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Section : articles, Catégorie : psychopathologie

Proposé par Stephane Desbrosses, le 21-12-2007

L'agoraphobie est souvent décrite comme la peur des foules... description inexacte!L'agoraphobie est régulièrement définie comme une peur panique des foules, des espaces vides ou vastes, des lieux publics. Les conduites d'évitement entraînent souvent des difficultés d'intégration, une baisse des rapports sociaux, et peuvent gêner très fortement les vies affectives et socio-professionnelles des patients.
 
En résumé : L'agoraphobie est plus fréquente chez la femme que chez l'homme, peut débuter à l'adolescence, mais généralement, se développe entre 20 et 30 ans dans sa forme mineure, entre 35 et 45 ans, dans une forme plus grave qui s'accompagne généralement de troubles paniques. Dans de nombreux cas, elle fait suite à un événement traumatique majeur (deuil, perte d'emploi, etc...). Elle se constitue généralement d'une succession d'attaques de panique (mais une seule peut suffire à instaurer l'agoraphobie), se produisant dans les espaces vides, vastes ou clos, dans les espaces fréquentés. Les ponts, les aéroports, les grands magasins, les trains... sont autant de situations stressantes que l'agoraphobe va se mettre à éviter, de peur de retomber en attaque de panique. La relaxation et l'apprentissage d'une régulation de ses émotions et de son corps aide le patient à vivre mieux les situations normales, et à se confronter aux situations potentiellement stressantes. La désensibilisation systématique permettra de suivre le rythme du patient et de le placer progressivement dans les situations qu'il ne redoutera alors plus.

1. Prévalence et incidence

On observe plus de cas chez la femme que chez l'homme (1H/4F), mais de nombreuses raisons culturelles peuvent l'expliquer et réduire cet écart. L'agoraphobie touche selon les études, de 2 jusqu'à 4% de la population! Ces chiffres dépendent notamment des critères de sélection utilisés : certaines personnes ne vivent pas de réelles crises de paniques, puisqu'elles arrivent à éviter toutes les situations potentielles de crise. D'autres, souffrent d'une forme mineure atténuée par l'habitude de situations stressantes.

L'agoraphobie simple (ou isolée) peut débuter à la sortie de l'adolescence, jusqu'aux environs de la trentième année. L'agoraphobie vécue entre 35 et 45 ans s'accompagne régulièrement de troubles paniques. Un événement particulièrement stressant (perte d'emploi, deuil, accident) constitue souvent le point de départ.

2. Critères du DSM-IV

A. Anxiété liée au fait de se retrouver dans des endroits ou des situations d'où il pourrait être difficile (ou gênant) de s'échapper ou dans lesquelles on pourrait ne pas trouver de secours en cas d'attaque de panique ou bien en cas de symptômes à type de panique. Les peurs agoraphobiques regroupent un ensemble de situations caractéristiques incluant le fait de se retrouver seul en dehors de son domicile; d'être dans une foule ou dans une file d'attente; sur un pont ou dans un autobus, un train ou une voiture. N.B. Envisager le diagnostic de phobie spécifique si l'évitement est limité à une ou seulement quelques situations spécifiques, ou celui de phobie sociale si l'évitement est limité aux situations sociales.

B. Les situations sont soit évitées (p. ex., restriction des voyages) soit subies avec une souffrance intense ou bien avec la crainte d'avoir une Attaque de panique ou des symptômes à type de panique ou bien nécessitent la présence d'un accompagnement.

C. L'anxiété ou l'évitement phobique n'est pas mieux expliqué par un autre trouble mental, tel une Phobie sociale (par ex. évitement limité aux situations sociales par peur d'être embarrassé), une Phobie spécifique (par ex., évitement limité à une situation unique comme les ascenseurs), un Trouble obsessionnel-compulsif (par ex., évitement de la saleté chez quelqu'un ayant une obsession de la contamination), un état de stress post-traumatique (par ex., évitement des stimulus associés à un facteur de stress sévère) ou un Trouble anxiété de séparation (évitement lié au départ du domicile ou à la séparation d'avec les membres de la famille).

L'évitement de situations peut altérer les capacités des sujets à voyager, à travailler ou à assumer leurs responsabilités.

Référence : American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p

3. Comment la reconnaître?

L'agoraphobie présente comme de nombreuses phobies des signes somatiques de panique : tremblement, transpiration, tachycardie (rythme accéléré et irrégulier du coeur), souffle coupé et gêne à respirer, sensations de vertige, sueurs froides. Des vertiges ou de véritables nausées montrent combien la peur affecte le patient.

On parle donc d'agoraphobie lorsque s'installe une peur intense d'endroits très fréquentés (aéroports, magasins) ou vastes. De fait, un grand nombre de situations en société présentent ces caractéristiques, il arrive donc parfois que les patients en viennent à un point où ils ont peur même de sortir de chez eux. Souvent, ils demanderont à une personne de les accompagner "au cas où" quelque chose se passerait : les agoraphobes ont une forte appréhension selon laquelle ils pourraient ne plus sortir ou être secouru dans un endroit, lequel, sera lié à cette peur, et par effet conditionnant, sera par la suite évité autant que possible par l'agoraphobe. Celui-ci anticipera dès lors les situations potentiellement provocatrices d'anxiété et tentera de les éviter (peur d'avoir peur, appelée phobophobie), ou de se rassurer par la présence d'une tierce personne. La peur du vide est un symptôme très fréquent.

Rappelons que la frontière entre attaque de panique, trouble panique et agoraphobie est floue. On définit les attaques de paniques comme les peurs intenses et angoissantes (voir le cours spécifique), le trouble panique, lui, se constitue d'une succession d'attaques de panique et s'accompagne d'une forte peur persistante en dehors des attaques de panique. L'agoraphobie sera plutôt vue comme une suite d'attaques de panique, en situations cependant spécifiques (train, espaces vides, etc...). Le trouble panique peut exister seul ou en association avec l'agoraphobie...

