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Génétique et intelligence collective : les stratégies guerrières des fourmis Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : vie artificielle

Proposé par Stephane Desbrosses, le 21-12-2007



Index de l'article
Génétique et intelligence collective : les stratégies guerrières des fourmis
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L'art de la guerre

Pour l'anecdote... L'art belliqueux n'appartient pas qu'aux hommes : les stratégies guerrières des fourmis n'ont rien à envier à l'espèce soit disant dominante.

L'effort de guerre et le contrôle démographique

Pour se protéger ou entreprendre des campagnes guerrières, les colonies créent des soldats, caste ayant pour but la sauvegarde de la colonie, par tous les moyens, y compris le sacrifice. Pour créer des soldats, les ouvrières suralimentent les larves aux dépens d'un développement plus construit de la colonie... Cet effort de guerre va donc ralentir l'évolution de la fourmilière.... C'est pourquoi en temps de paix cette production reste limitée (sauf dans les colonies de grande envergure, déjà installées), mais il suffit qu'une menace de guerre soient perçue par les ouvrières pour qu'apparaisse une augmentation de la garde.

Espionnage et désinformation

De nombreuses autres stratégies ont pu voir le jour au fil de l'évolution, comme c'est le cas dans une guerre monumentale opposant, aux USA, les fourmis de feu "Solenopsis invicta", extrêmement puissantes, et leur ennemies jurées, les fourmis communes de bois ou Pheidole. Les fourmis de feu possèdent des nids cent fois plus importants, un venin très puissant... et portant, les pheidoles abondent autour de ces nids... pourquoi?

Les fourmis de feu envoient leurs éclaireurs autour de la colonie afin de repérer toute éventuelle menace... dès lors qu'une pheidole même ouvrière, croise leur chemin, un premier contact a lieu : la pheidole fonce sur le puissant attaquant pour s'imprégner de son odeur, puis fuit immédiatement, retournant vers sa colonie en secrêtant des phéromones d'orientation qui vont rediriger ses accolytes. elle ne manque pas au passage de bousculer ses congénères, qui, excités par l'odeur de l'assaillant qui imprègne la fuyarde, ont tôt fait de remonter la piste jusqu'à la fourmi de feu, en nombre supérieur et en excitation croissante... Le puissant éclaireur de feu est rapidement réduit à néant... Alors, comme aucun éclaireur ne revient à la colonie, les fourmis de feu ne se rendent simplement pas compte de la présence de pheidoles...

Guerre totale

Lesquelles adoptent une autre stratégie, de comptage : plus les affrontements de ce type sont nombreux, plus elles déduisent que la source est puissante, et inversement. Moins les affrontement sont nombreux, plus les pheidoles s'étendent, se rapprochent de la colonie adverse... dès que la colonie pheidole a atteint un nombre suffisant d'élement, et plus les affrontements se font rares, plus la date fatidique de l'envahissement approche. Si les escarmouches ont leur stratégie, dès qu'une colonie atteint un nombre 10 fois plus important que la colonie rivale, se met en place l'invasion totale et barbare : retour aux armes et aux statégies primitives, massacre à la mandibule et jet de venin et d'acide formique... le but étant de tuer la reine et dévorer les couffins, afin que l'annihilation soit totale, nette et définitive.

Terrorisme, guérilla et sacrifice

Un autre cas intéressant est celui des fourmis kamikaze d'une espèce de camponotus vivant dans les forêts de Malaisie : son corps est traversé, des mandibules à l'extrémité de l'abdomen, par des glandes bourrées de sécrétions toxiques, qui la transforment en véritable bombe ambulante. Quand ces fourmis se trouvent en difficulté en combat, elles contractent violemment leurs muscles abdominaux, faisant éclater leur exosquelette et inondant leurs adversaires de venin.

Etat de siège et gestion du territoire

D'autres fourmis comme la fourmi du désert innondent l'entrée des colonies d'autres espèces, de substances toxiques qui provoquent la crainte de leurs ennemis. Elles assiègent ainsi des colonies et en profitent pour rafler la nourriture du domaine de chasse, affaiblissant leurs adversaires pourtant dix fois plus grosses, les fourmis de miel.

Les fourmis sont les formes de vie parmi les plus agressives de la planète, basant leur politique étrangère sur l'agression ininterrompue, la conquête territoriale constante et l'annihilation des colonies voisines par génocide, et ceci dès que possible.

sources : diverses dont :
  • http://membres.lycos.fr/dmouli/ et
  • http://www.univ-tours.fr/irbi/UIEIS/Articles%20presse/Argentine.htm
  • http://www.dinosoria.com/fourmi_feu.htm


   

Mots-clés : intelligence collective, vie artificielle, fourmis, agent, colonies, génétique



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