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mai 26
2011

Rythmes cérébraux : le point sur l'activité EEG normale

Ecrit par Stephane dans psyblogsneurosciencesélectroencéphalogrammeconsciencecerveau

Pour les besoins du dictionnaire de psychologie, nous avons réalisé un grand dossier présentant les différents rythmes cérébraux. Illustrations et descriptions succinctes pour chacun des rythmes classiques, complétées en lien par un article propre à chaque rythme et phénomène électro-encéphalographique caractérisant les tracés normaux. Je vous invite à découvrir le dossier à la page suivante :

Rythmes cérébraux, activité électro-encéphalographique

C'est l'occasion, si vous ne le connaissiez pas encore, de découvrir cet autre outil sur lequel nous travaillons régulièrement.

mar 21
2011

Jeu d'intelligence artificielle humaine, et inversement

Ecrit par Stephane dans jeuintelligence artificielleinformatique

Le site du New York Times a récemment mis en ligne une version amusante et ergonomique du célèbre jeux de Pierre-ciseaux-papier. Dans cette version, l'humain internaute que vous êtes doit se confronter à une intelligence artificielle présentée sous deux modes : l'un, d'apprentissage, vous permet d'affronter l'IA tandis qu'elle s'adapte à la volée à vos réponses. L'autre vous permet d'affronter une IA dont les réponses se basent sur les réponses et séquences de réponses observées sur un panel de 200 000 affrontements entre IA et Joueur humain. Cette deuxième est bien évidemment plus intéressante, considérée d'une difficulté supérieure et à ce titre, créditée de la valeur d'IA "Vétéran" (par opposition à une IA Novice).

Ce type de match sous-tend pourtant un paradoxe, puisque vous êtes alors confrontés à des réponses statistiques calculées sur la base d'affrontements avec un humain. C'est donc en quelque sorte un match amical que vous disputez avec un modèle représentatif ou moyen d'humain, ce fameux humain "normal" dont on parle souvent en psychologie mais que l'on ne voit jamais...

Cette partie se révèle alors plus ardue : concevoir des réponses différentes de la norme, ne suffit pas pour gagner. Il faut être capable d'envisager la réponse "moyenne" d'un humain pour réussir à mettre en défaut la machine.

Une défaite nette face à une stratégie réccurenteLe résultat de mon premier affrontement avec la machine en est révélateur : Il a fallu 53 rounds à l'homme que je suis pour venir à bout 20 fois de la machine, après 18 ex-aequo et 15 défaites. Certes, on pourrait objecter, avec raison, que je ne suis qu'un représentant très imparfait de la race humaine, néanmoins, il faut admettre que la machine se défend. Une simple expérience consistant lors d'une nouvelle série de duel, à choisir toujours la même séquence de réponse, révèle qu'il ne faut que quelques matchs pour que la machine "comprenne" la stratégie toute humaine de son adversaire, ne lui laissant pas même l'ombre d'une indulgence dans un résultat de 20 victoires pour la machine, 2 ex-aequo et 2 défaites.

Bref, je vous invite à découvrir cette amusante transposition du Pierre-ciseaux-papier sur le site du New York Times . Ce n'est certes pas ce qu'on fait de mieux en matière d'IA, mais on s'amuse volontiers quelques minutes.

A noter : une partie effectuée complètement au hasard est censée donner un résultat ex-aequo, en théorie. En pratique, l'humain est bien connu pour ne pas répondre dans le cadre des lois du hasard. Ainsi, bien que cela puisse se rencontrer par hasard, un humain à tendance à, par exemple, ne jamais donner 4 ou 5 fois de suite la même réponse. Il en résulte que, dans le cas d'humains essayant de choisir au hasard leurs réponses, c'est quasiment toujours la machine qui gagne...

sep 26
2010

Nobel Romance

Ecrit par Stephane dans psychopathologieneuropsychiatrie

Il fut un temps où chaque grande découverte donnait lieu dans les quelques années suivantes, à la récompense ultime pour un scientifique, le prix Nobel. Qu'on regarde ici et là maintenant, le prix Nobel est désormais décerné avec un certain retard : récompense pour 20 ans de travaux, ou pour une découverte ou invention réalisée il y'a une trentaine d'année...