4. Etiologie

Un grand nombre d'agoraphobe le devient à cause d'un événement traumatique déclencheur (deuil, séparation, perte d’emploi, etc...), s'étant déroulé dans l'année courante. Les troubles paniques, bien que symptômes indépendants, sont régulièrement associés à l'agoraphobie, et en détermineront son évolution : la première attaque de panique va insuffler l'angoisse chez le patient, qui va immédiatement la redouter. L'attaque de panique se caractérise par une angoisse intense, et divers troubles physiques comme une sudation excessive, l'accélération flagrante du rythme cardiaque, le souffle court... Une énorme et intense frayeur, en quelque sorte, suffisamment effrayante pour que la possibilité de son retour provoque elle-même une forte anxiété, qui va faciliter le retour d'une attaque de panique, exerçant sur l'agoraphobe une sorte de spirale d'anxiété s'auto-entretenant. Par mesure de prévention, autant que par peur, le patient va se mettre à éviter toute situation qu'il redoute comme potentiellement déclenchante d'une attaque de panique, et l'agoraphobie durable va se développer sur ce fond anxieux.

5. Quel traitement?

Il vise à réduire l'anxiété et le stress ressenti par le patient, sur deux niveaux : l'anxiété globalement ressentie, toujours présente, ainsi que la situation d'attaque de panique, et les manifestations physiologiques qui accompagnent ce pic intense d'anxiété. On va tenter de former le patient à la relaxation, à l'évacuation de l'angoisse qu'il peut contenir de manière constante. Deux formes de traitement visant à la relaxation sont régulièrement utilisées : la technique de Jacobson (1938), dont une adaptation récente est le fruit de Servant (2001). Le "training autogène" de Schultz (1920) se base davantage sur le travail personnel et une certaine forme d'auto-hypnose relaxante.

Ces techniques vont permettre au patient à la fois de se relaxer au quotidien, mais également à reprendre le contrôle de son corps et lutter contre les manifestations neurovégétatives, par exemple (apprendre à ralentir son rythme cardiaque, se calmer, etc...). Elles réintègrent un sentiment de contrôle sur les phénomènes et événements, permettent "d'apprivoiser" la panique, c'est-à-dire pouvoir être confronté à une situation qui déclenche les prémices d'une crise et pouvoir y faire face sans recourir à l'évitement.

La désensibilisation systématique permettra de se confronter aux situations anxiogènes, étapes par étapes, d'abord, en imagination, puis progressivement en situations réelles, au rythme du patient.
   

Mots-clés : trouble panique, agoraphobie, pathologie, soin, thérapie

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49 commentaire(s)

Ecrit par: Gilly le 23-12-2007

Effectivement les angoisses anciennes sont presque passées car j'ai dû prendre sur moi-même et faire un travail pour dépasser ce stade. Il faut surtout dépasser ce petit inconvénient et se forcer à aller sur des marchés ou dans des réunions non contraignantes pour pouvoir s'en sortir. 
Bien qu'étant un homme j'ai réussi à dépasser certaines crises, mais pas encore toutes.

 

Ecrit par: goccia2a le 23-12-2007

J'ai subi la violence de mon ex-mari qui est un pervers narcissique paranoïaque pendant 8 ans, plus 6 ans de divorce, c'était en 2002. Ma grand-mère est décédée en octobre 2005, puis ma mère en septembre 2006, mon père n'est plus là, il est décédé en 1970, j'avais 3 ans. Aujourd'hui, je suis sous Prozac, et je ne suis pas de thérapie, alors qu'il le faudrait! Le simple fait de sortir de chez moi pour aller chez le mèdecin, ou emmener mes enfants à l'école est une épreuve. J'ai des sueurs froides, le coeur qui tape si fort que je me dis qu'il va éclater, les mains qui deviennent gelées au point que mes bagues ne tiennent plus, une barre dans le front, mal aux reins....les crises de spasmophilie, je les fais taire à grands coups de magnésium; Et je ne me soigne pas, parce-que je tais mes souffrances et que je me dis que ce n'est pas grave...J'ai du mal à réaliser l'ampleur de ma situation, c'est pas facile! Auriez-vous des idées? Merci!

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

Pas simple, tout ça... Le cas présenté, se retrouve parfois sous le nom de "stalking" : un ex conjoint accroc à son ancienne compagne, ne peut s'arrêter, s'empêcher de la surveiller, de lui tendre des pièges... 
 
On comprend aisément l'aversion et l'angoisse que cela peut provoquer, même si ici, cela ne s'apparente pas exactement à l'agoraphobie. L'angoisse en face des situations que l'on tente d'éviter est toutefois très semblable, et on pourrait y voir là certains symptômes des troubles paniques. 
 
L'essentiel là dedans et de ne pas culpabiliser, beaucoup de femmes le font dans ce genre de situations... Les amis sont là pour vous vous aider, en vous apportant réconfort et en vous sortant au possible de la tête ce qui vous angoisse. Les professionnels sont là pour guider vos efforts à la reconstruction d'une nouvelle vie si besoin est. En tout les cas, se taire et régler ses angoisses à coup de médicaments peut ne pas être une solution, ça ne règle pas un problème, ça le mets en sommeil, tout au mieux... ce qui ne doit pas dispenser de s'en servir, bien entendu, en guise d'aide, mais en retenant que c'est temporaire et qu'il peut etre bon d'agir sur le fond, et sur la situation. 
 
Dans les situations ou l'angoisse se déclenche, vous pouvez essayer de vous faire accompagner par dees amis - sans que cela ne devienne nécessaire!, attention à ne pas tomber dans une spirale pour laquelle vous n'oserez plus sortir sans être accompagné par des proches! 
 
On peut essayer de se raisonner également en ne dramatisant pas toutes les situations. Beaucoup d'entre elles ne vous apportent pas, en définitive, de souffrances, hors l'appréhension, qui est alors excessive. 
 
