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mars 25
2009

Communiqué de la Documentation française

Ecrit par Claire Langier dans Rapports publicsgouvernement

De nombreux rapports publics disponibles, dont ceux sur la santé. Toujours bon de connaitre la teneur de ce sur quoi vont se baser les parlementaires.
 
 6 000 rapports publics en accès libre… dans une version réactualisée

La Bibliothèque des rapports publics (BRP) propose sur le site de la Documentation française plus de 6 000 rapports sur tous les thèmes de l’action publique. Depuis la mi-mars 2009,  elle est consultable dans une version rénovée et enrichie.

La présentation de la Bibliothèque a été entièrement revue : les accès par thèmes sont mieux valorisés, le graphisme a été modernisé, la navigation simplifiée et de nouvelles fonctionnalités ont été ajoutées : par exemple, des liens depuis chaque notice vers les autres rapports sur le(s) même(s) sujet(s) ou le(s) même(s) auteur(s) physique(s) sont proposés.

À sa création, la BRP comprenait les rapports officiels remis au Président de la République et aux membres du gouvernement. Depuis janvier 2000 son périmètre s'est étendu aux rapports annuels d'autorités administratives indépendantes (CNIL, Médiateur de la République…), aux rapports de Hautes juridictions (Cour des comptes, Conseil d'État…), aux rapports d'organismes consultatifs (Commission nationale consultative des droits de l'Homme, Haut comité pour le logement des personnes défavorisées…), aux rapports et études des administrations, ainsi qu’aux rapports d’enquête et d’information des assemblées parlementaires.

Accessible également sur les portails service-public.fr et vie-publique.fr, la BRP permet à l'internaute de télécharger gratuitement (sous différents formats) le texte intégral des rapports. Ceux-ci sont accompagnés d’une notice bibliographique et d’extraits significatifs (lettre de mission, synthèse, sommaire notamment), grâce à un moteur de recherche et à des accès thématiques.

Des rapports très consultés

En 2008, 1 103 745 téléchargements ont été effectués et 78 % du fonds a été consulté au moins une fois au cours de l’année 2008.

Les cinq rapports les plus téléchargés en 2008
 

Titres

Nombre de téléchargements

« 300 décisions pour changer la France », Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française, présidée par Jacques Attali

32 706

 

« Défense et Sécurité nationale : le Livre blanc », Jean-Claude Mallet

11 255

« Livre blanc sur l'avenir de la fonction publique : faire des services publics et de la fonction publique des atouts pour la France », Jean-Ludovic Silicani

   8 083

« La dépénalisation de la vie des affaires », Jean-Marie Coulon

   7 415

 

« Rapport sur l'avant-projet de réforme du droit des obligations (Articles 1101 à 1386 du Code civil) et du droit de la prescription (Articles 2234 à 2281 du Code civil) », Pierre Catala

   6 080


La BRP c’est aussi une lettre d'information bimensuelle gratuite (derniers rapports mis en ligne, mises en ligne prévues, sélections thématiques en lien avec l’actualité), des fils d’information RSS (qui reprennent, sous forme de liens cliquables et en temps réel, les références des rapports publics récemment mis en ligne), un agenda des missions confiées par le gouvernement et qui pourront donner lieu à la remise d'un rapport, mis à jour plusieurs fois par semaine, et un service de renseignements par messagerie électronique.
Pour consulter la rubrique : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports/index.shtml

oct. 05
2008

Techniques de manipulations pour oeuvres de charité

Ecrit par Claire Langier dans psychologie socialepsychologie quotidiennemanipulation

Selon une recherché publiée récemment dans le Journal of Consumer Research, demander aux gens combien de temps ils pourraient donner pour une cause charitable, augmente de façon significative non seulement ce temps… mais également les dons en argent, qu’ils sont susceptibles d’offrir à ces causes.

