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Category >> psychologie sociale

oct. 05
2008

Techniques de manipulations pour oeuvres de charité

Ecrit par Claire Langier dans psychologie socialepsychologie quotidiennemanipulation

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Selon une recherché publiée récemment dans le Journal of Consumer Research, demander aux gens combien de temps ils pourraient donner pour une cause charitable, augmente de façon significative non seulement ce temps… mais également les dons en argent, qu’ils sont susceptibles d’offrir à ces causes.

D’après les auteurs, parce que songer au temps qui passe est associé à des expériences émotionnelles, penser à accorder du temps à des causes charitables, rappelle aux gens le bonheur ou le contentement que l’on peut éprouver à aider autrui. Elles expliquent également pourquoi cet effet ne peut être attribué à la culpabilité : les groupes de personnes testées à qui on a demandé en premier d’accorder du temps (plutôt que de l’argent), acceptent en tous les cas de donner plus de temps ou d’argent que tous les autres groupes.

Cette constatation se fonde sur une série de trois études effectuées en laboratoire et sur le terrain. La première consistait par exemple en un sondage en ligne après lequel les participants lisaient un texte à propos du cancer du poumon. On demandait à la moitié des participants combien de temps ils pouvaient donner à l’American Lung Cancer Foundation, puis combien d’argent ils consentaient à leur donner (en moyenne, ils donnaient 36,44$). L’autre groupe n’était questionné que sur l’argent qu’ils consentiraient à donner (24,46$).

L’expérimentation suivante portrait sur une association à but non lucrative, Hopelab, aidant des enfants atteints de maladies chroniques. La donation (en argent) des personnes à qui l’on demandait en premier lieu, un peu de temps pour aider l’organisation, était presque 5 fois supérieure à celles des personnes à qui l’on demandait directement de l’argent. De plus, le nombre de personnes du premier groupe qui accordaient effectivement du temps était plus élevé, et ce temps, en moyenne, supérieur à celui de l’autre groupe.

La troisième étude répliquaient les deux premières études, et explorait le ressenti des sujets. Bien que plusieurs hypothèses puissent expliquer ces résultats, le fait est là, demander un peu de temps pour des causes charitables, semble augmenter les dons. Une information qui pourrit se révéler précieuse pour certaines associations, si ce n’est qu’elle représente désormais une technique manipulatoire avérée.

Liu et al. The Happiness of Giving: The Time-Ask Effect. Journal of Consumer Research, 2008; 0 (0): 080509091338028 DOI: 10.1086/588699

 

Tout aussi récemment, une autre étude explorait la dynamique de la charité. Deborah A. Small et Uri Simonsohn, de l’université de Pennsylvannie, démontraient une tendance à laquelle on s’attendait : on a tendance à donner plus lorsque l’association à laquelle on offre, a rapport avec une pathologie ou un événement auxquels l’un de nos proches a été confronté. Comme l’indique le vieil adage selon lequel le malheur rapproche les gens, deux personnes ayant vécu le même événement fâcheux sont plus enclines à développer une certaine proximité, laquelle se traduit par une augmentation des dons ou de la coopération.

 

Small et al. Friends of Victims: Personal Experience and Prosocial Behavior. Journal of Consumer Research, 2007; 0 (0): 071213134416001 DOI: 10.1086/527268

 

Ces constatations rapellent facilement la petite technique de manipulation pour susciter la générosité .

juin 28
2008

Exclusion, agression, même compétition pour filles et garçons

Ecrit par Aurelie dans psychologie socialehomme-femmecompétitionagression

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Les garçons sont-ils réellement plus portés à la compétition que les filles? Une idée reçue et contredite par une expérience amusante de la psychologue Joyce F. Benenson. Les Jeunes filles n'ont pas moins cet esprit de compétition, mais l'expriment de manière plus subtile. Dans une étude datant du 16 juin 2008, dans la revue «Journal of Animal Behavior», Joyce montre que les filles usent de stratégies d'exclusion contre une rivale ou une adversaire, tandis que les garçons, classiquement, préfèrent l'agression aux subtilités.

Pour étudier les situations de compétition, Joyce et son équipe ont testé 87 enfants de moins de 4 ans de l'Emannuel College (Etats-Unis) répartis en groupe de trois, soit 15 triplettes de filles et 14 triplets de garçon, auxquels on donnait soit 3, soit 2, soit une seule peluche.

Les constatations sont simples : lorsqu'il y'a deux ou trois peluches, aucun contexte de compétition n'est décelable, garçon et filles se comportent de la même façon, et le groupe ne connait que peu de tensions. Dans le cas ou le groupe de trois enfants ne recevait qu'une peluche, ces enfants rentraient immédiatement en compétition pour l'obtenir.

Tandis que les garçons manifestaient leur volonté d'obtenir cette peluche, soit en la demandant, soit par l'agression pure et simple, les filles opéraient de manière détournée. Elles se moquaient de la détentrice de la peluche, lui cachaient l'objet, ou plus généralement, l'excluaient. Toute leur stratégie se basait sur l'exclusion plutôt que l'agression...

On a tôt fait de reconnaitre en ce comportement les bases de comportements ultérieurs : Benenson pense qu'ils expliquent que les filles sont généralement plus jalouses entre elles que ne le sont les garçons entre eux. Les rivalités vont bon train et s'exercent lors de stratégies moins individualistes que celles des garçons, mais la compétition est belle et bien présente!

avril 22
2008

Subliminal boost

Ecrit par Aurelie dans psychologie socialeneurosciencesmanipulation

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On sait dors et déjà que penser à un mouvement peut suffire à le déclencher : certains patients dont les mécanismes d'inhibition motrice sont défaillants, de même que certains somnambules, comme l'indique l'article "Pourquoi certains marchent-ils en dormant?". De même, on sait que la décision "consciente" d'effetcuer un mouvement arrive quelques centaines de millisecondes après la commande elle-même... Est-il possible de l'influencer?

C'est ce qu'à réalisé une équipe de neuroscientifiques menée par Henk Aaarts de l’Université d’Utrecht, Pays-Bas. Pour montrer qu'on peut faciliter les mouvements bien avant que ceux-ci ne soient, non seulement décidés, mais également initiés, ils ont présenté en messages subliminaux des mots dont la signification avait une composante positive ou neutre (du point de vue du mouvement). Des mots positifs comme "vigoureux" puis ont mesuré leur capacité de préhension dans un exercice simple, il s'agissait de prendre un objet le plus rapidement possible. Lorsque les mots présentés subliminalement comportaient une signification en rapport avec le mouvement, les sujets se montraient significativement plus rapides et vigoureux dans l'exercice de préhension.

Un indice de plus qui suggère le pouvoir de la préactivation cérébrale de représentations ayant trait au comportement qui suit, et éventuellement que l'on voudrait que le consommateur effectue!


Source: « Preparing and Motivating Behavior Outside of Awareness » par H. Aarts, R. Custers, et H. Marien de l’Université d’Utrecht, Pays-Bas. Sciences, 21 Mar 2008.


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