La famille d'Hoerst Hermann sait à quoi s'en tenir à ce propos. Hoerst était un soldat autrichien embarqué dans une guerre qui le dépassait, la première guerre mondiale. Sur le front, jamais on n'avait connu de mémoire d'homme de telles atrocités. Et puis Hoerst n'était pas un combattant. Il professait à Vienne quelques cours de littérature et de poésie ça et là. Ce n'était en somme qu'un doux rêveur dans une époque qui n'était pas la sienne.

Enrôlé de force pour subvenir aux besoins militaires de la grande alliée Allemande, il se retrouvait en 1916 entre l'Alsace et la Lorraine. La plupart de ses amis avaient succombé, le sang leur sortant par la bouche, 5 jours plus tôt. Les ravages de ce que ses supérieurs nommaient le gaz Moutarde. Un drôle de nom pour une si grande abomination. Lui même en avait respiré un peu. Cela l'avait bien sûr affecté, mais pas autant que de voir ses compagnons sortir leurs tripes sur un champ de bataille en ruine.

Il en faisait d'horribles cauchemars depuis. Franz, Nicholas, Herbert... autant de noms qu'il avait rencontré pour la première fois il y'a deux ans, dans le train l'emmenant vers le front. Autant de camarades qui s'étaient liés dans la souffrance pour faire face aux dangers. Autant d'âmes perdues qu'il avait vu s'éteindre une par une, jusqu'à ce que toute celles qui restaient encore fussent balayées cinq jours plus tôt sans qu'il ne put bouger, au risque d'y laisser sa peau. Hoerst avait eu peur. De toute façon, lorsque son ami Franz le suppliait de venir le chercher, il était déjà trop tard, l'air pestilentiel l'avait envahi et sa vie s'en irait quoiqu'il arrive dans la minute.

Mais quelque chose s'étaient également éteint dans l'esprit d'Hoerst. La foi en l'humanité, en la rationalité, peut être... Il n'en pouvait plus, ne pouvait plus bouger, la terreur s'était emparée de son esprit, il n'était plus capable de tenir une arme, tout cela devait s'arrêter!

Et il fut rapatrié en arrière de la ligne de front. Il se pensait sauver, les graves traumatismes qu'il avait subis le rendaient de toute façon incapable de mener à bien son horrible travail. Il s'imaginait retourner enfin vers la belle Vienne qui lui manquait tant, ses bistrots, ses longues soirées de poésie avec ses étudiants...

En arrière du front, les blessés s’entassaient. Membres arrachés, yeux hagards, des hommes à la frontière entre le vivant et le mort. Tous n'étaient pas forcément physiquement atteints, c'était le cas de Hoerst. En fait, l'armée avait d'ailleurs quelques problèmes avec les "tire-au-flanc" et les déserteurs.

Elle avait fait venir d'Autriche, pour cela, un spécialiste en la matière, le docteur et éminent psychiatre Julius Wagner-Jauregg. Sa mission consistait à repérer les pseudo-traumatisés et les simulateurs, afin de les renvoyer au front, un bon coup de pied à l'arrière-train si nécessaire. Dans un deuxième temps, sa mission était bien entendu de soigner les vrais traumatisés.

Sa méthode ne laissait pas de doute quand à ses "qualités" de psychiatre. Il s'agissait grossièrement d'infliger des décharges électriques massives afin d'aider la guérison. En pratique, la cruauté et l'intensité du traitement préconisé avait un autre effet... Hoerst, après quelques jours de ce traitement inhumain, préféra encore retourner au front plutôt que de subir les électrochocs administrés par ses médecins. Et il disparu un jour d'automne 1917, touché par une rafale française alors qu'il déambulait, hagard, les cris de ses amis tapis au fond de son esprit.

Ils furent nombreux qui, comme lui, n'étaient plus en état d'affronter la réalité de la guerre, mais préféraient encore cet enfer à celui de Wagner Jauregg et de ses condisciples. Nombreux sont ceux qui, retournés en première ligne plutôt que de subir les tortures électriques de leurs soignants, s'éteignirent sous le feu des français.

