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Tumeurs cérébrales : types de tumeurs Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : neuropsychologie

Proposé par Fabrice Pastor, le 26-05-2007

IRM d'une tumeur cérébraleIl en existe plusieurs types en fonction de la cellules d’origine. Il n’y a pas de tumeurs des cellules nerveuses, puisqu’elles ne peuvent plus se diviser pour la plupart.
 
Nota : ce cours suit le cours précédent : Sémiologie des tumeurs cérébrales

3. Types de tumeurs

3.1. Tumeurs extra-cérébrales

3.1.1. Méningiomes (15% des tumeurs « cérébrales »)

Méningiome frontal droitTouchant généralement le patient de 40 à 80 ans (avec prédominance des femmes), ces tumeurs se développent sur les méninges (surtout aux dépends de l’arachnoïde) et se situent entre les hémisphères ou sur ceux-ci.

Ils sont fréquents, bénins, d’évolution lente et encapsulés, mais peuvent atteindre une taille impressionnante avant qu’on ne les détecte (jusqu’à 15 cm). Le traitement préconisé est une exérèse complète, si le patient est suffisamment jeune. Chez les patients âgés, l'exérèse chirurgicale présente davantage de risque fatal que la probabilité de décéder de cette tumeur. Le risque de récidive est de 5 à20 % sur 10 ans.
 
Le méningiome possède un fort potentiel épileptogène du fait de la compression qu'il provoque. Il peut également devenir malin, d'où la nécessité d'une radiothérapie lorsque l'éxérèse ne permet pas d'enlever avec sûreté toute la tumeur.

3.1.2. Neurinomes du VIII (5% des TC)

NeurinomeCe sont des tumeurs du nerf acoustique, se développant à partir des cellules de la gaine de Schwann, dans le conduit auditif interne.

Les neurinomes sont relativement bénins, encapsulés et d’évolution lente (restent petits pendant longtemps), survenant chez le jeune adulte (30 ans). On les détecte par les signes comme une hypo, voire une anacousie, des acouphènes (bourdonnements) ou des sensations vertigineuses.
 
Le traitement est une exérèse chirurgicale complète, mais celle-ci est plus complexe que pour les méningiomes : il n’est pas rare qu’à la suite de l’opération, le nerf auditif soit coupé est qu’il y ait donc une surdité totale d’une oreille.

3.1.3. Adénomes hypophysaires ou de la tige pituitaire (5% des TC)

Adénome hypophysaireCette tumeur touche surtout l’hypophyse de jeunes femmes adultes, dont les messages hormonaux sont alors perturbés, mais certains hommes aussi (l'un des signes flagrant est une prise de poids subite). Elle est bénigne, encapsulée et d’évolution lente. Les signes sont surtout endocriniens, avec quelques signes neurologiques (céphalées,…) mais varient en fonction du type morphologique de l’adénome : on distingue les adénomes à prolactine, somatotrope ou corticotrope.
 
La nature de la tumeur fait qu’il est très difficile de l’enlever, car on risque de toucher l’hypophyse : l’exérèse chirurgicale ne permet généralement pas d’enlever toute la tumeur, on l'accompagne donc d'une radiothérapie et d'un traitement pharmacologique.

3.2. Tumeurs intra-cérébrales

Les gliomes sont les tumeurs cérébrales les plus fréquentes, elles se développent à partir de la névroglie et on distingue 4 grades de malignité en fonction du potentiel d’envahissement cellulaire. Les récidives sont fréquentes. Les gliomes bénins peuvent évoluer vers la malignité.

3.2.1. Astrocytomes (50% des TC - astrocytes)

AstrocytomeIls surviennent généralement à l’âge moyen de la vie (40-50 ans), sont diffus et par conséquent ne peuvent bénéficier que rarement d’une exérèse totale. Concernant principalement les hémisphère cérébraux chez l'adulte, les astrocytomes peuvent se développer sur le cervelet, chez l'enfant. Le pronostic est bon chez celui-ci si une exérèse totale est possible. On aura souvent recours à un traitement complémentaire par radiothérapie ou chimiothérapie.
 
Les astrocytomes sont relativement bénins mais l'évolution vers un stade plus agressif n'est pas rare. L'OMS classe les astrocytome en 4 grades, exprimant notamment leur dangerosité.

