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Syndrome amnésique : formes cliniques Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : neuropsychologie

Proposé par Stephane Desbrosses, le 21-12-2007

Index de l'article
Syndrome amnésique : formes cliniques
Page 2

4. Tumeurs cérébrales

Tumeurs diencéphaliques : bénins :

  • craniopharyngiomes (enfant) ou tumeur hypophysaire (région sellaire)
  • tumeur du fornix
  • kyste du 3ème ventricule

Tumeurs diencéphaliques : malins : gliomes thalamiques

5. Méningo-encéphalite herpétique

Le plus souvent due au virus herpès viridae 1 (HVS1), qui entraîne une fièvre et un dysfonctionnement cérébral focal et des crises d’épilepsie. Le traitement est urgent.

Le virus à une préférence pour le lobe temporal : atteinte bilatérale temporale asymétrique (un côté est plus touché). Il se produit au début une inflammation, puis une nécrose.

Le syndrome amnésique isolé est exceptionnel (souvent, on aura des formes d’aphasie)

6. Anoxie cérébrale

Souvent, elle est la fait d’un arrêt respiratoire (noyade, pendaison, intoxication au CO. L’anoxie provoque le syndrome amnésique le plus pur, par lésion hippocampique. On a vu le rôle de l’hippocampe après certaines résection chirurgicale pour épilepsie récurrente (patient HM) ou des lésions du fornix

7. Encéphalite limbique paranéoplasique

Elle touche le système limbique et est souvent associée à un cancer située dans une autre partie du corps, qui secrète des substances interférentes. Souvent, avec le syndrome amnésique, on voit des manifestations affectives variées et des autres atteintes du système nerveux (neuropathie  pas de réflexes)

La néoplasie fréquemment associée est un cancer bronchique anaplasique à petites cellules, dans 70% des cas. Il y a fabrication d’anticorps anti-neurones. Les cancers sont souvent sensible au début à la chimiothérapie, on peut alors améliorer voire lever l’amnésie.

8. Chirurgie (ex : cas HM)

Certaines résections chirurgicale pour épilepsie récurrente (patient HM) ou des lésions du fornix. Les crises d’épilepsie provoquent également des syndromes amnésiques.

Plusieurs opérations médicales peuvent provoquer un syndrome amnésique transitoire :

l’ictus amnésique provoque une amnésie transitoire globale, dont un syndrome hippocampique brutal : le patient se demande ce qui lui arrive, il est perplexe, anxieux et posent toujours les mêmes questions. Il y a une forte désorientation temporelle (mais peu spatiale). Le comportement et la vigilance sont normaux (ce qui les différencie des AVC). Cela dure de 4 à 6 heures souvent (si ça dure plus longtemps, faut se poser des questions), puis vient une récupération progresive sans séquelles hormis l’amnésie lacunaire de l’évènement.

L’ictus est favorisé par les émotions forte (deuil,…) les efforts physiques, la prise de certains médicaments (cerestat,…), surtout les benzodiazépines (hypnotiques)

L’âge moyen de survenue est entre 50 et 70 ans ; l’incidence est de 3.4/100000 par an. Il n y a pas réellement de récurrence bien que cela se voit parfois. L’EEG et l’IRM ne donnent rien, on ne sait pas à quoi c’est lié. Il y a plusieurs hypothèse (lié aux crises d’épilepsie, aux migraines,…)

L’amnésie épileptique transitoire : les syndrome associés dépendent de la localisation du point focal ; parfois, on voit une amnésie isolée de type ictus, < 1 heure mais répétée (ce qui différencie des DTA). Un traitement anticomitial est prescrit.

L’amnésie post-traumatique est une période d’amnésie qui suit immédiatement le trauma crânien (amnésie antérograde et un peu rétrograde). On dit qu’elle se termine quand le sujet est capable d’exprimer une impression de continuité temporelle de son existence.

La durée est corrélée à la gravité du TC et au pronostic. On parle de TC grave si l’amnésie post-traumatique dure plus de 24 heures. Si elle dure encore, on pense à des séquelles possibles.

L’amnésie post-électrochoc : le traitement électrochoc est un bon traitement chez les dépressifs mélancoliques, les schizophrènes,… chez les sujets âgés, on trouve souvent une amnésie antérograde, améliorée par l’indiçage et la reconnaissance, mais l’amnésie est réversible (bien que l’amnésie antérograde puissent durer plusieurs semaines). L’amnésie rétrograde est très sévère est peu parfois être définitive.

On trouve ces tableaux cliniques lors de séances d’électrochoc bilatéraux (très peu quand ils sont unilatéraux)

9. Amnésie progressive (DTA)

Cas particulier : l’amnésie rétrograde isolée

  • sans amnésie antérograde : elle existe mais est très rare !
  • le patient a oublié tout son passé personnel (avec amnésie d’identité) et extrapersonel. Il se réhabitue vite cependant, ils peuvent réapprendre leur passé, mais ne se l’approprie pas réellement.
  • L’origine est souvent psychogène (mécanisme de conversion hystérique (dissociatif), il y a parfois eu fugue psychogène.
  • La récupération est variable
  • Les patients ne sont pas des simulateurs (mis en évidence avec des tests de mémoire)

10. Troubles de mémoire hors syndrome amnésique :

Beaucoup de patients se plaignent de trouble de mémoire, surtout parce que c’est le trouble cognitif le plus connu. Il y a beaucoup de facteur possibles ; physiologiques (maladie,…), psychologiques (certains mécanismes), pathologiques (prises de toxiques), pharmacologique (beaucoup de médicaments perturbent le fonctionnement de la mémoire).

  • Le stress, l’anxiété et la dépression entraînent des sensations subjectives de perte de capacités mnésiques, mais les performances objectivées sont normales ou juste subnormales.
  • Il y a un vieillissement normal des capacités : lenteur, difficultés à gérer simultanément plusieurs informations ; baisse des capacités d’évocation (il faut plus de concentration) ; demande attentionnelle plus importante (c’est moins automatique)
  • Certaines pathologie cérébrales, surtout sous-corticales, s’accompagnant de trouble frontaux (mais les patients peuvent être juste fatigués ou anxieux !). chez les sujets jeunes, la sclérose en plaque provoque des troubles de mémoire, progressif.
  • Certaines dépressions sévères (mélancoliques) peuvent donner des tableaux cognitifs proches de l’amnésie
  • Dans un petit nombre de cas, les patients se plaignent de troubles de mémoire alors que c’est une autre fonction cognitive qui est touchée (aphasie, troubles du langage,… ; troubles d’identification des objet ou des personnes : agnosie, démence sémantique,…). Il faut penser à évaluer les autres fonctions cognitives chez quelqu’un qui se plaint de troubles de mémoire.



   

Mots-clés : amnésie, anoxie, anévrysme, AVC, démences, formes cliniques, Korsakoff, maladie dAlzheimer, syndrome, tumeurs

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