"C'est pas juste!", plainte que l'on entend souvent chez les enfants... Le sens moral, le ressenti de justice, fait encore l'objet d'un vif débat quant à savoir s'il est le produit de l'évolution ou s'il s'acquiert avec l'éducation. Ces 10 dernières années, plusieurs études suggèrent que le sens moral est présent très tôt au cours du développement. Une étude réalisée sur des enfants de 19 à 21 mois confirme cette hypothèse : dès cet âge, des bébés sont tout à fait capables d'exprimer une attente en matière de fair play, dans des situations différentes.
En psychologie, la réalité rejoint parfois la fiction avec les avancées de la recherche. Cette année a vu se briser certaines limites, a vu naître des systèmes dont on n'aurait imaginé l'existence, il y'a une dizaine d'années, qu'à la seule condition d'avoir l'esprit bien ouvert à la science-fiction. Des robots qui mentent, des IA qui chantent, des programmes qui reconnaissent le sarcasme ou de petites productions insolites comme cet étonnant téléphone qui appelle le correspondant dont vous pensez seulement le numéro. Retour sur deux de ces inventions...
A la poursuite du bonheur… C'est l'un des souhaits les plus partagés, le but avoué de chacun d'entre nous, bien que vague dans sa définition : les façons de l'atteindre en sont en effet multiples et plus ou moins efficaces. Beaucoup de recettes et de conseils, de directions à suivre et d'autres à éviter. Le bonheur reste néanmoins dans l'esprit de tous, l'ambition ultime. Pourtant, le bonheur pourrait nuire… à lui-même !
Se basant sur les modèles de réseaux neuronaux connexionnistes d'apprentissage du langage, une équipe de la prestigieuse université de Yale a identifié deux mécanismes potentiels à l'origine de l'étrangeté du discours schizophrène : déficit de la mémoire de travail et "surapprentissage". Simulés sur le réseau, ces atteintes permettent de rendre compte de plusieurs caractéristiques bizarres du langage des patients atteints de schizophrénie.
L’un des aspects les plus dramatiques de paralysies étendues ou locales, touchant la motricité buccale, est certainement la perte de la production de la parole. Cette incapacité à communiquer verbalement entrave gravement les liens sociaux du patient jusqu’à l’isoler profondément. Lorsque la paralysie affecte une partie importante de la motricité, comme c’est le cas chez les patients Locked-in syndrome, la communication ne peut dans le meilleur des cas, trouver de substitut que dans l’élaboration d’un code basé sur le mouvement des yeux ou des paupières*...