Dans les cas de peur et de manifestations physiques de ces peurs, on peut s'orienter vers la relaxation, voire une thérapie cognitivo comportementale adaptée à votre histoire. 
 
Autre constat qui a son importance... Les psy sont des hommes comme tous, parfois, certains peuvent ne pas réussir à vous aider, ou ne pas comprendre ce qu'il faut faire, comment le faire... et peuvent échouer. C'est notre lot à tous. Une grande part du dialogue et de l'aide apportée par un psy passe en premier lieu par sa propre personnalité et l'interaction qu'il va développer avec vous. Il n'est pas toujours évident de savoir à l'avance si l'on pourra vous apporter ce dont vous avez besoin. Bref, si un psy ne vous a pas convenu, n'hésitez pas à en consulter un autre...

 

Ecrit par: Azarsman le 23-12-2007

Je viens de découvrir enfin depuis 3-4 ans que je suis agoraphobe... D'un côté, cela me soulage puisque je croyais que j'avais un cancer ou une autre maladie réellement mortelle... Après avoir visité de nombreuses fois mon médecin et avoir pratiqué des examens, analyses et autres, aujourd'hui enfin, je sais ce qu'il se passe réellement. Je suis satisfait car ça devenait invivable. Désormais, je ferais tout pour pouvoir maîtriser ma phobie. Donnez moi des conseils pour débuter!!

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

Bien entendu, Je vous souhaite en premier lieu un bon courage, et une bonne volonté, c'est ce qu'il faut en priorité ;) 
 
Les amis peuvent vous aider en vous accompagnant dans les situations qui vous troublent, sans toutefois que cela ne devienne une habitude, apprennez progressivement à vous en passer. 
 
La méthode cognitivo comportementale de désensibilisation, peut vous apporter un soutien, soit en consultant, soit, si cela vous gêne un peu, en essayant chez vous, à vous habituer, en pensée, aux situations qui vous posent problèmes. décontractez vous, prenez un moment régulièrement pour vous immmerger, en pensée dans ces situations. Même si cela n'est pas très agréable, apprenez à associer ses pensées à une décontraction totale, à vous imaginer dans ces situations, sans qu'elles vous paralysent. Demandez-vous ce que vous devez faire, ce qui justifie des craintes, et comment les dépasser. Sont-elles raisonnées? sont-elles inéluctables? 
 
Le seul fait de s'imaginer dans des situations d'ordinaire angoissantes, lorsque vous êtes dans un état de quiétude absolue, devrait permettre de soulager vos craintes. Petit à petit, très progressivement, vous pourrez alors vous confronter à ces situations, qui redeviendront normales à vos yeux. Nh'ésitez pas à demander l'aide d'un spécialiste cognitivo-comportemental. Bon courage à vous :)

 

Ecrit par: Emy le 23-12-2007

Je suis agoraphobe. Je n'ai que 15ans. 
Je parcours des sites pour en connaitre un peu plus sur l'agoraphobie. 
C'est lors d'un concert, en pleins milieu d'une foule que j'ai fait ma première vraie "crise". Mes parents ne sont au courrant de rien. Et, à-vrai-dire, il a fallu que mon copain, qui était à côté de moi pendant ma crise, me dise que je suis agoraphobe pour que je m'en rende compte. 
Mes parents vont divorcer. Dès qu'ils se voient, ils se disputent. Ma mère nous a comme abandonné pour un homme qu'elle connait depuis 2semaines à peine. Pas de coups de téléphone. Rien. 
Ma grand-mère est décédée début de cette année. Elle avait un cancer. 
Mon grand-père est fort malade. Etc. 
 
Est-ce que ca pourrait être à cause de tous ces évènements que je suis agoraphobe? 
Dois-je pévenir mes parents? 
Je ne m'y connais pas beaucoup sur ce sujet. Si vous pouviez m'éclairer, ce serait plus que gentil ! Merci ! :)

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

Je pense que nous devrions dès lors en parler en privé. Je te contacte pour ça. Bon courage ;)

 

Ecrit par: Jojo le 23-12-2007

moi aussi je suis comme vous,mais je veux m'en sortir .A 50 ans et plus il est grand temps si je veux vivre ma vie ou du moins ce qu'il en reste.Je vous envoie plein de courage et d'espoir.Si on foncait tous ensemble en 2007 ,aurevoir je vous aime tous tres fort .Bonnechance Jocelyne

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

Bon Courage, Jocelyne :) N'hésite pas à demander le soutien des amis qui sont là pour ça ;) et n'hésite pas aussi à revenir nous voir pour donner des nouvelles :)

 

Ecrit par: Jocelyne le 23-12-2007

Merci beaucoup pour votre reponse!! Ca me touche et m'encourage! Je serai heureuse de vous donner des nouvelles de mes progres!! Aujourd'hui, ma fille viens me visiter et nous sortirons profiter du soleil! C'est la premiere fois que j'ecris un commentaire sur un blog et je pourrai maintenant utiliser ce nouvel outil pour m'aider!! 
A tres bientot!! Jocelyne V.

 

Ecrit par: Véronique le 23-12-2007

enfin !j'ai un non sur ma maladie !je suis agoraphobe,depuis mon licenciment en 2006 à la suite de mon opération ,je n'ai plus de repére,un métier trés prenant et aujourdh'ui plus rien drôle de choc.je suis de nature forte de caractére et je vais y croire car pour guérir il faut s'accrocher!!alors je compte retrouver une vie normale,et vivre avec le sourire...

