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Méthodes d'étude en Psychologie du Développement Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychologie du developpement

Proposé par Stephane Desbrosses, le 14-12-2007



Méthodologie expérimentale en psychologie du développementLa psychologie du développement faisait ces premiers pas en temps que science expérimentale, avec Skinner, notamment, et ses expériences controversées consistant par exemple à émettre un son intense et strident dès que le bébé s'approchait d'un jouet, ce afin d'étudier de la même façon que chez l'animal, les réponses conditionnées. De nombreux moyens d'études ont vu le jour par la suite, respectant un peu mieux l'enfant, qui n'est somme toute aucunement le jouet des chercheurs.
Les méthodes d’étude concernent essentiellement la variable âge ( temps, elles sont essentiellement des variables chronologiques).

La Méthode longitudinale

On suit les sujets ( principalement des enfants ) tout le temps de l’expérience ( exemple : tous les 15 jours, test de marche sur les mêmes enfants => obtention de mesures à des âges différents. La marche arrive à environ 13 mois ). Cette méthode est cependant difficile à réaliser à cause des effets d’entraînement et de mémorisation ( on ne sait plus ce qu’on mesure ). En outre, il est impossible d’aller voir beaucoup d’enfants, d’où des spécificités possibles, et donc un échantillon non représentatif de la population. Elle est donc souvent abandonnée pour :

La Méthode transversale

Différents sujets à des âges différents, par exemple X1 enfants de 8 mois, X2 enfants de 8.5 mois, …on définit les âges d’intérêt. il y a beaucoup plus d’enfants, vus chacun une seule fois. Cela nous offre une moyenne des compétences ( mais cela ne caractérise pas un développement, ça peut donc ne pas être représentatif, c’est un biais ). La statistique est l’instrument qui permet de répondre en compensant ce biais ( est-ce que tel individu se différencie ? est-ce que le développement moyen peut refléter la norme ? )

Il existe des méthodes spécifiques pour le nourrisson et le fœtus, il faut interroger le bébé qui ne possède aucun langage parler, pas d’écriture. il faut donc inventer des méthodes ( adaptées des méthodes utilisées sur des animaux ) :

  • Naturellement, l’enfant regarde, explore. Si l’enfant regarde précisément à tel endroit, c’est qu’il y a quelque chose à voir ( perception ) cet objet est porteur d’information (on peut mesurer le temps de regard et en déduire que l'enfent perçoit bien quelque chose).
  • La succion est un comportement spontané. Il existe un rythme de succion, lequel dépend en partie de l'environnement : dès qu'un évènement vient troubler l'habitude, le rythme de succion s'accélère, comme un réponse au stress de la nouveauté. On a ainsi put démontrer que l'enfant différencie les sons, lors d'une expérience simple : on faisait écouter à un bébé le son "ba...ba...ba..." continuellement, puis au bout d'un moment, le son se changeait en "da...da...da...". L'accélération du rythme de succion est un indice quant à la capacité de l'enfant à discriminer ses deux sons.
  • Le rythme cardiaque produit également des variations lorsqu’il y a perception. C’est presque le seul indice utilisable avec le fœtus.

La Méthode de la préférence visuelle.

Dans les années 1960, FANTZ mit au point la 1ére méthode d'expérimentation pour bébé : la méthode de la préférence visuelle ( variante de la méthode de la réaction à la nouveauté ). Pour cette méthode, on positionne le bébé de telle sorte que son regard ne puisse se porter qu'à un seul endroit. On lui présente deux objets à gauche et à droite puis on mesure le temps de regard sur chacun des objets (aujourd’hui, on enregistre l’image reflet de la cornée). On peut se servir de cette méthode pour montrer que l'enfant reconnait ou no sa mère, quels caractéristiques il perçoit d'elle (par exemple, on montre deux formes ovales avec perruque, dont l'une est de couleur des cheveux de la mère, l'autre non). On se sert aussi de cette méthode dans des tests de discrimination.

Par exemple, on lui présente deux triangles, puis un triangle et un rond. Si l’enfant voit une différence, il regardera le rond. On en déduit alors qu’il discrimine les deux formes.

Autre exemple : A et B ( stimulus ) sont présentés pendant 60 secondes. S’il en regarde un des deux notablement plus de 30 secondes ( T/2 ), il y a préférence. A est un rectangle avec des colonnes noires et blanches, B est un rectangle gris. On réduit la taille des colonnes jusqu’à ce qu’il n y aie plus de préférence, et cela nous donne ainsi une mesure de l’acuité visuelle.