D’après les auteurs, parce que songer au temps qui passe est associé à des expériences émotionnelles, penser à accorder du temps à des causes charitables, rappelle aux gens le bonheur ou le contentement que l’on peut éprouver à aider autrui. Elles expliquent également pourquoi cet effet ne peut être attribué à la culpabilité : les groupes de personnes testées à qui on a demandé en premier d’accorder du temps (plutôt que de l’argent), acceptent en tous les cas de donner plus de temps ou d’argent que tous les autres groupes.

Cette constatation se fonde sur une série de trois études effectuées en laboratoire et sur le terrain. La première consistait par exemple en un sondage en ligne après lequel les participants lisaient un texte à propos du cancer du poumon. On demandait à la moitié des participants combien de temps ils pouvaient donner à l’American Lung Cancer Foundation, puis combien d’argent ils consentaient à leur donner (en moyenne, ils donnaient 36,44$). L’autre groupe n’était questionné que sur l’argent qu’ils consentiraient à donner (24,46$).

L’expérimentation suivante portrait sur une association à but non lucrative, Hopelab, aidant des enfants atteints de maladies chroniques. La donation (en argent) des personnes à qui l’on demandait en premier lieu, un peu de temps pour aider l’organisation, était presque 5 fois supérieure à celles des personnes à qui l’on demandait directement de l’argent. De plus, le nombre de personnes du premier groupe qui accordaient effectivement du temps était plus élevé, et ce temps, en moyenne, supérieur à celui de l’autre groupe.

La troisième étude répliquaient les deux premières études, et explorait le ressenti des sujets. Bien que plusieurs hypothèses puissent expliquer ces résultats, le fait est là, demander un peu de temps pour des causes charitables, semble augmenter les dons. Une information qui pourrit se révéler précieuse pour certaines associations, si ce n’est qu’elle représente désormais une technique manipulatoire avérée.

Liu et al. The Happiness of Giving: The Time-Ask Effect. Journal of Consumer Research, 2008; 0 (0): 080509091338028 DOI: 10.1086/588699

 

Tout aussi récemment, une autre étude explorait la dynamique de la charité. Deborah A. Small et Uri Simonsohn, de l’université de Pennsylvannie, démontraient une tendance à laquelle on s’attendait : on a tendance à donner plus lorsque l’association à laquelle on offre, a rapport avec une pathologie ou un événement auxquels l’un de nos proches a été confronté. Comme l’indique le vieil adage selon lequel le malheur rapproche les gens, deux personnes ayant vécu le même événement fâcheux sont plus enclines à développer une certaine proximité, laquelle se traduit par une augmentation des dons ou de la coopération.

 

Small et al. Friends of Victims: Personal Experience and Prosocial Behavior. Journal of Consumer Research, 2007; 0 (0): 071213134416001 DOI: 10.1086/527268

 

Ces constatations rapellent facilement la petite technique de manipulation pour susciter la générosité .

août 27
2008

L'effet Turk : Les jeux videos augmentent la rapidité et la précision du chirurgien

Ecrit par Claire Langier dans Medecinejeu videochirurgie

Lors d'un épisode de la série Scrubs, mettant en scène l'Hopital Canadien du Sacré-Coeur, le directeur de Turk le chirugien, demande à son élève d'où lui vient son habileté... "Les jeux vidéos, monsieur!". Et il n'avait pas tort...

Le chirurgien joue-t-il aux jeux vidéos?

Il s'agira peut être bientôt d'une question à poser avant de passer derrière le scalpel...

Dans une série d'étude présentées récemment à la conférence annuelle de l'American Psychological Association (APA), le Dr Douglas Gentile, directeur du Media Reasearch Lab de l'Université de l'Iowa, montre combien les jeux vidéo se révèlent bénéfiques pour le chirurgien tout venant - et conséquemment sur ses patients! Une première étude effectuée sur 33 opérations montre une corrélation forte entre le goût pour les jeux vidéos, et les rapidité et précision dans les opérations chirugicales : Les chirurgiens gamers opèrent 27% plus vite, tout en faisant 37% moins d'erreurs!

