"C'est pas juste!", plainte que l'on entend souvent chez les enfants... Le sens moral, le ressenti de justice, fait encore l'objet d'un vif débat quant à savoir s'il est le produit de l'évolution ou s'il s'acquiert avec l'éducation. Ces 10 dernières années, plusieurs études suggèrent que le sens moral est présent très tôt au cours du développement. Une étude réalisée sur des enfants de 19 à 21 mois confirme cette hypothèse : dès cet âge, des bébés sont tout à fait capables d'exprimer une attente en matière de fair play, dans des situations différentes.
Nombres sont les livres de Psychologie qui ont fait et font encore la même erreur quant à la naissance de la psychologie sociale. L'expérience de Triplett (1898) est régulièrement considérée comme l'ouverture de la psychologie sociale américaine aux sciences et précisément, à la méthodologie expérimentale. A tort!
En psychologie, la réalité rejoint parfois la fiction avec les avancées de la recherche. Cette année a vu se briser certaines limites, a vu naître des systèmes dont on n'aurait imaginé l'existence, il y'a une dizaine d'années, qu'à la seule condition d'avoir l'esprit bien ouvert à la science-fiction. Des robots qui mentent, des IA qui chantent, des programmes qui reconnaissent le sarcasme ou de petites productions insolites comme cet étonnant téléphone qui appelle le correspondant dont vous pensez seulement le numéro. Retour sur deux de ces inventions...
Nos lectures sur la toile nous emmènent régulièrement vers d'amusantes anecdotes ou d'insolites recherches, faisant tantôt lever le sourcil, tantôt réfléchir et apprécier les apports de la psychologie. Sachez que récemment, le monde de la recherche a pu montrer que l'indignation publique est déclenchée par des personnalités immorales plutôt que par de vilains actes, qu'on peut être agoraphobe et tout de même rassembler les foules, et qu'il vaut mieux croiser les bras lorque l'on souffre d'une main!
A la poursuite du bonheur… C'est l'un des souhaits les plus partagés, le but avoué de chacun d'entre nous, bien que vague dans sa définition : les façons de l'atteindre en sont en effet multiples et plus ou moins efficaces. Beaucoup de recettes et de conseils, de directions à suivre et d'autres à éviter. Le bonheur reste néanmoins dans l'esprit de tous, l'ambition ultime. Pourtant, le bonheur pourrait nuire… à lui-même !
Se basant sur les modèles de réseaux neuronaux connexionnistes d'apprentissage du langage, une équipe de la prestigieuse université de Yale a identifié deux mécanismes potentiels à l'origine de l'étrangeté du discours schizophrène : déficit de la mémoire de travail et "surapprentissage". Simulés sur le réseau, ces atteintes permettent de rendre compte de plusieurs caractéristiques bizarres du langage des patients atteints de schizophrénie.
Outre son utilité pour un jeu de pendu, la très sérieuse Apopathodiaphulatophobie décrit la peur irrationnelle d'être saisi de constipation. Une phobie tout ce qu'il y'a de plus réel, à en croire le nombre de références dont certaines issues des plus célèbres encyclopédies en lignes, voire de livres publiés à l'usage des professionnels de la santé tant que des cruciverbistes. Que dire de l'anthelmophobie ou peur des vers, ou encore de la paraskevidékatriaphobie, cette peur angoissante des Vendredis 13 ?
Quelques lectures amusantes ou intéressantes, tirées de nos voyages sur le web. Le nom d'un effet aurait-il une influence sur l'importance de la recherche? Une souris mâle serait elle une femelle avec une case en moins? Faut-il être méfiant de nature pour détecter des mensonges? Le cerveau est-il déjà formé au langage dès le plus jeune âge? Des questions auxquelles la recherche porte récemment un éclairage.
Nos lectures sur la toile nous emmènent à la découverte d'études tantôt déstabilisantes, tantôt amusantes, en tous les cas, intéressantes. Une réflexion liée aux bases conventionnelles, sur les études cliniques concernant l'efficacité médicamenteuse, des cellules gliales neurorégulatrices, la cécité induite par le mouvement et la sensibilité à la lumière de la migraine, autant de pages et de sujets qui ont suscité notre intérêt dernièrement.
L’un des aspects les plus dramatiques de paralysies étendues ou locales, touchant la motricité buccale, est certainement la perte de la production de la parole. Cette incapacité à communiquer verbalement entrave gravement les liens sociaux du patient jusqu’à l’isoler profondément. Lorsque la paralysie affecte une partie importante de la motricité, comme c’est le cas chez les patients Locked-in syndrome, la communication ne peut dans le meilleur des cas, trouver de substitut que dans l’élaboration d’un code basé sur le mouvement des yeux ou des paupières*...