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

bon courage à toi :) pour le sourire et pour lutter contre la morosité, j'ai créé ce site ;) 
 
JoOok!! 
 
bons sourires :)

 

Ecrit par: Ben le 23-12-2007

Je n'ai subi aucun traumatisme dans ma vie (comme tout le monde j'ai perdu un grand-père mais rien de plus) tout va vraiment pour le mieux à part que je viens de m'appercevoir que je suis agoraphobe. J'ai 19 ans et tout a commencé l'année dernière lors de ma 1er année de fac. En plein mileu d'un amphi de 700 personnes j'ai été pris de panique sans savoir pourquoi. Ca s'est répété au point que je sois contraint de rester près de la porte et enfin d'arrêter mes étude. Parallèlement il s'est passé la même chôse dans le tramway et maintenant je ne prends plus de transport en commun. J'ai été durant l'été serveur dans un restaurant qui acceuillait jusqu'à 900 personnes par jour dans une ville de bord de mer saturée par la foule, assisté à des concerts au milieu de milliers de personnes sans le moindre problème. Aujourd'hui je reviens dans la ville de mes études, et mes angoisses et mon anxiété sont surmultipliées! Je ne prends ma voiture que la nuit pour éviter les bouchons, je ne mais pas les pieds en centre ville par peur de la foule, mais ce qui m'attriste le plus, c'est que j'ai repris la fac, mais il m'est impossible de retourner dans un amphi, alors je reste chez moi à broyer du noir. J'ai l'impression que mon agoraphobie évolue quand je suis dans cette ville (que j'adore) et aurait peut-être tendance à régresser quand je n'y suis pas. Merci d'avance pour vos futures conseils

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

Dans un cas comme celui-ci, il te serait bon de demander l'aide d'un psychologue cogntiviste-comportemental assez rapidement, car les symptômes sont un réel frein à une scolarisation normale. Et il semble nécessaire d'agir au plus vite, au moins sur les symptômes, afin de te permetre de retourner dans les amphithéatres. 
 
Demander les cours à d'autres ou les travailler chez soi est une solution de secours qui ne pourra pas être utilisée lors des examens... 
 
Je suppose qu'il y'a une fac de psycho sur ton campus, rien n'empêche d'aller y faire un tour et demander à un des profs de psychologie clinique des précisions, et éventuellement une orientation vers un professionel. Ils ne sont pas exactement là pour ça mais dans ton milieu, c'est à cet endroit que tu pourras rencontrer un professionnel rapidement. Sinon, n'hésite pas à faire un tour en Hôpital ou tu trouveras surement quelqu'un pour t'orienter. 
 
Et en attendant... relaxe toi chez toi, respire profondément, repense à ces moments où tu te sentais paniqué. cherche les raisons, remets toi dans ces conditions, d'abord en pensée, tout en conservant ton calme. Ne laisse pas la peur de ces situations t'empêcher de les affronter... en modérant les affrontements. vas-y petit à petit...; Comme une sorte de répétition : Chez toi, c'est calme, rien d'affolant, tu peux t'iaginer en contexte, demain, vers l'amphithéatre ou dans le bus. dès qu'un semblant de panique se fait sentir, demande toi bien si cela est justifié, cherche les moyens de conserver ton sang-froid, etc... Le lendemain, tu seras déjà un peu plus prêt à vivre ses situations banalement. N'hésite pas à demander à certains amis de te rassurer, mais ne compte pas trop sur les amis, sans quoi la peur risquerait de se déplacer et tu aurais besoin d'une personne chaque fois... 
 
L'important est de se préparer mentalement à garder son calme, et ne pas succomber à la crainte, dans les situations stressantes. 
 
N'oublie pas qu'un professionnel pourra grandement t'aider. Dans les situations pour lesquels le trouble est une gêne pour la vie de l'individu, il est très judicieux de consulter. Il s'agit d'un principe suivi par la majorité des psychologue pour définir si quelqu'un a un trouble ou non : si une personne possède un trouble qui ne fait souffrir personne, il n y a pas réellement d'anormalité. Si à l'inverse, la personne ou son entourage en souffre, c'est qu'il est temps de songer à travailler dessus.

 

Ecrit par: Margo le 23-12-2007

bjr, je viens d'avoir 21 ans.Il y a 6 mois ma tante est décédée . En rentrant chez moi le soir de l'enterrement j'ai fais ma 1ere crise de spasmo.J'ai cru mourir pdt 1/2 h.Depuis,j'angoisse H24, je n'arrive plus à aller à la fac, en magasin...et vu que mes angoisses se sont répétées un peu partout (même en voiture) je ne sors que la nuit.J'ai bien essayer de me faire violence de me dire ce n'est rien et que je n'ai pas peur.Mais ça a recommencé de plus belle.Quelques amies sont au courant mais sortir même avec elles et un calvaire pour moi parce que 10 min dehors et c'est insupportable je leur demande de me raccompagner chez moi. Est il possible de se faire hospitalisé pour ça? Merci d'avance.

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

Commence par en parler à ton médecin traitant qui saura t'orienter vers le bon psy du coin, lequel éventuellement te proposera une thérapie adaptée au besoin. les cas d'horspitalisation dans l'agoraphobie sont rares, simplement parce que le but n'est surtout pas de te confiner dans un milieu fermé...

 

Ecrit par: Angela le 23-12-2007

j'ai des attaques de panique en conduisant sur les autoroutes et voies rapides.La première a eu lieu sur l'A7 mais maintenant c'est même sur de courtes portions que je connais.J'ai 39 ans, je me suis séparée de mon mari cette année et j'ai eu un accident dans un train à l'age de 20 ans.J'ai peur de ne pas guérir et même que cela s'emplifie.Que dois faire?

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

Ne pas laisser la peur décider de tes déplacements. si la pression devient trop forte et que cette peur prend le dessus, demande un peu d'aide chez un spécialiste, ils sont là pour ça! :)

 

Ecrit par: Angela le 23-12-2007

merci de répondre mais c'est un peu bref!! 
Je vois un psy qui m'a prescrit seroplex 10 mg .j'ai peur de l'avenir ???est ce que l'on sort guéri de ces phobies ?

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

L'agoraphobie et ses symptômes se soignent et un traitement permet d'atténuer les symptômes :) Le premier facteur de changement (c'est-à-dire, ce qui joue le plus) reste toujours la volonté de lutter contre ses angoisses et ne pas se laisser dominer par elles! Et toute aide et bonne à prendre. 
 
