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Dyslexies de développement : Génetique et anatomo-clinique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : neuropsychologie

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007



La dyslexie, un problème majeur pour quantités d'enfants... et de parents!On a cherché de prime abord dans la génétique les causes de la dyslexie de développement ; de nombreuses études ont permis de mesurer l'impact des gènes dans l'apparition de ce trouble. Les chercheurs ont également pu identifier des anomalies anatomiques régulièrement associées à la dyslexie de développement.

4. Etudes génétiques

Elles reposent sur 4 types d’informations :

- les enquêtes familiales montrent des troubles de lecture, souvent, chez un ou deux parents.

- L’étude des modes de transmission (on regarde toute la famille)

- La détermination du caractère héréditaire (méthode de génétique formelle ou mendélienne

- La localisation des gènes impliqués (méthode de génétique physiologique)

Vogler (1985) effectue une estimation probabiliste du risque d’ascendance dyslexique chez un enfant dyslexique :

- s’il s’agit d’un garçon, il a 40% de chances d’avoir un père dyslexique, 35% d’avoir une mère dyslexique

- s’il s’agit d’une fille, elle 17% de chances d’avoir un père dyslexique et autant d’avoir une mère dyslexique.

Plusieurs chromosomes sont donc soupçonnés de contribuer activement à la transmission de certaines formes de troubles de la lecture.

Smith et al (1983) effectuent l’analyse génétique de 9 familles de dyslexiques, il y a un gène dominant sur l’autosome 15, qui serait impliqué. Les résultats ne sont pas confirmés par Bisgard et al (1987) sur 14 français.

Rabin et al (1993) montrent l’existence d’une translocation entre le petit bras du chromosome 1 et le rand bras du chromosome 2 (la région Rh du chromosome 1).

Cardon et al (1994, 1996) et Grigorenko et al (1996) montrent l’implication d’une région du bras court de l’autosome 6. Cet autosome est également porteur du système HLA… il existe un lien ?

La dyslexie de développement est entrée dans la classification des maladies génétiques le 7 mai 1997. D’autres gènes impliqués, sur les chromosomes 6, 3, 15,… ont été découverts depuis : il s’agit d’un maladie génétique pluri (ou multi) – factorielle, polychromosomique, d’où la diversité des tableaux cliniques.

5. Etudes neuro-anatomiques : anomalies du système nerveux ?

W. Drake (1968) étudie le cerveau d’un enfant de 14 ans décédé d’une hémorragie cérébrale et porteur d’une DD. Ce cas ressemble au premier décrit par W.P. Morgan, (1896). L’autopsie montre une malformation pariétale inférieure gauche (ce qu’avait avancé W.P. Morgan) mais également de nombreuses ectopies neuronales gauches (petits enchevêtrements verruqueux de neurones ; il y en a trop). Est-ce la cause structurelle biologique de la DD ?

5.1. Anomalies micro-anatomiques

A.M. Galaburda et al (1979 à 1984), effectuent des observations post-mortem et notent :

- De nombreuses ectopies sur les couches externes

- De nombreuses polymicroglies (ectopies plus importantes)

- Des dysplasies focales (troubles dans le développement des tissus

- Des anomalies myéloarchitectoniques et cytoarchitectoniques des noyaux thalamiques

- Des anomalies des magnocellules du système visuel (CGL) codant les mouvements et les contraste : elles semblent mal distribuées (rappel, les parvocellules codent les couleurs)

Il y a donc beaucoup d’anomalies microscopiques. Nous en avons tous, mais les dyslexiques en ont plus, surtout au niveau des régions du langage.

5.2. Anomalies macro-anatomiques (macroscopiques : c’est ce qui fait la fonction cognitive)

En particuler, le planum temporale est différent chez les dyslexiques : il est à peu près de la même taille à gauche qu’à droite, alors qu’il est plus grand à gauche chez les sujets normaux. En 1985, Galaburda et al montrent que le PT droit des dyslexiques est plus volumineux que le PT droit normal, jusqu’à la symétrie (il y a donc plus de cellules).

Les résultats sont vérifiés aec Sean (Travaux IRM) (rappel : Gescwind et levitsky, montrent qu’il y a 11% de sujets sur 100 sujets qui ont un PT Droit = au PT Gauche.

Cependant, les travaux en imagerie neuro-anatomique ont donné des résultats discordants. Mais les populations peuvent être mal contrôlée (fille garçon, ages différents,…), les méthode de mesure sur des coupes ne sont pas faciles,… Tout cela peut expliquer les discordances.

Le lobe temporale semble également concerné, ainsi que le pariétal : La morphologie d’une aire pariétale supra sylvienne (Robichon et Habib, 1996) présente un asymétrie chez l’adulte. Il y a une symétrie chez e dyslexique. Ces observations sont corrélées avec les tests phonologiques effectués chez les dyslexiques, qui mesurent les mécanismes phonologiques et la mémoire phonologiques à court terme. Ceux-ci sont déficitaires chez les dyslexiques. Ces études sont également corrélées avec les données IRM en activation.

Source : Cours de Neuropsychologie - Licence - Université de Dijon
   

Mots-clés : dyslexie, troubles du développement, génétique



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