Skip to content

Psychoweb

Ecran diminué  Ecran large  Augmenter la taille de la police  Diminuer la taille de la police  Taille par défaut 
Chemin :    Accueil arrow News arrow Derniers Articles arrow Psychologie du Développement arrow La quantification : le subitizing
La quantification : le subitizing Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychologie du developpement

Proposé par Stephane Desbrosses, le 18-12-2007



Le subitizing est une connaissance innée des petites quantitésIl s’agit de la perception d’une quantité sans avoir recours au comptage. Selon Mandler et Shebo (1982), le subitizing fonctionne jusqu’à 4 : on a les mêmes temps de dénombrement pour 1, 2, 3 et 4, alors que ce temps augmente linéairement à partir de 4. Cela pourrait venir d'une habitude perceptive : lorsque l'on voit 3 item, on les place mentalement immédiatement en triangle, ce qui nous évoque tout aussi rapidement le dénombrement "3".
Pour les numérosités de 1 à 3, il y a des temps brefs qui n’augmentent que peu avec le nombre d’objets. Pour les numérosités supérieures à 7, la précision des réponses baisse fortement : le dénombrement n’est utilisé qu’à partir de 4 à 6 objets.

Le terme Subitizing décrit le processus responsable des réponses rapides pour les petites numérosités. Il ne fonctionne pas avec des objets superposés ou avec des objets différents mélangés. Il est présent chez les hommes et chez de nombreuses espèces animales.

Dehaene et Cohen (1994) ont étudié des patients présentant une simultagnosie : entre 1 et 3 points, le taux d’erreur est de 8% environ, alors qu’il atteint 75% après 4 points. Chez ses patiet, cela indique que le dénombrement est correct lorsqu'un petit nombre d'items leur est présenté, alors qu'ils ne peuvent les compter. Il existe donc deux processus distincts : le subitizing et l’estimation.

Modèles explicatifs du subitizing

Gallistel et Gelman (1991)

Selon eux, le subitizing est un dénombrement, même s'il est très rapide, car il y a quand même une augmentation de temps entre les dénombrements de 1 et 2. Leur interprétation est donc différente de celle de Mandler. Il s’expliquerait par l’utilisation d’étiquettes non-verbales (ce qui explique les résultats chez les animaux et les bébés). Le subitizing demande donc de l’attention et ne se réalise pas seulement automatiquement, sans que le sujet ne traite l'information. Le subitizing n'est donc pas un phénomène purement perceptif.

Mandler et Shebo (1982)

Le subitizing reposerait sur la reconnaissance de configurations canoniques : 1 serait un point, 2 serait une ligne, 3, un triangle… A partir de 4, il y a plusieurs formes possibles (un carré ou un triangle et un point isolé,…)

Trick et Pylyshyn (1991-1994)

Ils introduisent le concept nouveau de Finst (finger of indentation Theory). Selon eux, le subitizing aurait son origine dans une étape pré-attentionnelle de la vision. La limite à 4 serait la conséquence du nombre limité de Finst (tags) : le finst serait un index spatial qui viendrait automatiquement s’attacher aux objet de la collection (un tag numérique qui s'accolerait automatiquement). Ce phénomène présente de sérieux avantages évolutifs, ce qui pourrait expliquer son apparition et son maintien, mais également son indépendance par rapport au processus cognitifs de dénombrement, plus complexes : ce serait seulement une autre forme cognitive de calcul/dénombrement.
   

Mots-clés : calcul, enfant, habiletés numériques, nombre, quantification, subitizing



Ajouter votre commentaire

Attention, ce site n'est pas un site de psychothérapie en ligne! Avant de commenter, veuillez consulter ces conseils.
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent commenter un article.
Aucun commentaire posté
 
< Précédent   Suivant >