Skip to content

Psychoweb

Ecran diminué  Ecran large  Augmenter la taille de la police  Diminuer la taille de la police  Taille par défaut 
Chemin :    Accueil arrow News arrow Derniers Articles arrow Divers arrow MORENO Jacob Levy (1892-1974)
MORENO Jacob Levy (1892-1974) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : divers

Proposé par Stephane Desbrosses, le 20-12-2007



Moreno, l'un des pionniers de la dynamique de groupe, père de la sociométrie et du psychodramePionnier de la psychothérapie de groupe, de la sociométrie et du psychodrame, Jacob Levy Moreno, fils d’émigrés juifs, fit ses études de médecine et de philosophie à Vienne, où il se livra à ses premières expériences auprès de groupes d’enfants, de prostituées et de réfugiés.

Il alla s’établir aux États-Unis en 1925, où il devait acquérir, par la suite, la nationalité américaine. En 1934, il créa dans l’État de New York un établissement où il continua ses recherches, en particulier dans la psychothérapie des marginaux. Il enseigna à l’université de New York de 1936 à 1968.

Pour Moreno, il faut rapprocher la psychothérapie de la vie réelle, en passant de la psychothérapie individuelle à l’espace libre et multidimensionnel de la psychothérapie de groupe. Le groupe utilise non pas seulement un matériel abstrait, mais aussi un espace concret dans lequel les interactions entre les individus peuvent jouer librement. La spontanéité individuelle joue un rôle libérateur. Chaque patient est l’agent thérapeutique d’un autre, chaque groupe celui d’autres groupes. Cette influence mutuelle, Moreno l’appelle «principe d’interaction thérapeutique».

La psychothérapie de groupe repose, pour Moreno, sur cinq principes fondamentaux: chaque groupe possède une structure formelle et une base sociométrique qui correspondent à la structure consciente et à la structure inconsciente du groupe; chaque groupe se développe selon des normes sociogénétiques définies; l’attraction et la répulsion entre les individus et les groupes suivent des lois sociodynamiques; il y a des leaders populaires puissants ou isolés ainsi que des groupes centrés sur le leader ou sur le groupe lui-même, ou encore des groupes sans leader; chaque groupe a une cohésion définie, le but de la thérapie étant d’amener les groupes malades d’un faible niveau de cohésion à un niveau élevé de cohésion et de communication.

En matière de psychodrame, Moreno élabore une théorie du rôle telle que, dans le théâtre de la spontanéité, le sujet se libère des rôles dans lesquels la vie sociale avec ses conflits l’a aliéné, et recrée sa propre personnalité à travers une liberté qui le fait évoluer selon lui-même et en fonction de rencontres vraies avec autrui.

Moreno peut être regardé comme le fondateur de la sociométrie, surtout à partir de son livre publié en 1934 Who Shall Survive? (traduit pour la première fois en français en 1954 sous le titre Fondements de la sociométrie). Il s’intéresse, en effet, non seulement à la qualité des relations interpersonnelles au sein des groupes, mais aussi au problème de leur mesure et de leur quantification, ainsi qu’à l’élaboration de «modèles» permettant d’étudier la dynamique groupale.

Les unités sociales reposent avant tout, pour lui, sur des systèmes de préférences, sur des choix sociométriques, dont on peut évaluer les composantes. D’une rigueur scientifique et d’une portée épistémologique beaucoup moins importantes que celles de K. Lewin, les idées de J. L. Moreno ont néanmoins influé considérablement sur les divers domaines d’application de la psychologie sociale.

   

Mots-clés : Auteurs, groupe, Moreno, psychologie sociale, psychothérapies



Ajouter votre commentaire

Attention, ce site n'est pas un site de psychothérapie en ligne! Avant de commenter, veuillez consulter ces conseils.
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent commenter un article.
Aucun commentaire posté
 
< Précédent   Suivant >