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avril 19
2008

Esprit, qui es-tu?

Ecrit par Stephane dans neurosciencesintelligence artificielleespritconscience

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Récemment, j'ai eu l'occasion de répondre à une question par laquelle on me demandait ce que je croyais être l'esprit, l'âme, etc... Une fois n'est pas coutume, laissons place aux croyances, du moment qu'elles ne sont pas trop mal argumentées : je crois qu'il serait utile de faire partager cet avis pour donner une piste de réflexion qui me tient à coeur, le phénomène d'émergence dont je parle notamment dans la section Vie ou Intelligence artificielle.

[...]j’en viens néanmoins à vous demander de donner votre sentiment sur la réalité et la possible existence de l’Esprit, ce qu’ils représentent pour vous, ce qu’ils vous évoquent[...]

Ma vison de l'esprit est une dynamique. Fondée sur des théories à priori physiques qui se sont transposées expérimentalement à l'intelligence artificielle puis à la neurobiologie. Il me faut expliquer deux ou trois choses :

Déjà, le jeu de la vie. 1970, John Conway. il invente une grille dans laquelle chaque carré est une cellule. elle peut être vivante (noire) ou morte (blanche).
2 uniques règles :

- si au tour n, une cellule est entourée de 3 congénères vivants (diagonales comprises), elle nait ou survit, et est alors vivante au tour n + 1
- dans tous les autres cas, la cellule meurt, soit par isolement, soit par surpopulation.

grâce à ces deux règles uniques, simples, qui s'appliquent seulement à chaque cellule une par une, en laissant évoluer la grille, on voit parfois apparaitre des organisations, par exemple, des structures (groupes de cellules) qui périodiquement, reprennent la même forme et sont donc immortelles. D'autres sont plus longues sans être immortelles, mais peuvent avoir des propriétés étranges...


Par exemple, un groupe de 5 cellules nommé planeur se déplace d'une case et reprend sa forme initiale toutes les 5 itérations... Un autre groupe plus imposant nommé "Canon"produit périodiquement des planeurs...


Ce jeu est a mis à jour un concept puissant : c'est le révélateur du phénomène d'émergence, brillamment retranscrit dans l'aphorisme célèbre : le tout est + que la somme des parties : avec seulement des parties et des règles qui s'appliquent à des parties, on assiste à l'émergence de structures d'organisation supérieure...

Ainsi en pourrait-il aller des neurones : si chacun pris séparément n'implique rien (sinon être actif ou inactif, plus ou moins longtemps et fréquemment, etc...) un groupe entier de neurones possède une dynamique : qu'on en allume un et la vague peut se propager, il existe même des structures tout aussi périodiques que dans le jeu de la vie, avec des groupes de neurones A qui s'allument, allument alors un groupe B, qui a pour conséquence d'allumer un groupe C et qui lui même a conséquence d'allumer le groupe A après une durée plus ou moins longue... ce sont par ailleurs ces "compteurs" qui sont à l'origine des cycles! les cycles nycthéméraux, les cycles circadiens, celui du sommeil, par exemple!


Autrement dit, Descartes autant que ses détracteurs ont peut être une vision trop dichotomique des points de vue à propos de corps et d'esprit, il n y'a ni besoin ni logique à concevoir soit la dualité de l'âme et du corps, soit un point de vue strictement réductionniste. Il existe une alternative : expliquer l'apparition d'un esprit et d'une conscience à partir de substrats neurologiques qui n'impliquent pas, tels quels, cette apparition, mais dont la dynamique l'amène. L'esprit ne serait pas, dans cette optique, un ensemble de neurone, mais une organisation en état d'activité. Et c'est le fait que cet ensemble soit actif et qu'il possède une dynamique qui fait de lui quelque chose d'à la fois "impalpable" mais réel. La réalité ne se limite pas à des objets concrets, elle englobe aussi des interactions, des informations, des mouvements. Et des interactions créés, pourraient émerger l'esprit.

 

Le sujet vous intéresse-t-il au point que j'en écrive quelques articles?

avril 15
2008

World Wide Suicide : une face cachée du web

Ecrit par Claire Langier dans Websuicidepsychologie cliniqueinternetanalyse des médias

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De récents rapports sur les circonstances de suicides liés au web ont marqué les esprits. Il y'a quelques semaines seulement, 2 jeunes bloggueurs americains se donnaient la mort. Un peu moins récemment, une jeune fille trompée par la mère d'une amie via Internet commettait le geste fatal. L'internet a ses faces obscures, ce dont on peut se rendre compte avec de simples recherches...