Pour reprendre un débat éternel, les médications sont là pour aider, ceci dit, le soin que peut procurer un professionnel de la psychologie n'est pas à négliger. Dans le traitement des phobies, les thérapies cognitivo-comportementales sont très efficaces : mise en situation progressive, relaxation, désensibilisation... Le tout est d'apprendre à contrôler son angoisse, par exemple, en imaginant des situations qui posent problème, à l'avance, chez soi, lorsque l'on est bien relaxé. i l'angoisse monte à l'évocation imaginaire de ses situations, continuer à se relaxer, respirer profondément... 
 
Le fait d'imaginer les situations à problèmes et de nous imaginer, les contrôlant, aide grandement à se rassurer, à évacuer l'angoisse et gérer ses situations de meilleure façon lorsqu'elles surviennent. 
 
Avant tout, donc, ne pas chercher l'évitement, plutôt, se préparer mentalement à gérer les situations.

 

Ecrit par: Angela le 23-12-2007

merci de tes éclaircissements. Que penser de l'hypnose dans le traitement de l'agoraphobie?J'ai obtenu une adresse dans ce sens et il n'y a pas de possibilité de thérapie cognitivo-comportementale dans ma ville.

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

Je ne suis pas un spécialiste en ce domaine... Je crois savoir que l'hypnose et la méthode cathartique, très proche, ont été rejetée au fur et à mesure de l'expérience par Freud lui-même. 
 
Je suggère, s'il t'es possible de te déplacer dans une autre ville, de privilégier cette voie. Tu peux demander quelques conseils à ton médecin traitant à propos de ses collègues à contacter. 
 
Une nouvelle approche consistant à la consultation en ligne commence à apparaitre, elle est trop sujette à excroquerie et il n'y a à ma connaissance aucune étude de validité qui ait été faite à ce sujet. 
 
Pour répondre franchement à ta question, je doute que l'hypnose soit une solution, que ce soit à cours ou long terme. L'hypnose est comme l'homéopathie ou l'astrologie, certains y croient, certains la rejettent. D'un point de vue strictement scientifique, la validité de la technique n'est pas attestée, il est donc probable que la technique en elle-même ne soit pas génératrice de guérison ou d'augmentation de bien être. Par contre, la relation qui s'intaure avec le praticien peut tout à fait aider. Ceci dit, je ne sais pas quelle méthode on te propose exactement... 
 
S'il y'a d'autres questions, je suggère de passer par le forum pour éviter de surcharger cette page? Tiens moi au courant ;)

 

Ecrit par: Vince le 24-12-2007

Je suis une phobique sociale, agarophobe, depuis au moins ans. La première fois, lorsque j'ai réalisé que je devais (réellement) m'assumer toute seule. J'ai fusionné longtemps avec ma jumelle jusqu'au jour où elle s'est mariée. C'est un véritable buldozer qui tient en force. Elle me rejette, pour mieux se sentir exister. Toujours est-il que j'aimerais avoir un caractère plus affirmé, j'aime me cultiver. J'évite actuellement la boucherie, le pressing.... je voudrai pouvoir apprivoiser mon état de panique, mon mari me casse, et cela me tracasse.. je m'amuse un peu, mais mon état ne va pas en s'améliorant... j'ai l'impression que je vais finir zinzin. Qu'en pensez vous.

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Que je ne sais prévoir l'avenir ^^. Beaucoup de conseils sont notés en commentaire, les thérapies utiles, le type de psychologues à contacter et l'interêt de ne pas dramatiser tout en n'évitant pas de consulter, s'il y'a souffrance. ;)

 

Ecrit par: Ktty80 le 24-12-2007

bonsoir. 
je suis une jeune femme de 27 ans qui a decouvert son agoraphobie depuis peu et pourtant je le suis depuis 4 ans avcec des hauts et des bas. 
tout a commencé le jour ou je devais rencontré un jeune homme et le soir ou on s'est embrassé en rentrant en bus ma premiere crise est arrivée...oh la voila!!!! la vilaine!!! 
apres j'ai du consulter medecin urgentiste qui me disait que mon coeur est sain. 
je suis une jeune maman je pensai que cela été liée à l'époque à mon accouchement etc...que nenni est rebelote...crise sur crise. jusqu'en 2004 ou je trouve un travail...super!!!! j'arrive à bosser convenablement mais pas à prendre les transports.grrrrr!!! 
fin 2005 ma joie,je prends les transports avec mon enfant,j'y arrive enfin...je vis je bouge en 2006,je suis rayonnante rien ne peut m'arreter mais toutes choses ont une fin .debut 2007 la chute,licenciement à cause de mes crises ,je n'arrivais plus a aller au travail et encore moins travailler, je bossais dans un bloc...isolement..etc...et mes angoisses reviennent. 
je suis déçue car je pensai avoir vaincue "mes restes ". 
maintenant je suis au chomage,j'ai du mal à sortir et accompagner ma fille al'école,j'ai meme honte de ma personne, je suis désespérée car ça me ronge mon existence. 
je n'ai personne avec qui en parler vraiment. 
je n'arrive pas à rester chez moi car c'est la aussi que j'ai vécu mes premiers enfers. 
la foule j'en ai pas peurs mais c'est les symptomes qui me tuent. 
je pense aller voir un psy suffit que je prenne un rdv des le mois de janvier. 
car je veux atteindre mes 30 ans en pleine serenité. 
mais ce que je veux dire dans cette malheureuse "maladie"c'est que personne ne vous comprend réellement tellement qu'ils vivent bien. 
et c'est dommage. 
 
enfin je serais tres heureuse de dialoguer avec des personnes qui le veulent bien entendu.

