Skip to content

Psychoweb

Ecran diminué  Ecran large  Augmenter la taille de la police  Diminuer la taille de la police  Taille par défaut 
Chemin :    Accueil arrow News arrow Derniers Articles arrow Psychologie Sociale arrow La comparaison sociale
La comparaison sociale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychologie sociale

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007



Pour se connaitre soi même, on se compare souvent à autrui...La comparaison sociale renvoie à une conception plus récente (dans laquelle le système est considéré dans sa dynamique) que la facilitation sociale. La déviance est ici conçue comme une capacité adaptative du sujet ou du groupe minoritaire, qui est perçu comme étant capable d'apporter des réponses adaptatives efficaces.

L'influence minoritaire est analysée comme source d'innovation, et donc comme un mécanisme de régulation des sociétés ce qui leur permet d'évoluer.

1. Définition

La comparaison sociale est un processus cognitif appliqué à une ou à des informations qui concernent une ou plusieurs personnes en relation avec soi, et qui permet d'apprécier les similitudes et/ou les différences entre soi et autrui.

La comparaison sociale désigne donc le processus par lequel l'individu évalue ses opinions et ses aptitudes en se référant à autrui. Plus exactement dans les situations où l'individu n'est pas sûr de la justesse de ses opinions ou de la qualité de ses aptitudes, il opère une comparaison afin d'obtenir une estimation mais également dans l'éventualité de s'ajuster aux normes ambiantes. Le processus de comparaison sociale est déclenché par un état d'incertitude et vise à rétablir la certitude et à aboutir ainsi à un état d'équilibre.

2. Théorie de la Comparaison sociale

On doit la théorie de la comparaison sociale à Leon Festinger (1954, 1971)*. Selon cet auteur, l'individu ne possède pas toujours de base objective (c'est-à-dire qu'il ne peut parfois pas se référer à la « réalité physique ») pour évaluer ses opinions ou certaines de ses capacités. Dans ce cas, il n'a pour seul moyen de comparaison que la « réalité sociale » c'est-à-dire le consensus. Si son opinion est partagée, il en conclura qu'elle est valide, de la même manière, si ses capacités sont appréciées par autrui (ou si elles se situent correctement par rapport aux capacités d'autrui) il en conclura qu'elles sont satisfaisantes.

Par exemple, pour évaluer ses capacités d'écrivain, ou ses capacités intellectuelles ou encore la validité de son opinion concernant un sujet quelconque, le sujet ne pourra pas se référer au monde physique (comme il pourrait le faire pour ce qui concerne sa capacité à casser un morceau de bois). Il essaiera de recueillir des avis concernant son travail pour en évaluer la pertinence.

    * Festinger, L., (1954, 1971 pour la version française), Théorie des processus de comparaison sociale, in : Faucheux et Moscocvici, (Ed.), Psychologie sociale théorique et expérimentale, Mouton, 77-104.

3. Champs de comparaison et de référence

La notion de champ de comparaison : Selon Festinger l'individu va opérer une comparaison avec d'autres individus. On désigne par champ de comparaison l'ensemble de ces individus auxquels peut potentiellement se comparer le sujet

La notion de champ de référence : Selon Festinger l'individu opère un re-découpage au sein du champ de comparaison. Ce re-découpage conduit l'individu à ne se comparer finalement qu'aux individus les plus semblables à lui. Le champ de référence que l'individu choisit n'est donc pas l'ensemble de la communauté mais le plus souvent son groupe de référence (et plus exactement les individus qui ont des opinions et aptitudes proches des siennes).

Pour évaluer ses capacités intellectuelles un individu se tournera vers ses pairs, et pour évaluer ses capacités au tennis, il se tournera vers des individus qui ont un nombre d'années de pratiques à peu près équivalent, un âge à peu près semblable, le même sexe etc.

Il en va de même pour les opinions. Si un sujet cherche à savoir être totalement opposé à l'utilisation des OGM est une opinion valide il pourra se retourner vers son groupe politique de référence.

Dans le cas où l'individu s'aperçoit que son groupe de référence a des opinions ou aptitudes éloignées des siennes il tentera de réduire ces divergences. Pour ce faire, il peut adopter trois solutions complètement différentes selon Festinger - il peut tenter de se rapprocher de ces individus, - il peut au contraire chercher à rapprocher les autres de lui - il peut enfin réduire plus encore son champ de référence.


Source : Cours de Psychologie Sociale - Dijon
   

Mots-clés : champs de comparaison, comparaison sociale, processus sociaux



Ajouter votre commentaire

Attention, ce site n'est pas un site de psychothérapie en ligne! Avant de commenter, veuillez consulter ces conseils.
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent commenter un article.
Aucun commentaire posté
 
< Précédent   Suivant >

Identification

Articles populaires cette semaine

Derniers commentaires

L'exhibitionnisme,... : Bonjour, je ne suis pas un ancien de... Par itamaug
L'exhibitionnisme,... : Bonjour Neuneune, Je me réjouis de... Par Furet
L'exhibitionnisme,... : Bonsoir à vous. Avant de venir ici,... Par Neuneune
Listes de phobies réelles...... : oups voici le lien de l'article sur les... Par ola
Listes de phobies réelles...... : C'est plutôt une liste super... Par ola