C'est ce qu'a étudié une équipe Anglaise menée par Lucy Biddle, de l'Université de Bristol, en analysant les sites présentés lors de recherche "courantes" effectuée par des personnes suicidaires. Force en est de constater que l'on trouve de tout sur le web...

Les recherches les plus fréquentes mènent ainsi directement sur des sites qui, non seulement présentent un panel de méthodes permettant de se suicider, mais également parfois des évaluations de celle-ci... Plusieurs d'entre ces sites encouragent même l'acte suicidaire...

Ainsi, les trois sites associés aux recherches les plus fréquentes, sur les 4 moteurs de recherche anglais principaux, sont des sites pro-suicide, indiquant les méthodes, la rapidité, la faisabilité et même parfois une indication de la douleur associée à ces méthodes...

L'australie a dors et déjà contraint de tels sites à fermer, tandis que le Japon et la Corée du sud s'inscrivent dans une voie similaire. Dans les pays occidentaux, nous en sommes encore loin, ce genre de sites étant très peu reglementé. Il y'a pourtant de quoi prendre peur...

Cette étude publiée sur le British Medical Journal est disponible en ligne à l'adresse :  http://www.bmj.com/cgi/content/full/336/7648/800
 
Sur un total de 240 sites analysés, la moitié fournit le détail de méthodes spécifiques... 45 sont ouvertement pro-suicide. 

 

avril 11
2008

Paranoïa dans le métro

Ecrit par Fabrice dans Réalité VirtuelleParanoïa

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Trouvez-vous parfois que votre vis-à-vis dans le métro vous a regardé bizarrement ? Que le comportement de cette jeune femme sur le banc d'en face est des plus suspects ? Quelle est l'importance de cette paranoïa “banale” qui peut saisir chacun d'entre nous ? Les chercheurs de l'Institut de psychiatrie du King's College de Londres ont découvert qu'en fait les pensées paranoïaques étaient bien plus répandues qu'on ne le croyait et touchaient nombre de personnes considérées comme parfaitement saines mentalement.

Les chercheurs ont invité environ 200 volontaires à explorer une reconstruction numérique du métro londonien et à effectuer un voyage d'environ 4 minutes entre deux stations. Naturellement, la rame était peuplé d'avatars qui affectaient un comportement tout à fait banal: regarder autour d'eux, lire le journal, etc. (une vidéo de l'expérience est disponible sur le site de la BBC: lien).

Cependant, ces attitudes apparemment triviales ont été interprétées très différemment selon les participants. Dans la plupart des cas, les actions des avatars ont été jugées pour ce qu'elles étaient, c'est-à-dire totalement neutres. Pourtant, 40% des sujets ont affirmé avoir eu au moins une pensée paranoïaque: ils trouvaient certains avatars inquiétants, comme s'il préparaient un mauvais coup. D'autres avaient l'impression qu'un des personnages les regardait bizarrement...

Selon le psychologue Daniel Freeman, co-auteur de Surmonter la paranoïa et les pensées suspicieuses, qui a dirigé l'équipe à l'origine de ce travail: “les pensées paranoïaques sont souvent suscitées par des évènements ambigus, comme des gens regardant dans votre direction, ou un rire entendu dans une pièce. Mais il est difficile de recréer de telles interactions sociales. La réalité virtuelle permet justement cela: observer comment différentes personnes réagissent à une même situation sociale. C'est une méthode très puissante pour repérer ceux qui sont susceptibles de mal les interpréter et les autres.”

Les chercheurs ont remarqué que les personnes assaillies par ces soupçons étaient plus que les autres sujettes au stress et à l'anxiété, ou avaient peu confiance en elles. Freeman souligne également que “la pensée paranoïaque est un sujet de débat national puisque l'attention du public vis-à-vis de menaces comme le terrorisme va s'accroissant”.

