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Enzyme Furtive contre Maladie d'Alzheimer Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : news, Catégorie : actualite-recherche

Proposé par Aurelie Lamberet, le 05-07-2008



Les mécanismes neuronaux, une base importante de la rechercheTromper le cerveau pour lutter contre la maladie d’Alzheimer ? Des scientifiques anglais ont récemment effectué un nouveau pas vers la recherche d’un médicament aidant à lutter contre cette affection : ils ont modifié les mécanismes chimiques de formation d’une protéine délétère afin d'en minimiser les effets, voire, de les stopper.
 
L’une des causes de la dégénérescence, dans la maladie d'Alzheimer, est une modification d’une protéine nommée protéine Tau, laquelle aide en temps normal à conserver la stabilité des neurones au sein du cerveau. On croit que les taupathies résultent de la déformation de cette protéine, notamment, d’une modification due une réaction trop forte avec des atomes de phosphate.

En étudiant les mécanismes chimiques et structuraux de certaines enzymes, une équipe anglaise de York menée par le professeur Gideon Davies, assisté de Simon Fraser et David Vocadlo, a découvert l’effet d’un inhibiteur d’enzyme particulier, qui bloque la phosphorylation (ajout d’atome de phosphore dans la molécule) de la protéine Tau, chez des modèles animaux. Les chercheurs ont alors trompé les cellules nerveuses en amenant la protéine Tau à réagir avec des sucres plutôt qu’avec des phosphates. Cette simple modification romps l'effet d'agglutination qui mène à la maladie d'Alzheimer.

Cet inhibiteur d’enzyme (la thiozaline), encore à l’état d’essai, possède un avantage conséquent : il passe relativement aisément la barrière hémato-encéphalique, laquelle constitue généralement un rempart de taille à toute médication visant le cerveau.

Le cerveau surprotégé 

Cette Barrière (BHE) aussi nommée barrière sang-cerveau constitue un filtre très efficace entre les molécules présentes dans le sang et le liquide extra-cellulaire de la substance grise. Si certaines molécules comme l'oxygène et les composants nutritifs essentiels passent facilement de l'un à l'autre, il n'en va pas de même pour de nombreux corps étrangers... Ce qui peut se révéler tout aussi positif que négatif.

En effet, la barrière hémato-encéphalique empêche de nombreux agents pathogènes (virus, bactéries...) de pénétrer dans le cerveau. Composée principalement des cellules de la névroglie, elle couvre les vaisseaux sanguins et les isole à l'intérieur même du cerveau. Mais l'isolement est également effectif en ce qui concerne les molécules thérapeutiques : de nombreux médicaments efficaces dans le cerveau ne peuvent être utilisés à cause de cette barrière (à moins d'injecter la substance directement dans le liquide cérébral*), car :

- soit ils sont bloqués par la BHE,

- soit le filtre est suffisamment efficace pour que les doses de médicament à ingurgiter afin d'espérer un effet, sont trop volumineuses voire dangereuses... 

Une substance visant le cerveau et pouvant passer facilement cette barrière peut donc se révéler une aubaine, et un espoir de développer un médicament efficace.


La recherche citée est publiée dans le dernier numéro de Nature Chemical Biology. L’équipe a également présenté la structure de l’enzyme responsable de l’installation des sucres dans un récent article de Nature Structural & Molecular Biology.

*ou LCR - liquide céphalo-rachidien

Source : Brain Tricks offers treatment hope for Alzheimer's

   

Mots-clés : Alzheimer, Protéine Tau, dégénérescence, médicament



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