Se basant sur les modèles de réseaux neuronaux connexionnistes d'apprentissage du langage, une équipe de la prestigieuse université de Yale a identifié deux mécanismes potentiels à l'origine de l'étrangeté du discours schizophrène : déficit de la mémoire de travail et "surapprentissage". Simulés sur le réseau, ces atteintes permettent de rendre compte de plusieurs caractéristiques bizarres du langage des patients atteints de schizophrénie.
Outre son utilité pour un jeu de pendu, la très sérieuse Apopathodiaphulatophobie décrit la peur irrationnelle d'être saisi de constipation. Une phobie tout ce qu'il y'a de plus réel, à en croire le nombre de références dont certaines issues des plus célèbres encyclopédies en lignes, voire de livres publiés à l'usage des professionnels de la santé tant que des cruciverbistes. Que dire de l'anthelmophobie ou peur des vers, ou encore de la paraskevidékatriaphobie, cette peur angoissante des Vendredis 13 ?
Quelques lectures amusantes ou intéressantes, tirées de nos voyages sur le web. Le nom d'un effet aurait-il une influence sur l'importance de la recherche? Une souris mâle serait elle une femelle avec une case en moins? Faut-il être méfiant de nature pour détecter des mensonges? Le cerveau est-il déjà formé au langage dès le plus jeune âge? Des questions auxquelles la recherche porte récemment un éclairage.
Une tumeur est un groupe de cellules dont la croissance n’est pas ou plus contrôlée par l’organisme : elles prolifèrent anarchiquement. Le degré de gravité et les effets dépendent du siège et de la nature de la tumeur. Cependant, les tumeurs cérébrales possèdent également des effets systématiques affectant l'ensemble du cerveau, tels que sa compression.
Nos lectures sur la toile nous emmènent à la découverte d'études tantôt déstabilisantes, tantôt amusantes, en tous les cas, intéressantes. Une réflexion liée aux bases conventionnelles, sur les études cliniques concernant l'efficacité médicamenteuse, des cellules gliales neurorégulatrices, la cécité induite par le mouvement et la sensibilité à la lumière de la migraine, autant de pages et de sujets qui ont suscité notre intérêt dernièrement.
Bien qu'ancienne, la nomenclature proposée par Korbinian Brodmann reste un outil partagé et bien connu du monde des psychologues. Les subdivisions architectoniques se sont plusieurs fois révélées concordantes en regard des fonctions cognitives. Les développements technologiques des dernières décennies, tels que l'IRMf, ont permis d'étudier les relations anatomofonctionnelles de plus en plus précisément, et nombres de travaux se sont attachées à étudier les substrats corticaux de fonctions cognitives. Que peuvent-elles nous apprendre à propos des associations Cortex-Cognition?
L’un des aspects les plus dramatiques de paralysies étendues ou locales, touchant la motricité buccale, est certainement la perte de la production de la parole. Cette incapacité à communiquer verbalement entrave gravement les liens sociaux du patient jusqu’à l’isoler profondément. Lorsque la paralysie affecte une partie importante de la motricité, comme c’est le cas chez les patients Locked-in syndrome, la communication ne peut dans le meilleur des cas, trouver de substitut que dans l’élaboration d’un code basé sur le mouvement des yeux ou des paupières*...
Caricaturé par la bande dessinée, la littérature ou encore le cinéma, l’exhibitionniste est régulièrement décrit comme "l’homme à l’imperméable et au chapeau" qui se glisse au devant de jeunes adolescentes pour susciter effroi et dégoût. Le terme est toutefois réutilisé dans les conversations les plus diverses pour évoquer torses nus, minijupes ou attitudes particulièrement provocantes. L’entité clinique portant le nom d’exhibitionnisme, en psychologie, revêt pourtant une signification précise emprunte de souffrance et de symbolisme.
Dans la sphère des films de science fiction, on s'inspire souvent d'une découverte scientifique que l'on extrapole et transforme au gré des scénari. Néanmoins, ce type de film se veut souvent une extension des sciences contemporaines. I, Robot ne déroge pas à cette règle, abordant sur un ton futuriste des préoccupations actuelles de l'intelligence artificielle telle que l'émergence, l'anthropomorphisation des robots, la difficulté à saisir et reproduire sur des machines les éléments qui font de nous des humains, les nécessaires différences entre la pensée humaine et la logique robotique.
Dominance, latéralité, latéralisation, hémisphère droit ou gauche, asymétrie cérébrale… Ces termes font désormais partie du langage courant et chacun d’entre nous a eu l’occasion de les découvrir au hasard de lectures ou de conversations. Parfois utilisées à mauvais escient pour justifier le mythe des cerveaux droit (intuitif) et gauche (analytique), ces expressions se réfèrent à l’un des plus passionnants domaines des neurosciences, l’étude de l’asymétrie fonctionnelle et anatomique des hémisphères cérébraux.