Nombre d'entre eux s'étaient plaint également, et l'affaire refit surface après la guerre. On soignait les blessés, on reconstruisait les villes, et l'heure des règlements de comptes au sein même des armées avait sonnée. Julius Wagner-Jauregg fut accusé en février 1920 de pratiques barbares à la suite de plaintes des soldats autrichiens traumatisés mais survivants. Le procès requis deux experts, dont Sigmund Freud lui-même, qui témoigna en faveur de Wagner-Jauregg. Celui-ci, de ses propres dires, préconisait les traitements, et n'était en pratique pas responsable, ni ne connaissait la cruauté avec laquelle ces ordres furent exécutés. Il n'avait fait que découvrir une nouvelle méthode de traitement qui à sa connaissance, portait ses fruits.

Un autre médecin, l'échelon inférieur, fut ainsi condamné à la place de Wagner-Jauregg, sans qu'il n'y eut pour lui d'autres conséquences qu'une légère réprimande de la justice, non officielle, eut égard à son éminence dans le milieu de la psychiatrie et de la célébrité bienveillante de son cercle d'amis : Comme l'indique K.-R. Eissler, On ne peut dire pourquoi Freud a été choisi parmi les experts, mais force est de constater que "la plupart des représentants importants de la neurologie étaient disciples, élèves, amis de l'accusé Wagner-Jauregg..."

Et c'est avec enthousiasme que Wagner Jauregg continua sa fulgurante ascension dans le milieu de la psychiatrie viennoise... et il n'en resta pas là avec les traitements douteux : il reçu le prix Nobel en 1927 pour sa nouvelle méthode de soins traitant la paralysie, notamment dans les démences ou la syphilis. Ayant remarqué que lors d'accès de fièvres, les patients bougent mieux, il décide d'injecter le paludisme à ses patients déments, et invente par ce fait un nouveau traitement censé être efficace, la malariathérapie. Quelques temps plus tard, ses découvertes sont couronnées par le succès du prix Nobel, et pourtant... Quelques années plus tard, beaucoup de ses anciens patients meurent, bien entendu... non pas de démences ou de neurosyphilis, pour lesquelles ils ont reçu des soins, mais bel et bien du paludisme.

Cette affaire a fait suffisamment de bruit pour que la commission de Stockholm revoie ses exigences à la hausse. Plus question désormais d'attribuer un Nobel dans la foulée d'une découverte jugée sensationnelle. Le temps aide à y voir plus clair et à séparer la lie du vin.
jan 09
2010

Les aires de Brodmann en plugin

Ecrit par Stephane dans Untagged 

Nous avons récemment travaillé une application présentant les aires de Brodmann sous forme de site et de plugin exportable, que vous pourrez tester à cette adresse :

http://brodmann.psyblogs.net/2010/01/services-widget-cerveau.html

Le site tente d'apporter de manière claire et simple les informations basiques concernant ces aires corticales : Localisation, architectonie, fonctions associées et conséquences de lésions, notes et spécificités.

Le plugin existe en version Igoogle (pages personnalisée)  et en version Google toolbar (à insérer directement dans votre navigateur) ce qui vous permettra de l'avoir toujours sous la main si besoin est. Il est également facilement exportable sur votre propre site si cela vous semble utile. N'hésitez pas à améliorer le service en nous communiquant des informations qui pourront le compléter!

oct 05
2009

Développement et prévention de la violence : une perspective épigénétique

Ecrit par Stephane dans Untagged 

Si violence et agressivité ont toujours accompagné l'histoire des hommes, plus que jamais semblent-elles omniprésentes dans nos sociétés, jetées aux yeux comme elles le sont de nos jours par une multitude de médias avides d'informations chocs.

L'étude des phénomènes violents et des tendances agressives humaines n'est pourtant pas nouvelle, mais un débat perdure : inné ou acquis? Aujourd'hui, la majorité de la communauté scientifique s'accorde sur une position intégrative, reconnaissant l'impact de l'éducation autant que celui de facteurs héréditaires.

Comprendre la genèse de la violence, les facteurs menant à des comportements agressifs, pour la prévenir : cette conférence-débat tenue à Bordeaux ce mardi 20 octobre tentera d'expliquer le développement de ces phénomènes afin d'introduire des solutions préventives à un problème qui nous touche tous.