3.2.2. Oligodendrogliomes (rares - oligodendrocytes)

OligodendrogliomeIls surviennent également à l’âge moyen, par prolifération de cellules monomorphes. L’évolution est lente mais le pronostic à long terme (10 ans) est médiocre. Les composantes génétiques sont importantes à déterminer (notamment, délétion des chromosmes 1p et 19q) car elles orientent la thérapie, certains oligodendrogliomes étant plus chimioréceptifs que d'autres. L'éxérèse est rarement complète et doit s'accompagner d'une radiothérapie.
 
Un oligodendrogliome bénins peut rester dans une phase évolutive lente pendant plusieurs années, au cours desquelles un tableau clinique de signes neurologiques tels que des épilepsies, céphalées et vomissements peuvent faire penser à une compression due à la présence d'un massif tumoral. L'acquisition de la malignité n'est pas rare.

3.2.3. Ependymomes (rares – cellules épendymaires dans les ventricules)

EpendymomeOn la trouve surtout chez l’enfant et l’adolescent, chez qui elle provoque souvent des hydrocéphalies et une hypertension par obstruction des ventricules III et/ou IV. L’âge est un facteur important dans l’évolution d’une tumeur cérébrale : pour celle-ci, le pronostic est favorable.

Le traitement se fait par exérèse chirurgicale si possible, radiothérapie si nécessaire, et pharmacothérapie.

Ces trois type de tumeur sont considérées comme bénignes au début, ce qui n’est pas le cas des suivants, qui sont malins dès le départ (on observe surtout ces derniers en T2 – inversion de séquence)

3.2.4.Glioblastomes (15% des TC – cellules indifférenciées)

Ces tumeurs présentent un très important polymorphisme cellulaire, et surviennent surtout à partir de la cinquantaine. Elles sont plus fréquentes chez l’homme. L’évolution est foudroyante et le pronostic est létal au delà de 5 ans.

Le traitement se fait par exérèse chirurgicale si possible, radiothérapie si nécessaire, et pharmacothérapie.

3.2.5. Médulloblastomes ou granulloblastomes (fréquents chez le garçon mais rares chez l’adulte)

Ils partent du cervelet vers la moelle ou vers le IVème ventricule, sont fréquent chez l’enfant mais rares chez l’adulte. Ils sont plus fréquents chez le garçon, létaux avec de nombreuses récidives.

Le traitement se fait par exérèse chirurgicale si possible, radiothérapie si nécessaire, et pharmacothérapie.

Source : Cours de Mr Robichon - Licence de Psychologie - Dijon
   

Mots-clés : cancer, cerveau, cérébral, syndrômes, tumeurs

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3 commentaire(s)

Ecrit par: Nila le 23-12-2007

Je recherche une solution à mon mal, je souffre, d'acouphenie du coté gauche, d'une pression dans le crane du coté gauche, don derrière l'oeuil, raideur dans la nuque , une insesibilité du coté faciale gauche, et comme une envie d'arracher mes dents ou de faire sortir une surpression au niveau du crâne, trés irritable ,attaque de panique,anxité, difficulté à la concentration et l'impression de ne plus être sois. comme un voile devant le regard. 
 
Merçi de m'aider car je ne sais à qui m'adresser.

 

Ecrit par: Carnégie le 23-12-2007

Certains symptômes peuvent faire évoquer une hydrocéphalie, mais d'autres diagnostiques sont possibles et avec si peu d'élément, il serait bien mal avisé de conclure. Mais je profite du message pour rappeler que les fonctions cognitives sont latéralisées : une insensibilité faciale gauche - si le problème vient du cerveau - signe dans la majorité ds cas des troubles du lobe pariétal droit : l'hémisphère gauche gère le coté droit du corps, et inversement. 
 
Ainsi, qu'un trouble sensitif gauche soit évoqué en même temps qu'une sensation de pression cérébrale, encore à gauche, semble indiquer un petit problème, non pas cérébral, mais peut être une infection des "pellicules" qui entourent le cerveau (dure-mère, arachnoïde, etc...). Je sais que le sujet concerne ici les tumeurs cérébrales et j'imagine ce que tu as pu penser, mais il ne faut pas s'alarmer. 
 
En as-tu discuté avec ton médecin traitant? au besoin, un IRM ou un scanner, pour rassurer, peut être utile. Si lui, ne t'envoies pas vers un spécialiste, tu peux demander l'avis directement en hôpital, d'un neurologue. Bon courage!

 

Ecrit par: Aztek le 01-03-2008

Hydrocéphalie ? Syndrome méningé ?... Il serait en effet intéressant de demander conseil à ton médecin traitant voir à un neurologue. Comme le dit Carnégie, un examen d'imagerie cérébrale semble le bienvenu.

 


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