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Ce témoignage touchant est à lui seul une chouette invitation :) Si tu le souhaites, je peux inviter les internautes à te joindre s'ils en éprouvent le désir. Que les interessés utilisent la page de contact. Quant à nous, rien ne nous empêche de passer par le forum dans un premier temps ;)

 

Ecrit par: Thomas le 24-12-2007

Bonsoir à tous. Aprés avoir lu pratiquement tout vos commentaires, il n' y a aucun doute que je suis agoraphobe. La difference est que ca m' arrive a des moments précis. Actuellement au chomage, mes crises d' angoisses viennent quand je me leve tard et que je sors aussitot dans des lieus publics, alors qu' un jour avant et en étant en pleine forme, je n' avais aucune angoisses de toutes sortes. Pareils pour les transports en communs, si je suis de mauvaise humeur ou un peu déprimé, ma seule envie est de sortir du bus a la prochaine station par crainte de m' évanouir... C' est tellement malsain. Je suppose donc que la seule solution me concernant est d' avoir un rythme de vie régulier avec un travail et une bonne hygiene de vie. Etes vous d' accord ?

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Le travail n'est pas une nécessité pour vivre mieux son agoraphobie mais apporte de nombreux avantages, et c'est une nécessité pour bien mener sa vie, cela aide l'intégration, en outre. Quant à l'hygiène de vie, il est bon de s'en préoccuper qu'on soit agoraphobe ou non ;) N'hésite pas à demander un peu d'aide si tu penses que tes difficultés deviennent un peu trop gênantes. J'espère que la lecture de cette page t'a aidé... sinon, n'hésite pas non plus à passer sur le forum ;) Bon courage, Thomas !

 

Ecrit par: Thomas le 24-12-2007

Merci Carnégie.

 

Ecrit par: Elsa le 24-12-2007

bonjour, 
je suis agoraphobe depuis mes 16 ans, j'ai aujourd'hui 29 ans. je crois que c'est une forme d'agoraphobie simple. tout ce que je lis sur internet me dit que cela va s'arrêter autour de la trentaine. mais mes symptomes ne semblent pas diminuer, je vois mal comment cela pourrait s'arreter en un an ou deux...des idées ?

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Passe sur le forum indiquer plus précisément ce qu'il en est, par exemple, est-ce invalidant, as-tu déjà consulté et le diagnostic est-il posé, décrit-moi ce qui te donne l'idée que tu es agoraphobe, etc...

 

Ecrit par: hsj le 24-12-2007

Bonjour à tous, je pense en ayant lu vos témoignages que je souffre d'agoraphobie et de TOC. Seulement, je n'ai pas peur lorsque je suis accompagné de mes parents ou lorsqu'il s'agit d'un "petit magasin". Que faire? Je vois un psychiatre en ce moment et je suis sous anti-dépresseur mais si je suis dépressif c'est à cause de l'agoraphobie et non l'inverse! 
Merci d'avance.

 

Ecrit par: Carnégie le 24-12-2007

Ton psychiatre te donne seulement des médicaments? il n a pas diagnostiqué d'agoraphobie? parle-lui en s'il n y a pas pensé : dans certains cas, il est très difficile de voir la dépression comme conséquente à une autre affection, ce qui n'est pourtant pas rare...

 

Ecrit par: Marie-Lou le 24-12-2007

bonjour, 
je suis heureuse de voir que je ne suis pas la seule a etre dans cet etat, je le croyais. 
tout le monde dit que ces crises d'angoisses constante sont dans nos tete,et qu'avaec la volonté on peut revivre a nouveau. 
mais pour moi c'est impossible , de plus cette situationn me rend tres malheureuse car j'ai des enfants et ne peut rien faire avec eux car je reste chez moi je n'arrive presque plus a sortir; pourtant je reve d'aller au cinéma, faire un resto avec mon mari ou sortir une journéé avec mes enfants, mais impossible . 
j'ai besoin d'aide car je veux plus tout ca!!!! c'est pas une vie

 

Ecrit par: oluna le 10-01-2008

bonjour, 
je suis agoraphobe depuis 5 ans environ maintenant j'ai 21 ans et meme si j'essai de vaincre la maladie en faisant des efforts le stress l'angoisse et les crises prennent le dessus. Je ne peux sortir de chez moi seule , les transports en commun me sont impossible, ma mère m'emmene tous les jours au travail ou a mes sorties le soir; mes sorties ? toujours les memes le meme bar ou ma mere m'emmene ou il n'y a que des gens que je connais et ou un ami m'attend forcement sinon c'est la crise.mon travail? un petit magasin dans un coin de centre commercial ou je ne suis plus allaise quand mon collegue quitte la salle ou quand j'ouvre le rideau le matin seule. Ma pause dejeuné? toujours au meme café dans un coin pas dos a la salle pour avoir tout le monde en visu et pouvoir m'echapee. Ma vie ? une routine car si ca sort de la routine j'ai peur trop peur , changer de boulot meme en etant agressée par son patron ? impossible, trop peur d'avoir un NOUVEAU boulot endroit inconnu.grand magasins? grand espaces ? train, bus? accompagnée en pleurant dans les bras de celui celle qui m'accompagne ventoline a la main et crises de spasmophilie...agression de mes amis en periode d'angoisse trop de monde dans une rue une personne qui me frole...en rentrant chez moi c'est ma chambre porte fermée si qqun entre c'est la crise je crie apres la personne pour un rien. mes parents me prenne pour une hypocondriaque car j'ai toujours des pulsions au coeur en periode de stress psoriasis,mal spasmophilie depressions...enfin j'ai peur de moi meme je suis tellement triste que personne ne me comprenne vraiment et sache quel mal cela fait cette maladie....je veux plus de tout ca j'ai trop mal je pense qu'il y'a du avoir beaucoup de suicidaire apres cette maladie excusez moi du therme...

