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Modèles de l'Attention Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychologie cognitive

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007



Index de l'article
Modèles de l'Attention
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Les modèles de la fonction cognitive attentionnelleModèles de l'Attention

1. Le modèle de Broadbent (1958)

Cet auteur fut un des premiers à proposer un essai de représentation, du fonctionnement de l'attention. Son modèle se basait sur trois lois vérifiées empiriquement auparavant :

- le traitement attentionnel a une capacité limitée : on ne peut tout simplement pas faire attention à tout à la fois.

- la focalisation de l’attention (sur l'information jugée pertinente) améliore le traitement de cette information pertinente.

- les informations non « focalisées » sont altérées : l'attention sélective ne permet pas de retenir les caractéristiques autres que superficielles, de l'information n'ayant pas fait l'objet de cette focalisation.

Broadbent déduisit de ces constats, que l’attention agit en goulot d'étranglement, qui bloquerait les informations non pertinentes très tôt dans le traitement, à un moment où seules les caractéristiques superficielles ont été traitées, puisque les sujets ne se souviennent pas du sens des mots "non focalisés". Pour cet auteur, l’attention détermine les priorités du traitement : l’information prioritaire capte toutes les ressources attentionnelles et cognitives, alors que l’information non pertinente serait stoppée dans la mémoire sensorielle (dans le cas d'information auditive, dans la mémore échoïque).

2. Le devenir des informations non focalisées

Elles ne sont pas traitées selon le modèle de Broadbent, mais disparaissent-elles?

C'est à cette question qu'a souhaité répondre Hernandez-Peon en 1952, lorsqu'il plaçat des électrodes sur les cellules cérébrales de chats. Les cellules choisies étaient celles qui réagissent au son en déclenchant des potentiels d’action, répérables sur les tracées électro-encéphalographiques, par des pics caractéristiques d'une activité neuronale brève et intense.

Alors que ces cellules réagissaient nettement lorsque l’on émettait un bruit pendant que les chats se reposaient, on ne discernait aucun potentiel d'action spécifique, si une souris était présente dans le champ de vision des chats. Broadbent en avait conclu que les informations n'étaient même pas traitées, que l’information sélectionnée captait effectivement l'ensemble des ressources attentionnelles...

Pourtant, la focalisation n’épuise pas les capacités du sujet : un message sonore accéléré reste compréhensible, par exemple.


   

Mots-clés : amorçage, attention, modèles, traitement de l information, Treisman, vigilance



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