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Génétique et intelligence collective : les stratégies guerrières des fourmis Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : vie artificielle

Proposé par Stephane Desbrosses, le 21-12-2007



Index de l'article
Génétique et intelligence collective : les stratégies guerrières des fourmis
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La fin d'une ère

Soigner le mal par ses moyens : Une nouvelle super colonie de fourmi d'Argentine a fait son apparition en Catalogne, hyper agressive, beaucoup moins importante en nombre, mais rivale... En Argentine, Linepithema humile se comporte de la même façon que nos fourmis françaises, les colonies s'entre-tuant. De nombreux entomologistes espèrent voir en la nouvelle rivale un moyen de retourner à une organisation plus classique, et à une diversité plus bénéfique de l'écosystème.

En France, le climat est un obstacle : les fourmis d'Argentine ont besoin de chaleur et d'humidité, ce qui explique qu'elles ne s'éloignent que peu des côtes. La fourmi d'Argentine a également trouvé en France un rival inattendu : les petites fourmis rousses de nos contrées, elles même hyper agressives et puissantes, qui tendent à freiner l'avancée de la super colonie. Bien que chaque colonie de ces fourmis rousses possède des phéromones qui les distinguent des autres colonies rousses, leur force et leur ardeur belliqueuse les rendent très dangereuses. Des barbares pour trancher la vague...

Qui plus est, génétiquement parlant, de nombreux scientifiques estiment qu'une super colonie n'ayant que peu de variabilité génétique est condamnée, tôt ou tard, à disparaitre... Par exemple, le moindre virus un tant soit peu agressif, touche une population sévèrement, mais plus les variabilités sont grandes, plus la probabilité que des résistances émergent de cette population est grande.

Un intérêt pour la science, mais également pour l'homme

Pour de nombreuses raisons et intérêts, l’évolution des sociétés d’insectes telles que les fourmis sont un domaine d’étude important de la vie Artificielle. L’intelligence collective de ces grands groupes constitue l’un des fleurons de la recherche en intelligence artificielle, sous dénomination de Système Multi-agents : des milliers d’agents simples régis par des règles simples forment des structures d’une complexité, d’une efficacité et d’une robustesse impressionnantes.

Changer une seule règle à l’échelle de l’agent, comme par exemple, le code génétique, peut avoir des répercussions gigantesques, sur l'organisation globale, sur son efficacité. Ces procédés et leurs études ont de nombreuses implications pour l'utilisation future de nanotechnologies, dans lesquelles on voit des millions d'agents ayant un but commun, par exemple, l'élimination d'une tumeur ou des vaisseaux sanguins qui l'irriguent.

Egalement, un système multi-robot destiné à accomplir une tâche est plus avantageux dans certains domaines, qu'un robot unique qui s'arrête dès qu'une pièce vient à être défectueuse. Les réseaux neuronaux sont également plus robustes et polyvalents qu'un système informatique procédural : quand une ligne de code foireuse fait planter un système (qui a hurlé "windoooows" ?), des centaines de neurones artificiels grillés sur un système en comportant des dizaines de miliers, n'affectent que peu le fonctionnement du programme.

   

Mots-clés : intelligence collective, vie artificielle, fourmis, agent, colonies, génétique



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