Conference debat violence et agression

mar 09
2009

La semaine du cerveau ; Lyon

Ecrit par Stephane dans neurosciencescerveau

La Société des Neurosciences et l'Institut Fédératif des Neurosciences de Lyon (IFNL) organisent du 16 au 22 mars, à Lyon, une série d'animations (ateliers, expositions, conférences) afin de sensibiliser le grand public à l'importance de la recherche en neurosciences. C'est l'occasion d'y parler du Neurodon , organisation ayant pour but de collecter les dons qui serviront entre autre à la recherche sur les maladies neurologiques. Cette année, la semaine du cerveau est centrée sur le thème de la maladie d'Alzheimer.

Un site enthousiasmant a été construit pour l'évènement : http://www.semaineducerveau.fr/

jan 26
2009

Comportements et communication des animaux de compagnie

Ecrit par Stephane dans psychologie animaleéthologiecommunication

Trouvé au hasard de lectures à propos d'éthologie et de comportement animal, cet excellent site tenu par un vétérinaire comportementaliste s'est révélé très bien fourni en renseignements utiles quant à la cognition, la communication ou les comportements des animaux, principalement les animaux de compagnie. Bien qu'encore en construction, Vetopsy présente dors et déjà plusieurs articles très intéressants et bien documentés. Autre caractéristique, l'approche comportementale, au sens béhavioriste, et systémique : le web fourmille d'avis divers et d'articles assez subjectifs, concernant les animaux de compagnie, mais il existe somme toute, assez peu d'information rigoureuse sur le sujet, aussi cette ambition de Vetopsy à fournir ce type d'information méritait d'être soulignée.

Vous pourrez par exemple y découvrir les différences et nuances des diverses approches étudiant le comportement animal, ou apprendre comment votre compagnon domestiqué communique.

déc 29
2008

Journée d'étude K-ABC-II

Ecrit par Stephane dans Pratique clinique

Les éditions du Centre de Psychologie Appliquée organisent le 19 janvier une journée d'étude à Lyon pour présenter la deuxème édition du test K-ABC, ré-étalonnée et ré-augmentée. L'utilisation de cette batterie pour l'examen psychologique de l'enfant est conseillée de 3 à 13 ans environ.

Selon l'Ecpa :

De par ses échelles complémentaires et ses bases théoriques plus développées, le K-ABC II apporte bien plus qu’un simple nouvel étalonnage au K-ABC.

• Le K-ABC II s’appuie sur un important élargissement des fondements théoriques.
En plus de l’évaluation des processus séquentiels et simultanés, le K-ABC II permet l’évaluation de toutes les composantes du modèle de Luria. Cette nouvelle version comprend, en effet, une mesure des capacités d’apprentissage et une mesure de planification. Par ailleurs, une seconde référence théorique est proposée : le modèle CHC qui combine le modèle multifactoriel de Cattel-Horn et le modèle hiérarchique de l’intelligence de Carroll. Cinq grands facteurs de ce modèle sont évalués dans le K-ABC II. Le psychologue peut donc choisir son modèle de référence, en fonction de sa sensibilité et des objectifs de l'examen psychologique.

• Le K-ABC II propose une échelle non verbale renforcée.
Composée de subtests dont les consignes, ainsi que les réponses, peuvent être données par gestes, elle permet l’évaluation du fonctionnement intellectuel des enfants malentendants, des enfants présentant des difficultés plus ou moins sévères de langage et des enfants non francophones, par exemple.

• Dans le K-ABC II, la validité des épreuves a été améliorée. Cela se traduit par la suppression ou la modification d’anciennes épreuves et l’introduction de nombreuses tâches. [...] Plus d'information et fiche d'inscription sur le site de l'Ecpa
nov 20
2008

Stats du site

Ecrit par Stephane dans Untagged 

Depuis bientôt 11 mois, Psychoweb et la communauté qui s'est forgée autour de ce projet, ont permis plus de 300.000 lectures. Chaque jour, de nouvelles inscriptions suggèrent que ce site répond à un réel besoin d'information et que la communauté poursuit son oeuvre avec légitimité. De nombreux collaborateurs se sont investis en temps pour apporter des réponses et des informations aux visiteurs, tandis qu'en fond, une équipe soudée et dynamique travaille à rendre accessible ce que chacun souhaite partager. Ce n'est pas du temps perdu : ce mois-ci, Psychoweb a dépassé la barre des 20 000 visites par mois, montrant ainsi l'utilité de ce projet. Le site bénéficie désormais d'une forte audience et d'un bon impact, sur d'autres sites d'information, sur d'autres plateformes...

