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Notion de Groupe : Le sentiment d'appartenance Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychologie sociale

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007



Le sentiment d'appartenance, ciment des groupes et des sociétésNotion de Groupe : Le sentiment d'appartenance

1. L'étude princept d'Elton Mayo

L’ouvrage de Mayo, The Human Problems of an Industrial Civilization, présente essentiellement le compte rendu d’une enquête conduite dans l’usine de la Western Electric à Hawthorne (Illinois) dans la banlieue de Chicago. Son but consistait à mesurer l'impact de différents facteurs environnementaux, tels que l'éclairage, la température, le degré d'humidité, etc., ainsi que de différentes conditions de travail, comme les horaires allégés, les pauses, etc., sur la productivité d'un groupe de six ouvrières qui s'étaient portées volontaires.

Or, il apparut aux chercheurs que l'augmentation régulière de la production se poursuivait, quelles que soient les variations introduites dans le contexte de travail des sujets.

Il fallut donc reconnaître que la situation sociale dans laquelle étaient placées les participantes à l'expérience avait permis, à travers les échanges, l'entraide et les attitudes, l'émergence d'un sentiment d'appartenance au groupe qui, plus que les conditions externes, était responsable de cet état de fait.

2. Analyses ultérieures de groupes

Groupes primaires dans l'Armée

Il convient ici de rappeler les études de Samuel Stouffer sur le soldat américain (The American Soldier), bien que leur publication soit d’une décennie postérieure (1949) et que leurs méthodes d’observation se caractérisent par leur rigueur. Ces enquêtes, conduites pendant la dernière guerre, correspondent bien en effet à la redécouverte d’un facteur, le groupe primaire, dont on n’avait pas prévu l’importance. Les chercheurs constatèrent que le soldat se bat essentiellement pour défendre ses amis ou pour se conformer aux attentes d’un petit groupe de camarades, et beaucoup moins par haine de l’ennemi ou sous la pression de convictions idéologiques. De la même façon, on put se rendre compte que la discipline formelle ne suffit pas à assurer une transmission et une exécution effective des ordres si elle n’est pas relayée par toute une chaîne de groupes informels.

Ici encore, à la lumière de ces travaux, l’attention était attirée sur les importantes fonctions assurées par le groupe primaire dans le cadre des structures formelles.

Groupes primaires dans la Communauté urbaine

Au cours de sa première étude de stratification consacrée à Newburyport (Yankee City), Lloyd Warner eut l’occasion de «découvrir la clique», pour reprendre sa propre expression. Il s’agit là d’une découverte à deux niveaux: d’une part, il constata l’existence de petits groupes assez fermés à contacts étroits, auxquels il donna le nom de clique; d’autre part, il mesura leur importance pour la détermination du statut social, qui est presque égale, selon lui, à celle de la famille. L’appartenance à telle ou telle clique avait en effet un rôle capital dans la considération dont jouissait une personne auprès des autres membres de la communauté. Aussi n’était-il pas étonnant de noter que, dans l’esprit de beaucoup de gens, la mobilité sociale se réduisait au passage d’une clique à l’autre. Cette fois, c’était la compréhension du statut social qui se trouvait facilitée par le recours à ce concept de groupe primaire ou plutôt, en changeant à peine le terme employé par Warner, par sa redécouverte.

Groupes primaires dans la Formation de la décision électorale

En enquêtant sur l’élection présidentielle de 1940, P. Lazarsfeld, B. Berelson et H. Gaudet eurent la surprise de constater que, bien loin d’exercer une influence décisive, presse et radio semblaient avoir peu d’effet sur les choix de l’électeur, plus spécialement sur les changements de décision au cours de la campagne. Il leur fallut donc rejeter l’hypothèse, quelque peu facile, qui attribuait aux moyens d’information collective une puissance absolue, et partir à la recherche du facteur déterminant. Pour le découvrir, ils interrogèrent les personnes qui avaient modifié leur intention première et leur demandèrent les raisons de ce changement. Dans leurs réponses, l’influence interpersonnelle, plus précisément l’influence d’associés proches, apparut de loin comme la plus importante. Deux autres résultats vinrent confirmer la validité de cette conclusion; d’une part, la très grande homogénéité du vote dans le cadre des familles, c’est-à-dire à l’intérieur de véritables groupes primaires; d’autre part, la distribution des personnes influentes à travers toutes les couches sociales: les guides de l’opinion apparaissaient comme engagés et impliqués dans les échanges quotidiens de communication entre associés et amis; ils étaient intégrés à des groupes restreints pour lesquels ils écoutaient les messages des moyens d’information collective et auxquels ils étaient chargés de les transmettre.

Ainsi, le rôle du groupe primaire se révélait encore une fois essentiel dans l’analyse des mécanismes de la décision électorale.


Source : Cours de Psychologie Sociale - Dijon

   

Mots-clés : appartenance, concept sociaux, groupe, Mayo



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