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Notion de Groupe : Origine du concept Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychologie sociale

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007



L'homme est un animal socialL'être humain est depuis sa naissance, un être socialement inséré au sein de groupes tels que la famille, l'école, ou des équipes au sein desquelles il travaille ou occupe ses loisirs, etc.


C'est au début des années 1930, que l'intérêt va principalement se porter sur la vie des groupes primaires (aussi appelés "restreints", pour signifier que l'on parle de groupes suffisamment petits pour que chaque membre puisse etre en relation avec tous les autres membres du groupe) et les relations interpersonnelles.

Selon l’inventeur de l’expression, Charles Horton Cooley, le groupe primaire (ou restreint) est caractérisé par des relations intimes d’association et de coopération ; mais il est, au moins, une autre acception bien différente, d’origine psychologique et psychanalytique, puisque, pour Freud en particulier, «un groupe primaire est formé d’un certain nombre d’individus, qui ont un idéal commun en la personne de leur chef et qui, en vertu de cet idéal, s’identifient les uns aux autres».

Le groupe restreint se caractérise d’abord, selon Cooley, par des relations directes de présence à présence; mais ce trait ne suffit pas à le bien cerner, comme l’a judicieusement montré Ellsworth Faris. Le groupe primaire se reconnaît essentiellement au sentiment de l’unité du tout, exprimé par le nous: il implique en effet une forte solidarité, se traduisant dans une vive sympathie et une identification mutuelle et fondée sur la fusion des individus dans le tout commun.

Il reste pourtant encore à expliquer en quel sens de tels groupes peuvent justement être dits primaires. Or, pour Cooley, les groupes méritent l'appellation "primaire" dans la mesure où ils servent à former les idéaux moraux de l’individu et, ultérieurement, à les renforcer dans la conduite de la vie (famille et groupes de jeu de l’enfance par exemple).

Malgré cette qualité de l’analyse initiale, le groupe primaire ne devint pas, pour autant, un objet privilégié de recherche, et son étude ne fut guère poussée. Certes W. Thomas perçut que l’appartenance à un groupe primaire favorisait l’équilibre de la personnalité, car elle permettait de satisfaire les besoins de sécurité et, en partie, ceux de réponse, c’est-à-dire deux des quatre désirs fondamentaux. Mais dans ses recherches sur The Polish Peasant in Europe and America, il insista essentiellement sur les processus de désintégration des groupes primaires liés à l’émigration et, d’une manière générale, dans son esprit, à la société moderne.

Les groupes restreints

Il faut attendre 1933 et la publication de l’ouvrage d’Elton Mayo, The Human Problems of an Industrial Civilization, pour voir se manifester un regain d’intérêt pour le groupe primaire. L’éclipse a même été si longue que l’on a pu parler – et à juste titre – d’une redécouverte progressive, dont le livre de Mayo est le premier indice.L'étude des petits groupes débute, en fait en 1927, avec une recherche menée sur un groupe d'ouvrières, dans un atelier d'usine, qui va mettre en lumière, pour la première fois, l'importance du sentiment d'appartenance au groupe.

Une deuxième étape sera franchie, à la fin des années 1940, par Lewin qui va étudier la psychologie des groupes restreints, à partir des principes de base du courant gestaltiste dont il est issu.

En physique, la dynamique est la partie de la mécanique qui s’occupe des relations entre les forces et les mouvements produits par celles-ci. La dynamique des groupes est la science des lois qui relient les conduites d’un groupe au système des forces agissant en son sein.

Le groupe primaire, ou restreint, auquel s’est intéressé Lewin, possède les caractéristiques suivantes : le nombre restreint de ses membres (trois ou quatre au minimum, douze à quinze au maximum) permet à chacun d’avoir une perception différenciée de chacun des autres; des relations d’affinité (sympathie, antipathie, indifférence) s’établissent entre les membres; la division des tâches, au sein du groupe, et la fréquence de ses réunions découlent de l’adhésion à des buts communs; ce groupe constitue une microculture, possédant ses croyances, ses normes, son langage, ses traditions propres; le groupe conserve, dans l’esprit de chacun des membres, une existence morale indépendante de la présence physique des membres.

L’énergie du groupe est au service de deux fonctions: l’un travaillant à sa conservation, l’autre à sa progression vers les buts.

D’autres modes d’associations sont à distinguer du groupe restreint: la foule, qui rassemble épisodiquement un grand nombre d’individus, non nécessairement les mêmes, et les prédispose à l’apathie devant un meneur, à la contagion des émotions, aux actions paroxystiques; la bande, qui est caractérisée par la recherche du semblable et le renforcement de l’identification à celui-ci; le groupement, ou association, qui a pour but de confier à des représentants actifs la défense d’intérêts communs à des gens qui ne se connaissent guère personnellement; le groupe secondaire, ou organisation, qui rassemble un assez grand nombre d’individus en vue de tâches différenciées et régit les rapports de ces individus, entre eux et par rapport à l’institution, selon des structures et des règles de fonctionnement préétablies.


Source : Cours de Psychologie Sociale - Dijon

   

Mots-clés : concepts sociaux, définition, groupe, historique



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