Une constante progression qui nous encourage à continuer sur la lancée, et que l'on doit à tous les auteurs et réguliers, qui travaillent avec conviction en communauté afin d'élaborer et améliorer cet espace d'information, de savoir, de partage, de discussion et de détente. Grâce également, à tous les nouveaux arrivants qui s'intègrent et voient en ce projet un potentiel énorme tant du point de vue informatif que communicatif, pour les psychologues, professeurs, étudiants, mais également professionnels d'autres disciplines telles que médecine, orthophonie, biologie... De nombreux projets ont pu être initiés grâce aux acteurs de Psychoweb, tels que de nouveaux sites personnels d'enseignants et professionnels, de nouveaux outils de recherche, de suivi de l'actualité, de partage de documents...

Pour la transparence du site aux visiteurs et à ceux qui s'investissent activement à son amélioration, voici les statistiques pour ce mois et depuis le début du projet.

statistiques pour le mois en cours

Statistiques pour le mois en cours

statistiques depuis le début du projet

Statistiques depuis le début du projet

Souhaitons que la progression se poursuive avec l'arrivée de nouveaux acteurs dynamiques!

oct 11
2008

Langage et surdité : deux feedbacks pour la production de la parole

Ecrit par Stephane dans surditéneuroscienceslangage

On sait depuis longtemps que l'écoute et la parole sont intimement liées, le pouvoir de s'entendre parler, permettant par rétroaction d'affiner notre production de parole. Cela explique que des patients devenant sourds perdent l'usage de la parole. Pourtant, cette perte est progressive, et dure même dans certains cas, de nombreuses années. On pouvait croire que la parole étaient une habitude, sans réellement comprendre comment des personnes devenues sourdes, conservaient aussi longtemps la faculté de parler intelligiblement.

Une étude publiée le mois dernier dans Nature Neuroscience, apporte une explication nouvelle : le feedback de la parole, permettant d'avoir une idée de ce que l'on dit, n'est pas seulement pris en charge par l'audition, mais également par un complexe mélange de sensations provenant des organes producteurs de la parole.

Pour le montrer, David Ostry et Sazzad Nasir de l'Université McGill au Canada, ont réalisé une expérience d'apprentissage moteur de la parole chez 5 sujets devenus sourds profonds une fois adultes et 6 autres sans problèmes d'audition, d'âge comparable.

Les personnes sourdes étaient porteuses d'un implant cochléaire mais le dispositif avait été mis hors circuit pour l'expérience.

Les participants devaient émettre de courtes syllabes alors que le mouvement de leurs mâchoires était légèrement contrarié par un appareillage, provoquant tout d'abord une déformation des sons. Mais après des centaines de répétitions, les participants étaient capables d'adapter leurs mouvements pour corriger ces erreurs, sourds et entendants montrant la même faculté d'adaptation.

Selon les chercheurs, ces travaux montrent que la production de la parole est à la fois reliée à l'audition et à des récepteurs des muscles, de la peau, et des tissus mous du conduit vocal, qui gardent en mémoire des sensations.

Cette expérience apporte de nouvelles informations quant à l'apprentissage de la parole : lorsque l'on apprend à parler, non seulement notre audition, mais également le système proprioceptif, interviennent pour nous permettre d'adapter notre production de parole. Devenir muet pourrait donc provenir de la défaillance d'un des deux systèmes seulement, comme c'est le cas lors de surdité. L'autre système étant toujours viable, cette expérimentation pose les bases de nouvelles formes de thérapies du langage basées sur l'amélioration du système proprioceptif, afin de permettre aux patients sourds de conserver la faculté de parler. Elle permet également de comprendre un peu mieux les mécanismes qui sous-tendent la production de la parole.

Source : communiqué AFP

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