L’un des aspects les plus dramatiques de paralysies étendues ou locales, touchant la motricité buccale, est certainement la perte de la production de la parole. Cette incapacité à communiquer verbalement entrave gravement les liens sociaux du patient jusqu’à l’isoler profondément. Lorsque la paralysie affecte une partie importante de la motricité, comme c’est le cas chez les patients Locked-in syndrome, la communication ne peut dans le meilleur des cas, trouver de substitut que dans l’élaboration d’un code basé sur le mouvement des yeux ou des paupières*...
Depuis une dizaine d’année, l’observation des corrélations entre mesures obtenues à l’IRM et traits de personnalité ou émotions constitue un champ de recherche en expansion. Les plus grands journaux ont participé à la publication de telles études de neurosciences sociales, études dont une partie conséquente comporte un biais jetant le doute sur leurs résultats, selon une récente recherche à la critique acerbe.
Ainsi que le montrait Duncan (1976), stéréotypes et préjugés raciaux semblent plus profonds que notre conscience du moment. Dans son expérience, Duncan montrait que des étudiants se clamant non-racistes subissait tout de même majoritairement l'influence de stéréotypes raciaux. Dans le lignée de cette expérimentation, Kerry Kawakami et ses collègues montre que nos comportements futurs, face à une insulte raciste, ne sont vraisemblablement pas ceux que l'on penserait avoir.
"Ce n'est pas parce qu'on est aveugle qu'on ne voit rien", pourrait-on dire suite à l'expérimentation réalisée par Béatrice de Gelder, une chercheuse en Neurosciences de Harvard, et Tilburg (Hollande). Une vidéo reportée par la BBC news semble en attester : l'aveugle qui marche le long du corridor semble bien percevoir les obstacles qui lui font face, à moins d'être doté d'un sixième sens ou d'un sonar. Il ne le ferait pourtant pas seul spontanément, mais à condition qu'on lui demande de marcher à l'intuition. Aveugle avec circonstances atténuantes?
L'accident vasculaire cérébral est l'une des 5 plus fortes causes de mortalité en France, et l'une des principales causes de handicap moteur et cognitif, qui peuvent être minimisés si l'origine en est un infarctus et est traitée rapidement. Une équipe de chercheurs français, en collaboration avec des neurologues, teste une nouvelle technique de prédiction rapide des effets d'infarctus, qui permettra, l'espère-t-on, de définir avec plus de discernement et de rapidité, la stratégie de traitement la mieux adaptée au cas examiné.