La Méthode de réaction à la nouveauté

On présente un stimulus A pour familiariser l’enfant à l’objet, puis on introduit un second stimulus B et on enregistre les temps de regard. S’il y a perception, il y a discrimination. On a ainsi pu démontrer que le bébé ne percevait que la périphérie d’un pattern ( en entourant les rond et triangles d’un carré ) : le bébé ne reconnaît donc pas les visages, pas de différenciation des éléments internes. Il est cependant possible qu’il n’y aie pas de perception, mais aussi qu’il n y aie pas de préférence, alors qu’il y a discrimination.

Méthode de l'habituation.

Pour palier à ceci, on a inventé la méthode de l’habituation (qui est un phénomène physiologique ) : dans un cadre blanc, l’image apparaît, disparaît puis réapparaît, et ainsi de suite…une fois qu’un système de perception a épuisé toutes les informations d’un stimulus, il n y a plus d’intérêt. l’attention décroît donc avec le temps de présentation du stimulus. S’il y a discrimination d’un nouvel objet présenté, le temps de regard augmente. Cette méthode est aussi utilisée avec le son (discrimination des voix, syllabes, …)

Cette méthode comprend :

La méthode des essais fixes, par exemple, 15 fois le triangle. On fixe aussi temps de présentation et inter-temps. Le bébé est habitué si la moyenne des temps de regard des 2 ou 3 derniers essais est inférieure ou égale à ½ de la moyenne des 2 ou 3 premiers essais…on présente ensuite le stimulus B : s’il y a discrimination, la moyenne sera à nouveau supérieure à cette moitié ( augmentation des temps de regard ).

Mais on peut tomber sur des enfants lents, qui ne seront pas habitués au bout de 15 essais, ou à l’inverse sur des enfants trop rapides, ce qui entraînera trop de lassement. La méthode est trop rigide, elle ne tient pas compte de ce que fait l’enfant. De plus, il bouge, regarde ailleurs, il peut reposer son regard vers le stimulus lorsqu’il disparaît, et inversement, regarder ailleurs lorsqu’il réapparaît…moins de stimulus auront donc été vus.

D’où la méthode de la procédure contrôlée par l’enfant : on attire son regard. Un essais commence lorsqu’il regarde dans la bonne direction ( le stimulus apparaît alors ) et se termine lorsqu’il regarde ailleurs ( le stimulus disparaît alors ). A chaque essais, on calcule la moyenne des 3 derniers essais. Lorsqu’elle est inférieure à ½ de la moyenne des 3 premiers essais, on considère l’enfant habitué. L’essais suivant comporte un nouveau stimulus… un avantage est de pouvoir utiliser d’autres modalités que la vision : avec le son, on utilise une tétine avec capteurs de pression, délivrant de l’eau sucrée pour entraîner l’enfant à la succion. On en mesure le rythme et l’amplitude. on stimule le bébé jusqu’à ce que ces deux variables reviennent à la normale ( que l’on a calculée auparavant. Il y a discrimination si, après la présentation du second stimulus, ces deux composantes augmentent.

La Technique de conditionnement opérant

Skinner l’avait développée premièrement pour l’expérimentation sur des rats... Elle part du principe que, placé dans un environnement, il y a toujours exploration de la part de l'animal, ou de l'humain.

Un bébé dans un couffin a la jambe reliée, par un ruban, à un mobile. Le mobile tourne si le bébé fait un mouvement particulier ( par exemple, balancer sa jambe à gauche ). Lorsqu’il s’en rendra compte, il produira autant de mouvement qu’il a envie de voir tourner le mobile. 2 jours après, on le confronte à la même situation : soit il a oublié, soit il s’en rappelle et produit alors immédiatement le mouvement ( conditionnement opérant )

Cela permet de quantifier son temps de mémorisation. Pour savoir quels éléments de la situation l’enfant a encodé, on change certains d’entre eux ( la couleur du ruban, la forme du mobile, …). On peut ainsi savoir s’il peut transférer ses connaissances à des situations semblables mais non-identiques.
   

Mots-clés : conditionnement, essais fixes, habituation, méthodologie, préférence visuelle



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