Outre son utilité pour un jeu de pendu, la très sérieuse Apopathodiaphulatophobie décrit la peur irrationnelle d'être saisi de constipation. Une phobie tout ce qu'il y'a de plus réel, à en croire le nombre de références dont certaines issues des plus célèbres encyclopédies en lignes, voire de livres publiés à l'usage des professionnels de la santé tant que des cruciverbistes. Que dire de l'anthelmophobie ou peur des vers, ou encore de la paraskevidékatriaphobie, cette peur angoissante des Vendredis 13 ?
Quelques lectures amusantes ou intéressantes, tirées de nos voyages sur le web. Le nom d'un effet aurait-il une influence sur l'importance de la recherche? Une souris mâle serait elle une femelle avec une case en moins? Faut-il être méfiant de nature pour détecter des mensonges? Le cerveau est-il déjà formé au langage dès le plus jeune âge? Des questions auxquelles la recherche porte récemment un éclairage.
Nos lectures sur la toile nous emmènent à la découverte d'études tantôt déstabilisantes, tantôt amusantes, en tous les cas, intéressantes. Une réflexion liée aux bases conventionnelles, sur les études cliniques concernant l'efficacité médicamenteuse, des cellules gliales neurorégulatrices, la cécité induite par le mouvement et la sensibilité à la lumière de la migraine, autant de pages et de sujets qui ont suscité notre intérêt dernièrement.
L’un des aspects les plus dramatiques de paralysies étendues ou locales, touchant la motricité buccale, est certainement la perte de la production de la parole. Cette incapacité à communiquer verbalement entrave gravement les liens sociaux du patient jusqu’à l’isoler profondément. Lorsque la paralysie affecte une partie importante de la motricité, comme c’est le cas chez les patients Locked-in syndrome, la communication ne peut dans le meilleur des cas, trouver de substitut que dans l’élaboration d’un code basé sur le mouvement des yeux ou des paupières*...
Depuis une dizaine d’année, l’observation des corrélations entre mesures obtenues à l’IRM et traits de personnalité ou émotions constitue un champ de recherche en expansion. Les plus grands journaux ont participé à la publication de telles études de neurosciences sociales, études dont une partie conséquente comporte un biais jetant le doute sur leurs résultats, selon une récente recherche à la critique acerbe.
Ainsi que le montrait Duncan (1976), stéréotypes et préjugés raciaux semblent plus profonds que notre conscience du moment. Dans son expérience, Duncan montrait que des étudiants se clamant non-racistes subissait tout de même majoritairement l'influence de stéréotypes raciaux. Dans le lignée de cette expérimentation, Kerry Kawakami et ses collègues montre que nos comportements futurs, face à une insulte raciste, ne sont vraisemblablement pas ceux que l'on penserait avoir.
"Ce n'est pas parce qu'on est aveugle qu'on ne voit rien", pourrait-on dire suite à l'expérimentation réalisée par Béatrice de Gelder, une chercheuse en Neurosciences de Harvard, et Tilburg (Hollande). Une vidéo reportée par la BBC news semble en attester : l'aveugle qui marche le long du corridor semble bien percevoir les obstacles qui lui font face, à moins d'être doté d'un sixième sens ou d'un sonar. Il ne le ferait pourtant pas seul spontanément, mais à condition qu'on lui demande de marcher à l'intuition. Aveugle avec circonstances atténuantes?
Une série anecdotique de commentaires et d'expérimentations, tirés de nos lectures sur la toile, tantôt étonnants, tantôt effrayants. Des intelligences artificielles qui se font passer pour des humains, des maladies nouvelles surgissant de délires collectifs... Dans un monde sur lequel on donne des antidépresseurs aux poissons et des lunettes rapetissantes pour diminuer la douleur, on finira par voir des vierges dans les IRM.
L'accident vasculaire cérébral est l'une des 5 plus fortes causes de mortalité en France, et l'une des principales causes de handicap moteur et cognitif, qui peuvent être minimisés si l'origine en est un infarctus et est traitée rapidement. Une équipe de chercheurs français, en collaboration avec des neurologues, teste une nouvelle technique de prédiction rapide des effets d'infarctus, qui permettra, l'espère-t-on, de définir avec plus de discernement et de rapidité, la stratégie de traitement la mieux adaptée au cas examiné.
Un commentaire récent à propos de pédagogie évocait une croyance populaire parmi la communauté scientifique, selon laquelle la vulgarisation ne pouvait être qu'un exercice alétoire, peu ambitieux, voire méprisé. On assiste pourtant depuis quelques dizaines d'années, à une augmentation des publications et des évènements ayant pour but de combler un certain fossé entre société et scientifiques. Comme l'indiquait l'auteur du commentaire, il semblerait que cet exercice de vulgarisation demande quelque efforts, et ne soit en définitive pas à la portée de tout le monde : selon une étude publiée en Août, les scientifiques qui vulgarisent sont également les chercheurs les plus actifs de leurs disciplines.