Skip to content

Psychoweb

Ecran diminué  Ecran large  Augmenter la taille de la police  Diminuer la taille de la police  Taille par défaut 
Chemin :    Accueil arrow News arrow Derniers Articles arrow Neuropsychologie arrow Traumatismes crâniens - aspects anatomocliniques
Traumatismes crâniens - aspects anatomocliniques Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : neuropsychologie

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007

On peut repérer les lésions due à des hématomes via scanner cérébral

C’est une cause très fréquente des lésions cérébrales surtout chez les sujets jeunes (une cause importante de mortalité entre 15-24 ans : les accidents de la route)

1. Aspects anatomo-clinique

1.1. Commotion cérébrale

Il s’agit d’une notion difficile à saisir par sa définition. C’est un ébranlement des masses cérébrales avec des degrés de gravité divers, mais toujours sans signes de lésions neurologiques focales (le sujet est « sonné »).

Il y a un retentissement au niveau neurovasculaire fonctionnel :

- altération de la vigilance

- Possibles altérations des fonctions cognitives comme la mémoire

- Altérations microscopiques des neurones et de la substance blanche, trop petit pour altérer les fonctions cognitives

- Présentation d’un œdème qui est le résultat d’un processus inflammatoire.

On note une évolution régulière vers une amélioration. Les conséquences sont plus négatives si l’enfant est très jeune.

1.2. Contusion cérébrale

C’est une lésion macroscopique (sui s’étend sur une région) réalisant un foyer de dilacération avec une nécrose hémorragique et un œdème.

Le siège de la lésion est double : le point direct d’impact, mas aussi à l’opposé de point d’impact par contrecoup. Ceci est du à la violence du choc : le cerveau est secoué.

Le tableau clinique :

- coma +/- profond

- perte des réflexes photomoteurs

- divers syndromes neurologique n’apparaissent qu’après le réveil : aphasie, hémianopsie, syndrome frontal,…

La plupart du temps, ces déficits se résorbent spontanément.

1.3. Hématomes intracrâniens

Il s’agit d’une complication toujours grave et assez rare d’un traumatisme crânien. L’hématome comprime le cerveau et se ressent sur les fonctions cognitives en fonction de l’endroit touché.

- il y a dans tous les cas une altération de la vigilance, avec pour conséquence psychologique des comportements d’obnubilation, des idées fixes.

- Egalement, des signes neurologiques focaux (mydriase unilatérale, paraplégie faciale, troubles du langage,…)

1.3.1. Hématome extra-dural

Il s’agit d’un épanchement sanguin entre l’os et la dure-mère, et peut succéder à un traumatisme crânien apparemment banal et peut alors entraîner la mort en quelques heures. L’évolution compressive est très rapide et nécessite une neurochirurgie d’urgence.

1.3.2. Hématomes sous-dural

Epanchement sanguin entre la dure-mère et l’arachnoïde, qui provient d’une déchirure des vaisseaux ou d’une veine de la dure-mère. Dans l’espace sous-dural, la pression sanguine est relativement faible, la tolérance est donc assez longue et il n y a pas de signes immédiats ; la construction tardive de l’hématome.

  • Hématome aigu précoce : se révèle rapidement, dans les premiers jours qui suivent le traumatisme. Il s’associe souvent à des contusions cérébrales pouvant masquer la symptomatologie.

  • Hématome chronique tardif : se révèle après plus d’une semaine. La collection hémorragique est initialement peu importante mais le volume augmente avec le temps. Es signes psychologiques au premier plan sont les céphalées et des troubles psychologiques affectifs et/ou cognitifs. Il apparaît des signes neurologiques tardifs (paralysies, troubles moteurs, troubles de déglutition,…). S’il est détecté, il peut être traité par médicaments, ou par la cautérisation de la barrière, de manière sélective. S’il est déjà volumineux, cela nécessite une ponction, ou la neurochirurgie en bloc opératoire.
   

Mots-clés : cerveau, cérébral, syndrômes, traumatisme

Diffuser/enregistrer :

Soumettre au PsychoRing Scoop it! piocher ceci! digg it! tag del.icio.us! newswine! reddit! blogmarks! bookmarklet! blog it! vote! blogmemes fr Partager avec Facebook Partager avec Co.mments Enregistrer sur Live Enregistrer avec Google Bookmarks

4 commentaire(s)

Ecrit par: étudiant le 14-03-2009

petite question. SI lors d'un Trauma crânien, des examens rapides sont fait et que rien n'est remarqué. Que par la suite, la perte de mémoire et l'incapacité de se souvenir de ce qui est dit dans la journée est toujours présent ( lors du choc la perte de mémoire n'est pas initial, mais survient quelques minutes après ), qu'un scan par la suite est fait mais ne révèle rien. Se peut-il qu'il soit mit en jeux la question de ne plasticité cérébrale, masquant les symptômes qui devraient avoir lieux, et comme dit dans l'article, qu'il puisse s'agir d'un hématome sous-dural, et plus spécifiquement d'un hématome aigue précoce ? Un IRM peut-il venir confirmer ce diagnostique d'hématome sous-dural, hématome aigue précoce ?