 

Ecrit par: Carnégie le 11-01-2008

Bonjour! Je comprend la situation, je crois... et il est très important de te servir du soutien que tu peux avoir (parents, amis) non pas pour te laisser guider dans la routine, mais au contraire pour y prendre appuis afin de découvrir de la nouveauté. Es-tu en période de consultation en ce moment? sais-tu si quelque chose peut expliquer cette phobie, à priori? 
 
Mon conseil : va-y doucement, à ton rythme, mais fais ce que tu peux pour ne pas te laisser enfermer dans cette routine. de petites allées et venues, de petits changements, minimes, mais que cela constitue un premier pas. :)

 

Ecrit par: oluna le 11-01-2008

bonjour le soutient de mes parents je ne l'aurais pas comme je disais ils ne me croiraient pas mes amis oui mais j'ai plus l'impression de leurs imposer ma maladie c'est toujours genant. je ne suis pas en consultation je sais meme pas qui consulter ...mon medecin me met souvent sous anti depresseurs et calmant que j'ai nommé les cachets larve vous ne savez meme plus qui vous etes. 
pour les conseils j'evite au maximum ce que je ne connais pas mais j'essai de faire un effort je prend le bus enfin c'est plus une obligation...mais encore ce matin j'ai apelé mon pere pour qu'il quitte son travail une heure pour qu'il m'emmene au mien.Je prend le train tres rarement et en stress mais je le prend une fois de temp a autre... c'est toujours dur j'essai de faire ma therapie comme ca mais je vois que ca n'avance toujours pas...je regarde la stagiere que j'ai au magasin je l'envie elle va a la conduite elle va postulé pour des places,...moi si je devie un tout petit peu de mon chemin habituel je panique et reviens sur mes pas ou un endroit connu ou plutot habituel... 
qui dois je voir un medecin

 

Ecrit par: Maï-Lann le 11-01-2008

bonsoir, je suis actuellement etudiante en formation d'assistante sociale. cette année, je dois presenter un exposé autour des representations sociales(prejugers, clichés, stereotypes...)autour d'un theme lié a la santé publique. j'ai choisi l'agoraphobie. j'aurai voulu avoir des temoignages d'agoraphobe ou pas, non pas sur la maladie mais sur comment vous vous percevez dans la societe et surtout comment les autres vous percoivent? merci a tous et bon courage a vous.

 

Ecrit par: Aurelie le 12-01-2008

Il sera bientôt possible de faire passer des annonces en première page du site ;)

 

Ecrit par: Topunint le 11-03-2008

Bonjour, 
 
j'ai actuellement 21 ans, et celà doit faire pas mal d'année que je me sens "agoraphobe". Pourtant je n'ai pas de grosse crise ou quoi que ce soit, juste je stresses énormement quand je suis entouré de monde, et que du coup ça me fait transpirer... 
 
Du coup j'en viens même à stresser de transpirer et me faire remarquer comme ça dans des endroits où on est tous serré. 
 
Néanmoins je me demandes si c'est vraiment de l'agoraphobie, car je n'ai pas en mémoire de deuil, d'accident, de pertes d'emplois (en même temps je suis encore étudiant). Juste les habituelles railleries de collégien timide à l'époque. 
 
Et je me demandes ce que je peux faire pour inverser cette tendance relativement génante chaque jour. 
 
Cordialement.

 

Ecrit par: celenia le 09-04-2008

Bonjour, 
J'ai 27 ans je vois régulièrement un psychiatre et je prends un anti depresseur depuis 4 mois pour sortir petit à petit d'une dépression qui a débuté il y a 1 an. J'ai accepté une aide extérieure pour m'en sortir et j'admets que ça m'aide beaucoup. Je me demande à présent si je ne souffre pas d'agoraphobie. 
Chaque fois que je me retrouve dans une foule, j'angoisse, je tremble de tous mes membres, j'ai des sueurs,j'ai du mal a respirer, et mon rythme cardiaque s'accélère. Je n'ai qu'une envie à ce moment là, c'est de rentrer chez moi au calme. Par exemple, la dernière crise, j'ai emmené la fille de mon conjoint de 6 ans "que j'appelerai lulu" au cinéma, il y avait tellement de monde pour prendre les places qu'arrivé dans la salle, le film commencait, il faisait noir et peu de place. Lulu avancait, j'étais terrorisée car je la voyais peu et beaucoup de monde rentrait en même temps que nous pour s'installer rapidement. Le bruit du film, ce monde, ce noir... Lulu nous a trouvé une place. Pendant le film je n'ai pas réussi à me détendre j'étais toujours dans un état de stress et d'angoisse. Pour rentrer j'avais toujours ces tremblements. Je devais emmener Lulu à un restaurant rapide mais je n'ai pas pu descendre de la voiture. Nous avons dut passer au drive pour rentrer le plus rapidement possible à la maison. Lorsque je suis rentrée j'ai eu l'impression que j'allais mourir, c'était l'horeur. J'étais enfin chez moi auprès de mon conjoint avec Lulu, et j'ai pu me détendre seule en me reposant dans ma chambre. 
Est ce du à ma dépression ce genre de malaise ou bien dois je m'inquiéter sur le sujet d'agoraphobe ? 
Merci pour votre réponse. 
A bientôt !!

 

Ecrit par: Claire Langier le 10-04-2008

Réponse sur le forum ;)

 

Ecrit par: lasseppe le 10-06-2008

Je conseille la lecture du livre du Dr Franck Peyrié , Faire face à l'agoraphobie aux éditions Retz. C'est très sérieux, scientifiquement et humainement rigoureux tout en étant accessible à à ceux qui en souffre et à leurs proches. 
 
Bon courage

 

Ecrit par: Aztek le 10-06-2008

il faut savoir qu'il y a de bons résultats dans le traitement de l'agoraphobie avec les techniques dites cognitivo-comportementales !

