Skip to content

Psychoweb

Ecran diminué  Ecran large  Augmenter la taille de la police  Diminuer la taille de la police  Taille par défaut 
Chemin :    Accueil arrow News arrow Derniers Articles arrow Psychopathologie arrow Histoire et dimensions de la psychologie clinique
Histoire et dimensions de la psychologie clinique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychopathologie

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007



Représentation d'un cours de J-M CharcotLa psychologie Clinique, ayant pour but principal l'aide au patient atteint de troubles mentaux, autant que de sujets dits "normaux", constitue le mouvement sous-jacent aux psychothérapies. C'est à travers l'évolution de la psychologie clinique que l'on voit se construire les méthodes d'analyse et de soins qui deviendront par la suite ce que sont les psychothérapies aujourd'hui.

1. Les précurseurs

Philippe Pinel (1745 -1824) est considéré l'initiateur de la psychologie clinique. Par son geste symbolique, enlever les chaînes de ce que l'on nommait à son époque, les "fous" ou les aliénés, il introduit une dimension clinique imprégnée de philosophie humaniste à la psychiatrie. Il montre en cela une volonté d'interprétation, de compréhension et d'intervention proches du malade, qui est, lui, considéré non plus comme un aliéné, mais un malade que l'ont peut aider et dont on va chercher le "mieux-être" ou la guérison.

Pierre Janet (1858-1947) est le premier psychiatre à parler de psychologie clinique, il présente son intérêt pour l'étude du particulier, du singulier, pour mieux comprendre une pathologie.

Sigmund Freud (1856-1939) influence énormément les théories cliniques et les techniques thérapeutiques. Beaucoup de cliniciens font encore aujourd'hui référence à la psychanalyse. Pour Freud, l'étude du fonctionnement pathologique passe par l'étude de cas et l'approfondissement du particulier, notamment, grâce à l'intervention par cure analytique, suivant les principes de libre association.

Witmer (1867-1956) fonde en 1896 aux USA, la première clinique de psychologie, dans laquelle il soignait des enfants handicapés mentaux.

2. Fondateurs de la psychologie clinique en France

Lagache, psychiatre, psychanalyste et philosophe, fut le premier, en 1949, à proposer une définition spécifique de la psychologie clinique, aidant en cela à la démarquer d'autres disciplines telles que la psychiatrie ou la psychopathologie. C'est avec lui que la psychologie clinique devient une discipline à part entière. Il fonde sa méthode sur l'étude approfondie de cas individuels, destinée à accroître les connaissances du fonctionnement psychique humain.

Favez-Boutonnier créé en 1959 le premier laboratoire de psychologie clinique à la Sorbonne. Ce médecin insiste sur la relation d'implication et d'influence réciproque liant patient et thérapeute, toujours présente en situation naturelle, et dont l'évolution doit être prise en compte dans la thérapie. Elle tente alors de comprendre le fonctionnement psychologique en situation de soin, également, en situation expérimentale, ce qui est nettement différent.

Anzieu reprend en 1974 les définitions précédentes de la psychologie clinique, an y adjoignant les trois postulats de base : - postulat dynamique : la notion de conflit est centrale en psychologie clinique. L'individu est en conflit avec lui-même, avec les autres et avec son milieu. La psychologie se doit alors d'étudier les conflits, leurs mécanismes, leur intensité, leurs expressions et modes de résolution. - postulat interactionniste : pour comprendre le malade et sa pathologie, il faut replacer le patient et ses conflits dans son contexte, environnemental, familial, culturel... C'est le réseau d'interaction du patient qui va donner une signification aux conflits. - postulat génétique : le patient doit également être replacé dans son histoire. Il a pu avoir des périodes de régression, de stagnation, de crises... L'entourage également possède une histoire. Cet aspect est très important pour comprendre l'apparition de la conduite.

Revault d'Allonnes est une des premières à réellement spécifier le champs de recherche de la psychologie clinique, notamment en la démarquant d'autres discipline comme la psychanalyse, qui ne vise principalement que le soin au malade. Elle définit une démarche en 7 points, pour la recherche et l'intervention clinique. Elle pousse en outre la psychologie clinique à considérer chaque patient potentiel, à l'instar de la psychanalyse qui était tout de même réservée aux gens suffisamment aisés.

La psychologie clinique était au départ très liée à la psychanalyse, mais elle s'est par la suite enrichie de nouvelles perspectives, provenant notamment de la méthodologie cognitive ou des sciences sociales.

3. Les dimensions de la psychologie clinique.

  • Un objectif de connaissance de l'individu et de son fonctionnement psychologique. Pour ça, il est nécessaire de faire appel à des modèles théoriques plurifactoriels : un modèle unique ne saurait rendre compte de l'ensemble des conduites humaines! On y trouve donc les modèles psychanalytiques, systémiques, autant que les modèles cognitivo-comportementaux ou neurobiologiques.
  • Un champs de pratique professionnel défini la psychologie clinique : la pratique d'évaluation, d'intervention psychologique, via différentes formes de psychothérapies.
  • la psychologie clinique renvoie également à une méthodologie complexe de type clinique : techniques d'observation, d'entretien, tests projectifs, etc...
  • La psychologie clinique possède une dimension scolaire universitaire : user du titre de psychologue clinicien nécessite l'obtention d'un DESS de psychologie clinique, 5 années d'étude et de formation.
  • la psychologie clinique comprend enfin une dimension de recherche, très importante : théories, modèles, méthodes, sont issus de cette dimension, et permettent en retour à la recherche d'avancer et de proposer de nouveaux modèles plus efficaces ou plus précis, des techniques adaptées, etc... Cet aspects pose tout de même des problèmes particulier, notamment éthique : il est impératif avant toute chose de songer au bien être du patient. De plus, il est difficile de rester objectif en étant à la fois clinicien et chercheur (problèmes de subjectivité ou d'attente du chercheur...)

Source : Cours de psychologie clinique - Dijon
   

Mots-clés : historique, précurseurs, psychologie clinique, psychothérapies



Ajouter votre commentaire

Attention, ce site n'est pas un site de psychothérapie en ligne! Avant de commenter, veuillez consulter ces conseils.
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent commenter un article.
Aucun commentaire posté
 
< Précédent

Identification

Derniers commentaires

L'exhibitionnisme,... : Bonjour, je ne suis pas un ancien de... Par itamaug
L'exhibitionnisme,... : Bonjour Neuneune, Je me réjouis de... Par Furet
L'exhibitionnisme,... : Bonsoir à vous. Avant de venir ici,... Par Neuneune
Listes de phobies réelles...... : oups voici le lien de l'article sur les... Par ola
Listes de phobies réelles...... : C'est plutôt une liste super... Par ola