Comme avec toutes ces études sur le comportement humain, les interprétations sont multiples. Ainsi, pour Peter Kinderman, professeur de psychologie à l'université de Liverpool, un tel système de réalité virtuelle “est un outil efficace et valable, qui pourrait nous aider à comprendre la paranoïa (...) et avoir un rôle dans son diagnostic et sa thérapie”. En revanche, Stephanie Lay, blogueuse et étudiante préparant une thèse sur la vallée de l'étrange (cette théorie qui estime qu'une ressemblance trop appuyée d'un robot ou d'un avatar avec un être humain peut susciter l'inquiétude) commente ainsi la vidéo de l'expérience: “Je ne suis pas surprise que le niveau de malaise ait été aussi élevé. Plusieurs des avatars provoquent un puissant effet “vallée de l'étrange”: l' animation peu naturelle, les mouvements lents et saccadés de la tête, les yeux morts sont si saisissants qu'il est difficile de voir cela comme un véritable voyage en métro, mais plutôt comme un wagon de cauchemar peuplé de cadavres animés.”

Source : techno-science.net

avril 10
2008

On ne voit que ce que l'on dit!

Ecrit par Claire Langier dans visionnewsneurophysiologielangage

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L'idée selon laquelle le langage pourrait influencer la pensée et la perception remonte aux années 50 : Benjamin lee Whorf, dans son livre "Langage, pensée et réalité" (1956) lançait la voie sur laquelle furent menées de nombreuses recherches à propos de cette hypothèse surnommée tout simplement par la suite, l'hypothèse Whorfienne. Peu de résultats probants ont toutefois été émis en faveur ou contre cette hypothèse.

Une observation pourtant avait porté ses fruits : l'une des tribus d'Amazonie, les Pirahãs, ne possède pas de mots pour désigner précisément des nombres supérieurs à 2. Vraisemblablement en conséquence, leur habileté à conceptualiser des nombres précis supérieurs était quasi nulle... Bien que cette observation fut évocatrice, il n y avait pas jusqu'à maitenant de résultats basés sur l'observation neurophysiologique.

Dans une série d'expériences visant à tester cette hypothèse, des chercheurs de l'Université de Hong Kong ont étudié les relations entre langage et perception des couleurs, à l'aide de techniques de neuro-imagerie. Ils ont dans un premier temps pu montrer que les régions langagières sont sollicitées lors de la perception des couleurs...

Dans l'une de ces expériences, on demandait à 70 sujets de décider si deux carrés qu'on leur présentait étaient de la même couleur. Parfois les carrés étaient remplis d'une couleur facile à déterminer du point de vue du langage (jaune versus vert, bleu versus rouge, etc...), d'autres, beaucoup plus difficilement exprimables par le langage (vert kaki-marron tout bizarre versus vert brun-vaseux tout étrange. Vous imaginez? non? c'est bien que c'est difficile à se représenter...)

Les résultats en neuro-imagerie montrent que quelle que soit la couleur, les aires visuelles déjà ultra-connues sont activées. Cependant, les couleurs faciles a nommer suractivent deux autres zones cérébrales beaucoup plus que ne le font les couleurs difficiles à nommer, deux zones liées à la recherche de mots et donc au langage. Bien que cela semble évident à postériori, ça n'avait pas encore été démontré via neuro-imagerie. 

Tan  Li-Hai, professeur de linguistique à l'Université de Hong Kong, estime qu'il s'agit là d'un indice concluant en faveur de l'hypothèse Whorfienne. De nombreux philosophes s'étaient d'ores et déjà penchés sur les limites à la pensée qu'impose notre langage et le vocabulaire qui le compose. Cet état de fait se retrouve pour la discrimination perceptive de nombreux aspects. Par exemple, les peuples du Gröenland ont de nombreux mots pour désigner la neige : craqueleuse, sèche et en cristaux fin, etc, etc... Ils sont ainsi capables de percevoir directement des nuances que des habitants de climats tempérés distinguent difficilement...

Et s'il en est ainsi de la perception, qui fonde les processus de construction de la pensée, alors, il est tout à fait envisageable d'en déduire que la pensée est modelée, du moins nettement influencée, par notre langage, ce que d'aucuns ont bien remarqué depuis fort longtemps dans la sphère psychanalytique.

Source: Li Hai Tan, Alice H.D. Chan, Paul Kay, Pek-Lan Khong, Lawrence K.C. Yip, and Kang-kwong Luke, "Language affects patterns of brain activation associated with perceptual decision".  Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), Mars 2008.

