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Psychopathie - Points de vue psychanalytiques et conclusion Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychologie clinique

Proposé par Yoann, le 21-12-2007



Freud lui même éprouva de nombreuses difficultés à cerner la personnalité du psychopatheDifférents auteurs décrivent et classent les psychopathies à plusieurs niveaux, selon des critères différents, en lien avec la personnalité.

1. Typologie

a) Les typologies des niveaux :

Homburger distingue de simples parties formelles de la personnalité comme l’humeur vitale le cours de l’humeur la tendance à l’action, le tempo vital et son influence sur l’allure de l’action. Il place de l’autre coté des connexions psychiques avec une introduction dans les rapports du « je » dans l’environnement.

b) La typologie des niveaux de Kahn

Il envisage les personnalités psychopathiques d’abord sous l’aspect instinctif et il décrit alors les impulsifs, les psychopathes aux instincts faibles, les psychopathes sexuels. La dessus il les envisage sous l’angle du tempérament et se présentent pour l’essentiel par les types de tempéraments psychopathiques suivants : Hyperthymiques (vifs, irritables, explosifs, …), Hypothymiques (flegmatique, insensible, anxieux, …), et Poikilothymiques (instabilité d’humeur).

Kahn étudie les personnalités psychopathiques sous l’aspect caractériel

c) Typologie réactionnelle de Kretschmer

Il propose de prendre à la place comme base la structure psychologique des formes réactionnelles psychopathiques conformément la seule manière correcte de se représenter l’esprit comme un mouvement temporel, comme un jeu entrelacé continuel de réaction nouvellement surgies et toujours plus efficientes sur des excitations extérieures toujours nouvelles. Ces excitations extérieures sont l’expérience vécue. Les propriétés d’un caractère sont ses possibilités de réaction. C’est ainsi qu’il remplace la conception statique et matérialisant par la conception génétique et dynamique. Ca représente l’avantage de rendre comparable les propriétés caractérielles. La réactologie peut se développer indépendamment de la caractérologie, mais pour des caractères déterminés.

2. Classement de la psychopathie au début du siècle

a) Koch a divisé ces déficiences psychopathiques persistantes innées en trois formes graduelles différentes.

La première désigne ce que l’on décrit comme psychopathes asthéniques. Ceux-ci ont un psychisme fragile.

La seconde forme, est caractérisée de tare psychique innée, et regroupe tout le reste des psychopathes. Il attache une grande importance au fait qu’aucune tare psychopathique ne se manifeste « par un symptôme unique ».

La troisième forme, la dégénération psychopathique innée, regroupe le cas de débilité morale et intellectuelle, et n’englobe plus de psychopathe.

b) Dans l’ouvrage de Kraepelin en 1896 fait paraître dans un ouvrage, que les états psychopathiques qui, outre les états obsessionnels, la folie impulsive et l’inversion sexuelle, embrasse le dérèglement constitutionnel de l’humeur. Elle est avec l’agitation constitutionnelle, introduite parmi les états maladifs originaires.

c) Bleuler divise les psychopathies en nervosité, déviations de l’instinct sexuel, irritabilité anormale, agitation, instincts spéciaux, fausseté d’esprit, mythomanie, déviations éthiques constitutionnelles, humeur irritante, Les dérèglements d’humeur constitutionnels appartiennent également pour lui à la folie maniaco dépressive.

d) Reichardt divise les personnalités psychopathiques en neurasthénie endogène, disposition à la névrose obsessionnelle et disposition à l’hypochondrie et excitabilité constitutionnelle anormale, susceptibilité et irascibilité, instabilité, agitation, … La névrose d’attente se trouve parmi les réactions psychopathiques.

3. Les trois postulats de Freud

1) Toute la psychologie de l’adulte tire ses sources des difficultés éprouvées au niveau du développement de la sexualité infantile.

2) Ce sont les pulsions refoulées, sexuelles et agressives, qui créent les symptômes.

3) La façon dont est vécue l’étape organisatrice de la personnalité dépend essentiellement des conditions de l’environnement.

4. Les points de vue selon une psychologue contemporaine

Extrait anonyme du point de vue selon une psychologue :

« Ce sont des personnes qui n’ont pas besoin d’aller en psychiatrie, pas non plus forcément des personnes qui iraient en hôpital de jour. Ce sont des personnalités, pour moi, comme toi et moi, sauf qu’on a tous des petits points paranoïaques, hystériques. C'est-à-dire qu’on va avoir un mode de fonctionnement, ou certains seront naturellement méfiants, alors qu’il est normal, on est pas encore dans une grosse névrose, on est tous plus ou moins névrosé, donc voilà certains seront plus méfiants parce qu’ils auront une personnalité paranoïaque. Ce sont des personnalités, des tendances, ce sont des traits plus ou moins marqués mais qui ne vont pas forcément dans la névrose pure et dure ou dans la pathologie. C’est des teintes, on est tous différents, teinté, Donc pour moi une personnalité antisociale c’est quelqu’un qui va fuir les regroupement, éviter d’être en groupe, qui ne va pas aller dans le même sens que tout le monde. Il va avoir des traits de personnalités mais ça ne veut pas dire qu’il faut l’enfermer. Ca ne veut pas dire non plus qu’il doit être suivit, tant que ça n’handicape pas sa vie, tant qu’il arrive à avoir une vie « normale », que ça ne vient pas lui pourrir la vie, on a tous des tendances.  »

5. Conclusion générale

La psychopathie trouve son origine dans plusieurs facteurs, biologiques et développementaux.

Facteur neurobiologique, qui sépare l’agressivité affective et prédatrice, avec les différents neurotransmetteurs ainsi que leurs rôles et leurs corrélations sur le comportement psychopathique. La sérotonine semble être le neurotransmetteur le plus impliqué.

Facteur métabolique et hormonal, le rythme cardiaque de l’individu dans une situation de stress et d’anxiété s’accélère. Les différentes hormones sexuelles jouent un rôle important dans l’agressivité. Testostérone et progestérone par exemple.

Des études sur des jumeaux et enfants adoptés ont été faites pour voir les prédispositions génétiques au trouble psychopathique.

Facteur développementales, l’internalisation, l’attachement et la structure du soi grandiose jouent un rôle dans la psychopathie. Cependant la structure du soi grandiose revient assez souvent dans les divers ouvrages consultés, elle semble être plus importante que les autres.

La personnalité du psychopathe comporte 3 principaux mécanismes de défense : la tromperie, déni, imitation, pour ensuite différencir violence d’agressivité et j’ai fais une association entre psychopathie et psychose, qui semblait totalement improbable selon le DSM III.

Les théories abondent sur les diverses gravités de cas psychopathiques puis sur les résistances qu’un psychopathe peut utiliser pendant la psychothérapie pour tromper son thérapeute, notamment. Le traitement et les soins que l'on peut apporter en sont limités.

   

Mots-clés : psychanalyse, psychopathe, psychopathie



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