 

Ecrit par: Fabrice le 14-03-2009

En général, pour parler de plasticité cérébrale et recouvrement des capacités cognitives (s'il y a eu perte), il faut qu'il s'écoule un certain temps, cela se compte en semaine ou en mois. A ce sujet, les rééducations et notamment la revalidation neuropsychologique jouent un rôle non négligeable à l'amélioration des performances cognitives. 
Après, chaque TC est particulier. Peut-être que ce TC n'a pas été aussi grave que présumé, que le patient n'a pas eu de symptômes neurologiques graves. La plupart du temps, un hématome se voit bien à l'IRM.

 

Ecrit par: étudiant le 14-03-2009

Bien. Mais en l'occurence, aucun IRM n'a été fait pour l'instant, la mémoire est recouvrée peu à peu, mais la perte de mémoire, à court terme je dirais, est non négligeable. 3mots sont données et incapacité de les redonner quelques heures après ! Le TC a eu lieu il y a 2semaines, les capacités mnésiques reviennent donc peu à peu, bien que trop incomplète, mais là ou est le problème c'est quant à la capacité mnésique de la mémoire au moins à court terme, car comme je disais, 3mots sont donnés et incapacité de les redonner une heure après !!! Seul un scan a été fait, mais rien n'est à dire à ce sujet. Mais la plasticité n'intervient que dans un laps de temps ? Car il me semble dans mes cours avoir entendu parler effectivement de cette plasticité qui intervenait souvent dès un choc, pour remplacer, lors de lésion par exemple, ce qui avait perdu ( et ce, uniquement en cas de lésion, si les parties lésées étaient adjacentes à une région en mesure de " prendre le relai" ? Peut-être n'ai-je pas bien saisis, je ne suis qu'en première année de science cognitive. En tout cas merci de votre aide, j'attendrai de voir l'irm ( il s'agit de ma soeur ). Et également, nous avions parlé dans le cours, d'un TC de type Secondaire ( qui serait une résultante plus ou moins du choc primaire reçu ).i.e si j'ai bien saisit, que si l'impact était frontale, il y aurait le contre choc, qui ferait que le cerveau au sein de la boîte de crânienne, vienne frapper le côté opposé de l'impact, soit la partie occipitale ? est-ce cela également le type secondaire d'on nous parlait nos enseignants ? Pour plus d'explication et pour vous aider, je vais tenter de faire un copier coller de cette partie. 
Différents types de lésions : 
- lésions primaires imputables à l’impact (coup et contre-coup) 
- lésions secondaires : réactions vasculaires et métaboliques aux 
lésions primaires 
- lésions axonales (lésions microscopiques) : cisaillement 
d’axones longs suite à un mouvement de rotation du cerveau 
autour de son axe central, le tronc cérébral

 

Ecrit par: Fabrice le 17-03-2009

Disons que la plasticité cérébrale est une capacité qu'a le cerveau à utiliser d'autres circuits afin de réorganiser son fonctionnement, ce dont vous parlez semble être la récupération spontanée. La récupération spontanée se déroule suite à une lésion cérébrale et dure un certain temps (jusqu'à quelques mois). Comme vous le dites, ce qui semble curieux c'est l'échec du rappel des trois mots. Précisons que s'ils ne sont pas rappelés après une heure, on parle alors de mémoire à long terme, la mémoire à court terme durant quelques secondes. 
Dans tous les cas, je suggère d'attendre les résultats d'un IRM et de suivre les indications du neurologue pour éventuellement consulter un neuropsy qui vous en dira plus. 
 
Pour ce qui est du TC frontal, effectivement la plupart du temps il y a en quelque sorte 2 lésions : celle en partie frontale qui suit le choc, mais aussi en arrière du crâne, comme un balancier.

 


Ajouter votre commentaire

Attention, ce site n'est pas un site de psychothérapie en ligne! Avant de commenter, veuillez consulter ces conseils.
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent commenter un article.
 
< Précédent   Suivant >

Identification

Derniers commentaires

La queue du chien trahit ses... : Tout comme Aztek, je trouve le... Par nbv33
Groupe A - Personnalité... : Bonjour, Je suis séparée d'un... Par MissTigr
Groupe B - Personnalité... : Une petite astuce : du point de vue... Par Stephane
Groupe B - Personnalité... : Oui il m'a dit clairement que ma mère... Par petitecocotte
L'exhibitionnisme,... : Entre le vieux savant et sa blanche... Par Furet