Merci! Il s'agit d'une traduction déjà faite que je suis chargée de corriger. Le texte ci-dessous est déjà travaillé... Le "bias" ou "biais" comme il semble indiqué de dire, se trouve au milieu du paragraphe. Désolée pour la longueur du message, mais contexte oblige...
"Au plan de la mémoire individuelle, on dispose de manière durable et surtout permanente de structures verbales (mots, structures grammaticales) et de structure non verbales (représentations des objets, personnes, événements avec leurs aspects et circonstances), les unes et les autres étant réunies dans des structures plus amples. Cet ensemble de structures ou schémas constitue la mémoire sémantique dont l’étude est de la compétence de la psycholinguistique. Le contenu de la mémoire sémantique est en partie identique chez tous les membres d’une communauté linguistique qui peuvent ainsi communiquer entre eux. Mais le contenu de la mémoire sémantique est aussi personnel, dépendant de certaines circonstances de l’évènement, de certaines connotations – attitudes favorables ou défavorables déterminées par ces dernières (Reuchlin, 1996).
Piaget et Inhelder (1968) ont le mérite d’avoir démontré que les «schémas» - dont la construction se fait pendant le développement de l’intelligence jouent, à partir de leur création, un rôle essentiel dans la mémoire. La relation entre mémoire et jugement est très étroite. Les recherches plus récentes sur la mémoire de l’autre (Pendry, Macrae et Hewstone, 1996) montrent que les schémas jouent un rôle important dans l’organisation et dans la mémoire de longue durée. Les schémas ont un impact plus grand dans l’étape de codification que dans celle de rappel de l’information,
certains bias apparaissant dans le processus de remémoration. Les souvenirs qui concordent aux stéréotypes sont mieux fixés.Ces conclusions et d’autres provenant des recherches sur la mémoire individuelle peuvent ouvrir la voie à des interrogations concernant la construction de la mémoire sociale. Son étude a été initiée par M. Halbwachs (1925) avec la précision qu’elle représente la connaissance actuelle du passé, non par une « conservation » des images mais par une « reconstruction » de celles-ci. Dans une première acception, elle dépend principalement du langage et des « cadres sociales », ayant une « fonction symbolique » due à des idées générales que nous avons. Ainsi, la mémoire sociale peut être définie comme mémoire de la société qui offre aux individus la langue et les catégories de la pensée."