Forêt de Blois. Deux armées s'ammassent. L'une, composée de seigneurs aux domaines individuels, barbares et puissants, des guerriers à la force non-humaine et à l'agressivité sans pareille. Pour l'autre, l'atout est le nombre : une armée vaste comme la France n'en avait jamais vu. Une vague déferlante et sans peur, dans laquelle le sacrifice est de rigueur, pour laquelle l'individu n'est rien, une armée dont le pouvoir est la domination s'étend inexorablement...
Cette question, encore ouverte, suscite de nombreux débats entre plusieurs "clans" qui se sont formés au travers des âges. Si plusieurs définitions de la vie ont vus le jour, elles n'ont cependant pas fait l'unanimité au sein de la communauté scientifique, les uns cherchant à disséquer la matière pour trouver dans ses éléments l'essence de la vie, d'autres rejetant l'idée d'un principe de vie quelconque qui puisse se décrire dans le domaine physique.
Si la biologie s'est donnée pour vocation d'étudier la vie, force est de constater qu'elle se limite cependant à la seule (croît-on) forme de vie présente sur Terre, celle des molécules organiques formées de composés carbonés. De fait, beaucoup pensent que la vie se limite aux propriétés de cette unique forme, sans songer à en extraire les principes essentiels.
Les premiers travaux cherchant à étudier le vivant à travers des modèles informatiques sont ceux de Jon Von Neumann (1903-1957). Celui-ci travaillait dans les laboratoires de Los Alamos à de nombreux projets, parmi lesquels la bombe atomique ou la théorie des automates reproducteurs. Il affirmait qu'une des propriétés les plus importante du vivant se trouve être l'autoreproduction, et démontra que celle-ci pouvait être expliquer sans recourir à la magie ou à un quelconque être supérieur.
Dans un article datant de 1937 et concernant les nombres calculables, Alan Mathison Turing démontra qu'une machine numérique pouvait calculer toute fonction récursivement calculable en un temps fini. D'apparence anodine, cette découverte allait révolutionner l'informatique théorique en plaçant celle-ci au coeur des sciences fondamentales et de la philosophie.