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Page 3 sur 3 Modèle de Treisman
4. Modèle de Treisman : attention = atténuationPour Treisman, l’attention serait plutôt un filtre qui atténue, et non qui bloque complètement laissant accéder l'information à la conscience selon sa valeur d'alerte. L'hypothèse fut corroborée par une série d'expérimentations d'écoute dichotomique :
Moray (1959/1969) imposa des consignes d’arrêt (Stop Now) dans l’oreille inattentive : cette stimulation a valeur d'alerte insuffisamment élevée pour provoquer l'arrêt d'un sujet, dont on a demandé de répéter ce qu'il attendait à l'un des écouteurs (oreille attentive). Ces consignes étaient cependant suivies par les sujets testés, si elles étaient précédées du nom de ces sujets. Prononcer le nom de la personne qui passait l'expérience, avait donc pour conséquence de faire traiter les informations de l’oreille inattentive par ce sujet, ce qui va à l’encontre du modèle de Broadbent.
Dans une expérience semblable, Anne Treisman (1960) fit entendre à des sujets, deux phrases ; avant l'expérience, il leur était précisé de n’écouter que d’un côté.
- Phrase entendue par l'oreille attentive : "elle allait au marché sous la table" - Phrase entendue par l'oreille inattentive : "le chien était caché acheter des carottes"
La même voix prononçait les deux phrases. Treisman observa alors l’intrusion des informations de l’oreille inattentive dans la conscience, afin de maintenir la cohérence de la phrase à répéter. Les sujets juraient avoir entendu, ce, entièrement, sur l'écouteur dont ils devaient répéter les mots, la phrase "elle allait au marché acheter des carottes".
L'information non focalisée, de l'oreille inattentive, est donc traitée au point que les sujets puissent la répéter : Treisman en conclu que l'information non focalisée, est traitée en fonction du contexte, ce qui apportait de l'eau au moulin de sa théorie.
Dans le modèle de l'attention de Treisman, l’attention est considérée non plus comme un goulot d'étranglement bloquant minutieusement l'information non pertinente, mais comme un atténuateur de ces informations non pertinentes.
Le traitement dépend notamment du seuil d’activation des mots (le niveau d'alerte), lequel varie en fonction du contexte. Par exemple, notre nom, les gros mots ou les alertes ont des seuils bas. d'autres mots ont un seuil d'activation élevé, mais l’attention, par exemple, par le biais du phénomène d'amorçage, va pouvoir changer ce seuil d’activation en fonction du contexte.
Source : Cours de psychologie cognitive - Dijon
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Ecrit par: Gaston le 23-12-2007
je comprends plutôt mal la deuxième expérience de Treisman. Pourriez-vous préciser ce qui est émis par les écouteurs et non ce qui est entendu par le sujet s'il vous plait?