 

Ecrit par: étudiant le 01-04-2009

alors moi j'ai une question toute simple, est-ce qu'avoir une respiration qui augmente considérablement, des bouffées de chaleurs excessives au point d'en transpirer presque, de ne plus tenir sur ses jambes - comme si elles s'alourdissaient, comme si un poid immense s'abbattait sur nous subitement et que l'on ne puisse rien, comme si on se sentait compresser, comme etouffer, dans l'incapacité de bouger, de partir - d'avoir la tête qui tourne - sûrement par l'hyper-ventilation -, et de trembler comme une feuille fait de nous un agoraphobe ?  
 
ceci m'est arrivé, et pas la première fois, mais plus intessement en tout cas, dans le tram à lyon, tout le monde était autour de moi, j'étais compressé, prit au piège, je ne pouvais pas bouger, toutes ses têtes qui étaient si calme fasse à la foule ! une dame devant me piétinait, je ne pouvais plus respirer, être libre de mes mouvements, l'homme sur la droite identique. j'étais coincé, sans issue, entre le siège, la femme et l'homme !  
 
la première fois que cela m'est arrivé - je m'en souviens comme si c'était hier, horrible, c'était horrible !!! -j'étais chez ma tante, et on devait se rendre à une réunion de la mairie à laquelle ma tante était conviée ! mes cousins et cousines voulaient mangé, alors bien entendu, qui dit mangé, dit du monde ! j'y suis allé, me cramponnant à mon cousin devant, je lui donne un verre de coca et quelques trucs à manger et je lui dit qu'il est préférable que l'on sorte, que pour manger et boire surtout, c'est mieux ! mais il a insisté en disant qu'il voulait- goinffre qu'il est - rester devant la nourriture ! j'ai sentit sur moi des regards, je me sentais prit au piège, incapable de m'enfuir quelque part. mon coeur s'est mit à s'emballer, mes mains commençaient à trembler ! il fallait que je sorte de cet amas de quidam ! j'ai prétexter qu'il serait temps de voir maman - leur mère - pour leur montrer ce qu'ils mangeaient. ils ont approuvé et je suis sortit rapidement de la foule, respiration halletante ,tête qui tournait et mes jambes qui faiblissaient !  
 
est-ce que ceci induit l'agoraphobie, est-ce que je serais agoraphobe ? 
 
du coup, pour le tram ! je ne veux plus le prendre ! j'en ai trop peur ! je ne peux pas le prendre sans une amie ! et sans qu'il n'y ait une place vide ou je puisse m'asseoir, pour avoir un minimum d'espace, mon téléphone à la main ! ( pourquoi le téléphone je ne sais pas mais c'est rassurant ). 
 
merci de me répondre.

 

Ecrit par: Stephane le 07-04-2009

Pas du tout, ces symptômes ne sont pas pathognomoniques de l'agoraphobie. Ils se rencontrent dans les attaques de panique (pas forcément associées à l'agoraphobie), mais également dans certains états de détresses, d'autres types de phobie, etc...

 

Ecrit par: étudiant le 08-04-2009

bien. merci pour ta réponse. donc il serait possible, voire probable, que je sois atteint d'attaque de panique. pfff ! si c'est le cas, ben vive moi !  
 
mes pathologie, troubles : TDA/H ( trouble et déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité ), forte suspicion de précocité, possibilité d'apraxie et possible alors d'attaque de panique !!!! pfff ! quelle chance ! mdr

 

Ecrit par: axelle le 18-10-2009

Bonjour à tous, j'ai lu cet article et tous les commentaires avec attention. Je ne suis pas agoraphobe, mais la maman d'une jeune agoraphobe. Je suis comme beaucoup un peu désarmée mais je continue de me renseigner un maximum. Je confirme que le livre du Dr Franck Peyrié est très instructif et très accessible. Pour ma part j'ai fait l'agréable découverte de Citation
Moi, ago ou la vie d'une agoraphobe
de Hiel, c'est un témoignage qui nous prouvent que c'est possible (même si c'est difficile). Hiel a un site www.moi-ago.fr, j'ai vu ça sur wikipedia à la page agoraphobie :) 
Je tiens à dire à tous que je vous souhaite d'être fort dans cette dure épreuve et espère que vous êtes soutenu par votre famille et amis car je pense que c'est une partie de la clé.

 

Ecrit par: Fchaps le 20-12-2009

Bonjour à tous, 
Voilà moi je suis un homme, j'ai 23 ans et j'ai fait ma première crise de spasmophilie il y a à peine 3 mois. 
Cela m'a pris à la maison, j'ai commencé par avoir des bouffées de chaleurs et des suées, mon rythme cardiaque s'est accéléré, j'ai été pris de vertiges puis je me suis mis à tremblé et à ressentir des difficultés respiratoires. J'ai vraiment eu très peur. Le médecin m'a préscrit de l'exomil et du magnésium. 
Puis tout a commencé (je pense que ma peur d'en refaire une ne m'a pas aidé, bien au contraire). 
Deux jours après, je suis partis faire des courses et arrivé en caisse, c'était reparti, la même chose! 
Je ne savais pas encore que c'était de l'agoraphobie. C'est quelques semaines plus tard après trois autres épisodes similaires dans les magasins et dans le train que je me suis renseigné et qu'on m'a dit que c'était l'étape qui arrivée après les crises de paniques. 
Maintenant, c'est encore pire, je n'ose même plus sortir de chez moi. 
J'ai essayé de contrôler tout ça en allant simplement au bureau de tabac, à la boulangerie qui se trouvent à vingts mètres de chez moi, mais rien y fait. 
Même aller promener mon chien est devenu impossible. 
Je ne sais pas quoi faire pour aller mieux! Le simple fait de penser à sortir pour aller voir un médecin me fait palpiter le coeur et je dois me résigner pour ne pas refaire une crise. 
Je n'en peux plus et je ne vous cacherez pas que l'état de santé de mon père et le fait d'avoir perdu ma copine me fait déprimer d'avantage jusqu'à en avoir des idées suicidaires.Mais mon père me fait résister! Mais s'il devait partir bientôt, ce que je crains, ...

 


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