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Stress et contrôle de situation : Brady et al., (1958) et Weiss (1972) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : divers

Proposé par Stephane Desbrosses, le 21-12-2007



Le stress, c'est bien connu, ça ne fait pas souvent du bien...Tout le monde s'en doute et une expression populaire le confirme, trop de stress provoque des ulcères. En fait, on le sait surtout grâce à certaines expériences réalisées il y'a une quarantaine d'années, dans des circonstances un peu amorales... Amis des animaux, n'oubliez pas que ce genre d'expérience se fait de moins en moins.
Lors d'une étude très sérieuse est dans le but de trouver les facteurs déclenchant les ulcères à l'estomac, Brady (1958) place un singe dans un appareil barbare, qui envoie à l'animal un choc électrique toutes les 20 secondes. le singe ne peut bouger, attaché et retenu à la taille et au cou. Il pouvait cependant appuyer sur un levier qui retardait de 20 secondes l'émission d'un nouveau choc. Il ne recevait alors que les chocs qu'il n'avait su éviter, en actionnant au moins une fois le levier pendant le laps de temps de 20 secondes. Le rythme des séances était tout à fait dans l'esprit de cette expérience... le singe subissait le test pendant 6heures, puis avait 6 heures de repos, puis recommençait pendant 6 heures le test... de façon continue, 24 heures sur 24, pendant plusieurs semaines! On comprend pourquoi, à ce rythme-là, certains singes développèrent rapidement des ulcères auxquels plusieurs d'entre eux succombèrent...

Cependant, l'expérience laissait la place au doute : étaient-ce les chocs qui provoquaient l'ulcère? ou bien, était-ce l'aspect psychologique le responsable, le stress du choc à venir? Pour répondre à cette question, Brady eu l'idée d'enfermer dans un appareil similaire, à coté de singes passant la première partie du test, des singes témoins. la seule différence résidait dans le fait que les leviers des témoins n'avaient aucune fonction : les actionner ne servait aucunement à retarder les chocs. ces chocs reçus étaient en fait ceux que le compagnon de la première expérience n'avait pas su éviter. Les résultats montrèrent alors que les singes "passifs" recevant des chocs sans avoir de contrôle sur leur survenue, développaient beaucoup moins d'ulcères que les singes "actifs" qui pouvaient, eux, retarder l'émission des décharges. Les deux associés recevaient pourtant le même nombre de chocs, au même moment!

Brady en conclu que le stress lié au choc était seul responsable alors, de la survenue de lésions gastriques. il fut ainsi l'un de premiers chercheurs à démontrer par l'expérience le fait que des perturbations psychologique pouvaient avoir un impact bien réel sur la santé physique, et laisser des séquelles graves pouvant aller jusqu'à la mort. On a qualifié plus tard de troubles psychosomatiques ces perturbations psychiques ayant des conséquences organiques. On préfère désormais le nom de Troubles psycho-neuro-organique (PNO) en référence à la psycho-neuro-immunologie.

L'expérience de Brady fut toute fois reconduite dans les années 70 par Weiss (1972), qui obtint des résultats très différents, avec des rats placés en situations similaires : dans la cage de ceux ci, un levier permettait de retarder l'émission de chocs douloureux fournis par le sol métallique. Une différence importante, cependant, résidait dans le fait qu'un signal sonore indiquait au rat qu'il était temps d'actionner une roue pour éviter le choc. La cage des rats témoins étaient électrifiée de la même façon lorsque le rat "actif" n'avait su éviter la décharge, mais les "passifs" n'entendaient pas le signal. Cette fois-ci, contrairement aux résultats montrés par Brady, ce sont les rats "passifs" qui développèrent le plus d'ulcères à l'estomac.

Si les résultats apparaissent dans un premier temps comme étant contradictoires, on peut toutefois les expliquer par le vécu des actifs et des passifs : Dans l'expérience de Brady, le singe "actif" ne possédait aucune information quant à l'utilité de ses appuis sur le levier. A l'inverse, les rats "actifs" de Weiss disposaient de toute l'information nécessaire (le signal) afin de se préparer psychologiquement a tenter d'éviter la situation aversive (les décharges)

Le rat passif était donc le moins informé des deux, tandis que dans l'expérience de Brady, tous les singes n'avaent aucune idée de l'efficacité d'une réponse. Il semblerait donc que les conséquences du stress soient liées fortement au sentiment de contrôle que l'on a de la situation. Plus on dispose d'information, et plus on a de possibilité d'y remédier, moins le stress provoque d'ulcères, et ses manifestations habituelles.
   

Mots-clés : animaux, contrôle, stress, ulcère



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