Université de Hong Kong.

avril 06
2008

La satisfaction sexuelle longue durée?

Ecrit par Stephane dans sexologierapports sexuelspsychologie quotidiennecouple

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Et ça dure, et ça dure? Duracel et leurs chauds lapins n'ont qu'à bien se tenir : d'après un sondage effectué par des chercheurs Canadiens et Américains, les calins les plus longs ne sont pas forcément les plus satisfaisants...

Eric Corty et Jenay Guardiani de l'université de Pennsylvanie, ont réalisé une étude sur 34 membres de la Society for Sex Therapy and Research (composée de sexologues, de psychologues, de travailleurs sociaux, etc...), leur demandant simplement leurs avis quant à la durée adéquate d'un rapport. Plus précisément, ils demandaient à leur confrères d'indiquer les durées pour lesquelles le rapport était généralement considéré comme trop court pour être satisfaisant, adéquat, désirable ou trop long. Leur expérience personnelle ainsi que leurs connaissances ont donc permis d'établir un classement qui rompt avec certaines idées véhiculées...

trop court, c'est de 0 à 2 minutes... Mais les rapports durant de 3 à 7 minutes sont pourtant jugés adéquats, et désirables sont ceux allant de 7 à 13 minutes, après quoi, le rapport est jugé généralement trop long...

Loin des stéréotypes culturels du "plus longtemps ça dure, mieux c'est", ces résultats plus réalistes encouragent plutôt à multiplier les rapports qu'à les faire durer toute la nuit!

(Université de Pennsylvanie

avril 02
2008

Le sport chez les TDAH, c'est bon pour les maths!

Ecrit par Aurelie dans TDAHsportpsychopathologie

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Selon le sociologue Canadien E. Lacourse, le sport permettrait de réduire notablement les troubles du comportements chez les enfants. Basés sur l'observation de 700 élèves provenant de milieux socio-économiques défavorisés, ces travaux révèlent ainsi chez les enfants ayant participé à un programme de mise en forme, une nette amélioration des contacts et comportements sociaux, une diminution des troubles de concentration qui a par ailleurs permis à ces élèves d'augmenter significativement leurs notes en mathématique!

à lire

 

mars 28
2008

Psychanalyse et neurosciences sur france culture

Ecrit par jcdardart dans psychanalyseneuropsychologie

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Dans le grand débat parfois meurtrier entre Neurosciences et Psychanalyse, un point, un enjeu crucial relie ses deux approches et les dépassent. En effet, un questionnement entre l'esprit, le corps et leurs interactions à traverser la philosophie depuis Descartes. Entre les partisants de l'homme comme machine et de l'homme comme étant uniquement esprit et idées, d'autres quant à eux pensaient que l'un est l'autre ne s'opposaient pas mais qu'il existait une intersection. Spinoza disait qu'il était idiot de les opposer car l'âme s'incarnait dans le corps.

De plus, Freud était à la base un neurologue et sa façon de penser l'homme était davantage influençée par sa formation scientifique que par une quelconque tradition des sciences de l'esprit dans lesquelles il ne s'est jamais reconnu. Dans Les trois essais sur la théorie sexuelle, Freud émettait l'hypothèse que les pulsions se spécifiaient par leur qualité énergétiques voir chimiques. C'est dans une note de bas de page qu'il ouvre un champs en supposant que très certainement quand la science aura progréssé, l'on pourra agir directement chimiquement sur les pulsions. Belle intuition, bien que ce ne soit pas sur la pulsion qu'on agit chimiquement aujourd'hui :

Au delà d'une lutte fraticice certains pensent les choses autrement.

1/ Ceux qui pensent que l'on peut mixer les deux approche.

2/ ceux qui considèrent que ce sont deux choses qui n'ont rien avoir. Mais que l'un et l'autre peuvent se tolérer et se respecter : Pas de concurence puisque ce sont deux métier différents n'agissant pas sur le même plan.

3/ Une troisième voie affirme que se sont deux choses qui ne peuvent absolument pas se recouvrir mais qu'il y a tout de même des points d'intersections.

Il y a là un débat fort intéressant commencé il y a des siecles sans avoir vraiment trouvé encore de réponses malgrès des pistes à suivre.

Sur France culture dans les vendredis de la philosophie du 21 mars 2008. Un débat s'est déroulé à ce sujet, fort passionnant et instructif.

