 Il en existe plusieurs type en fonction de la cellules d’origine. Il n’y a pas de tumeurs des cellules nerveuses, puisqu’elles ne peuvent plus se diviser pour la plupart.
Ce court suit le cours précédent : Sémiologie des tumeurs cérébrales
3. Types de tumeurs3.1. Tumeurs extra-cérébrales3.1.1. Méningiomes (15% des tumeurs « cérébrales »)Ces tumeurs se développent sur les méninges (surtout au dépend de l’arachnoïde) et se situent entre les hémisphères ou sur ceux-ci.
Ils sont fréquents, bénins, d’évolution lente et encapsulés, mais peuvent atteindre une taille impressionnante avant qu’on ne les détecte (jusqu’à 15 cm). Le traitement préconisés est une exérèse complète.
3.1.2. Neurinomes du VIII (5% des TC)Ce sont des tumeurs du nerf acoustique, à partir des cellules de la gaine de Schwann, dans le conduit auditif interne.
Ils sont bénins, encapsulés et d’évolution lente (reste petite pendant longtemps), survenant chez le jeunes adulte (30 ans). On les détecte par les signes comme une hypo, voire une anacousie, des acouphènes (bourdonnements) ou des sensation vertigineuses. Le traitement est une exérèse chirurgicale complète, mais plus complexe que pour les méningiomes : il n’est pas rare qu’à la site de l’opération, le nerf auditif soit coupé est qu’il y ait donc une surdité totale d’une oreille.
3.1.3. Adénomes hypophysaires ou de la tige pituitaire (5% des TC)Cette tumeur touche surtout l’hypophyse des jeunes adultes femmes (les messages hormonaux sont perturbés), mais hommes aussi (un signe est la prise de poids subite). Elle est bénigne, encapsulée et d’évolution lente. Les signes sont endocriniens et plus ou moins neurologiques (céphalées,…) mais varient en fonction du type morphologique de l’adénome : on distingue les adénomes à prolactine, somatotrope ou corticotrope.
La nature de la tumeur fait qu’il est très difficile de l’enlever, car on risque de toucher l’hypophyse : l’exérèse chirurgicale ne permet pas d’enlever toute la tumeur on pratique alors en compensation de la radiothérapie plus ou moins pharmacologique.
3.2. Tumeurs intra-cérébralesLes gliomes sont les tumeurs cérébrales les plus fréquentes, elles se développent à partir de la névroglie et on distingue 4 grades de malignité en fonction du potentiel d’envahissement cellulaire. Les récidives sont fréquentes. Les gliomes bénins peuvent évoluer vers la malignité.
3.2.1. Astrocytomes (10% des TC - astrocytes)Ils surviennent généralement à l’âge moyen de la vie (40-50 ans, sont diffus et par conséquent ne peuvent bénéficier que rarement d’une exérèse totale. Il y a un bon pronostic chez l’enfant si une exérèse totale est possible. Le traitement peut aussi se faire par radiothérapie ou chimiothérapie.
3.2.2. Oligodendrogliomes (rares - oligodendrocytes)Ils surviennent également à l’âge moyen, par prolifération de cellules monomorphes. L’évolution est lente mais le pronostic à long terme 10 ans) est médiocre. Cette tumeur est très dure à soigner car très chimiorésistante. Elle se transforme en tumeur maligne.
3.2.3. Ependynomes (rares – cellules épendymaires dans les ventricules)On la trouve surtout chez l’enfant et l’adolescent, chez qui elle provoque souvent des hydrocéphalie et une hypertension par obstruction des ventricules III et/ou IV. L’âge est un facteur important dans l’évolution d’une tumeur cérébrale : pour celle-ci, le pronostic est favorable.
Le traitement se fait par exérèse chirurgicale si possible, radiothérapie si nécessaire, et pharmacothérapie.
Ces trois type de tumeur sont considérées comme bénignes au début, ce qui n’est pas le cas des suivants, qui sont malins dès le départ (on observe surtout ces derniers en T2 – inversion de séquence)
3.2.4.Glioblastomes (15% des TC – cellules indifférenciées)Ces tumeurs présentent un très important polymorphisme cellulaire, et surviennent surtout à partir de la cinquantaine. Elles sont plus fréquentes chez l’homme. L’évolution est foudroyante et le pronostic est létal au delà de 5 ans.
Le traitement se fait par exérèse chirurgicale si possible, radiothérapie si nécessaire, et pharmacothérapie.
3.2.5. Médulloblastomes ou granulloblastomes (fréquents chez le garçon mais rares chez l’adulte)Ils partent du cervelet vers la moelle ou vers le IVème ventricule, sont fréquent chez l’enfant mais rares chez l’adulte. Ils sont plus fréquents chez le garçon, létaux avec de nombreuses récidives.
Le traitement se fait par exérèse chirurgicale si possible, radiothérapie si nécessaire, et pharmacothérapie.
Source : Cours de Mr Robichon - Licence de Psychologie - Dijon |
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Ecrit par: Nila le 23-12-2007
Merçi de m'aider car je ne sais à qui m'adresser.