Une étude ultérieure effectuée sur 303 opérations confirme cette tendance : Les jeux impliquant des compétences spatiales et nécessitant une bonne dextérité manuelle augmentent significativement le taux de réussite et la rapidité des opérations.

Tout comme la série Scrubs le montrait avec humour il y'a quelques années, le jeu vidéo se place une nouvelle fois en outil éducatif, et au service de la médecine.

"Four dimensions of Video Game Effects," W. Stone, BS, D. A. Gentile, PhD, Iowa State University;

juil. 17
2008

Thérapies Personnalisées

Ecrit par Claire Langier dans médicamentMedecinegénétique

Une fois n'est pas coutume, longtemps après le domaine de la psychologie, on se rend de plus en plus compte de l'importance d'une personnalisation de la thérapie ou de la médication. La docteur Rima Rozen de l'Institut de Recherche du Centre Universitaire de Santé McGill (CUSM) à l'Hôpital de Montréal pour enfants et de l'Université McGill montre ainsi l'importance d'un traitement personnalisé, basé sur les traits génétiques. Plus précisément, son étude, parue dans le journal Pharmacogenetics and Genomics, montre comment des différences génétiques infimes entre individus peuvent modifier l'effet d'un médicament.

Pour cela, l'auteur a mesuré l'effet d'un médicament sur des souris avec un gène particulier altéré. Tandis qu'un groupe contrôle réagissait favorablement au traitement, le groupe dont le gène était altéré réagissait très défavorablement. Cette étude avait le mérite de se focaliser sur un mécanisme que l'on retrouve chez l'humain, ce qui permettait de généraliser les résultats.

Autrement dit, et l'on s'en doutait, le codage génétique et l'expression phéntypique associée peuvent modifier radicalement (jusqu'à l'inverse) l'effet d'un médicament, suggérant d'ouvrir ou de consolider la voie de la médecine vers des traitements adaptés et personnalisés, notamment en fonction du code génétique de l'individu.

Selon le Dr Rozen, il s'agit donc là d'un premier pas vers la médecine du futur qui ne se baserait plus uniquement sur les symptômes mais également sur le bagage génétique du patient. Serons nous tous bientôt séquencés à la moindre grippe?

avril 15
2008

World Wide Suicide : une face cachée du web

Ecrit par Claire Langier dans Websuicidepsychologie cliniqueinternetanalyse des médias

De récents rapports sur les circonstances de suicides liés au web ont marqué les esprits. Il y'a quelques semaines seulement, 2 jeunes bloggueurs americains se donnaient la mort. Un peu moins récemment, une jeune fille trompée par la mère d'une amie via Internet commettait le geste fatal. L'internet a ses faces obscures, ce dont on peut se rendre compte avec de simples recherches...

C'est ce qu'a étudié une équipe Anglaise menée par Lucy Biddle, de l'Université de Bristol, en analysant les sites présentés lors de recherche "courantes" effectuée par des personnes suicidaires. Force en est de constater que l'on trouve de tout sur le web...

Les recherches les plus fréquentes mènent ainsi directement sur des sites qui, non seulement présentent un panel de méthodes permettant de se suicider, mais également parfois des évaluations de celle-ci... Plusieurs d'entre ces sites encouragent même l'acte suicidaire...

Ainsi, les trois sites associés aux recherches les plus fréquentes, sur les 4 moteurs de recherche anglais principaux, sont des sites pro-suicide, indiquant les méthodes, la rapidité, la faisabilité et même parfois une indication de la douleur associée à ces méthodes...

L'australie a dors et déjà contraint de tels sites à fermer, tandis que le Japon et la Corée du sud s'inscrivent dans une voie similaire. Dans les pays occidentaux, nous en sommes encore loin, ce genre de sites étant très peu reglementé. Il y'a pourtant de quoi prendre peur...

