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Psychopathie - Violence, Agressivité et psychose Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychologie clinique

Proposé par Yoann, le 21-12-2007



L'agressivité dans la psychopathieLa violence verbale, autant qu'en acte, est une des caractéristiques principales de la psychopathie, elle révèle un mode agressif constant du sujet psychopathe. Cette violence sert parfois de prétexte à faire un amalgame entre psychose et psychopathie, deux syndrômes très différents néanmoins.

1. Agressivité

L’agressivité est cette composante du comportement normal qui est libérée sous différentes formes liées au stimulus et orientées vers un but pour satisfaire les besoins vitaux ou pour éliminer ou maîtriser toute menace à l’intégrité physique et psychologique, en contribuant à l’auto conservation de soi et de l’espèce d’un organisme vivant, et qui, à l’exception de l’activité prédatrice, ne vise jamais la destruction de l’adversaire. (Valzelli, 1981).

1.1. Agressivité affective.

Ce sont des manifestations d’agressivité traditionnellement décrites comme manifestations d’irritation, entre males, territoriales ou maternelles. Il commence avec une activation intense et structurée du système nerveux autonome, due aux stimuli menaçants externes ou internes. Il est aussi assorti de postures menaçantes et défensives et de fortes vocalisations. Il est rarement en rapport avec de la nourriture ou une prédation quelconque chez l’animal, mais peut être générée avant ou après une agressivité prédatrice chez l’Homme.

Comme nous l’avons vu dans la partie neuronale, Les niveaux de sérotonine circulante seraient en corrélation négative avec l’agressivité affective, alors que les niveaux relatifs de neurotransmissions de la norépinéphrine, de la dopamine et de l’acétylcholine seraient en corrélation positive avec l’agressivité affective.

L’agressivité affective a des caractéristiques bien à elle comme la stimulation sympathique intense du système nerveux autonome, l’expérience subjective de l’émotion consciente, la violence éventuelle réactionnelle et immédiate, ou encore la menace perçut à l’intérieur ou l’extérieur . Mais aussi un but de réduction de la menace, un déplacement rapide de la cible de l’agressivité, une séquence comportementale limitée dans le temps. Elle est souvent annoncée par un rituel public et à une dimension essentiellement affective.

1.2. L’agressivité prédatrice

Pour l’animal, le but de cette agressivité est d’obtenir de la nourriture. Cette agressivité n’a pas d’excitation autonome, de vocalisations ou d’exhibition de comportements élaborés. Elle n’est pas non plus associée à une augmentation d’irritabilité.

Les agents cholinergiques semblent faciliter l’agressivité prédatrice. Les voies neuroanatomiques se projettent à partir de l’hypothalamus vers le tégument ventral du cerveau médian.

Le paradoxe est qu’il y a, pour l’agressivité prédatrice, des caractéristiques qui sont en corrélation mais aussi en contraste avec l’agressivité affective : Excitation autonome minimale ou absente, pas d’expérience consciente de l’émotion, violence planifiée et préméditée, absence de menace perçue ou menace minime, buts multidéterminées et variables, déplacement minime ou absent de la cible, séquence comportementale illimitée dans le temps. L’agressivité prédatrice est précédée ou suivie par un rituel privé, a une dimension fondamentalement conato-cognitive, permet une vigilance sensorielle accrue et focalisée, une dédifférenciation des concepts de soi et d’objet, …

2. Violence et psychose.

Malgré l’opposition des psychologues et psychiatres à la juxtaposition de la psychose et de la psychopathie, on peut noter une certaine association.

La débilité mentale profonde et la schizophrénie sont préemptives par rapport au diagnostic de trouble de la personnalité antisociale car aujourd’hui nous ne disposons d’aucun moyen pour déterminer si le comportement antisocial survenu chez un individu débile profond ou schizophrène est induit par ces troubles plus graves ou par un trouble de la personnalité antisociale. - DSM III

Il s’agit d’actes qui se caractérisent par l’exercice manifeste de la force ou de la menace susceptible d’entraîner un préjudice pour des personnes.

Un sujet psychopathe peut se livrer de manière répétitive à des actes de violence prédatrice motivés par un délire encapsulé, qui contient nombre de persécuteurs fantasmés. Au moment du contact physique réel avec une victime, la modalité prédatrice de l’agressivité cède la place à une modalité affective, et le sujet psychopathe paranoïaque se trouve dans un état d’excitation autonome intense, menacé et sur la défensive. Dans les deux modalités d’agressivité, le sujet psychopathe continue) être psychotique et délirant, tandis que la psychopathie facilite l’utilisation de la violence prédatrice.

A l’inverse, l’individu psychopathe qui est psychotique peut se livrer à une réaction soudaine et non planifiée de violence affective. De suite après la violence physique il peut passer à une agressivité prédatrice pouvant aboutir à des abus ou mutilations planifiée et sadique de la victime. Il sera pendant tout ce processus complètement psychotique.
   

Mots-clés : agressivité, psychopathie, psychose, syndrome, violence



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