A ne pas manquer.

>> Ecouter 

mars 27
2008

Complément de l'article sur les Wii Thérapies

Ecrit par jcdardart dans Psychologiejeu video

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Pour compléter l'article de de Carnegie sur les Wii Thérapies , voici 2 articles précurseurs de l'application des jeux-vidéos en psychothérapie:

> Michael STORA , "Histoire d’un atelier jeu vidéo : « Ico », un conte de fée interactif pour des enfants en manque d’interactions"

Depuis trois années, j’utilise l’objet vidéo comme objet thérapeutique. Cette nouvelle médiation semble être pertinente pour des enfants que l’on qualifie de « limite ». Ainsi, ces enfants ne savent plus jouer dans le sens Winicottien du « play », mais ne sont que dans le « game », à savoir un enjeu avant tout narcissique. Le jeu vidéo est approprié d’un point de vue clinique pour deux raisons essentielles. La première est que cette médiation est en images et que les enfants et adolescents ont un rapport intime à ces dernières. Elles font très vite émerger aussi bien les mots que les affects, qui généralement sont réprimés, car source d’angoisse. La deuxième raison est justement cette rencontre entre pathologie narcissique et le jeu vidéo comme lieu de passage à l’acte virtuel. L’acte devient symbolique et le conflit, mis en scène par la narration du jeu vidéo, se situe d’un point de vue dynamique entre pulsion et narcissisme....

 

> François LESPINASSE, "Un ATELIER THERAPEUTIQUE "JEU VIDEO" en hôpital de jour pour jeunes enfants."

L'équipe de l'hôpital de jour a été confrontée au phénomène des jeux vidéo lorsque les enfants ont commencé à en parler dans les ateliers thérapeutiques ou dans les réunions de parole. Ce sont d'abord les enfants du "Mercredi" qui ont apporté les premiers questionnements : le mercredi, nous accueillons en effet des enfants présentant des dysharmonies ou des névroses graves, qui peuvent ainsi être soignés en hôpital de jour tout en suivant une scolarité "normale". Au cours de la réunion de parole du matin, nous avons vu apparaître de façon massive des thèmes issus des jeux vidéo : certains, parmi les plus grands, énonçaient leurs performances ou celles de leur grande soeur ou de leur grand frère, en utilisant les codes propres à la culture du jeu vidéo ; ainsi, nous entendions un enfant expliquer à un copain : "Moi, au monde 4, je saute sur le premier cactus, et je prends la fleur magique pour éviter le dragon rose". D'autres, surtout les plus jeunes, étaient tellement poussés par le besoin d'extérioriser leurs émotions de jeu qu'ils n'avaient pas la capacité d'expliquer qu'ils se référaient à un jeu vidéo, et racontaient alors leur traversée du jeu comme s'ils en avaient été eux-mêmes le héros, comme dans une sorte de rêve électronique. Parallèlement, les enfants psychotiques que nous recevons les autres jours commençaient, pour ceux qui peuvent s'exprimer, à dire qu'ils avaient déjà joué ou qu'ils désiraient jouer avec les jeux vidéo. Les listes de cadeaux à demander au Père Noël incluaient toutes une console de jeu...

 

mars 25
2008

Un tableau sur le Moi-Peau bien pratique

Ecrit par jcdardart dans psychanalyseAnzieu

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Pour ceux qui s'intéresse au concept de Moi-peau de Didier Anzieu, il existe un tableau bien pratique créé par Yann Leroux.

>>Consulter  

mars 25
2008

Désintégration et Non-intégration chez winnicott

Ecrit par jcdardart dans winnicottpsychanalyse

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Dans l'oeuvre de Winnicott, deux concepts posent souvent problèmes car on les confonds : La désintégration et la non-intégration.

La non-intégration est bien un état du développement normal un stade où les différentes componsantes ne sont pas encore intégrées.

On retrouve la non-intégration dans le repos, le rêve et la créativité artistique. Et ceci par processus de régression.

La désintégration on la retrouve dans la psychose. Pour Winnicott elle viserait à défendre la personne d'une régression. Ce qui est original, ici ce n'est pas tant la régression qui est pathologique mais son empêchement.

cf D.W Winnicott, "L'intégration du Moi au cours du développement de l'enfant." in Processus de maturation chez l'enfant, développement affectif et environnement


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