Cette étude publiée sur le British Medical Journal est disponible en ligne à l'adresse :  http://www.bmj.com/cgi/content/full/336/7648/800
 
Sur un total de 240 sites analysés, la moitié fournit le détail de méthodes spécifiques... 45 sont ouvertement pro-suicide. 

 

avril 10
2008

On ne voit que ce que l'on dit!

Ecrit par Claire Langier dans visionnewsneurophysiologielangage

L'idée selon laquelle le langage pourrait influencer la pensée et la perception remonte aux années 50 : Benjamin lee Whorf, dans son livre "Langage, pensée et réalité" (1956) lançait la voie sur laquelle furent menées de nombreuses recherches à propos de cette hypothèse surnommée tout simplement par la suite, l'hypothèse Whorfienne. Peu de résultats probants ont toutefois été émis en faveur ou contre cette hypothèse.

Une observation pourtant avait porté ses fruits : l'une des tribus d'Amazonie, les Pirahãs, ne possède pas de mots pour désigner précisément des nombres supérieurs à 2. Vraisemblablement en conséquence, leur habileté à conceptualiser des nombres précis supérieurs était quasi nulle... Bien que cette observation fut évocatrice, il n y avait pas jusqu'à maitenant de résultats basés sur l'observation neurophysiologique.

Dans une série d'expériences visant à tester cette hypothèse, des chercheurs de l'Université de Hong Kong ont étudié les relations entre langage et perception des couleurs, à l'aide de techniques de neuro-imagerie. Ils ont dans un premier temps pu montrer que les régions langagières sont sollicitées lors de la perception des couleurs...

Dans l'une de ces expériences, on demandait à 70 sujets de décider si deux carrés qu'on leur présentait étaient de la même couleur. Parfois les carrés étaient remplis d'une couleur facile à déterminer du point de vue du langage (jaune versus vert, bleu versus rouge, etc...), d'autres, beaucoup plus difficilement exprimables par le langage (vert kaki-marron tout bizarre versus vert brun-vaseux tout étrange. Vous imaginez? non? c'est bien que c'est difficile à se représenter...)

Les résultats en neuro-imagerie montrent que quelle que soit la couleur, les aires visuelles déjà ultra-connues sont activées. Cependant, les couleurs faciles a nommer suractivent deux autres zones cérébrales beaucoup plus que ne le font les couleurs difficiles à nommer, deux zones liées à la recherche de mots et donc au langage. Bien que cela semble évident à postériori, ça n'avait pas encore été démontré via neuro-imagerie. 

Tan  Li-Hai, professeur de linguistique à l'Université de Hong Kong, estime qu'il s'agit là d'un indice concluant en faveur de l'hypothèse Whorfienne. De nombreux philosophes s'étaient d'ores et déjà penchés sur les limites à la pensée qu'impose notre langage et le vocabulaire qui le compose. Cet état de fait se retrouve pour la discrimination perceptive de nombreux aspects. Par exemple, les peuples du Gröenland ont de nombreux mots pour désigner la neige : craqueleuse, sèche et en cristaux fin, etc, etc... Ils sont ainsi capables de percevoir directement des nuances que des habitants de climats tempérés distinguent difficilement...

Et s'il en est ainsi de la perception, qui fonde les processus de construction de la pensée, alors, il est tout à fait envisageable d'en déduire que la pensée est modelée, du moins nettement influencée, par notre langage, ce que d'aucuns ont bien remarqué depuis fort longtemps dans la sphère psychanalytique.

Source: Li Hai Tan, Alice H.D. Chan, Paul Kay, Pek-Lan Khong, Lawrence K.C. Yip, and Kang-kwong Luke, "Language affects patterns of brain activation associated with perceptual decision".  Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), Mars 2008.

Université de Hong Kong.


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