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Pourquoi regrette-t-on ce que l'on n'a pu avoir? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : videos, Catégorie : videopsy-neuro

Proposé par Stephane Desbrosses, le 07-03-2008



Sebastien Bohler - arrêt sur imageSi vous gagniez 25 000 euros, comme ça, nul doute que vous seriez ravi... Mais si on vous donnait le choix : vous prenez le risque de gagner 50 000 euros ou 0, ou bien, vous repartez avec 25 000 euros, sûr... 
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Sébastien Bohler est un excellent pédagogue orienté neuropsychologie, rédacteur scientifique pour le magazine Cerveau & Psycho, grande source d'inspiration pour ce site.
 
Lors d'une émission télévisée, Sébastien Bohler explique succinctement le rôle du Cortex-orbito-frontal dans le regret, d'avoir raté une option qui nous aurait ravi, même si, en parallèle, nous avons vécu un événement qui d'ordinaire, nous aurait grandement satisfait!
 
C'est sur ce modèle que l'émission d'Arthur, A Prendre ou à laisser, semble fonctionner :
 
Dans ce jeu, le candidat possède une boîte qui contient un montant inconnu, d'argent à gagner. D'autres candidats possèdent des boîtes semblables, sachant que chaque boîte ne peut contenir qu'une unique somme d'argent, et que donc, les autres ne peuvent contenir la même somme.
 
Le joueur ouvre les boîtes des concurrents jusqu'à ce que seules quelques boîtes restent. Il peut ainsi évaluer le montant de sa propre boîte, par élimination : si un concurrent possède la boîte à 100 000 euros, le joueur sait alors que sa propre boîte contient un montant différent.
 
Lorsqu'enfin, il ne reste que quelques boîtes dont le contenu est inconnu, la chaine de télévision fait une proposition cash au participant, qui se retrouve alors dans une situation telle : 
 
- qu'il sait qu'un montant sûr (proposé par la chaîne) peut être gagné s'il le choisit
- qu'au moins une des autres boîtes contient moins d'argent que ce montant sûr. Si cette boîte est choisie, le joueur repartira donc avec moins d'argent que s'il avait accepté la proposition.
- qu'au moins une autre boîte contient un montant supérieur. 
 
Le candidat est plongé dans un dilemne, doit-il prendre le risque ou non? Pour ceux qui choisissent le montant sûr proposé par la chaîne de télé, une véritable épreuve se met alors en place : non content de gratifier le candidat, Le présentateur va ouvrir les boîtes qui représentent le choix refusé par le candidat.
 
Soulagement, lorsque la boîte qu'il aurait pu choisir contient un montant inférieur à la proposition. Et regret, lorsque le montant est supérieur. Le candidat se retrouve dans un état d'esprit, dans lequel malgrè ses gains, il ne peut s'empêcher de ressentir une amère déception... Parce qu'il a raté un plus gros pactole.
 
Comme l'explique Sébastien dans la video ci-dessous, le cortex-orbito-frontal est en partie responsable de ce sentiment de frustration ressentie lorsque nous avons fait un choix, connaissons le résultat du choix refusé (et si ce dernier représente une amélioration par rapport au choix effectué). Non content d'exercer son influence lors du célèbre jeu télévisé, le cortex orbito-frontal est sollicité de cette manière dans de nombreuses situations : vous choisissez par exemple une compagne, et revoyez celle que vous auriez pu avoir quelques années auparavant en constatant combien elle a pu devenir intéressante entre-temps... Vous choisissez un métier, et regrettez plus tard en voyant vos collègues si heureux d'avoir choisi une autre voie... 
 
Seule solution pour éviter les regrets? ne pas chercher à savoir ce que vous avez manqué, sans doute, et apprécier à sa juste valeur ce que vous avez choisi.
 
 
Chronique de Sébastien Bohler 2006-10-22 Arthur
Chronique de Sébastien Bohler 2006-10-22 Arthur
Copyright vEsti24
 
Article Co-écrit par jcdardart et Carnégie
   

Mots-clés : cortex, regrets, remords, orbito-frontal, arrêt sur image



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