Skip to content

Psychoweb

Ecran diminué  Ecran large  Augmenter la taille de la police  Diminuer la taille de la police  Taille par défaut 
Chemin :    Accueil arrow News arrow Derniers Articles arrow Vie Artificielle arrow Les racines historiques de la V.A.
Les racines historiques de la V.A. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : vie artificielle

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007



Le Canard de Vaucanson, un des plus habiles automatesDès la préhistoire, on peut noter la volonté de représenter, voire de reconstituer artificiellement la vie ou certaines de ses propriétés. Cette volonté se manifestait par exemple par la production de statuettes, mimant les formes et attitudes humaines. Certains pensèrent plus tard à les doter d'articulations afin d'augmenter leurs ressemblances à leurs modèles. Bouger ces statuettes nécessitait cependant un apport mécanique manuel...

L'avènement des automates

L'automatisme intervint avec l'avènement des horloges mécaniques, qui représentaient la pointe de la technique lors du moyen-âge. C'est sur la base du fonctionnement de celles-ci que furent construits les premiers automates, dont certains reproduisaient non sans mal mais d'une manière réaliste quelques mouvements simples d'homme ou d'animaux. Dans le même temps, l'avancée de la biologie permettait d'établir des analogies entre le corps humain et des systèmes connus (cœur/pompe, poumons/soufflet,...), plusieurs de ces mécanismes pouvaient alors être "recréés" artificiellement, de façon grossière mais stimulante pour les esprits de l'époque. Philosophes, physiciens et mathématiciens y voyaient des objets de curiosité et d'expérimentation prenant place au sein de leurs réflexions.

Les analogies du vivant et des mécanismes automatiques amenèrent Descartes (1596-1650) à imaginer les animaux comme des systèmes mécaniques complexes, avançant l'idée d'animaux-machine. Cette conception fut reprise et retravaillée par J.O. De La Mettrie en 1748 de manière à l'appliquer à l'homme (l'Homme-machine), qu'il assimilait également à une mécanique complexe. Des automates de complexité croissante furent créés, notamment le canard de J. De Vaucanson, qui comportait plus de quatre cent pièces articulées. Mais ces automates restaient entièrement mécaniques et peu de réflexions sur la nature de la vie étaient engagées dans le but d'améliorer la valeur de ceux-ci. Les automates seraient à jamais des horloges complexes.

Horloges et ordinateurs

Ces avancées de la technique eurent quand même l'heureuse conséquence d'amener les hommes à penser qu'il était peut-être possible de reproduire la vie. La généralisation de la technique, l'apparition des roues dentées par exemple, permirent aux automates de recréer des mouvements encore plus complexes, alors que se développaient en parallèle les ancêtres de nos ordinateurs actuels. Ainsi, Wilhelm Schickard construisit en 1623 la première "horloge calculante", composée d'engrenages et de roues dentées. Sans avoir connaissance des travaux de Schickard, qui tombèrent dans l'oubli après un incendie de son bureau, Blaise Pascal réalisa 19 ans plus tard une machine qui fonctionnait sur un principe similaire, qui ne servait pas à grand chose (calculait les éphémérides) mais qui constituait en soi une merveille de la science ; elle connue malgré la difficulté et le coût de sa réalisation un succès certain auprès de la cour du Roi.

Quelques années plus tard, Leibniz conçut une machine capable d'effectuer les quatre opérations élémentaires. Charles Xavier Thomas (1785-1870) repris le principe pour donner jour au premier calculateur "portable et pratique". L'ancêtre de l'ordinateur est une conception de Charles Babbage : sa machine analytique possédait des "mémoires" sous la formes de cartes d'opération et de cartes de variables.

Dans le même temps (1854), G. Boole établissait les bases du système binaire initié par Leibniz. Cette avancée permis de remplacer par la suite les roues dentées par des relais électromagnétiques, plus rapides et plus fiables. Depuis, de nombreuses sciences ont apporté leur contribution au développement de l'ordinateur, qui de fil en aiguille est devenu aujourd'hui capable de simuler de nombreux processus, vivants ou non.

Source : Diverses dont J-C. Heudin (1994) La Vie Artificielle
   

Mots-clés : automates, fondements, historique, logique binaire



Ajouter votre commentaire

Attention, ce site n'est pas un site de psychothérapie en ligne! Avant de commenter, veuillez consulter ces conseils.
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent commenter un article.
Aucun commentaire posté
 
< Précédent   Suivant >