’agit certainement d’un processus biochimique dont l’hippocampe prend la charge. La récupération est un processus de recherche et de rappel d’une information.

Si l’information sensorielle n’est pas phonologique, son format est converti en phonologique pour accéder à la MCT et la MdT. L’encodage en MLT représente un autre changement de format de l’information en sémantique afin d’être stockée en MLT.
   

Mots-clés : mnésique, mémoire, mémoire de travail, mémoire sensorielle, mémoire à court terme, mémoire à long terme

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