 Discipline née sur le terreau de la psychanalyse dans les années 1950, la psychologie clinique s'en distingue, de par sa diversité : une approche intégrative, tant au niveau des théories que de la pratique, lui permet une souplesse d'adaptation au pathologique aussi bien qu'au "normal". C'est en ce sens qu'elle se distingue également de la psychopathologie.
En effet, la psychologie clinique n’intervient pas seulement dans le domaine de la santé mentale ; elle intervient aussi, par exemple, dans le domaine de la santé physiologique, sur les équipes médicales ou dans les soins palliatifs,… et ce, autant auprès des malades que du personnel médical lui-même. La psychologie clinique correspond à un champ de pratique professionnelle comprenant 2 types principaux d’activité : - une activité d’évaluation, de diagnostic…servant à orienter le patient vers une thérapie idoine. Les psychologues s’aident des méthodes cliniques, échelles cliniques, tests projectifs, entretiens ou observations cliniques, et d’autres tests plus standardisés de psychométrie (QI, aptitudes, performances…)
- une activité d’intervention psychologique qui comporte les soins, les aides, la prévention… l’ensemble des psychothérapies.
En outre, la psychologie clinique correspond à une formation universitaire (les titres de psychiatre et de psychologues cliniciens sont protégés depuis 1985, certaines lois sont en projet pour protéger également le titre de psychothérapeute) et à un champ de recherche (2ème année de master – anciennement DEA – puis doctorat). Ce chapitre vous propose de découvrir certains outils du clinicien, syndrômes ou sujets abordés du point de vue de la psychologie clinique, et présente quelques réflexions et documents utiles pour étudiants, professionnels, mais également visiteurs tout-venant. Pratique Clinique
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Ecrit par: psy.Raouyane le 04-02-2009
L’opposition clinique versus expérimentale a une histoire. Elle n’a par exemple aucun sens pour Théodule Ribot (1839-1916), pourtant toujours présenté dans l’historiographie de la psychologie française comme le père de la psychologie scientifique, donc expérimentale. Or, T. Ribot n’a aucun goût pour l’expérimentation en laboratoire et préfère aborder la vie psychique avec la méthode pathologique, l’étude de cas pathologiques qui sont une exacerbation de l’état normal. Elle n’a pas non plus de sens pour Alfred Binet (1857-1911), qui préconise une psychologie individuelle, basée sur l’étude approfondie de personnalités singulières, tels les calculateurs prodiges ou les joueurs d’échecs, contre une psychologie générale qui, en cherchant à établir les lois générales du psychisme humain, écrase les différences. Enfin, elle en a encore moins pour Pierre Janet (1859-1947). merci